par Jacques Guiot
le 27 juin 2014

Sony KD-65X9005B

A
note
7.5
10
label
prix
4 399 €
les plus
  • Excellent contraste pour un LED Edge
  • X‑Tended Dynamic Range efficace
  • Colorimétrie très juste par défaut
  • Calibration facile
  • Mise à l'échelle Ultra HD ultra‑performante !
  • Qualité d'affichage d'un Blu-Ray 1 080p, du jeu et de la TNT
  • Compensation de mouvement parfaite en 2D et 3D
  • Dalle compatible TriLuminos, Mastered in 4K et Super Bit Mapping
  • Superbe qualité audio pour un TV
les moins
  • Présence de Blooming
  • Dalle brillante avec reflets
  • Absence de réglages ISF
  • Absence de rétroéclairage Full LED
  • Effet fantôme en 3D
présentation

Seconde référence de la gamme 2014 des téléviseurs du constructeur japonais en test dans nos colonnes, le téléviseur Sony KD‑65X9005B est un modèle Ultra HD très proche de la référence Sony KD‑65X9005A chroniqué sur le site en 2013. Comme à l'accoutumée, et fort logiquement, le premier nommé bénéficie sur le second de quelques menues, mais essentielles, améliorations pour gérer le nouveau standard des écrans d'aujourd'hui et de demain, l'Ultra HD. Au premier rang desquelles on compte la présence de véritables connecteurs HDMI 2.0, une compatibilité HEVC, et la possibilité de lire quelques vidéos Ultra HD via le lecteur multimédia USB. Autres nouveautés notables, la fonction stéréoscopique est désormais d'obédience 3D active, et le système de rétroéclairage a été optimisé avec l'apport de la technologie X‑Tended Dynamic Range censée apporter un meilleur contraste et plus de dynamique à l'image avec un blanc plus éclatant, associée à la fonctionnalité Local Dimming. Mais qu'en est‑il en réalité ? C'est ce que nous vous proposons de découvrir immédiatement en passant en étudiant ce TV, comme d'habitude, sous toutes les coutures. Histoire d'évaluer dans les moindres détails les qualités et défauts du nouveau fer de lance du géant japonais...


Vous l'aurez compris, la dalle du Sony KD‑65X9005B affiche donc une résolution de 3 840 x 2 160 pixels, soit Ultra HD, même si Sony continue d'employer abusivement la dénomination 4K. Sa dalle 100 Hz native propose également une compensation de mouvement MotionFlow XR800 pour des images fluides, associées à la version la plus performante du processeur vidéo exclusif Sony, aux performances déjà remarquables l'an dernier sur les contenus HD, SD et 3D : le X‑Reality Pro 4K.

On retrouve aussi, sur les modèles de la série Sony X9005B, un système de rétroéclairage LED Edge et la technologie TriLuminos, ce fameux procédé basé sur l'espace couleur étendu DCI Cinema pour offrir une palette de couleurs plus riche. Sur ce sujet, la problématique reste également identique comparée à l'an dernier, son apport n'est vraiment intéressant qu'avec des contenus encodés en gamut étendu, comme les fameux Blu‑Ray au label « Redécouvrez la couleur » édités par Sony Picture. Point de gros changements, donc, à la lecture de la fiche technique.


Côté design, le Sony KD‑65X9005B est un téléviseur très impressionnant par sa taille et son pied, avec une dalle épaisse et très solide. La qualité de construction est remarquable. Vraiment ! Ce splendide spécimen est doté d'une diagonale de 165 cm et d'un tout nouveau design Pure Geometric (ou Wedge) d'une classe folle : sobre, réhaussé de flancs chromés et reprenant le principe des deux enceintes (d'excellente qualité) fixées sur les côtés de la dalle LCD, et directement et finement découpées au sein de la vitre fumée appliquée sur toute la surface du TV, soit largement au‑delà de la diagonale de la dalle.

En revanche, il a les défauts de ses qualités, la belle dalle brillante souffre de reflets assez importants, et si vous n'optez pas pour une accroche murale, un meuble assez large est nécessaire pour poser le téléviseur, même si les pieds sont réglables sur deux positions (positionnés au centre pour s'adapter plus facilement aux supports courts en longueur ou sur les côtés ; nous avons trouvé la position sur les côtés plus stable et donc plus rassurante).

