TV - Écran plat

Philips 55PFL7108H

Par Jacques Guiot - Publié le 10/02/14
Mustav
Prix indicatif : 1 499 € TTC
Note AVCesar.com


Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 147 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1920 x 1080 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui
Contraste : 500 000:1
TNT : simple tuner (SD et HD)
HDMI : 4 (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale)
Dim. (L x H x P) : 792 x 1235 x 280 mm
Poids : 21 kg
L’essentiel
Après les tests du Philips 46PFL8008K HDTV 1 080p et du TV Ultra HD Philips 65PFL9708S (cliquez pour découvrir les tests de la rédaction d'AVCesar.com), nous poursuivons nos bancs d'essai de références issues de la gamme 2013 avec un modèle plus accessible, le téléviseur Philips 55PFL7108H 3D Ready, un spécimen compatible 3D Easy (technologie 3D polarisée du constructeur) et non 3D Max (3D active) comme la série 8008. Précision, dans son carton, on trouve quatre paires de lunettes 3D.
Techniquement, ce TV repose sur un système de rétroéclairage LED Edge Local Dimming (appelé Micro Dimming chez Philips). Il propose bien sûr une compensation de mouvement, dénommée Perfect Motion Rate 700, basée sur le performant procédé HD Natural Motion avec un affichage natif 100 Hz de la dalle LCD. Il intègre également le traitement vidéo Pixel Precise HD. Si ce n'est pas le plus performant de la gamme 2013, il assure déjà de très bonnes performances. Vous l'aurez compris, plus qu'une grosse évolution, cette nouvelle gamme est un rafraichissement de celle de 2012, avec une nouvelle esthétique et quelques fonctions supplémentaires bienvenues, comme vous pourrez le découvrir au long de ce test.

Comme toutes les références 2013, le Philips 55PFL7108H arbore un nouveau design dit « bordeless » (sans cadre apparent, ou presque, celui‑ci ne fait qu'un petit millimètre avec un cerclage en aluminium brossé. En revanche, le bas du cadre est un peu plus large et intègre une caméra avec deux micros (pour Skype par exemple), avec un liseré aluminium brossé posé sur un cadre en PVC blanc. Visuellement, c'est très réussi avec la sensation de regarder une image en suspension dans les airs. Ajoutez à cela le fameux procédé Ambilight Spectra 3 XL constitué de diodes LED placées sur les trois côtés du téléviseur (haut, droit et gauche) qui projettent sur le mur arrière une lumière d'ambiance en phase avec les couleurs affichées à l'écran, et vous obtenez des sensations garanties ! C'est bien simple, avec cet écran « bordeless », jamais l'Ambilight n'a été aussi immersif. C'est magique !
Autre petite nouveauté sur le plan esthétique, le pied est dorénavant très épuré, une simple armature en aluminium, toutefois très solide, avec l'axe central en métal épais et rotatif. La dalle est toujours aussi fine avec à peine 32 mm d'épaisseur adossée à un coffre blanc en PVC dur. Le tout est très bien assemblé, rien à dire. Par contre, il faut avouer que la course aux écrans toujours plus Slim aura eu raison de la qualité quasi‑légendaire des systèmes audio embarqués sur les téléviseurs Philips. Ici, disparus les haut‑parleurs logés au sein du pied, seul un médium‑grave (technologie Woox) fixé à l'arrière de la dalle et deux tweeters sur les côtés de l'écran, alimentés par une amplification Class D d'une puissance totale de 24 W, subsistent. Enfin, sachez que la dalle est toujours brillante, avec un traitement anti‑reflet peu efficace (en cas de pièce trop éclairée ces derniers deviennent assez gênants).

