TV - Écran plat

Philips 46PFL8007K

Par Jacques Guiot - Publié le 30/11/12
Mustav
Prix indicatif : 1 899 € TTC
Note AVCesar.com
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 117 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1920 x 1080 pixels
100 Hz : oui (800 Hz)
Contraste : 7 500 000:1
TNT : simple tuner (SD et HD)
HDMI : 5 (v 1.4, dont 3 arrières et 2 latérales)
Dim. (L x H x P) : 665 x 1042 x 206 mm
Poids : 17,4 kg
L’essentiel
Après les tests des séries Philips PFL6007 et Philips PFL7007, à travers les modèles respectifs Philips 47PFL6007 et Philips 46PFL7007 (cliquez pour découvrir les tests de la rédaction d'AVCesar.com), en route pour notre troisième banc d'essai d'un téléviseur 2012 de la marque avec un spécimen issu de la plus huppée des séries dotées d'un système de rétroéclairage LED Edge, le Philips 46PFL8007K. Pour situer rapidement le produit, sachez que celui‑ci reprend l'intégralité des caractéristiques de son petit frère le 46PFL7007H, modulo quelques différences majeures. À commencer par l'intégration du plus évolué des processeurs vidéo signés Philips, le Perfect Pixel HD Engine, le système Ambilight Spectra XL sur trois côtés (contre deux sur les autres séries) et la certification ISF pour aller plus loin au niveau du calibrage des couleurs. On trouve également un tuner DVB‑T, DVB‑C et DVB‑S (ce dernier n'est pas disponible sur les modèles inférieurs) et une télécommande RF plus évoluée et à la finition plus exclusive : revêtement en aluminium brossé du plus bel effet et clavier au dos pour faciliter la navigation internet et l'utilisation des applications.

Le Philips 46PFL8007K est donc, lui aussi, doté d'un système de rétroéclairage LED Edge Local Dimming (appelé Micro Dimming chez le constructeur), de la technologie 3D Max Clarity 700 (la 3D active à la sauce Philips avec le chiffre 700 comme indice de fluidité), et toujours livré avec deux paires de lunettes 3D actives (en photo ci‑dessous). Enfin, il intègre bien sûr une compensation de mouvement, dénommée Perfect Motion Rate 800 basée sur le procédé HD Natural Motion et un affichage natif 200 hertz.
Cela peut paraître étonnant au premier abord, mais la série PFL8007 semble proposer un design moins élégant que la série PFL7007 équipée d'un cadre tout en aluminium chromé (mais qui a tendance à briller un peu en salle obscure). Finalement, le cadre gris anthracite (7 mm de largeur seulement) du Philips 46PFL8007 à l'avantage de se faire totalement oublier dans le noir. Pour clore le chapitre du « style », sachez que l'on retrouve bien sûr la nouvelle esthétique du fabricant, plus moderne, d'une épaisseur de 29 mm seulement pour un poids total extrêmement contenu. Retour sur le système Ambilight Spectra XL exclusif à Philips, disponible ici sur les deux côtés plus le haut du TV : des diodes LED projettent, sur le mur arrière, tout autour du cadre, une lumière d'ambiance en phase avec les couleurs de l'action diffusée à l'écran, donnant au spectateur une impression d'image plus grande qu'elle ne l'est en réalité, et un contraste subjectif proche de la perfection. Précision, comme sur les modèles issus des séries PFL6007 et PFL7007 précédemment testés, le système est toujours capable de s'adapter à la teinte du mur arrière. En effet, cette dernière peut influer sur les couleurs générées par les diodes LED, dénaturer la lumière d'ambiance, et aller à l'encontre du but recherché. On se répète, mais c'est la vérité, il s'agit d'une fonction géniale que nous apprécions tout particulièrement à la rédaction.

