Bleeder

Année : 1999
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Interprètes : Kim Bodnia, Mads Mikkelsen, Rikke Louise Andersson, Liv Corfixen, Levino Jensen, Zlatko Buric
Éditeur : M6 Vidéo
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-9, 97', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 08/11/17
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Danois DTS‑HD Master Audio 5.1
Danois DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français
24,99 €
28 €
24,99 €

Copenhague. Leo (Kim Bodnia) apprend que sa petite amie Louise (Rikke Louise Andersson) est enceinte. Loin d’être emballé par la perspective de devenir père, il sombre bientôt dans une spirale de violence. De son côté, son meilleur ami Lenny (Mads Mikkelsen), passionné de cinéma, bosse dans un vidéoclub, coupé des réalités et extrêmement introverti, il ne parvient à faire le premier pas vers Lea (Liv Corfixen, future Madame Refn à la ville).


Précédant sa prodigieuse carrière outre‑Atlantique amorcée avec Bronson en 2008, Nicolas Winding Refn édifiait déjà, dans son pays natal, les bases d’une esthétique de la violence. Biberonné au cinéma de genre, Lenny ‑l’alter ego du cinéaste‑ enchaîne les projections privées de Maniac (William Lustig) et autres films de genre, quand son pote Leo, perdant peu à peu le contrôle de sa vie insipide, préfère se mesurer à un personnage de fiction, le flingue braqué sur son beauf abhorré (Levino Jensen). Séquence formidable par ailleurs, qui ne se contente pas uniquement de jouer avec nos nerfs. En s’improvisant tueur, Leo ramène le cinéma au cœur de la réalité, cette mixtion des deux mondes faisant écho à ses interrogations lors de la projection de Vigilante (Lustig, 1982) : « D’où ils sortent leurs flingues ? (…) Ils ont besoin d’un flingue, il apparaît (…) Je sais bien que c’est un film (…) On dirait que tout le monde sait se servir d’un flingue. Même les gens normaux comme nous ».

 

Bientôt, la violence sèche et brutale vient submerger l’apparente monotonie du film, sa montée en puissance déclenche un face‑à‑face joliment mis en scène dans la pure tradition leonienne. À la question « Quels films vous ont marqué par l’intensité de leurs images ? », Refn cite Il était une fois dans l’Ouestentre autres. Comme quoi, il n’y a pas de premier jet sans chef‑d’œuvre matriciel.  


À noter, ce film est resté inédit à l'international pour des problèmes de droits jusqu'à ce que Refn puisse les racheter récemment.

Carole Lépinay - Publié le 28/11/17
Liste des bonus
- Entretien avec Nicolas Winding Refn et Mads Mikkelsen (48')
- Bande-annonce
- DVD du film
- Livret de 32 pages


Commentaire

Viré de l'école d'art dramatique de New York, Nicolas Winding Refn, seulement âgé de 24 ans, s'est démené afin de pouvoir monter son projet de film. Inutile de préciser qu'il avait en horreur le jeu standardisé des acteurs professionnels, il fait appel à Kim Bodnia et Mads Mikkelsen, fraîchement sortis d'école d'art dramatique, les jeunes acteurs rompent alors avec une certaine théâtralité et le style figé caractéristiques du cinéma danois de l'époque. Truffé d'anecdotes sur les conditions parfois improvisées de tournage, l'entretien fait un sympathique bond dans le temps, lorsque l'enfant terrible du cinéma de genre faisait ses armes à l'arrache dans les quartiers populaires de son pays, avec toute la bonne énergie qui fait les bons premiers films.

Note bonus : 4/6
Image

Un très beau master qui n'a pas complètement laissé derrière lui quelques souvenirs du passé comme du grain, des fourmillements et des contrastes marqués, parfois trop. Mais dans la photographie du film (lumières crues et réalistes à fond) et l'histoire de cette bande de Danois désœuvrés, ces quelques scories ne font pas tache, bien au contraire. Un ensemble joliment brut et rugueux, à l'image de Refn et ses personnages.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Une scène sonore quasiment frontale qui ne laisse passer sur les enceintes arrière que quelques séquences musicales (rares) et des ambiances (le vent par exemple). Un rendu plutôt timoré de ce côté‑là, mais largement suffisant pour une séance claire et péchue au niveau des dialogues.

Top son : aucun
Note son : 3/6



PLANNING
DVD 23/01/18 Mother !
BLU 23/01/18 Mother !
DVD 23/01/18 Mon garçon
BLU 23/01/18 Mon garçon
INTERVIEWS
Tatiana Maslany - Orphan Black saison 1
http://www.avcesar.com/source/interview/148/photo_0250141520.jpg
http://www.avcesar.com/source/interview/170/photo_1215120005.jpg
http://www.avcesar.com/source/interview/150/photo_0520115613.jpg
http://www.avcesar.com/source/interview/140/photo_0412164405.jpg
tatiana-maslany
anthony-hopkins
kevin-bacon
florent-siri
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011
Advertisement
Films liés
Out in the Line-up - Tabloid Truth - Recep Ivedik 4 - Amori elementari - Solving - Beauty Factory - Sejoli - Pompeii - 3 Days to Kill - Una domenica notte - Singing Women - In Secret - Barefoot - In Order of Disappearance - Venmegam - Angels in Stardust - It for Others - One Candle, Two Candles... - The Standbys - Fly -