par François Poindimié
le 15 novembre 2011

Philips 42PFL7606H

A
note
7.3
10
label
prix
1 €
les plus
  • Téléviseur 3D avec deux paires de lunettes incluses
  • Présentation sobre
  • Potentiellement aucun effet fantôme en 3D
  • Belle définition, après réglage
  • Bonne plage dynamique
  • Noirs fouillés
  • Compensation de mouvement redoutable
  • Son agréable
les moins
  • Télécommande peu pratique
  • Directivité verticale en 3D
  • Wi-Fi en option
  • Très tatillon en lecture multimédia
  • Préréglages trop poussés
  • Compensation de mouvement inactive en 3D
présentation

Le Philips 42PFL7606H est un modèle HDTV 1 080p de Philips estampillé Easy 3D, c'est‑à‑dire basé sur la technologie 3D passive alias 3D polarisée, et non 3D active, dénommée 3D Max chez le constructeur et disponible sur les séries PFL8606, PFL9606 et PFL9706 (cliquez pour en savoir plus sur ces produits). Moins chère à mettre en œuvre, avec un simple filtre polarisé entrelacé supplémentaire au niveau de la dalle, cette 3D est aussi moins coûteuse pour l’utilisateur qui n’a pas à sortir les billets de 100 € de sa poche pour chaque paire de lunettes supplémentaires. Il est en effet possible d'utiliser celles vendues 3 € pour les séances 3D par certains cinémas, notamment du réseau CGR. La marque hollandaise, de son côté, fournit deux paires de lunettes dans le carton de son Philips 42PFL7606H.


Raisonnablement fin, comme il se doit pour un téléviseur LCD à rétroéclairage Edge LED, le Philips 42PFL7606H enserre sa dalle satinée d’un cadre aluminium délicatement brossé et d’une juste sobriété. On reste toutefois loin du glamour affiché par la référence Philips 42PDL7906H de la gamme Design Line, strictement identique en termes de caractéristiques techniques mais au cadre blanc et recouvert d’une sur‑glace très tendance. Son pied, en aluminium brossé lui aussi, est livré démonté. Il n’est d’ailleurs pas évident à mettre en place (il faut coucher le téléviseur à l’horizontal sur une table) et on ne peut pas le configurer pour une accroche murale, comme sur les modèles supérieurs Philips. Il permet toutefois une petite rotation de l’écran.

Porte d’entrée de l'image en relief chez le constructeur hollandais, le Philips 42PFL7606H est surtout situé en plein cœur de gamme. Son équipement est donc déjà bien complet. On retrouve notamment l’Ambilight Spectra 2, un système de propagation de lumière d’ambiance, colorée selon les teintes de l'image affichée, sur les deux côtés de l’écran. Grâce à cet artifice tout simple, la diagonale de la dalle LCD paraît plus grande qu'elle ne l'est. Le traitement vidéo est de type Pixel Precise HD, déjà très performant et doté de l'excellente compensation de mouvement HD Natural Motion. Sinon, le rafraîchissement image est donné pour 400 Hz, en fait la dalle fonctionne à 100 Hz, le facteur multiplicatif étant à mettre au crédit du clignotement du système de rétroéclairage. La connectique aligne déjà quatre entrées HDMI CEC 1.4 , mais sans gestion du Deep Color, de l'xvYCC ou de l'Auto LipSync, une (mauvaise !) habitude chez Philips. L’ARC fait par contre, enfin, son apparition et le port CI+ est certifié Canal Ready.

À savoir, les deux ports USB Host proposent quatre usages. En premier lieu, la lecture de fichiers multimédia et, éventuellement la mise à jour du téléviseur. Philips ajoute cette année l’enregistrement de programmes télévisés, une fonction bienvenue, et la gestion d’un clavier et d’une souris USB, utile notamment pour la navigation Internet, une des applications du portail NetTV. Précision, pour profiter de la fonction enregistrement, il faut consacrer un disque dur de 250 Go minimum à l’usage exclusif du téléviseur. La programmation s’effectue via un vrai guide en ligne, et non par le trop succinct EPG diffusé en France.


Pour la connexion Internet, obligatoire notamment pour utiliser la fonction Enregistrement, le Philips 42PFL7606H propose par défaut uniquement une liaison filaire. Pour procéder en Wi‑Fi, il faut investir dans un adaptateur USB optionnel, le Philips PTA01, ou alors, au moment de l’achat, opter plutôt pour la référence Philips 42PFL7666H (notre modèle de test) qui dispose directement de cette fonctionnalité. Le port USB reconnait nombre de formats vidéo sur le papier, Mov excepté, mais à l'usage il a du mal à gérer un signal au‑delà du 1 080i. Via la fonction UPnP (DLNA), c’est pire. Même le vieux Mpeg2 a du mal à s’afficher. Et il n’est pas possible de basculer en mode 3D à partir de ces deux sources, même s'il s'agit de 3D côte à côte (Side by Side). Le portail NetTV affiche un nombre conséquent de Widgets (YouTube, DailyMotion, Arte, Picasa, Les Echos), dont une grande partie parle français. L’un d’eux conduit même à un portail VOD, celui de VideoFutur. Une carte mémoire SD de 4 Go minimum, là aussi, est nécessaire pour en bénéficier. À noter encore, le Philips 42PFL7606H est compatible HBBTV et il est pilotable au moyen d’un Smartphone ou d'une tablette équipé d'iOS ou d'Android. Enfin, sa consommation moyenne est de 59 W, soit moins qu’une ampoule… Merci aux LED.

