Amplificateur audio-vidéo

Pioneer SC-LX57

Par Jean Eparvier - Publié le 13/03/14
Mustav
Prix indicatif : 1 490 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli 9.2
Agrément THX : Select 2 Plus
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
HDMI : 9 entrées (v1.4, dont 1 frontale)
Puissance : 9 x 170 W
Dim. (L x H x P) : 435 x 185 x 441 mm
Poids : 15,2 kg
L’essentiel
Avec la même logique que celle qui présidait à sa précédente gamme d’amplificateurs audio‑vidéo libellée SC, Pioneer a conçu le SC‑LX57, remplaçant de l’excellent Pioneer SC‑LX56, comme le petit frère aux dents longues du porte drapeau Pioneer SC‑L87 (dont vous pouvez découvrir les tests complets en cliquant sur leur référence) testé ici même il y a peu. Condensé de la technologie Pioneer en matière de Home Cinéma, cet ampli‑tuner 9.2 canaux embarque tout ce qu’il faut pour se constituer un système performant et polyvalent, tout en présentant le meilleur rapport qualité/prix possible à ce niveau de gamme.

Ca commence plutôt bien, puisque le prix de lancement du Pioneer SC‑LX57 s’affiche 100 € moins cher que son prédécesseur (mais vous pouvez le trouver largement moins cher en cherchant par exemple sur internet), tout en repartant du même châssis et de la même base technique, simplement enrichie de nouvelles possibilités pour être au gout du jour. Toujours aussi sobrement présenté, en noir ou en argent, avec son grand afficheur matriciel au‑dessus d’une large trappe pour les commandes et les entrées de façade, entouré de deux potentiomètres rotatifs pour le son et la sélection des sources, le Pioneer SC‑LX57 est déjà un beau bébé de 15 kilos. Reprenant le circuit d’amplification Class D Direct Energy qui fait le succès des amplificateurs Pioneer depuis quelques années, il annonce, pour la forme, 20 W de plus que son prédécesseur sur ses 9 canaux, soit 9 x 190 W sous 6 ohms certifiés THX Select 2, avec une capacité en puissance simultanée donnée pour 760 watts.

Ce n’est pas ici qu’il faut chercher la vraie différence avec le Pioneer SC‑LX56, mais plutôt du côté du traitement des informations audio et vidéo, renouvelé pour tirer le meilleur parti des derniers formats HD d’image et de son. Côté son d’abord, avec un nouveau Dac ESS Sabre 32 bits qui vient au service du traitement Hi‑Bit 32 exclusif chargé de sur‑échantillonner en 192 kHz/24 bits l’ensemble des signaux numériques audio en provenance de ses quatre entrées S/PDIF (deux optiques et deux coaxiales) et de ses neuf entrées HDMI (dont une en façade MHL) 4K Pass‑Through, transparentes aussi aux signaux 3D, au Deep Color, au xvYCC avec gestion du CEC et de l'Auto LipSync. Côté image, justement, le Pioneer SC‑LX57 se met aussi au gout du jour avec un nouveau processeur Marvel Qdeo Kyoto G2 (à l'instar du grand frère, le 59:Pioneer SC‑LX87) capable d’un Upscaling 1 080p/24, mais aussi Ultra HD, comme sur ses plus sérieux concurrents et ce, sur ses trois sorties HDMI (une dotée de la fonction ARC), dont une indépendante, pour une zone secondaire. À noter aussi la présence du système PQLS maison sur les HDMI, chargé de réduire le jitter des flux numériques audio bitstream en provenance d’un lecteur BD de la marque.

Il y a donc largement de quoi faire, avec les processeurs multicanal dernier cri comprenant bien sûr le décodage des formats DTS‑HD Master Audio et Dolby TrueHD du Blu‑Ray mais aussi le Dolby Pro Logic IIz et le DTS‑Neo X (pour introduire deux canaux en hauteur, Height, en façade), trois modes THX et onze modes surrounds propriétaires, effectifs en analogique comme en numérique, sans oublier le Dolby Headphones sur la sortie casque. Pour profiter chez soi de l’ensemble de ces possibilités sonores, Pioneer reconduit l’excellent programme de calibrage et de correction de pièce MCACC dans sa version évoluée à neuf bandes, que l’on peut choisir de laisser opérer automatiquement, à l’aide du micro livré avec l’appareil. Bien évidemment, il est possible d’attribuer l’ensemble des canaux d’amplification à une configuration Home Cinéma 9.2, ou de les distribuer autrement pour, par exemple, bi‑amplifier les enceintes principales ou servir une des deux zones secondaires. À noter, le Pioneer SC‑LX57 propose même une sortie Pre‑Out 11.2 comme son grand frère, pour attaquer des blocs de puissance externes sur l’ensemble des canaux du processeur, mais pas d’entrée multicanale, rendue inutile par l’abondance des décodeurs intégrés.