À noter, si la dalle brillante bénéficie d'un traitement contre les reflets plus efficace que celui des séries PFL6007 et PLF7007, elle n'atteint pas encore les performances impressionnantes du PFL9707 doté du filtre Moth Eye (comme vous pourrez le découvrir lors de notre prochain banc d'essai). Mais il n'est pas très juste de la jauger à l'aune de celui‑ci. Le procédé Moth Eye offrant sur ce point des résultats absolument exceptionnels, reléguant toutes les technologies concurrentes disponibles loin derrière. Au final, la dalle du Philips 46PFL8007K, très facile à nettoyer, s'en sort remarquablement sur ce point.
Comme attendu, la qualité de fabrication est de bonne facture, même si on regrette l'emploi plus important de PVC comparé aux anciennes gammes du constructeur. Toutefois, même remarque que pour les deux TV antérieurement testés, l'assemblage est bien réalisé avec un coffre PVC noir (donc !), et non plus tout de blanc vêtu comme sur le PFL7007H. Le pied très solide, avec une armature en métal, reste très pratique. Rotatif, il accueille deux haut‑parleurs de 20 W chacun sous son socle. Cela permet au téléviseur d'offrir une restitution audio plutôt satisfaisante (cf. précisions plus bas dans notre Verdict technique).

Nous restons en terrain connu avec la section connectique. Elle rassemble cinq entrées HDMI CEC 1.4 (contre trois ou quatre chez la plupart des concurrents) compatibles Deep Color, xvYCC et 1 080p/24, dont une dotée de la fonction ARC. Plus une entrée YUV (via adaptateur), une Sub‑D15, une péritel (via adaptateur), un port Ethernet et un port CI+ associé à la certification Canal Ready. On trouve aussi une entrée RCA stéréo, une sortie audio numérique optique et une sortie casque. À noter également, le label énergétique A+ et la compatibilité Wi‑Fi intégrée. Et, précision importante, seuls le port Ethernet, la sortie casque et l'entrée YUV sont orientés vers le mur : voilà qui est bien pensé dans le cadre d'une accroche murale. On profite également de trois ports USB Host 2.0, dont un USB Rec réservé à la fonction PVR (enregistrement des programmes télévisés ou téléchargements VOD sur un HDD externe d'au moins 250 Go). Les deux autres sont donc dédiés à la lecture multimédia. Ou encore à la connexion d'un clavier ou d'une souris pour faciliter l'utilisation du moteur de recherche intégré ou des services internet. À noter, il est possible de lire des fichiers multimédias (vidéos, musiques et photos) via USB, et le système de fichiers NTFS (en plus du Fat32 bien sûr) est pris en charge, autorisant le stockage de vidéo de plus de 4 Go. Le Philips 46PFL8007K propose également SimplyShare : il s'agit de l'appellation maison de la fonction passerelle multimédia UPnP (DLNA) autorisant la diffusion en streaming des fichiers stockés sur un ordinateur, un disque dur Nas ou autres serveurs raccordés au réseau domestique. Cependant, et ça devient une habitude chez Philips, comme vous pourrez le découvrir plus avant dans notre test (cf. Verdict technique), la gestion multimédia s'avère frustrante.

