De l’Ambilight à l’AmbiLux, la signature Philips

Comment se distinguer de la concurrence ? C’est la question que se posent très régulièrement les constructeurs de téléviseur. En effet, dans leurs grandes lignes, tous nos écrans se basent sur une dalle aussi vaste et mince que possible associée à des bords aussi étroits que ce qu’autorise l’état actuel de la technologie. Outre l’annonce régulière de nouvelles solutions telles que le Micro Dimming ou, plus récemment, l'émergence de l'Ultra HD, qui deviennent rapidement communes à toutes les marques, il est difficile aux constructeurs d’offrir à leur production une « signature » qui les différencie d’un simple coup d’œil. Sauf pour Philips avec l'Ambilight…

Si certains, comme Loewe, misent sur la personnalisation du design. D’autres, Samsung notamment, se sont orientés vers l’écran incurvé. LG, pour sa part a beaucoup misé sur la technologie Oled. Rendons hommage à Sony qui, pour sa part, a été le premier à s’intéresser au son en proposant des téléviseurs dotés d’enceintes latérales dignes de ce nom. Philips, enfin, a opté pour l’Ambilight, un dispositif unique aux effets effectivement assez spectaculaires en termes de contraste et d'agrandissement subjectifs de l'image, pour peu que la pièce où se trouve le téléviseur baigne dans une douce pénombre. 

 

 

Concept basé sur l’optimisation du confort de vision

 

Pourtant, le concept de l’Ambilight ne date pas de la dernière pluie. En effet, déjà dans les années 1960, il existait des petites ampoules bleutées à loger derrière le téléviseur. À l’époque, la télévision en couleur n’existait pas et le revêtement fluorescent capable de générer de la lumière sous l’effet du bombardement électronique des tubes cathodiques noir et blanc tirait facilement vers le bleu. La lumière bleutée des ampoules venait donc « rééquilibrer » artificiellement cette dominante.

 

Par ailleurs, s’ils restaient de taille modeste, les écrans disposaient d’une bonne luminosité. L’association de cette lumière, assez violente dans le noir, sur une faible surface conduisait donc à une fatigue visuelle accrue. Ici encore, la lumière des petites lampes venait atténuer l’écart de luminosité entre l’écran et le reste de la pièce, améliorant ainsi le confort de vision. 

 

 

Dès l'apparition des premiers téléviseurs, les téléspectateurs ont éprouvé le besoin de placer à côté ou mieux, derrière le TV, une lumière d'appoint. Destinée en premier lieu à réduire la dominante bleue des premiers tubes à électrons, elle réduisant aussi la fatigue oculaire.

 

 Mais, avec l’arrivée de la couleur, disposer d’ampoules bleues ne se justifiait plus guère. Par ailleurs, la luminosité de l’image que fournissaient les premiers tubes cathodiques couleur était relativement faible. Seul Sony, avec son tube Trinitron, se distinguait en offrant, dès ses débuts, une image très lumineuse. Les petites lampes bleues tombèrent alors dans l’oubli… Jusqu’en 2002, date à laquelle Philips proposa leur version ultra hi‑tech pour l’époque, à savoir le premier système Ambilight, exploité deux ans après, en 2004, sur un téléviseur de la marque. 

 

 

L'Ambilight est né avec des tubes fluorescents

 

Pour offrir plus d’ampleur à l’image tout en améliorant le confort de vision, l’idée du premier Ambilight était de la « prolonger » en éclairant le mur placé derrière le téléviseur d’une lumière à l’intensité et à la couleur évolutive : deux paramètres calculés et ajustés en fonction de la couleur dominante de l’image et de sa luminosité. Pour cela deux séries de trois tubes CCFL, un rouge, un vert et un bleu, venaient prendre place sur les flancs du téléviseur. Rappelons que les tubes CCFL, pour Cold Cathode Fluorescent Light, sont très proches des tubes fluorescents d’éclairage. Mais, plus rapides au démarrage, ils offrent également la possibilité de faire varier leur luminosité en une fraction de seconde. Il n’en faillait pas moins pour qu’ils deviennent la clé de voûte du système Ambilight.

 

Cependant, il ne s’agissait encore là que des balbutiements. En effet, les tubes CCFL disposaient d’une longueur identique à celle de la hauteur des bords de l’écran, impossible dès lors de faire varier localement, dans la hauteur, la teinte ou l’intensité de la lumière émise. De même, le processeur chargé de déterminer la couleur dominante de l’image restait assez rudimentaire. Il était incapable de travailler par zone d’image. C’est donc l’ensemble de la lumière émise qui évoluait en fonction de la dominante de l’image.

 

 La première génération du procédé Ambilight était basée sur deux triplets de tubes CCFL (des néons) de coloris rouge, vert, bleu, placés de chaque côté du TV, à l'arrière.

 

 

L’Ambilight 2 une première évolution

 

En 2005, une première évolution à lieu. Elle concerne le processeur. En effet, si les sources de lumière latérales sont toujours constituées de triplets de tubes CCFL, le processeur devient capable d’analyser indépendamment la colorimétrie du bord droit et du bord gauche de l’écran. Il est ainsi possible d’offrir au téléviseur des éclairages latéraux d’intensité et de couleur différente. Au cours des années qui suivirent, les tubes CCFL envahissent progressivement toute la périphérie du téléviseur.

 

En 2006, un nouveau triplet de tubes rouges, verts et bleus, prend place sur la partie supérieure du coffret du téléviseur. Ici encore, chaque triplet est géré individuellement et adapte sa teinte, comme sa luminosité, en fonction de celle du bord d’image qu’il côtoie. Philips parle alors d’Ambilight Surround. Un système suivi, peu de temps plus tard, par l’arrivée de l’Ambilight Full Surround. Un quatrième groupe de tubes CCFL prend place sous l’écran. Ainsi les quatre côtés du téléviseur peuvent émettre une lumière de couleur et d’intensité différente.

 

Cependant la « finesse du système » restait assez grossière. En effet impossible de faire varier localement la teinte sur un bord ou sur le haut de l’image. En fait un même bord ne pouvait prendre qu’une unique teinte. Impossible, par exemple, de réaliser un dégradé de droite à gauche ou une zone de couleur spécifique en milieu de côté. Une faiblesse qu’allait compenser l’arrivée des LED. 

Au fil des ans, les TV Philips Ambilight ont gagné en précision,

avec la possibilité d'afficher une intensité lumineuse différente

de chaque côté de l'écran et la gestion des quatre côtés

de la dalle LCD (modèle Ambilight Full Surround),

pour un effet toujours plus immersif.


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