Amplificateur audio-vidéo

Pioneer A-70

Par Jean Eparvier - Publié le 03/12/12
Mustav
Prix indicatif : 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli stéréo
Agrément THX : non
Décodage : sans
HDMI : sans
Puissance : 2 x 65 W
Dim. (L x H x P) : 435 x 141,5 x 361,5 mm
Poids : 17,1 kg
1 599,00 €
Darty
1 599,00 €
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1 299,00 €
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L’essentiel
Depuis la fin du développement et de la production de ses téléviseurs plasma, Pioneer a amorcé un retour en force vers ses fondamentaux à travers des gammes d’enceintes, de sources et d’amplificateurs tournés vers la haute fidélité. Si le futur des enceintes est aujourd’hui incertain dans le programme du constructeur japonais, le Pioneer A‑70 ressemble sacrément à un concentré de la technologie moderne au service de la reproduction sonore, avec son convertisseur N/A 192 kHz/32 bits intégré, son entrée USB asynchrone et son amplification en classe D de 2 x 65 W sous 8 ohms. Une technologie d’amplification, qui n’a pas que des adeptes dans le monde audiophile, mais que Pioneer s’est appliqué à maîtriser au fil des ans à travers les fleurons de sa gamme audio‑vidéo, en partenariat avec les ingénieurs du son des célèbres Air Studios londoniens. Depuis le fameux Pioneer SC‑LX90 « Susano », ils supervisent la mise au point finale de tous les appareils haut de gamme de la marque, peaufinant chaque détail pour s’assurer que transparence et fidélité sont bien au rendez‑vous.

Sur une petite photo, ou en regardant de loin, on peut facilement croire que le Pioneer A‑70 est un clone de son petit frère, le Pioneer A‑30, vendu près de trois fois moins cher. Mais dès les premières secondes, c'est‑à‑dire à la sortie du carton, on perçoit bien les 17 kg de la bête dans les mains, en partie dus à son châssis double couche, et on comprend immédiatement qu’il s’agit de tout autre chose ! Aussi bien fini à l’extérieur qu’à l’intérieur, le Pioneer A‑70 en impose, tout en restant discret dans sa robe aluminium noir (il existe aussi en finition argent). Sa façade regroupe à gauche trois potentiomètres, deux pour les correcteurs de tonalité grave‑aigu et un pour la balance, ainsi qu’une touche pour activer le loudness. Un peu plus loin, la touche Direct permet de passer outre ces réglages, afin de gagner en transparence et en fidélité au message original. À droite de l’onctueux potentiomètre de volume en aluminium, on trouve un sélecteur de source accompagné d’une série de diodes confirmant son choix, ainsi que la touche Power Amp Direct qui permet d’attaquer directement la section puissance sans passer par le pré‑amplificateur.
Mais examinons d'abord la section pré‑amplificatrice du Pioneer A‑70. Celle‑ci propose, outre quatre entrées RCA analogiques et une entrée phono aimant (MM) et bobine (MC) mobile, une entrée numérique coaxiale et un port USB asynchrone afin de servir de carte son pour un ordinateur Mac/PC. Le Dac chargé de la conversion numérique/analogique est un modèle très en vue signé ESS Sabre fonctionnant en 192 kHz/32 bits. De quoi améliorer significativement les performances d’un vieux lecteur CD audio, d’un lecteur Blu‑Ray ou d’une box TV, sans oublier les fichiers audio stockés sur un ordinateur. Au nombre des fonctions, on trouve encore deux boutons commandant la sélection des deux borniers de sortie HP, pour amplifier séparément ou ensemble deux paires d’enceintes, une touche de sélection du type de cellule phono, MM ou MC, ainsi qu’une sortie casque 6,35 millimètres.