Le Philips 46PFL8007K est donc livré avec une télécommande RF ergonomique, car munie d'un clavier facilitant grandement les recherches internet et l'utilisation des applications (encore une excellente idée de la part du constructeur). Elle est très agréable à prendre en main, couplée à une interface très simple à parcourir. Celle‑ci est claire et intuitive, mais la présentation manque un peu de fun et surtout de réactivité. L'aspect général est assez basique, sauf lorsque vous parcourez le Net TV aux menus bien plus élaborés. Autre élément important de l'ergonomie de ce téléviseur, il intègre un processeur Dual Core pour plus de réactivité avec les applications du portail internet Net TV. Et s'il ne propose pas autant de services que certains de ses concurrents, ceux présents sont bien agencés et vraiment intéressants. On trouve par exemple l'accès aux réseaux sociaux Facebook et Twitter, la VOD YouTube, AceTrax, Dailymotion, Videofutur et Viewster, des services VOD pour adulte (Hustler et Private), des services de Catch‑Up TV avec Arte7, France24, un navigateur internet, des Webradios (Aupeo!) et d'autres applications comme iConcert, ScreenDreams, RadioTime, PlayinTV, eBay, etc. Autre bonne surprise, un EPG propriétaire signé Gracenote, avec une base de données des programmes disponibles sur deux semaines. D'autant plus intéressant que cet EPG est interactif avec la fonction PVR : il suffit de cliquer sur une émission ou un film pour programmer automatiquement un enregistrement. On peut aussi, évidemment, le faire manuellement. Autre point fort, toujours, de cet EPG : il affiche les photos ou jaquettes des émissions et films, les synopsis, des infos diverses et des liens sur les différents acteurs et réalisateurs afin de consulter leur profil sur Wikipédia. Enfin, autre élément inhérent au concept Smart TV Premium de la marque, le Philips 46PFL8007 accède au nouveau standard HBBTV et propose d'emblée la fonction Skype (contrairement aux séries PFL6007 et PFL7007). En effet, une caméra amovible de très bonne facture est fournie.

Comme sur toute la gamme 3D du constructeur, ce téléviseur propose le mode Dual View Gaming. Celui‑ci permet à deux joueurs de s'affronter sur un même téléviseur sans faire appel au mode Écran splitté. Chacun profite d'une image en plein écran grâce à des lunettes adaptées qui filtrent l'image à destination de chaque joueur. D'autant plus intéressant que les lunettes 3D livrées permettent de profiter de l'affichage stéréoscopique ou du mode Dual View Gaming via une simple pression d'une touche située au centre des lunettes. Bien vu !
Toujours dans le but de proposer une expérience jeu plus aboutie, Philips propose un mode Jeu pour améliorer la réactivité de l'écran (connue aussi sous l'appellation Input Lag). Et comme avec le Philips 46PFL7007H, en présence d'un jeu 3D, nous avons trouvé l'expérience plus fluide et intéressante avec l'interpolation d'image activée : le procédé PMR annule le scintillement et les saccades lors des travelings avec certains jeux 3D. Même si cela entraîne un léger retard au niveau des commandes avec les jeux les plus rapides.
Concurrence
Le téléviseur Philips 46PFL8007H affronte des concurrents sérieux avec en premier lieu, le Sony KDL‑46HX850 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), un modèle LED Edge doté d'un très bon contraste, d'un portail internet SEN très complet et également performant en 3D. On peut également signaler le LG 47LM860V, pourvu lui aussi d'un processeur Dual Core, d'un rétroéclairage LED Plus (Local Dimming) et de la technologie Cinema 3D polarisée. Autre concurrent notable, le récent téléviseur Panasonic DT50 LED Edge (Local Dimming) et technologie 3D active, qui se démarque grâce à une compensation de mouvement améliorée et un portail internet Viera Connect de nouvelle génération. Enfin, il faut également citer l'excellent Samsung UE46ES8000 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com) LED Edge Micro Dimming doté lui aussi d'un traitement vidéo 800 Hz, d'une évolutivité rare et d'une interactivité inédite. Sa section multimédia est particulièrement riche et compatible DTS. Tous ces téléviseurs sont évidemment des modèles Smart TV compatibles HBBTV.
Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 117 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1920 x 1080 pixels
100 Hz : oui (800 Hz)
Contraste : 7 500 000:1
Réception : télétexte, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 5 entrées HDMI (v 1.4, dont 3 arrières et 2 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 3 entrées péritel (1 RVB, 2 ), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (arrière), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+ (SD/MMC, Memory Stick, Smart Media/xD, Compact Flash), 3 ports USB Host (arrière et latéral), 1 port Ethernet, Wi‑Fi
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D, Data (SXGA+)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, DivX (SD et HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (SD et HD), Jpeg, UPnP (DLNA), HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande programmable, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur paramétrable (CMJRVB), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus), ARC, processeur surround (Clear Sound), traitement audio (Virtual Surround), égaliseur, AVL
Consommation : 88 W (0,3 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 665 x 1042 x 206 mm
Poids : 17,4 kg
ph image
Verdict technique
En toute sincérité, le Philips 46PFL8007K offre des performances assez proches de celles proposées par son petit frère le PFL7007H, déjà de très haut niveau. On note toutefois de nombreuses petites améliorations qui, mises bout à bout, pèsent au final pas mal dans la balance. C'est parti pour le tour du propriétaire…
On retrouve bien sûr l'excellente gestion du système de rétroéclairage Local Dimming, notamment sur la profondeur des noirs et le contraste intra‑image. Comme souvent avec les téléviseurs LED Edge, la dalle souffre du phénomène de Clouding (zones grisâtres sur les fonds noirs), mais cela reste modéré. Et surtout, encore une fois, le fait d'activer le Micro Dimming sur le mode Image optimale fait totalement disparaitre ce souci d'homogénéité pour offrir un noir très dense et homogène sur toute la surface. Nous irons même plus loin, en affirmant sans conteste, qu'il s'agit du TV LED Edge le plus performant sur le sujet testé cette année ! Avec le Micro Dimming activé, les noirs relevés affichent 0,018 cd/m² (procédure On/Off). En mode contraste intra‑image, ils s'affichent à 0,06 cd/m², soit une image très dynamique avec des noirs profonds, supérieurs encore aux meilleurs modèles passés entre nos mains jusqu'alors comme le Sony KDL‑46HX850. Avec un contraste natif mesuré à 7 500:1 et un contraste intra‑image à 2 250:1, ce téléviseur fait vraiment très fort !