spécifications
  • référence Philips 42PFL7606H
  • diagonale de l'image 107
  • standard HDTV 1[s]080p et 3D Ready
  • résolution native 1 920 x 1 080 pixels
  • 100 Hz oui (400 Hz)
  • contraste 500 000
  • 100 Hz oui (400 Hz)
  • réception télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
  • disque dur externe via USB
  • connectique 4 entrées HDMI (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée péritel (RVB), 1 entrée Stéréo (latérale), 1 entrée audio numérique (), 1 sortie casque (arrière), 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 2 ports USB Host (latéral) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing)
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Super 4/3, 16/9, Zoom Letterbox, Overscan
  • réglage température de couleur (paramétrable (RVB)), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 12 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC), ARC, eARC, processeur surround (Incredible Surround), traitement audio (Clear Sound), AVL
  • consommation 59 W(<0,15 W en veille)
  • dimensions l. 992 x h. 660 x p. 254mm
  • poids 15,8kg
concurrence

En technologie 3D polarisée, le Philips 42PFL7606H doit faire face à l'armada des modèles 107 cm signés LG, les LG 42LW4500 (100 Hz), LG 42LW5400 (100 Hz), LG 42LW5500/LG 42LW5590 (+ portail SmartTV), LG 42LW570s/LG 42LW579s (+ tuner satellite) et LG 42LW650S/LG 42LW659 (vrai 200 Hz), mais aussi au Toshiba 42VL863 (400 Hz). Hormis le tout premier modèle LG, à 999 €, c’est toutefois le mieux positionné en prix public.

concurrence
  • référence Philips 42PFL7606H
  • diagonale de l'image 107
  • standard HDTV 1[s]080p et 3D Ready
  • résolution native 1 920 x 1 080 pixels
  • 100 Hz oui (400 Hz)
  • contraste 500 000
  • 100 Hz oui (400 Hz)
  • réception télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
  • disque dur externe via USB
  • connectique 4 entrées HDMI (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée péritel (RVB), 1 entrée Stéréo (latérale), 1 entrée audio numérique (), 1 sortie casque (arrière), 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 2 ports USB Host (latéral) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing)
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Super 4/3, 16/9, Zoom Letterbox, Overscan
  • réglage température de couleur (paramétrable (RVB)), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 12 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC), ARC, eARC, processeur surround (Incredible Surround), traitement audio (Clear Sound), AVL
  • consommation 59 W(<0,15 W en veille)
  • dimensions l. 992 x h. 660 x p. 254mm
  • poids 15,8kg
verdict technique

En préambule à sa première séance, comme sur tous les téléviseurs de la marque, le Philips 42PFL7606 propose un didacticiel de calibrage bienvenu. Malgré tout, même sans valider les choix les plus « exubérants » proposés, le téléviseur en fait encore trop. Trop de couleurs, de fluidité, de netteté surtout, de brillance même. Bref, il faut d’urgence calmer le jeu. Et là, Philips facilite beaucoup moins les choses, les réglages Image étant bien enfouis dans le menu. Mais on y arrive…


Et ça vaut vraiment le coup car les ingrédients sont de qualité : le traitement vidéo, par exemple, excelle carrément au niveau du désentrelacement, et la compensation de mouvement, puissante, supprime avec efficacité, pour autant qu’on lui demande (ou plutôt, à la vérité, que l'on n’ait pas arrêté de lui demander…) toutes les saccades sur les films, laissant juste apparaître quelques artefacts sur les contours des objets en mouvement lorsque ça bouge vite. Les ombres s’affichent avec de beaux modelés sur les textures, pour autant qu’on ait baissé un poil, entre autres, le réglage de contraste. Idem côté réglages de couleur pour assurer cette fois un beau rosé aux joues de ces dames. Rebelote enfin avec le curseur de netteté pour affiner un trait de contours par trop épais. L’angle de vision est bon, à l’exception des noirs, qui s’éclairent plus vite que les autres couleurs (solarisation) dès que l’on s’éloigne de l’axe. Mais nous n’avons déploré aucune tache claire liée au rétroéclairage sur les côtés sur notre exemplaire de test (très bonne homogénéité de dalle). Bref, l'image 2D est vraiment superbe.


En 3D, à condition de respecter une distance minimale de quatre fois la hauteur de l’image (soit 2 m), le lignage du système de polarisation entrelacée est indétectable. Autre impératif pour profiter de l’expérience 3D maximale, il faut être vraiment à la hauteur exacte de l’écran, ni au‑dessus, ni en dessous. Sans quoi l'effet fantôme revient hanter l'image alors qu’il est totalement absent sinon. Mais passées ces petites exigences, c’est superbe. Aucun papillotement des lunettes (et pour cause, il n’y a pas d’électronique dedans) pour une 3D qui crève l’écran. Mieux, la définition ne paraît même pas altérée par le lignage. Seule la fluidité pourrait être de meilleure qualité si la compensation de mouvement utilisée en 2D était active en 3D. Malheureusement, c'est uniquement disponible sur les séries de gamme supérieure. Cependant, cela ne gâche pas le spectacle.


Et pour finir, le rendu sonore, conforme aux précédents téléviseurs Philips, surpasse largement ce qui se fait habituellement dans le genre. Ça aussi, ça compte.

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