Aux États-Unis, Sony souhaite toujours imposer la PlayStation portable (PSP) et les UMD (Universal Media Disc) comme sources privilégiées de programmes cinéma auprès du grand public. Après une première tentative avortée en 2005, année de lancement de la PSP, le mastodonte des loisirs audiovisuels fourbit de nouveau ses armes.
À l’époque, la majorité des studios hollywoodiens avaient pourtant suivi la firme japonaise sur ce nouveau marché, annoncé prometteur, en proposant de nombreux films sur UMD. Hélas, un prix de vente trop élevé, pas assez de nouveautés, beaucoup de films de catalogue et un marketing déficient d’un côté, plus une cible désargentée, extrêmement réactive à la publicité et principalement intéressée par les blockbusters (essentiellement des garçons de 15 à 20 ans) de l’autre, avaient sonné le glas du format UMD au bout de dix-huit mois.
Sony affirme avoir retenu les leçons de cet échec. Un prix de vente des UMD beaucoup plus attractif, un tarif de production en forte baisse, un marketing entièrement revu et piloté par Sony, et surtout la possibilité d’intégrer une copie digitale dans les DVD/Blu-Ray destinée à la PSP, devraient permettre à la console portable de Sony de retrouver un rôle majeur au sein du marché de la vidéo. Et ce, dès la rentrée.
La compagnie japonaise compte aussi sur le nouveau service de streaming vidéo de la PlayStation 3 disponible aux USA pour entraîner les éditeurs derrière eux. Sans oublier la peur des studios de voir Apple via l’iPod s’accaparer le monopole du cinéma mobile comme ce fut le cas avec la musique. Bref, Sony contracterait actuellement de nombreux accords avec les éditeurs, MTV étant le premier à signer.
L’objectif de Sony est de commercialiser une demi-douzaine de films en provenance d’éditeurs tiers chaque trimestre, sans compter les films en provenance des studios SPHE. Reste à voir si cette politique d’édition traversera l’Atlantique pour concerner l’Europe.