Et si on retrouve une superbe image haute définition avec des contenus 1 080p Blu‑Ray par exemple, le processeur Perfect Pixel HD Engine va encore plus loin au niveau de l'accentuation de la netteté, et surtout sur le traitement des sources SD. Avec le Reality Creation de Sony, il s'agit sans aucun doute du meilleur traitement vidéo et Upscaling 1 080p du marché, pour un gain très appréciable sur les chaînes SD de la TNT et la possibilité de corriger les excès de bruit vidéo ou d'artefacts de compression. Les chaînes HD ne sont pas en reste et profitent, elles, d'une amélioration de la précision des contours et du désentrelacement.

Parmi les rares défauts constatés, nous avons relevé une légère présence de Banding (alternance de bandes sombres et plus claires, phénomène lié au rétroéclairage). Cela dit, il est vraiment très discret, et surtout visible hors axes. Pour être honnête, précisions aussi que ce phénomène est aléatoire. Certains modèles sont concernés et d'autres épargnés. À part cela, l'image est propre et ne présente pas de tâches grisâtres, du moins sur notre modèle de test (nous parlons de phénomènes DSE dans notre jargon). La compensation de mouvement PMR 800 offre une excellente fluidité sur la TNT, avec toujours une tendance à afficher un léger effet caméscope et quelques artefacts autour des personnages en mouvement, même réglée au niveau le plus bas. Il est bien sûr possible de la désactiver sans toutefois sacrifier dans son ensemble le traitement vidéo. En effet, Philips a eu l'excellente idée de proposer un réglage de l'affichage 200 Hz Clear LCD indépendant de la compensation de mouvement PMR 800. Les amoureux du rendu cinéma ont donc la possibilité, en présence d'un film Blu‑Ray, de désactiver seulement cette dernière pour conserver la fluidité originelle. Précision, et pas des moindres, le procédé PMR 800 est totalement fonctionnel sur la 3D, et pour le coup il s'avère très performant sur les images en relief, pour ne pas dire indispensable !