La musique n’a pas été oubliée, puisqu’en marge de son tuner AM/FM RDS, le Pioneer s'avère être une véritable plateforme multimédia via la fonction passerelle audio UPnP (DLNA) avec une liaison au réseau à travers le port Ethernet ou sans‑fil, grâce à l’adaptateur Wi‑Fi livré d’origine. Compatible AirPlay, le Pioneer SC‑LX57 peut ainsi accéder au contenu stocké sur un ordinateur ou un disque dur Nas pour y piocher des fichiers audio MP3, Wav, AAC, WMA, Flac, AIFF et Apple Lossless jusqu’en 192 kHz/24 bits, mais aussi à plusieurs milliers de Webradios grâce au service vTuner. À moins que l’on préfère passer par le port USB de façade, qui récupère la musique en numérique sur un iPod/iPad/iPhone ou par le port USB 2.0 type B situé à l'arrière et qui accepte les flux DSD, convertis en PCM par le Pioneer SC‑LX57, pour ceux que cela intéressent…

En matière de convivialité, on apprécie de disposer de la dernière version de l’application de contrôle Android/iOS Pioneer iControl AV2013, qui permet de se passer sans regret de la télécommande d’origine, franchement désagréable à utiliser. Toujours aussi génial, ce programme, que l’on installe idéalement sur un iPad, donne accès à toutes les fonctions de l’appareil avec une facilité déconcertante, rendant l’utilisation du Pioneer SC‑LX57 aussi intuitive que ludique.
Concurrence
À ce niveau de gamme, les propositions ne manquent pas : on pense notamment aux Yamaha RX‑A1030, Onkyo TX‑NR828 et Denon AVR‑X4000 qui se contentent de sept canaux d’amplifications de moindre puissance, mais offre par ailleurs à peu près les mêmes possibilités audio et vidéo. Un peu plus cher, mais doté du même nombre de canaux et d’une puissance comparable, on n’oublie pas le Marantz SR‑7008 tout aussi complet.
Fiche technique
Type : amplificateur 9.2
Agrément THX : Select 2 Plus
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
Puissance : 9 x 170 W
Entrées : 9 entrées HDMI (v1.4), 2 entrées YUV (RCA), entrées audio et vidéo (1 audio et 4 vidéo), sans entrée multicanale, entrées numériques (2 optiques et 2 coaxiales)
Sorties : 3 sorties HDMI (v1.4), 1 sortie YUV (RCA), sortie préampli (11.2), sortie numérique (optique), 2 sorties Trigger
Autres : 1 port iPod, 1 port USB Host, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g), 1 port USB asynchrone, 1 port RS‑232
Prises de façade : 1 entrée HDMI, , 1 sortie casque
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Flac, Alac, DSD, AIFF, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, Airplay, Webradios
Compatibilité audio : 15 modes DSP, écoute au casque (1), Dolby Pro Logic , DTS-Neo, Dolby Digital EX, DTS‑ES, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHDDolby Atmos, , DTS‑HD, DTS:X
Traitement audio : Ciné Re‑EQ, gestion dynamique du volume (propriétaire Volume), égalisation automatique par micro (paragraphique), nombre de mesures au micro (unique), égalisation manuelle (paramétrique), égalisation du caisson, gestion onde stationnaire, gestion phase acoustique, gestion réverbération, gestion X curve
Traitement vidéo : transparence au xvYCC, transparence au Deep Color, transparence au 1 080p/24, transcodage vidéo (vers HDMI), Upscaling vidéo (4K), Gestion du zoom 16/9 à partir de sources SD 4/3 (basique), LipSync manuelle (jusqu'à 200 ms), Auto LipSync
Fonctions : OSD (français, couleur, via HDMI), télécommande universelle (préprogrammée) rétroéclairée, CEC, ARC
Consommation : 330 W (0,1 W en veille)
Finition : noire et argent
Dim. (L x H x P) : 435 x 185 x 441 mm
Poids : 15,2 kg
ph image
Verdict technique
Voilà déjà quelques années que Pioneer démontre sa maîtrise de l’exercice de l’amplificateur audio‑vidéo. Et force est de reconnaître que la pression ne baisse jamais chez nos amis japonais ! « Boostés » par le succès remporté par leurs précédentes créations, ils se sont encore surpassés cette année en rapprochant encore leur modèle de milieu de gamme du chef de fil de la marque. Véritable petit SC‑LX87, le Pioneer SC‑LX57 en offre vraiment beaucoup pour son argent, et ce dans tous les domaines.