Sur la partie basse de la dalle, on retrouve la technologie Intelligent Core sous la forme d'une diode. Cette dernière diffuse une petite lumière discrète de couleur différente selon la source (smartphone, lecteur Blu‑Ray, TNT, Multimédia, etc.) permettant d'un seul coup d'œil de visualiser le matériel connecté. Ce nouveau look a permis à Sony de revoir son système audio embarqué, à la reproduction sonore déjà très soignée sur la série X9005A de 2013. Si l'on compte toujours deux enceintes trois voies de chaque côté avec, désormais, trois haut‑parleurs à fluide magnétique sculptés dans le verre de tailles différentes (un médium, un boomer et un tweeter) en configuration bass‑reflex et une amplification S‑Master en Class D de 2 x 32,5 W, l'évent à tube est plus long, ce qui améliore les graves. Et si les graves ne sont pas encore assez puissants pour vous, il est possible d'acquérir un caisson de grave sans‑fil optionnel, spécialement conçu pour les modèles X9, le Sony SWF‑BR100 vendu 299 euros. En bref, l'esthétique 2014 des TV Sony X9 s'avère extrêmement réussi, même si certains peuvent lui reprocher des enceintes non amovibles.


Sony a également revu la compatibilité multimédia de cette série de téléviseurs, plus étendue cette année avec la lecture de quelques vidéos Ultra HD, entre autres (cf. plus bas Verdict Technique). Le support du DTS et la lecture des MKV 1 080p en streaming via UPnP (DLNA) sont évidemment toujours d'actualité (des ports USB Host 2.0 compatibles NTFS/Fat32 et exFat sont également présents) et on retrouve aussi plusieurs solutions de connexions sans‑fil comme la fonction Miracast (Wi‑Fi et le Wi‑Fi Direct intégrés, Screen Mirroring), la compatibilité Bluetooth ou le mode One Touch Mirroring NFC. De même, la possibilité de connecter une souris ou un clavier sans‑fil (Bluetooth ou RF) et de contrôler entièrement le téléviseur depuis un smartphone ou tablette Android/iOS via l'application Media Remote sont également de mise.

Le Sony KD‑65X9005B est également un modèle dit Smart TV, ou connecté, et dispose d'une toute nouvelle interface, bien plus ergonomique et intuitive que l'an dernier, même si elle n'est pas encore au niveau de celles signées Samsung ou LG. Et comme tous les téléviseurs de son acabit, il propose un grand nombre de fonctions associées : services internet, compatibilité HBBTV, accès au portail internet SEN (Sony Entertainment Network), services VOD (2D et 3D), musique à la demande, et des dizaines, voire plus d'une centaine d'applications en tout genre…


Nouveautés importantes du côté de la connectique avec la possibilité de connecter un boîtier déporté, relié par un seul câble au TV, qui intègre les connecteurs essentiels comme trois entrées HDMI 2.0, dont une ARC, un port USB 2.0 et les entrées antenne DVB‑C/DVB‑T et DVB‑S (TNT et satellite donc, avec la possibilité de recevoir les chaînes UHD). Celui‑ci est à privilégier, par exemple, lors d'une accroche murale. L'intégralité de la connectique est bien sûr accessible directement sur le châssis du TV sur lequel on dénombre, entre autres, quatre entrées HDMI CEC 2.0 (dont une compatible MHL et une compatible ARC). Elles gèrent donc parfaitement, en plus des fonctions Deep Color et xvYCC, les signaux 1 080p/24 et 2 160p jusqu'en 60 hz avec gestion d'un encodage luminance/chrominance des pixels 4:4:4 et une profondeur des couleurs sur 12 bits, sans oublier le signal 3D 1 080p. Au rayon des entrées, on trouve également une stéréo RCA, une YUV et une péritel (étonnant avec un affichage UHD), mais plus de Sub‑D15...

Les sorties sont par contre plus limitées. On regrette par exemple l'absence d'une coaxiale et d'une prise RS‑232C. Heureusement, on note tout de même une prise optique pour diffuser le son vers un système audio externe et une sortie casque mini‑Jack 3,5 millimètres. À noter, le DTS est décodé uniquement en 2.0 (en DLNA et USB), le bitstream 5.1 n'étant fonctionnel qu'avec le Dolby Digital. Le reste de la connectique du Sony KD‑65X9005B rassemble trois ports USB Host 2.0 dont un équipé de la fonction USB Rec (PVR), un port Ethernet et un port CI+.