La connectique rassemble quatre entrées HDMI CEC 1.4 compatibles Deep Color, xvYCC et 1 080p/24, dont une dotée de la fonction ARC. Plus une entrée YUV (via adaptateur), une Sub‑D15, une péritel (via adaptateur), un port Ethernet et un port CI+ associé à la certification Canal Ready. On trouve également une entrée stéréo RCA, une sortie audio numérique optique et une sortie casque. À noter encore, le label énergétique A+ et quelques petites nouveautés sympathiques comme la compatibilité Miracast associée au Wi‑Fi Direct.
Précision importante, toute la connectique est orientée vers le côté gauche ou vers le bas du châssis du TV (à part le port Ethernet, la sortie casque et l'entrée YUV) : un bon point dans le cadre d'une accroche murale. Toujours présents, trois ports USB Host, dont un USB Rec réservé à la fonction PVR (enregistrement des programmes télévisés ou téléchargements VOD sur un HDD externe d'au moins 250 Go). Cette fonction est d'autant plus intéressante que ce téléviseur intègre un tuner satellite, TNT et câble, associé à un EPG propulsé par Gracenote avec les programmes consultables sur deux semaines, ce qui facilite la programmation automatique des enregistrements. Autre point fort de cet EPG, l'affichage des photos ou jaquettes des émissions et films, des synopsis, et d'infos diverses et liens sur les différents acteurs et réalisateurs afin de consulter leur profil sur Wikipédia.

Les deux autres ports USB sont dédiés à la lecture multimédia et la connexion d'un clavier ou d'une souris pour faciliter l'utilisation du moteur de recherche intégré ou des services internet. Concernant la prise en charge des fichiers multimédias (vidéos, musiques et photos) via USB, le système de fichiers NTFS (en plus du Fat32 bien sûr) est de mise, autorisant le gestion/stockage de vidéos de plus de 4 Go. Nous revenons plus en détails sur ses compatibilités multimédias plus loin dans ce banc d'essai, mais sachez tout de suite que, cette année, les séries Philips 7008, Philips 8008 et Philips 9008 gèrent enfin les vidéos avec pistes DTS. Une très bonne nouvelle…
Surtout que le Philips 55PFL7108S propose la fonction SimplyShare : il s'agit de l'appellation maison pour la fonction passerelle multimédia UPnP (DLNA) autorisant la diffusion via streaming de fichiers stockés sur un ordinateur, un disque dur Nas ou autres serveurs raccordés au réseau domestique.
On retrouve également la fameuse (et excellente) télécommande RF introduite en 2012, avec une prise en main agréable, une très bonne ergonomie, et surtout, un clavier Qwerty au dos pour faciliter les recherches internet et l'utilisation des applications, réseaux sociaux, etc. Cette télécommande évolue positivement avec, cette année, l'ajout d'un capteur gyroscopique. Ce dernier permet de gérer un pointeur à l'écran pour reproduire fidèlement les mouvements imprimés par le poignet du spectateur. Et ainsi de sélectionner les menus ou, même, naviguer au sein de la page affichée le plus simplement du monde. À l'usage, hormis de rares « désapairages » entre la zappette et le TV, ce système fonctionne très bien.

Excepté ces quelques nouveautés d'ordre esthétique et fonctionnel, l'OSD, les menus, les divers traitements de l'image et le portail internet restent identiques à l'année dernière, si ce ne sont quelques applications supplémentaires. Le processeur Dual Core est donc toujours d'actualité, et offre une bonne réactivité de l'ensemble, de même pour le lancement rapide des applications. Par contre, le menu du réglage Image est toujours aussi mal pensé pour calibrer le téléviseur avec une sonde. Il faut enchaîner plusieurs manipulations pour arriver à ce dernier et, sachant que lors d'un calibrage en règle on y revient une bonne quinzaine de fois pour ajuster l'équilibre des couleurs, surtout en modes ISF, la procédure s'avère assez contraignante.
Car, et c'est un bon point, le Philips 55PFL7108S est un écran certifié ISF avec deux modes : ISF Jour et ISF Nuit. On trouve aussi un CMS (Color Management System) complet avec réglages des couleurs primaires et secondaires, mais une balance des blancs limitée à deux points de réglages (au lieu de dix sur les TV Panasonic, et vingt sur les TV LG certifiés ISF).