Sans avoir la « tactilité » (sensation de matière) du grand frère en matière de timbre, le nouveau venu impressionne d’abord par ses capacités en puissance vraiment remarquables ! Si le Pioneer n’offre pas le même confort chaleureux qu’un Marantz par exemple, ses circuits d’amplification apparaissent inépuisables, tout du moins dans les configurations 5.1 et 6.1 dans lesquelles nous l’avons testé. Impressionnant de précision et de dynamique, il n’a vraiment peur de rien, que ce soit sur un signal musical ou sur une bande son DTS‑HD qu’il spatialise à merveille autour du spectateur. Comme avec le Pioneer SC‑LX87, on a l’impression que le Dac ESS Sabre apporte un petit surcroît de définition qui sert aussi bien la stéréo que le spectacle multicanal en immergeant encore plus l’auditeur dans la restitution. Plus transparent que confortable, le Pioneer se montre en conséquence assez exigeant envers le matériel qui l’accompagne, et notamment les câbles HP auxquels on n’accorde pas toujours l’importance qu’ils méritent. Correctement relié à des enceintes de qualité, qu’il emmènera avec une facilité déconcertante, le Pioneer SC‑LX57 ne demande pourtant qu’à s’exprimer avec franchise et rigueur, tout en se montrant d’une réjouissante facilité sur la bande‑son de Machete Kills. Il y a des effets partout et la gestion du grave, même si elle apparaît moins sophistiquée qu’avec d’autres sur le papier, est impeccablement assurée par le système de correction acoustique maison MCACC. Ce dernier parvient à reculer l’apparition d’ondes stationnaires indésirables, au grand bénéfice de la rapidité et de l’amplitude des basses fréquences, avec une mention spéciale pour le canal LFE. Ca déménage avec subtilité dirait Michel Audiard !

En tout cas, si le Pioneer se montre transparent, c’est au bénéfice des fichiers audio HD qu’on lui donne en pâture et qu’il reproduit avec une image sonore et une dynamique vraiment remarquable pour un appareil de ce prix. On peut en dire autant de la part de son traitement vidéo directement issu du SC‑LX87 et qui se montre à la hauteur de la réputation du constructeur, avec ses nombreux réglages et réducteurs de bruit intelligents même si nous n’avons pas eu l’occasion de la tester sur un diffuseur Ultra HD, ne disposant pas d'un tel diffuseur au moment de notre banc d'essai. Il n’en reste pas moins que le nouveau processeur se montre efficace pour mettre à niveau Full HD un signal analogique SD et corriger les petites imperfections d’un DVD, grâce à ses multiples réglages (Pure Motion en tête). On apprécie tout particulièrement la qualité du désentrelacement (mode Pure Cinema) et du système de réduction de bruits vidéo… pour peu que la source soit de qualité (le paramètre Détails est alors utilisable dans toute sa dimension). Avec une image dégradée, DVD de mauvaise qualité ou vidéo en provenance du net, ce n'est pas la même bière. Dans ces conditions, le Marvel Kyoto G2 ne peut accomplir de miracles… Mieux vaut alors ne pas forcer les réglages, c'est‑à‑dire intervenir avec parcimonie sur le signal sous peine d'amplifier les défauts. Il est aussi possible, en mode automatique après renseignement du type de diffuseur (LCD, plasma, vidéoprojecteur, moniteur) de laisser la main au Pioneer SC‑LX57. Ou encore de gérer l'ajustement fin de l'image à partir de la source, le plus souvent une platine Blu‑Ray ou directement sur le diffuseur.

Enfin, et ce n'est pas le moins important, en termes d'ergonomie et d'usage, on est bien content de pouvoir se reposer sur l’application iControl AV2013 pour piloter tout ça, et remplacer la télécommande livrée d’origine, toujours aussi quelconque avec ces petites touches aux multiples couches de fonctions. C’est bien la seule chose que l’on pourrait reprocher aujourd’hui à un appareil par ailleurs au top de sa catégorie !
+ Les points forts
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Neuf entrées HDMI compatibles 3D/4K
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Neuf canaux de puissance très efficaces
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Mode passerelle audio UPnP (DLNA) ultra complet
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Convertisseur N/A excellent (ESS Sabre)
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Rendu sonore stéréo et mutlicanal précis et dynamique
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Système de correction de pièce très performant
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Entrée USB iPhone/iPod/iPad/compatible DSD
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Application de contrôle Android et iOS au top
- Les points faibles
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Une seule entrée analogique purement audio
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Télécommande d’origine franchement peu pratique
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