Interview
Maggie Q - Nikita saison 1
Au Festival de la télévision de Monte‑Carlo, Maggie Q, la comédienne partenaire de Jackie Chan (Rush Hour 2), Tom Cruise (MI3) et Bruce Willis (Die Hard 4), a fait sensation. Belle, élégante et séductrice, elle incarne la nouvelle Nikita, l’ex‑criminelle devenue agent secret, personnage imaginé par Luc Besson au cinéma il y a vingt ans. Rencontre.


Vous n’êtes pas la première comédienne à incarner le rôle de Nikita. En quoi votre interprétation est‑elle différente ?
MQ : les auteurs et les producteurs ont choisi une approche différente du film de Luc Besson avec Anne Parillaud, et même de la série avec Bridget Fonda. Nous sommes dans le futur du personnage, elle n’appartient plus à la division, mais elle va revenir pour se venger des personnes qui lui ont fait du mal. C’est cette histoire de vengeance qui m’a fait accepter le rôle.

Avez-vous vu le film de Luc Besson avant de vous engager dans la série ?
MQ : non et je n’ai pas vu non plus la série. Pour moi, c’était inutile. La seule chose qui compte à ce moment‑là, c’est de voir ce que vont faire les auteurs. Pas ce qui a déjà été fait. En fait, on ne sait rien de Nikita. Si ce n’est que c’est une ancienne droguée qui a commis un crime et qui est devenue une tueuse pour une division gouvernementale. Mais on ne sait pas d’où elle vient, ni qui elle est vraiment. Sa personnalité et son passé étaient donc des pistes narratives fantastiques à explorer. Cela a donné énormément de perspectives aux scénaristes. Ma seule inspiration, c’est le scénario.

Vous faites vos propres scènes d’action, vos propres cascades, et il y en a beaucoup dans la série. Combien de temps avez‑vous eu pour vous préparer ?
MQ : quatre semaines, la production n’avait pas vraiment beaucoup d’argent à consacrer à cela. Mais j’y tenais vraiment, il fallait être crédible.

Avez-vous continué à vous entraîner durant le tournage ?
MQ : comme je n’avais jamais fait de télévision auparavant, je pensais naïvement que je pourrais effectivement continuer de m’entraîner pendant le tournage. Puis j’ai reçu mon emploi du temps et j’ai halluciné. Vous ne pouvez pas imaginer ce que peut être le planning d’un comédien qui a le rôle principal d’une série ! C’est tout simplement dantesque ! Comme il fallait que je reste en forme, je trouvais quelques poches d’air dans ma journée pour m’entraîner. Mais pour être très honnête, je profite aussi du fait que je tourne ce genre de scène depuis quatorze ans… Ça fait donc quatorze ans que je m’entraîne. Donner des coups de pied, sauter d’une voiture en marche ou tirer dans tous les sens au cinéma, c’est une seconde nature pour moi (rires)…

Pensez-vous qu’il est plus facile aujourd’hui pour une comédienne d’évoluer au cinéma ou à la télévision ?
MQ : à la télévision, c’est certain ! C’est là où il y a le plus de rôles de femmes fortes, alors qu’au cinéma, ils sont de plus en plus rares. Je pense que les producteurs de cinéma ont beaucoup de mal à faire évoluer leur opinion sur le sujet. Pour eux, faire exister des femmes fortes au cinéma, c’est prendre un risque. À moins de faire appel à Angelina Jolie.… Tandis qu’à la télévision, le phénomène a commencé dans les années 70 avec Drôles de dames, Super Jaimie

Qu’est‑ce que cette première expérience cathodique vous a apporté ?
MQ : de la visibilité. Je pense qu’aujourd’hui la télévision est le plus grand support de divertissement au monde.
Par Cédric Melon • Publié le 01/10/12
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