Quelques mots rapides sur la fonction Smart TV du Philips 55PFL7108S et pour vous présenter plus avant le portail internet Net TV. Sachez qu'il intègre de nombreuses applications, dont certaines très intéressantes. On trouve par exemple l'accès aux réseaux sociaux Facebook et Twitter, la VOD YouTube, AceTrax, Dailymotion, Videofutur et Viewster, divers services VOD en tout genre, même pour adulte (Hustler et Private), des services de Catch‑Up TV avec Arte7, France24, un navigateur internet, des Webradios (Aupeo!) et d'autres applications comme iConcert, ScreenDreams, RadioTime, PlayinTV, eBay, accès au standard HBBTV, et donc Skype grâce à cette fameuse caméra embarquée.
Concurrence
Le Philips 55PFL7108H affronte quelques concurrents sérieux comme le Panasonic TX‑L55ETW60E, un téléviseur au superbe design, lui aussi compatible 3D polarisée, doté de la certification DLNA avec accès au portail internet Viera Connect. Il intègre une compensation de mouvements 600 Hz BLS et embarque lui aussi une dalle IPS, un tuner DVB‑S, DVB‑C et DVB‑T HD. On peut également citer le téléviseur LG 55LA740S, un téléviseur LED Edge avec Micro Dimming et MCI 800, doté d'une excellente compatibilité multimédia avec accès au très complet Smart TV Premium de LG, lui aussi d'obédience 3D polarisée sur dalle IPS, d'une certification ISF et de trois tuners (câble, TNT HD et satellite).
Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 147 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1920 x 1080 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui
Contraste : 500 000:1
Réception : télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale), 1 entrée YUV (RCA), 3 entrées péritel (1 RVB, 2 ), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
Multimédia : MP3, WMA, AAC, DivX (SD et HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (SD et HD), Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur (paramétrable (CMJRVB)), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), 3D
Son : puissance (2 x 12 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, DTS), ARC, processeur surround (Incredible Surround), traitement audio (Clear Sound), égaliseur, AVL
Consommation : 73 W (0,3 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 792 x 1235 x 280 mm
Poids : 21 kg
ph image
Verdict technique
Soyons clairs, en termes de traitement vidéo, nous avons retrouvé les mêmes qualités et défauts observés l'année dernière sur le Philips 47PDL6007H (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com) à l'exception de deux points précis et finalement très importants : une amélioration du contraste et de l'efficacité du Micro Dimming d'un côté et une compensation de mouvement mieux gérée.

Revenons sur le premier point. En présence d'une technologie 3D polarisée liée à la présence d'une dalle IPS, nous relevons donc à peu près les mêmes valeurs que l'an dernier sur le 47PDL6007H, avec un noir mesuré à 0,16 cd/m² sans Local Dimming, et de légères traces de Clouding. Le contraste intra‑image affiche un ratio de 800:1 à peine.
En revanche, ce qui est totalement nouveau, c'est l'efficacité du procédé Micro Dimming. Impossible d'utiliser le mode Image Optimale qui dérègle totalement le gamma et la colorimétrie, mais en mode Standard, nous mesurons un noir à 0,08 cd/m², pour un contraste intra‑image de 1 500:1, soit le double des modèles 3D Easy de la gamme 2012 Philips ! Cerise sur le gâteau, avec ce mode, les couleurs restent fidèles, les noirs ne sont pas bouchés, et le Clouding disparaît totalement ! Un véritable exploit sur une dalle IPS, surtout qu'elle conserve son superbe angle de vision.

Pour le reste, on retrouve un très bon traitement de l'image, un poil moins performant sur les contenus SD que le Perfect Pixel HD Engine du Philips PFL8008K certes, mais en présence d'un signal TNT HD et Blu‑Ray, l'image offre un superbe piqué et n'a aucunement à rougir comparée aux meilleurs modèles du marché. Pour être complet et précis, les divers points en retrait par rapport à la série 8008 (cliquez sur la référence Philips 46PFL8008K pour découvrir le test complet par la rédaction d'AVCesar.com) se situent surtout au niveau de l'upscaling 1 080p des chaînes de la TNT SD. Le résultat reste toutefois très bon avec la possibilité d'accentuer la précision de l'image, et de corriger les excès de bruit vidéo ou d'artefacts de compression.

La très bonne surprise de cette série 7008, c'est la certification ISF, absente de la série 7007 millésime 2012. En mode ISF, la colorimétrie par défaut est assez juste (un peu trop froide, et un poil teinté bleu, surtout dans les basses lumières), mais le Philips 55PFL7108H permet d'affiner les réglages pour se rapprocher de la perfection. Nous arrivons en effet à obtenir un espace colorimétrique Rec.709 quasi parfait, une très belle échelle de gris, avec une balance des blancs équilibrée. Un vrai plus pour un modèle au prix aussi accessible !

