Leonard Cohen : Bird on a Wire

Année : 1974
Réalisateur : Tony Palmer
Avec : Leonard Cohen
Éditeur : Blaq Out
DVD : DVD-9, 105', zone 2
Genre : documentaire, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 02/05/17
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
SD 576i (Mpeg2)
16/9
Bande-son
Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Français
19,99 €
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Longue et mouvementée est l'histoire de Bird on the Wire, documentaire de Tony Palmer consacré au regretté Leonard Cohen. Tourné en 1972 durant une grande tournée du poète et compositeur canadien, le film avait purement et simplement disparu pendant plusieurs décennies. La faute à des désaccords autour du premier montage, que Cohen trouvait trop « frontal » selon ses dires, et qui empêchèrent ce document précieux de voir le jour à l'époque, à part dans quelques rares salles en 1974 et remonté pour l'occasion. Il aura finalement fallu attendre 2010 pour que Tony Palmer puisse remettre la main sur ses rushes et reconstruire son documentaire en se basant sur le seul élément qui avait survécu aux années : la bande sonore du film. C'est donc un film rare que Blaq Out propose de découvrir en DVD. Mieux : une plongée sans filet dans le tumulte d'une période complexe de la vie de Leonard Cohen.

 

En effet, en 1972, sa carrière menace de tourner au vinaigre. Malgré une popularité réelle (particulièrement auprès de la gent féminine comme en témoigne le film), le chanteur traverse un passage à vide suite au succès tiède de son troisième album, Songs of Love and Hate (1971). Son label Columbia est à deux doigts de rompre son contrat et Cohen est alors contraint à une tournée en Europe qui semble le plonger dans une dépression profonde. Pire, son manager l'oblige à être filmé d'un bout à l'autre du voyage pour un documentaire.

 

C'est donc dans l'atmosphère étrange, nerveuse et émotionnelle d'une période que Cohen lui‑même qualifiera rétrospectivement de « confuse et sans direction » que nous plonge Bird on the Wire. Filmé sans restrictions, avec la crudité puissante du cinéma direct, le documentaire peint le portrait d'un artiste épuisé au cours d'une série de dates parasitées par des problèmes techniques et humains récurrents. À Berlin, après un concert tendu, la caméra capture une ahurissante dispute en coulisse entre Cohen et des spectateurs demandant un remboursement suite à l'explosion d'un speaker qui avait obligé le groupe à raccourcir leur concert. À Tel‑Aviv, le groupe assiste impuissant à des bagarres entre le public et les forces de sécurité. Une succession d'imprévus qui culmine à Jérusalem, dernière date de la tournée, où un Cohen bouleversé décide d'interrompre son show en plein milieu pour aller pleurer en coulisse.

 

Mais jamais Bird on the Wire ne tombe dans le voyeurisme ou l'irrespect. Au contraire, c'est un portrait à fleur de peau absolument touchant qu'a réussi à capturer Tony Palmer. On y voit un artiste infiniment humain, en proie aux doutes et à la mélancolie, mais aussi la belle énergie d'un groupe de musiciens sur les routes et continuant d'avancer coûte que coûte. Le tourbillon intime est ainsi éclairé par la beauté des performances sur scène. Suzanne, The Partisan, Chelsea Hotel, Story of Isaac : les plus grands morceaux du poète sont là, dans des interprétations superbes. Évitant tous les écueils typiques du film de tournée pour venir saisir la vérité d'un moment crucial de la carrière d'un artiste, Bird on the Wire est un grand documentaire dont la renaissance est un miracle à ne pas manquer.

Émilien Villeroy - Publié le 20/12/17
Liste des bonus
- La poésie en actes : rencontre avec Tony Palmer (25')
- I Told you I was a Stranger : entretien avec Chistophe Lebold et Gilles Tordjman (22')
- Leonard Cohen ’72, un mec en pull : dialogue entre Bertrand Belin et Sing Sing (Arlt) (24')


Commentaire

Trois entretiens très instructifs sont proposés par Blaq Out en complément du documentaire. Tout d'abord une passionnante chronologie de la création du film racontée par le réalisateur Tony Palmer, du tournage jusqu'à la redécouverte des bobines en 2010.

 

Ensuite, un retour critique très complet sur l'œuvre de Cohen, aussi bien musicale que poétique, aux côtés de ses biographes Chistophe Lebold et Gilles Tordjman. Parfait pour les néophytes autant que pour les connaisseurs. Enfin, même si elle est moins riche et tourne presque à la conversation entre fans, la discussion avec les musiciens français Bertrand Belin et Sing Sing est une évocation bien sentie de Cohen et de sa place dans l'histoire de la musique populaire.

Note bonus : 5/6
Image

Tourné en 16 mm et oublié dans des boîtes rouillées pendant trente ans, Bird on a Wire ne nous offre pas une image de très haute qualité, bien au contraire. Graineuses, hétérogènes et parfois anamorphosées, les séquences varient assez pour qu'un carton d'avertissement à ce sujet introduise le film, rappelant son histoire mouvementée. Mais on saura trouver une chaleur et une authenticité à ces documents rares, malgré leurs imperfections.

Top image : aucun
Note image : 3/6
Son

Côté son, l'histoire est la même. Un bon vieux stéréo des années 70 pour des prises de son qui tiennent plus du témoignage que de la captation soignée. Peu importe : les longues séquences musicales qui émaillent le film sont souvent sublimes et réussissent à passionner malgré tout.

Top son : 72' (sublime interprétation de Chelsea Hotel, alors fraîchement écrite par Cohen)
Note son : 3/6



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