Interview
Priyanka Chopra - Quantico saison 1
La jeune héroïne de Quantico, incarnée par Priyanka Chopra, ex‑Miss Monde, reine de Bollywood, est déjà une super‑star aux États‑Unis. De passage à Paris, la comédienne nous dit tout sur son rôle et la série événement.

Comment êtes‑vous arrivée sur le projet Quantico ?
PC : c’est une histoire amusante. J’étais à Los Angeles, j’enregistrais un disque de musique, un album. Durant une soirée, j’ai rencontré une directrice de casting. J’ai parlé avec elle et je lui ai dit qu’à mon avis, les séries TV américaines étaient dans une période faste et que les producteurs proposaient vraiment de très bons programmes. Elle m’a demandé si je serais intéressée pour jouer dans une série. J’ai répondu que ça me faisait un peu peur car l’investissement était important pour moi et que ma carrière cinématographique en Inde était déjà très prenante.

Elle ne s’est pas découragée ?
PC : non au contraire. Elle m’a fait signer un contrat d’exclusivité pour ABC en me disant qu’ils trouveraient une série pour moi. Je suis repartie en Inde, elle avait réussi à piquer ma curiosité.

Que s’est‑il passé ensuite ?
PC : j’ai beaucoup lu (rires), j’ai dû recevoir 26 scénarios, je les ai tous lus, et j’en ai retenu trois. Mon préféré était Quantico. Un autre a été récemment annulé et le troisième n’a pas dépassé le stade du pilote. Je suis heureuse d’avoir fait le bon choix (rires).

Qu’est‑ce qui a fait la différence ?
PC : à chaque fois que je tournais une page, je voulais savoir ce qui allait arriver ensuite. J’adorais le personnage d’Alex. C’est l’incarnation de la femme moderne d’aujourd’hui. Je voulais voir cette série !

Qui est Alex ?
PC : elle est l’incarnation d’un certain féminisme, même si le mot a pris une tournure péjorative. Elle ne déteste pas les hommes, mais pendant des années, on a dit aux femmes ce qu’elles devaient porter, comment elles devaient se conduire, ce qu’elles devaient dire et penser. Il faut regarder les femmes pour ce qu’elles font, elles doivent avoir le choix de faire ce qu’elles veulent sans être jugées. Et Alex se bat pour ça.

Comment ?
PC : elle traite les hommes comme les hommes traitent généralement les femmes. C’est la femme moderne d’aujourd’hui !

Le terrorisme est au cœur de la série, cela ne vous a pas gêné que les auteurs abordent le sujet de manière aussi frontale ?
PC : malheureusement, depuis dix/quinze ans, dans le monde, le terrorisme fait partie de notre quotidien. Et aujourd’hui, le terrorisme local américain est plus que jamais au cœur de l’actualité. C’est pourquoi la série est importante pour moi. Elle n’exploite pas le terrorisme, elle propose une véritable réflexion sur le sujet. Quantico est davantage une série révélatrice sur le comportement humain et sur ce qui fait changer les personnes, qu’une série sur le terrorisme en tant que tel.

Vous êtes‑vous spécifiquement entraînée pour faire les scènes d’action de Quantico ?
PC : je n’ai pas eu besoin. J’ai fait beaucoup de films d’action en Inde…

Jouez‑vous différemment la comédie selon que vous êtes en Inde ou aux États‑Unis ?
PC : aux États-Unis, j’arrête simplement de bouger sans arrêt mes mains (rires). Pour le reste, c’est exactement la même chose, à tous les niveaux !

Vous avez dit dans des interviews précédentes que, pour vous, Alex était une sorte de mix entre Jack Bauer et Jason Bourne ?
(Rires) Oui, dans le sens où je n’ai pas trouvé de personnage féminin équivalent dans aucune autre série.

Vous avez déclaré que vous vous verriez bien dans le rôle d’un James Bond au féminin. Est-ce toujours d’actualité ?
PC : (rires). Au départ, c’est une blague. Mais le monde n’est pas encore prêt à voir James Bond en femme. La question qui devrait se poser c’est : qui est le ou la meilleure pour le rôle ? Cela ne devrait pas être une question de sexe ou de couleur de peau ! Le jour où James Bond sera une femme, même si ce n’est pas moi, je me lèverai de ma chaise et j’applaudirai des deux mains.
Par Cédric Melon • Publié le 23/11/16
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