Second point évoqué en introduction de ce verdict technique, la compensation de mouvement. Si l'on retrouve tout de même quelques défauts avec cette interpolation d'image PMR 700 perfectible, il est vrai que l'effet caméscope est sensiblement moins présent (comparé à l'an dernier). L'astuce réside dans un paramétrage minimum du PMR pour ne pas trop subir d'artefacts de mouvements (une sorte de halo trouble autour des objets et personnages en mouvement). En contrepartie, il faut bien avouer que c'est l'une des images les plus fluides que l'on peut voir sur le marché. Peut être même trop fluide avec un Blu‑Ray et plus généralement un contenu 24p (sur les contenus en 50 im/s comme la TNT, c'est beaucoup mieux). En revanche, et nous aimons le répéter, il est toujours possible de désactiver le PMR, outre les choix de réglage Bas, Moyen ou Haut. De plus, Philips a eu l'excellente idée de proposer un réglage de l'affichage 100 Hz Clear LCD indépendant de la compensation de mouvement PMR 700.
Les amoureux du rendu cinéma ont donc la possibilité, en présence d'un film Blu‑Ray, de désactiver seulement cette dernière pour conserver la fluidité originelle. Précision, et pas des moindres, le procédé PMR 700 est totalement fonctionnel sur la 3D. Il se montre même très performant sur les images en relief. Même si, pour être précis, il se révèle moins indispensable que sur les téléviseurs 3D Max de la marque, la 3D polarisée étant toujours plus fluide que la 3D active, avec une absence totale de scintillement.

D'ailleurs, la stéréoscopie issue de ce modèle 3D Easy est toujours aussi excellente ! Pas trace d'effet fantôme, des arrières‑plans plus nets avec une profondeur de champ plus importante, une fluidité exemplaire et pas de fatigue visuelle. Les lunettes, très légères, se font totalement oublier, l'image est lumineuse, plus naturelle qu'en 3D active et offre des effets de jaillissement puissants ! Évidemment, il y a toujours cette petite perte de définition (une ligne sur deux), mais avec le recul le phénomène s'atténue grandement pour un spectacle en relief de toute beauté !
Avec les derniers titres références BD 3D comme Marvel's the Avengers 3D ou L'Odyssée de Pi, le spectacle est garanti. Il en est de même avec le jeu vidéo, l'absence d'image fantôme et cette fluidité permettent une expérience 3D très immersive. En revanche, le PMR engendre un Input Lag plus élevé, à chacun donc d'expérimenter une 3D fluide avec un peu de moins de réactivité entre la manette et l'affichage, ou de privilégier une parfaite réactivité avec une image stéréoscopique un peu moins fluide. Cela dit, on le répète, avec la 3D polarisée l'activation du PMR est moins indispensable que pour la 3D active. À noter encore, une conversion 2D/3D est disponible, et si elle n'apporte rien d'extraordinaire, elle reste plutôt agréable à regarder. On finit toutefois par vite s'en lasser...

Abordons en quelques mots la qualité de la restitution sonore du Philips 55PFL7108H. Comme déjà évoqué dans la première partie de ce test, le système audio embarqué sur les TV Philips s'est dégradé cette année. Encore excellent l'an dernier avec une intégration dans le pied du téléviseur, cette solution a du être écartée en 2013 à la vue du design minimaliste de celui‑ci. Retour donc à une intégration au dos et sur les côtés du téléviseur. Le rendu est moins puissant et les voix moins soutenues, il y a aussi moins de graves, moins de spatialisation et on relève de petites vibrations à fort volume. Cela reste cependant acceptable : pas de sifflantes à noter, avec des dialogues intelligibles et un rendu sans agressivité, mais l'aspect audio des TV Philips ne fait plus la différence avec la concurrence.

