LA LA Land

Année : 2016
Réalisateur : Damien Chazelle
Interprètes : Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend, Callie Hernandez, J.K. Simmons
Éditeur : M6 Vidéo
BD : 1 UHD BD-66 + 1 BD-50, 128', toutes zones
Genre : comédie musicale, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 25/05/17
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.55
HD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS:X
Français DTS‑HD Master Audio 7.1
Français DTS:X Headphone 2.0
Français Audiodescription
Anglais DTS:X
Anglais DTS‑HD Master Audio 7.1
Anglais DTS:X Headphone 2.0
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants, français imposé sur la VO
29,99 €
23 €
29,99 €

Elle remue ciel et terre pour décrocher un rôle au cinéma ou à la télévision, tandis qu’il enchaîne les répertoires ringards dans des restaurants, faute de moyens pour vivre du jazz. Autant dire que Mia (Emma Stone) et Sebastian (Ryan Gosling), désespérant de vivre pleinement leur passion, devaient se croiser un jour, au moins pour changer l’âpre réalité en un passage enchanté.

 

D’emblée, la pétillante séquence inaugurale donne le ton de LA LA Land (pour « Los Angeles Los Angeles Land »). Il sera question d’un quotidien englué dans des entraves ordinaires, un embouteillage monstre sur une bretelle d’autoroute de Los Angeles par exemple, qu’il faudra à tout prix transcender. La musique et les chorégraphies colorées, fédératrices, rassemblent aussi bien la foule anonyme sortie de sa voiture que le couple d’aspirants artistes. Avec une fluidité remarquable, Damien Chazelle (Whiplash) fait cohabiter le temps ponctuel des smartphones et des réseaux sociaux à celui de l’âge d’or des comédies musicales hollywoodiennes, la romance de Mia et Sebastian nécessitant une ville cinégénique, aux contours fantasmés.

 

Leur bulle de créativité, en marge de toute entreprise réelle, fait appel aux grandes références du genre, de Chantons sous la pluie à West Side Story, avec un hommage magnifique à la mélancolie qui parcourt le monde de Jacques Demy. À travers quelques notes finales dans un piano‑bar baptisé Seb’s, le jaillissement d’une union impossible arrache ces amants‑là des contraintes qui les auront séparées, mais leur dernier regard confirme que toute passion a un prix, que la cruauté du réel laisse souvent les grands moments de cinéma derrière lui.

Carole Lépinay - Publié le 08/06/17
Liste des bonus
- Commentaires audio du scénariste et réalisateur Damien Chazelle et du producteur Jordan Horowitz
- LA LA Land enchante Paris (9')
- LA LA World : le phénomène autour du monde (9')
- À la découverte de LA LA Land (4')
- Another Day of Sun : une ouverture triomphale (11')
- Justin Hurwitz : le génie musical de LA LA Land (14')
- Galerie d'affiches
- Song Selector : navigation entre les huit chansons du film
- Blu-Ray simple du film


Commentaire

Pas mal de paillettes (les avant‑premières en France et dans le monde), un chouette focus technique sur la fameuse ouverture du film (répétition sur un parking au smartphone, difficile prise en compte de la pente de l'autoroute en conditions réelles, arrivée miraculeuse du soleil in extremis…), et un beau gros plan sur le travail du compositeur Justin Hurwitz, ami de fac de Damian Chazelle (tout comme le chanteur A.D qui reprend les tubes des années 80 dans le film), qui a souhaité replacer la mélodie au cœur du film, chose qui a un peu tendance à être oubliée au cinéma actuellement selon lui. Et surtout un très solide commentaire audio passionnant à suivre. 

Le scénariste et réalisateur Damien Chazelle et le producteur Jordan Horowitz se prêtent au jeu des informations distillées tout au long du film et on n'en loupe pas une miette. Hyper-référentiels, ils livrent bien sûr moult informations techniques sur l'image, la musique et les liens entre les deux (comment amener notamment les séquences chantées via les rythmiques des morceaux), reviennent sur les idées soufflées par le chef‑déco, le producteur et même Ryan Gosling pour la scène où une directrice de casting prend un appel en pleine audition éprouvante de Mia/Emma Stone (il a réellement vécu cela). On apprend également que l'ouverture du film aurait pu être bien différente et que pas mal de changements et ajustements ont été opérés en cours de montage. Bref, largement de quoi revoir une seconde fois dans la foulée cette pépite à la fois vintage et d'une grande modernité. 

 

À noter, l'édition Ultra HD Blu-Ray spéciale Fnac intègre en plus la masterclass de Damien Chazelle. 

Note bonus : 4/6
Image

Cinémascope, tournée sur pellicule 35 mm et même 16 mm pour une scène, l'image de LA LA Land marquera les rétines un bon moment. Au‑delà de l'effet vintage néo‑rétro assumé, de l'hommage visuel aux comédies musicales, de l'inventivité formelle (temporelle et spatiale) et de la mise en abyme de son récit dans un Hollywood fantasmé, Damain Chazelle explose les codes avec des couleurs qui feront date. Leur rendu Ultra HD Blu-Ray à ce niveau‑là est superbe, dense, joyeux, gorgé de bonne humeur et de peps. Avec des éclats de soleil absolument délicieux qui se reflètent sur les capots des voitures ou sur le bord des piscines. La 4K Ultra HD HDR dans toute sa splendeur, digne des meilleures productions Technicolor 70 mm d'antan.

 

Cela dit, la différence avec le Blu-Ray côté définition n'est pas si flagrante que cela. Le film a bénéficié d'un Digital Intermediate 2K upscalé en 4K. Tournage sur pellicule oblige, on décèle aussi un peu de matière, un léger grain qui donne finalement tout son charme à cette nouvelle pierre angulaire 4K Ultra HD.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

La VO DTS:X offre un spectacle musical et sonore grandiose avec, pour chaque séquence chantée ou musicale, l'impression d'être au milieu de l'orchestre. Merveilleusement équilibrées et spatialisées avec une belle activité Surround, toutes les scènes jazzy sont un ravissement pour les oreilles. Tous les instruments (parfois qu'un piano) sont clairement identifiables tout en proposant un tout parfaitement homogène.

 

Les spécificités du DTS:X, avec des sons placés au‑dessus de la tête du spectateur, sont ici également audibles dès les premières secondes du film. Les bruits du trafic routier, les klaxons des voitures et la diffusion des différentes stations de radio ou ambiances sonores en passant d'une voiture à l'autre sont exemplaires, avec une aération gauche/droite palpable. Plus fort encore, le spectateur fait corps avec la caméra de ce formidable plan‑séquence d'ouverture et les détails sonores sont même perceptibles en profondeur, ce qui donne un effet de relief bluffant à la scène audio.

 

Peu de différence de qualité entre VO et VF, hormis le doublage bien sûr qui sape la crédibilité et le naturel des acteurs dans la langue de Molière. Sinon, on remarque une présence accrue des voix françaises comparé aux voix originales, qui déséquilibre tout de même l'ensemble.

 

Et si vous n'aimez pas le jazz, pas de panique, il y a aussi I Ran de A Flock of Seagulls dans une séquence tordante.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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