L'étrangleur de Rillington Place

10 Rillington Place
Année : 1971
Réalisateur : Richard Fleischer
Interprètes : Richard Attenborough, John Hurt, Judy Geeson, Pat Heywood, Isobel Black, Phyllis MacMaho
Éditeur : Carlotta
BD : BD-50, 110', zone B
Genre : thriller, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 09/11/16
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 1.0
Anglais DTS‑HD Master Audio 1.0
Sous-titres
Français
24,41 €
19,99 €
Ancien médecin militaire, John Christie (Richard Attenborough) loue le dernier étage de son immeuble à de jeunes parents de condition modeste. Lorsque Beryl Evans (Judy Geeson) tombe à nouveau enceinte, elle sollicite, avec l'accord de son conjoint Tim (John Hurt), l'aide de Christie pour interrompre sa grossesse. Tous deux ignorent qu'ils ont affaire à un redoutable tueur en série.

Inspiré de faits réels, L'étrangleur de Rillington Place remet au goût du jour la problématique du Mal et de son impunité, déjà appréhendée dans Le génie du Mal en 1959. Filmée majoritairement en huis clos, la première partie du drame prouve, une fois de plus (voir la réalisation pointue de Terreur aveugle conçu la même année) la virtuosité du cinéaste, fondée sur une très grande économie de moyens.

Le glauque nourri de suspense s'articule entre deux pièces exiguës et un petit jardin pour stocker les cadavres. Puis, une fois que le Mal a rejoint les rangs arbitraires du tribunal, ce sont les failles du système pénal que Fleischer remet profondément en cause, puisque Tim innocent (formidable John Hurt en prolo illettré et manipulable) est condamné à la place du coupable. L'interprète du serial killer, Richard Attenborough, a confié avoir accepté ce rôle peu aimable dans le but de dénoncer l'injustice de la peine de mort. Ainsi, derrière le thriller psychologique perturbant, se manifeste un véritable plaidoyer contre sa nature cruelle et arbitraire.

Carole Lépinay - Publié le 05/12/16
Liste des bonus
- Préface de Nicolas Saada (7')
- Richard Fleischer, un auteur discret (24')
- Dans la peau de Beryl : Judy Gleeson à propos de L'étrangleur de Rillington Place (22')
- Bande-annonce


Commentaire
Synthétique mais pas moins détaillée, la préface de Nicolas Saada nous familiarise avec ce thriller en particulier et la filmographie de Fleischer en général.

Le cinéaste Christophe Gans propose une analyse pointue des thématiques récurrentes de l'œuvre du cinéaste, la question du Mal et de son incarnation étant souvent au centre de ses préoccupations, il relève également sa virtuosité magistrale quant à la maîtrise du cadre et de l'espace. Richard Fleischer, n'aimant pas faire tomber le « quatrième mur », filme dans des espaces restreints, d'où l'utilisation de la caméra portée pour plus de fluidité.

Puis, à travers un émouvant entretien, l'actrice britannique Judy Geeson se remémore son personnage de mère de famille et la façon dont elle a appréhendé son rôle avec un tel metteur en scène.
Note bonus : 5/6
Image
Une image magnifique, qui ne fait absolument pas son âge et donne à ce huis clos une vraie fraîcheur malgré son propos sombre, voire glauque, ses décors d'une extrême pauvreté et ses tons bruns délavés. Tout a un charme fou et une patine indéniable (avec les quelques imprécisions qui vont avec et des visages un peu rosés), fruit du savoir‑faire des plus grands. Il faut bien plusieurs visionnages pour s'apercevoir de certaines prouesses de mise en scène et de filmage. Ce master a été restauré par Carlotta dans les règles de l'art.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Comme pour les autres films de Richard Fleischer (Terreur aveugle et Les flics ne dorment pas la nuit), la partie son fait son âge sans toutefois peser sur le plaisir de visionnage. Ici, la tension et le suspense ont été privilégiés. Le résultat est loin des standards actuels, mais colle parfaitement au propos et à la mise en avant des dialogues. Amateurs de VF, vous aurez droit à une ambiance plus sourde, moins précise et à des doublages qui nous font perdre des spécificités (le chuchotement permanent de Richard Attenborough remplacé par une fois tout ce qu'il y a de plus normal par exemple).
Top son : aucun
Note son : 4/6


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