Passons à tout autre chose, l'analyse de la compatibilité multimédia du Philips 55PFL7108H, valable sur USB et via DLNA. Avec la bonne surprise du chef en 2013, la prise en charge du codec DTS avec les fichiers MKV, AVI ou autres formats vidéos. Certes, rien de révolutionnaire, la concurrence le gère depuis longtemps, mais c'est une frustration en moins, car de nos jours la grande majorité des films est dotée d'une piste DTS.
Le contrôle de la lecture (Pause, Avance rapide, Retour rapide, Stop, Lecture) est toujours parfaitement fonctionnel. Et tous les fichiers MKV, AVI, DivX, MP4 sont lus sans problème. L'upscaling est plutôt bon, surtout avec des vidéos 720p, le désentrelacement de très bonne tenue, et on peut corriger les artefacts de compression Mpeg et le bruit résiduel de façon efficace. On peut même appliquer les modes ISF calibrés et activer la compensation de mouvement sur la lecture multimédia. Autre nouveauté (ou correction), les divers sous‑titres et pistes audio sont désormais « sélectionnables », ce qui n'était pas le cas l'an dernier lors de nos tests (la première piste audio était lue, mais il était impossible de sélectionner la deuxième. Les sous‑titres n'étaient tous simplement pas affichés).
Au niveau audio, les fichiers MP3, WMA, Wav, AC3 (Dolby Digital 5.1), DTS 5.1 et LPCM sont lus en 48 kHz et 16/24 bits, mais pas au‑delà (les fréquences 88,2 kHz et 96 kHz ne sont pas pris en charge). Les informations ID3Tag et les pochettes d'albums ne sont pas affichées, on a juste droit au titre du morceau en cours de lecture. Plus généralement, au rayon des formats non gérés, on note le WMV, le MPG, le TS, le Flac et l'Ogg. Pas de Wav‑DTS non plus (format utilisé pour les CD audio DTS) ni de DTS‑HD bien sûr. Enfin, pas plus de Dolby TrueHD.
Bien sûr, raccordé en optique vers un système audio externe, ou grâce à la fonction ARC, il est possible de profiter d'un flux Dolby Digital ou DTS 5.1 en bitstream.
Par contre, au rayon des regrets toujours pas corrigés, la lecture 1 080p/24 ou 720p/24 s'effectue en 1 080p/50 et de légères saccades sont donc visibles. Dommage, car la qualité du décodage des séquences 1 080p ou 720p est au rendez‑vous !

Au moment de conclure la rédaction de notre test, après plusieurs semaines de tests approfondis et pour avoir vécu avec ce téléviseur au quotidien, le constat est tout de même très positif. Si le contraste n'est évidemment pas à la hauteur des modèles les plus huppés du marché, Philips est tout de même parvenu à optimiser le contraste natif de ce téléviseur équipé d'une dalle IPS de manière assez étonnante. Le contraste subjectif est même excellent, aidé par cet Ambilight Spectra 3 XL toujours aussi sublime, surtout en présence de ce design « bordeless ». L'ensemble procure une immersion rarement atteinte, surtout sur un téléviseur de 140 cm de diagonale ! Le design est vraiment classe, la qualité de construction très bonne, le traitement de l'image excellent avec une parfaite homogénéité sur notre modèle de test (avec le réglage Micro Dimming positionné sur le mode Standard, on le rappelle), les fonctionnalités sont nombreuses et la partie multimédia a été améliorée (presque suffisante pour un téléviseur c'est dire), sans oublier une expérience stéréoscopique vraiment très agréable ! Les seuls vrais regrets concernent la qualité audio, un contraste en retrait par rapport aux meilleurs téléviseurs et un PMR 700 perfectible avec les Blu‑Ray. Autant dire que pour son prix (1 499 €) le Philips 55PFL7108H constitue un excellent rapport qualité‑prix !
+ Les points forts
»  
Très belle qualité d'image HD
»  
Pas de Clouding avec le Micro Dimming activé
»  
Excellente expérience stéréoscopique (film et jeu)
»  
Compensation de mouvement efficace avec la TNT et la 3D
»  
Superbe Ambilight Spectra 3 XL
»  
Colorimétrie excellente (certification ISF)
»  
Contraste nettement amélioré
»  
Rapport qualité‑prix
- Les points faibles
»  
Noir encore perfectible
»  
Mode Image Optimale catastrophique
»  
Dalle brillante avec reflets
»  
PMR un peu surfait avec le Blu‑Ray (mais désactivable)
»  
Système audio moyen
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