Tout comme les écrans de la série PFL7007, le Philips 46PFL8007K propose une expérience stéréoscopique fort appréciable avec un effet fantôme rare, même s'il reste présent sur les sous‑titres, les menus 3D, ou quelques rares scènes d'un BD 3D. Mais dans on ensemble, la fluidité est exemplaire et le scintillement totalement absent lors d'un visionnage en salle obscure. De plus, grâce à l'excellent contraste intra‑image évoqué plus haut, qui augmente la dynamique et l'effet 3D « naturel », le relief gagne encore en puissance avec un détachement plus marqué des objets par rapport aux arrières‑plans, et une profondeur de champ plus immersive,. Des films comme Avatar 3D, Titanic 3D, ou Tron l'héritage 3D nous ont totalement conquis par la qualité de l'image stéréoscopique proposée. Par contre, des films au relief poussé comme Hugo Cabret, Animaux & Cie, ou Le Voyage Extraordinaire de Samy, affichent un peu plus de ghosting sur quelques scènes, mais ça reste très maîtrisé. Le constat est le même avec certains jeux 3D comme Pro Evolution Soccer 2013 qui souffre pas mal d'images fantômes. À noter, la compatibilité nVidia 3DTV Play est de la partie pour profiter des jeux 3D Vision sur PC. À noter aussi, une conversion 2D/3D est disponible. Rien d'extraordinaire à signaler sur ce plan, mais elle reste plutôt agréable à regarder. Elle offre notamment de bons résultats sur des longs‑métrages d'animation, mais génère des déformations d'image pas trop visibles sur certaines scènes de films.

Si la colorimétrie par défaut en mode Cinema est assez similaire au reste de la gamme, c'est à dire plutôt juste mais un peu trop chaude et un poil teinté vert pour les plus exigeants, le Philips 46PFL8007K propose un mode ISF pour aller plus avant dans le calibrage « fin » de l'écran. En effet, les modes ISF Jour et ISF Nuit proposent un Color Management System assez complet, si ce n'est l'absence d'édition de gamma et d'IRE par tranches de 10%. Pour le reste, tout y est : réglages des couleurs primaires et secondaire (teinte, saturation et luminosité) pour ajuster l'espace colorimétrique Rec.709 (standard HDTV) et paramétrage de l'échelle de gris (au niveau de l'équilibre RVB et de la polarisation des couleurs primaires). Bien que compliqués à mettre en œuvre, nous pouvons vous certifier que ces réglages sont très efficaces et permettent de profiter de couleurs justes, naturelles, et vives. Enfin, après calibrage, le gamma est parfait, aligné sur la référence 2.22.

Retour, comme explicité plus haut, sur la gestion multimédia de ce téléviseur, identique à celle disponible sur toute la gamme 2012 du constructeur. Elle s'avère donc frustrante, car assez limitée, la faute à l'absence de gestion du codec DTS. Avec cet unique manque, bon nombre de vidéos ne sont pas prises en charge. De plus, la lecture 1 080p/24 ou 720p/24 s'effectue en 1 080p/50, des saccades sont donc visibles. Dommage, car la qualité du décodage des séquences 1 080p ou 720p est au rendez‑vous ! Enfin, les sous‑titres ne sont pas gérés et les multipistes audio non plus (pourtant, la fonction est bien présente). Mais les vidéos « cropées » (générées le plus souvent lors d'un encodage maison) conservent leur ratio d'origine, ce n'était pas le cas l'an dernier (elles étaient étirées en plein écran).
Bonne nouvelle, le contrôle de la lecture (Pause, Avance rapide, Retour rapide, Stop, Lecture) est parfaitement fonctionnel. Et tous les fichiers MKV, AVI, DivX, MP4 sont lus sans problème. L'Upscaling est plutôt bon, le désentrelacement de très bonne tenue, et on peut corriger les artefacts de compression Mpeg et le bruit résiduel de façon efficace. On peut même appliquer les réglages vidéos sélectionnés et activer la compensation de mouvement sur la lecture multimédia.
Au niveau audio, les fichiers MP3, WMA, Wav, AC3 (Dolby Digital 5.1) et LPCM sont lus en 48 kHz, 16/24 bits, mais pas au‑delà (les fréquences 88,2 kHz et 96 kHz ne sont pas prises en charge). Les informations ID3Tag et les pochettes d'albums ne sont pas affichées, on a juste droit au titre du morceau en cours de lecture. Plus généralement, au rayon des formats non gérés, on note le WMV, le MPG, le TS, le Flac et l'Ogg. Pas de Wav‑DTS non plus (format utilisé pour les CD audio DTS), pas de DTS, ni de DTS‑HD bien sûr. Enfin, pas plus de Dolby TrueHD. Bien sûr, raccordé en optique vers un système audio externe, ou grâce à la fonction ARC, il est possible de profiter d'un flux Dolby Digital 5.1 bitstream.