Enfin, dernières précisions sur cet écran, on trouve une caméra embarquée non amovible, puisqu’incrustée au‑dessus des haut‑parleurs. Elle est toutefois bien intégrée et fort discrète. La fonction SimulView permettant de jouer à deux en plein écran sur le même téléviseur est présente, malheureusement les lunettes permettant de profiter de cette fonctionnalité sont optionnelles. En revanche, deux paires de lunettes 3D active sont livrées dans le carton ainsi que deux télécommandes, la principale et la One Touch. Cette dernière est dédiée aux utilisations simplifiées du TV et l'appairage NFC par simple rapprochement de la télécommande et du  smartphone. Et une prochaine mise à jour Firmware permettra d'enregistrer une chaîne différente de celle regardée grâce au double tuner DVB‑T/DVB‑S/DVB‑C.


MAJ : le TV Sony KD‑65X9005B intègre finalement un double tuner DVB‑T/DVB‑S/DVB‑C, et non un simple comme initialement annoncé. Une prochaine mise à jour Firmware débloquera les fonctions associées (enregistrement d'une chaîne différente de celle regardée, PIP…)

spécifications
  • référence Sony KD-65X9005B
  • diagonale de l'image 165
  • standard Ultra[s]HD et 3D Ready
  • résolution native 3840 x 2160 pixels
  • 100 Hz oui (800 Hz)
  • contraste 16000
  • 100 Hz oui (800 Hz)
  • réception télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 4 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 3 entrées péritel (1 RVB, 2 ), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage température de couleur (préréglable), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24), 3D
  • son puissance (2 x 32,5 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, DTS), ARC, eARC, processeur surround (S-Force Front Surround 3D), traitement audio (Clear Audio+), égaliseur, AVL
  • consommation 170 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 916 x h. 1716 x p. 320mm
  • poids 46kg
concurrence

En cette année 2014, la technologie Ultra HD commence clairement à se démocratiser, avec des prix indicatifs de téléviseur vraiment plus abordables qu'en 2013, et surtout un choix chaque mois plus large de téléviseurs Ultra HD. Parmi les nombreux concurrents du Sony KD‑65X9005B, on peut citer le Samsung UE65HU8500 (cliquez pour découvrir le test du 55'' par la rédaction d'AVCesar.com), un Smart TV UHD LED Edge Local Dimming incurvé et doté d'une technologie 3D active, d'une compensation de mouvement CMR 1 200 Hz, d'un double tuner, du traitement vidéo Quadmatic Pictures Engine, de la compatibilité HEVC, de connecteurs HDMI 2.0, du portail internet le plus complet du marché, le Smart Hub et de nombreuses fonctions interactives et évolutives. Signalons aussi le Panasonic TX‑65AX800E, LED Edge Local Dimming, lui aussi compatible HDMI 2.0 (mais pas HEVC), mais également certifié ISF et THX Ultra HD. Un modèle très prometteur, qui embarque un processeur vidéo 4K Fine Remaster Engine, doté d'un double tuner, d'un port DisplayPort, d’une compensation de mouvement 2 400 BLS (Back Light Scanning), d'une technologie 3 active et d'un portail internet très complet. N'oublions surtout pas un modèle plus abordable, le Thomson 65UZ7766, un TV LED Edge UHD, doté d'une compensation de mouvement 400 Hz et du processeur video Pure Image Ultra Intelligent Engine pour améliorer la précision de l'image UHD.

concurrence
  • référence Sony KD-65X9005B
  • diagonale de l'image 165
  • standard Ultra[s]HD et 3D Ready
  • résolution native 3840 x 2160 pixels
  • 100 Hz oui (800 Hz)
  • contraste 16000
  • 100 Hz oui (800 Hz)
  • réception télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 4 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 3 entrées péritel (1 RVB, 2 ), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
  • usage télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage température de couleur (préréglable), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24), 3D
  • son puissance (2 x 32,5 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, DTS), ARC, eARC, processeur surround (S-Force Front Surround 3D), traitement audio (Clear Audio+), égaliseur, AVL
  • consommation 170 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 916 x h. 1716 x p. 320mm
  • poids 46kg
verdict technique