À l’intérieur, on découvre une construction cloisonnée irréprochable, la partie pré‑amplification bénéficiant de son propre transformateur blindé, l’ensemble étant séparé des circuits de puissance et de leur alimentation par des cloisons métalliques. L’amplification en classe D vient prendre place au centre, soutenue par un second transformateur tout aussi blindé et cloisonné que le premier. Elle délivre 2 x 90 W RMS sous 4 ohms et un facteur d’amortissement important, gage d’une bonne tenue des basses fréquences. Rien à dire, c’est du sérieux !
Concurrence
Avec son Dac intégré et sa puissance confortable, le Pioneer A‑70 se confronte au gratin de la Hi‑Fi : Nad, avec le C356 Dac offrant des caractéristiques très proches, le Cambridge Audio Azur 651A ou le Rotel RA‑11 tout aussi équipés mais moins puissants et moins chers.
Fiche technique
Type : amplificateur stéréo
Agrément THX : non
Décodage : sans
Puissance : 2 x 65 W
Entrées : entrées audio et vidéo (4 audio), sans entrée multicanale, phono (MC et MM), entrée numérique (coaxiale)
Multimédia : Alac, DSD, AIFF
Autres : 1 port USB asynchrone
Prises de façade : 1 sortie casque
Compatibilité audio : Dolby Atmos, DTS:X
Consommation : 74 W (0,2 W en veille)
Finition : noir et argent
Dim. (L x H x P) : 435 x 141,5 x 361,5 mm
Poids : 17,1 kg
ph image
Verdict technique
Il suffit de quelques minutes pour comprendre que le bureau d’étude du constructeur japonais a mis tout son savoir‑faire au service de la musique ! Bien aidé par les ingénieurs des studios Air de Londres, ils nous livrent un intégré à la restitution séduisante qui démontre que l’amplification classe D est arrivée à maturité lorsqu’elle est utilisée par un spécialiste. Fluide et dynamique, le Pioneer A‑70 n’a rien de la personnalité un peu froide qui caractérise souvent les produits utilisant cette technologie. Au contraire, on pourrait même dire qu’il en rajoute un petit peu dans le médium avant de laisser la main à un haut du spectre qui, sans être aérien, ne manque ni de précision ni de douceur. Comme souvent, la classe D se révèle un atout dans le grave, à la fois tendu et modulé, qui saura à merveille faire face à un morceau de R & nB ou aux accents d’une symphonie fantastique. Une appréciation positive qui profite aussi bien aux entrées analogiques, qu’aux entrées numériques coaxiale et USB asynchrone. Le convertisseur ESS Sabre 32 bits se révèle convaincant sur un fichier lu par VLC depuis un ordinateur comme sur la sortie numérique d’un lecteur CD/DVD ou Blu‑Ray. À la limite, on regrette que Pioneer n’ait pas pensé à ajouter une entrée HDMI à sa belle machine, pour être tout à fait complet.

En attendant, le Pioneer A‑70, compagnon idéal du lecteur réseau Pioneer N‑50 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), se révèle suffisamment puissant pour emmener avec bonne humeur une grande variété d’enceintes, de la petite compacte au rendement moyen à la belle colonne valant deux fois son prix. Et il faut vraiment dépasser les limites de la bienséance en milieu domestique pour en venir à bout ! Cette sensation de facilité vient du fait que l’A‑70 peut délivrer beaucoup d’énergie en un temps très court pour suivre les inflexions du signal. On peut d’ailleurs aller encore plus loin en changeant le cordon secteur d’origine, pourtant spécifique, par un équipement plus audiophile… Croyez‑nous, la voie mérite d’être creusée !

Pour profiter de sa transparence, on n’hésite pas non plus à court‑circuiter les correcteurs de tonalité avec la touche Direct, même si ces derniers agissent avec pondération. Le Pioneer A‑70 vous gratifie alors d’une scène sonore plus large que profonde, avec une belle sensation de présence sur les voix et les instruments à corde. Un atout sur un concert, au cœur duquel il saura vous plonger sans vous submerger ! Le haut du spectre n’est pas tout à fait aussi ouvert et précis que sur les meilleurs amplificateurs audiophiles, mais le Pioneer A‑70 se montre très musical et convainc par sa polyvalence, ses qualités dynamiques et son équilibre tonal finalement très analogique ! C’est le plus beau compliment que l’on puisse lui faire…
+ Les points forts
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Convertisseur N/A performant
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Entrée USB asynchrone (fonction carte son pour ordinateur)
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Qualités musicales : dynamique, timbre, transparence
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Qualité de fabrication remarquable
- Les points faibles
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Rien à ce prix
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