À propos de la qualité de la restitution sonore du Philips 46PFL8007, elle s'avère, là aussi, strictement identique aux écrans de la série PFL7007. On relève de petites vibrations dans les graves et des aigus un peu sifflants, mais c'est tout de même bien mieux qu'avec la plupart des téléviseurs slim d'aujourd'hui, surtout au niveau des médiums. Ils sont soutenus, nuancés et offrent des dialogues bien intelligibles. Précision tout de même, cette qualité de restitution sonore est assez dépendante du support sur lequel repose le téléviseur. Un meuble en bois offre un meilleur résultat qu'un meuble en verre par exemple.

Pour conclure, outre la fameuse compensation de mouvement Philips qui nous ravit à la rédaction (pour être totalement honnête, elle peut déplaire à certains), nous avons découvert un téléviseur vraiment très performant, au contraste très puissant pour un LED Edge, sûrement le plus performant de sa catégorie. Le Philips 46PFL8007K est très agréable d'utilisation, ergonomique, doté de nombreuses fonctions exclusives (Dual Play, Ambilight, EPG propriétaire, etc) et au regard de son équipement et de la qualité proposée, il offre un excellent rapport qualité‑prix. Encore une fois, on sent que le confort du spectateur et la qualité de restitution de l'image sont au centre des préoccupations du constructeur, et à la rédaction on aime cette philosophie ! Ce téléviseur affiche en effet d'excellents résultats, pour profiter de la TNT en salle éclairée tout comme avec un Blu‑Ray en salle obscure. C'est assez rare avec la technologie LED Edge pour être souligné. Les couleurs sont justes et naturelles après calibrage, la dalle est homogène, les noirs sont denses et l'image dynamique profite d'un contraste intra‑image de très haut rang.
Encore une fois, ses points faibles se résument assez rapidement avec une légère présence d'effet fantôme (surtout avec le jeu 3D), une gestion multimédia décevante et une section Smart TV un peu restreinte comparée à la concurrence, même si elle reste tout de même très intéressante en jouant à fond la qualité des services. Le Philips 46PFL8007K décroche donc un Must AVCesar.com bien mérité, en attendant de découvrir la référence ultime du constructeur, le Philps 46PFL9707S présent à la rédaction et doté du fameux filtre anti‑reflet Moth Eye. Restez connectés, le test de ce modèle ne devrait pas tarder !
+ Les points forts
»  
Absence de Clouding en mode Image optimale
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Excellent contraste et noir très profond
»  
Belle image stéréoscopique avec les BD 3D
»  
Mode Dual View Gamming avec lunettes fournies
»  
Caméra Skype fournie
»  
Excellent traitement SD et HD
»  
Compensation de mouvement efficace avec la TNT et la 3D
»  
Système Ambilight Spectra XL bluffant
»  
Télécommande RF avec clavier
»  
EPG et fonction PVR très complets
»  
Colorimétrie parfaite avec l'ISF
- Les points faibles
»  
Effet fantôme encore un poil présent (surtout avec le jeu 3D)
»  
Noirs un poil bouchés avec le mode Image optimale
»  
Présence de Clouding sans le mode Image optimale
»  
Gestion multimédia trop limitée
»  
Encore un peu de reflets (dalle brillante)
»  
Compensation de mouvement un peu surfaite avec le Blu‑Ray (mais désactivable)
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