Avant d'entamer l'analyse de la qualité d'affichage de ce Sony KD‑65X9005B, une fois n'est pas coutume, nous commençons avec quelques mots sur sa gestion multimédia. Sur le papier, cette dernière s'avère identique, ou presque, à celle expérimentée lors de nos derniers tests de téléviseurs Sony. La gestion du DTS et la lecture des vidéos HD 1 080p et 720p non downscalés en SD sont, heureusement, toujours d'actualité. De même, les fichiers MKV et autres formats vidéo avec une piste audio DTS sont parfaitement lus, et les vidéos HD sont bien affichées en 720p ou 1 080p. Par contre, on le répète, le DTS est converti uniquement en 2.0, pas de bitstream 5.1 via HDMI ARC ou sortie optique. Les systèmes de fichiers NTFS, Fat et exFat sont reconnus via USB, et le changement de piste audio est désormais fonctionnel. La vraie nouveauté cette année, c'est la possibilité de lire des vidéos HEVC (Ultra HD, 1 080p ou même SD). À part cela, comme l'an dernier, les formats les plus utilisés sont lus, comme les MKV, TS, M2TS, AVI, WMV, DivX (HD et SD), Flac, AAC, MP3, AC3 ou DTS. Précision, les fichiers MKV Ultra HD sont gérés en HEVC ou AVC/H.264. Par contre, les fichiers MKV 4K, s'ils sont reconnus par le TV, ne sont pas lus. Enfin, pour être précis, le Dolby Digital Plus (rarement présent sur les vidéos, il est vrai) est inéluctablement rejeté via USB.

Nous conseillons tout de même pour les activités multimédias, si cela est possible, d'utiliser la fonction passerelle UPnP (DLNA), plus puissante que l'USB, tout simplement parce certains serveurs UPnP transcodent à la volée les formats non pris en charge pas le TV. Enfin, et malheureusement, comme sur toutes les TV actuelles, les vidéos 24p sont irrémédiablement diffusées en 50 Hz, donc elles saccadent… un peu.

Du côté de l'audio, toujours via UPnP (DLNA), les informations ID3Tag sont supportées. Le MP3, Wav, LPCM, WMA et même le Flac sont lus, mais là aussi transcodés à la volée en LPCM avec des échantillonnages automatiquement downsamplés en 48 kHz ou lus directement en 44,1 kHz. Via USB, la lecture se limite au Wav, LPCM, MP3 et WMA 44,1 kHz/16 bits. Enfin, il est possible de lire des photos 4K, en USB ou DLNA ou même depuis le SEN (Sony Entertainment Network) via le service PlayMemories. Certaines photos sont d'ailleurs époustouflantes de qualité et de réalisme !


Toujours avant d'entamer notre appréciation de la qualité d'image de ce TV, un petit et rapide aparté sur la colorimétrie, toujours aussi fidèle chez Sony, même en sortie de carton et quasiment parfaite une fois calibrée malgré des réglages assez limités. À savoir, il n'est pas possible de calibrer l'espace couleur, mais celui‑ci est très juste un fois la balance des blancs équilibrée. Il n'y a pas d'éditeur de gamma, mais ce dernier est très bon par défaut. Seul vrai reproche, aucune option n'est disponible pour calibrer l'image sur un gamut étendu comme le DCI ou le Rec.2020 qui seront utilisés par le Blu‑Ray 4K et les futures chaînes Ultra HD.


Alors, après ces amuse‑gueules multimédias et colorimétriques, il est temps de répondre à la question que vous vous posez tous : que vaut réellement ce nouveau fer de lance signé Sony en matière d'image ?

Et bien, cela reste très proche du modèle Sony KD‑65X9005A de l'an dernier, soit une section vidéo aux performances superbes, y compris sur les contenus 1 080p upscalés de la plus belle des manières grâce au traitement X‑Reality Pro en résolution Ultra HD. Comme déjà évoqué lors du test du X9 en 2013, nous avons été tout simplement bluffés par la qualité visuelle procurée par le Sony KD‑65X9005B sur des sources Blu‑Ray 1 080p ou avec les chaînes HD de la TNT. Précision, les contenus SD sont aussi améliorés comparés aux téléviseurs 1 080p, mais à la marge. Pas de miracle en effet, un signal  D est vraiment trop peu défini pour qu'un simple Upscaling transforme du plomb en or.

Revenons donc sur l'étude des Blu‑Ray 1 080p mis à l'échelle Ultra HD. Le spectacle généré par le traitement Reality Creation est absolument somptueux avec un superbe piqué, une précision d'orfèvre, une profondeur de champ à perte de vue et donc, forcément, un relief naturel saisissant. Du très grand art ! Voilà qui remplace avantageusement les traitements vidéo disponibles sur certains lecteurs Blu‑Ray. Et le résultat dépasse largement les capacités d'un téléviseur 1 080p. De quoi patienter sans problème avant l'arrivée des Blu‑Ray UHD/4K. Plus étonnants, nous n'avons relevé aucune trace visible liée à l'upscaling ! Inutile de préciser que des films comme Oblivion, Le Hobbit, la Désolation de Smaug, ou Gravity offrent une image époustouflante, meilleure que la plupart des démos UHD compressées que nous avons pu visionner.


Il est alors inutile de vous préciser à quel point le contenu 4K natif fourni par Sony pour le test affiche une qualité d'image exceptionnelle ! Sur certaines démos, nous avions la réelle sensation de regarder des paysages à travers une fenêtre ouverte sur le monde. L'image propose une précision et un réalisme encore inconnu jusqu'alors sur un téléviseur, à tel que les pixels deviennent pratiquement invisibles.

Le contraste et la dynamique de l'image a été légèrement revus à la hausse. Le noir est plus profond, mesuré à 0,03 cd/m² au lieu de 0,04 cd/m² l'an dernier, mais surtout, la technologie X‑tended Dynamic Range apporte un gain énorme en dynamique ! Cela se voit surtout sur les reflets de l'eau, les lumières, couchés de soleil, explosions, métaux… et confère à l'image une impression de réalisme accrue (cf. illustration Sony ci‑dessus). Par contre, il s'agit de régler finement son téléviseur sous peine d'obtenir des blancs trop lumineux, responsables de perte de nuances. Au final, nous relevons un contraste natif aux alentours des 5 000:1 après avoir calibré l'écran en mode Cinéma. Une sacrée belle performance pour un téléviseur LED Edge !

À noter, l'activation du Local Dimming, même réglée sur Bas, permet de transformer sensiblement le rendu en réduisant considérablement les traces de Clouding (légèrement présent sans cela) et en offrant une bien meilleure gestion du contraste, surtout dans les scènes sombres. Ce n'est pas aussi efficace que sur le spécimen Full LED Sony HX950 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), mais tout de même très notable. Le seul défaut associé à ce Local Dimming, c'est la présence d'un léger Blooming (halo lumineux autour des lettres et objets clairs), à peine visible lors des génériques.


Ce téléviseur propose également une compensation de mouvement MotionFlow XR800 tré performante, sur du contenu 2D ou 3D. Peut‑être la plus naturelle disponible sur le marché. Avec le mode Standard sélectionné et en présence d'un signal TNT, la fluidité est très bonne, sans artefacts de mouvement notables (ou si peu) et un effet caméscope très limité. Il est possible de renforcer, la précision du rendu en réduisant encore un peu l'effet  caméscope   via les modes Net ou +Net. S'ils assombrissent un peu l'image, il sont cependant à conseiller avec un Blu‑Ray ou tout autre contenu 24p : parfaitement fluide, sans effet reportage, ni flou dans les mouvements. Et il suffira d'augmenter légèrement le rétroéclairage pour contrer l'assombrissement.

Et la 3D dans tout ça ? Petite déception de ce côté‑là, car les traces d'effet fantôme sont bien plus visibles que l'an dernier (pour rappel, le 65X9005A était d'obédience 3D polarisée). En contrepartie, on gagne nettement en qualité d'image et définition avec chaque image upscalée en Ultra HD. En bref, la 3D est superbe, fluide et très lumineuse, mais certaines scènes affichent des dédoublements (images fantôme visibles, par exemple sur Gravity 3D, un film très contrasté).


En résumé, mis à part les quelques défauts cités sur la 3D, ou une section Smart TV perfectible, le nouveau Sony KD‑65X9005B est vraiment un superbe téléviseur Ultra HD, très complet, et sans aucun doute parmi les tout meilleurs spécimens actuellement. Le contraste est très bon, le traitement d'image et l'upscaling UHD très performants, avec une image très dynamique et ultra‑précise, tout en restant naturelle. Les chaînes de la TNT HD ou le Blu‑Ray, d'une beauté stupéfiante, apparaissent telles de véritables redécouvertes jubilatoires ! La fluidité est parfaite et l'homogénéité excellente avec le Local Dimming activé. De plus, la qualité sonore est toujours une référence avec un son équilibré, des aigus superbes, des voix parfaitement intelligibles et des graves. Et l'ajout du caisson permet de se rapprocher de la qualité distillée par de vrais petits systèmes Home Cinéma. Conclusion… Bravo Sony !

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