TV - Écran plat

Sony KD-65XE9305

Par Jacques Guiot - Publié le 19/06/17
Mustav
Prix indicatif : 3 499 € TTC
Note AVCesar.com


Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui (1 200 Hz)
Contraste : 4 000:1
TNT : double tuner (SD et HD)
Disque dur : 16 Go
HDMI : 4 (v 2.0, dont 4 arrières)
Dim. (L x H x P) : 1 451 x 913 x 295 mm
Poids : 42,20 kg
L’essentiel

Suite de nos tests de la gamme TV 2017 Sony avec le KD‑65XE9305, un téléviseur qui représente une sérieuse alternative au magnifique ZD9 testé récemment, très proche en termes de fonctionnalité et de design. Un point primordial diffère cependant, le type de rétroéclairage. Nous sommes en présence ici d’un système LED Edge et non Full LED comme sur le ZD9. Cependant, nous l’avions constaté en 2016 avec le XD93, la technologie LED Edge exclusive développée par Sony sous le label Slim Backlight Drive permet de proposer un procédé qui se rapproche sensiblement d’un rétroéclairage Direct LED (nous revenons bien sûr plus en détail sur celui‑ci lors de ce test). En dehors de cette différence, les téléviseurs XE93 reprennent toutes les techniques de pointes proposées par le ZD9, et représentent donc un choix moins onéreux et potentiellement très intéressant. Ce que nous nous proposons de vérifier à l’aune de ce test complet.

 

 

Un impressionnant TV LED Edge signé Sony !

Comme à son habitude, ce téléviseur Sony se démarque de la concurrence grâce à un design d’une classe folle, sobre et surtout, nous devons bien l’avouer, une qualité de fabrication hors du commun et impressionnante de robustesse. C’est plutôt rare pour les modèles d’obédience LED Edge. En effet, malgré un cadre sensiblement fin (profondeur maximale de 3,9 cm), le Sony KD‑65XE9305 affiche tout de même sur la balance 42,4 kilos ! C'est tout simplement inédit pour un spécimen LED Edge 65 pouces. Mais il n'y a pas de secret, le châssis interne et le cadre sont entièrement en aluminium brossé et épais, associé à un nouveau coffre en PVC entièrement démontable, ou presque, permettant de cacher tous les câbles (HDMI, antennes, secteur, Ethernet, USB, etc).

De face, le design à bordure fine marie le noir et l'aluminium brossé avec reflets dorés du plus bel effet. Précision, le coffre est recouvert d'une surface quadrillée en relief très originale (très proche de celui du ZD9). Le tout repose sur un pied large, de type plateau incliné, lui aussi en aluminium brossé. Le tout est parfaitement stable, harmonieux et inspire une grande pérennité. Bref, en termes de design et qualité de fabrication, ce spécimen est proche de la perfection !

 

 

Zoom sur le système de rétroéclairage Slim Backlight Drive+

Après la forme, place au fond avec la présentation du nouveau système Slim Backlight Drive+ utilisé sur les TV Sony XE9305 millésime 2017. Comme mentionné en introduction de ce banc d’essai, Sony a introduit en 2016 la première version de cette technologie de système de rétroéclairage LED Edge capable de proposer un procédé Local Dimming avec de véritables zones de contraste indépendantes (pour offrir un meilleur contraste), contrairement aux LED Edge « classiques » pour lesquels les zones sont gérées de manière software sans jamais s’éteindre totalement. Si en 2016 Sony proposait deux « couches » de zones, chacune alimentée par sa propre barre de diodes LED placées sur les côtés de l'écran pour un total de 48 zones de contraste indépendantes, cette année, les modèles XE93 proposent quatre couches de zones (cf. illustration ci‑dessus), à travers quatre rangées de diodes (cf. illustration ci‑dessous), deux en haut et deux en bas pour un total de 64 zones indépendantes. Nous sommes donc en présence d’un téléviseur LED Edge qui offre, sur le papier, des performances matérielles très proche de certains modèles Full LED (par exemple les TV Sony XE90 de cette année). Cette technologie s’annonce d'autant plus intéressante que Sony maîtrise à la perfection la technologie de Peaking (pic lumineux) avec la fonction X‑Tended Dynamic Range Pro 4K, mais aussi l'adaptation du système rétroéclairage selon la luminosité des scènes. Le tout associé à l'excellente fonction ACE (Advanced Contrast Enhancer) qui permet d'améliorer le contraste intra‑image de façon dynamique avec d'excellents résultats ! Nous revenons bien sûr plus loin dans ce test sur les mesures pures de contraste et sur notre appréciation du contraste perçu.

 

 

Quelques mots sur le traitement anti‑reflet pour signifier qu’il y a du progrès. Avec cette dalle semi‑mate, les reflets s’avèrent contenus, y compris en plein jour. Toutefois, on trouve des traitements plus perfectionnés chez d’autres. Inutile en revanche de s'attarder sur le contenu du carton, les accessoires se limitent à un manuel, des cales pour faciliter l'accroche murale, les plaques cache‑câbles pour recouvrir le coffre arrière et une télécommande nouvelle génération très ergonomique avec micro intégré pour réaliser des recherches vocales. On ne trouve malheureusement plus de lunettes 3D puisque ce téléviseur n'est pas compatible avec l'affichage en relief…

 

 

Technologiquement identique au Sony A1 et Sony ZD9

Le Sony KD‑65XE9305 est donc technologiquement équivalent aux ZD9 et aux A1 en dehors du rétroéclairage Slim Backlight Drive+ contre, respectivement, un système Full LED Local Dimming et un panneau Oled, d'un indice de fluidité plus faible et de l'absence de compatibilité 3D (les TV Oled A1 sont uniquement 2D). C'est donc l'un des téléviseurs les plus évolués, techniquement parlant, de sa génération. On retrouve évidemment une dalle Ultra HD 10 bits native 100 Hz avec, si vous avec lu notre précédent paragraphe, quatre barres de diodes LED au phosphore. Cela autorise une luminosité très puissante que nous avons mesurée à un peu plus de 1 350 nits (1 354 pour être précis) avec une mire HDR 10% à 100% de luminosité, ce qui induit évidemment un impact direct sur la qualité d'affichage des contenus HDR (HDR10, HDR HLG ou Dolby Vision). Ce n'est pas tout, la fonction de conversion SDR/HDR (X‑tended Dynamic Range Pro) a également été améliorée, comparé au XD93 de l’an dernier, grâce au nouveau processeur X1 Extreme.

 

En effet, lors de nos tests TV Sony, si nous avions déjà pu constater les performances du nouveau processeur X1, le constructeur nippon intègre ici la version du processeur inauguré sur sa série ZD9, 40% plus puissant que la première et doté de nouveaux algorithmes : le chipset X1 Extreme. Il s'agit probablement ce qui se fait de mieux et de plus puissant actuellement en matière d'Upscaling UHD, puissance de traitement HDR et post‑traitement vidéo. Parmi de nombreux algorithmes, on trouve :

• Le Super Bit Mapping 4K HDR (traitement sur 14 bits des couleurs) qui va réduire considérablement l'effet de postérisation en améliorant les dégradés.

• La technologie Object‑Based HDR Remaster qui permet d'ajuster la gamme dynamique de la source selon les capacités de l'écran en fonction de son pic lumineux et de sa gestion de la courbe de transfert EOTF (affichage dynamique de la luminance selon les zones de l'image ; on peut aussi considérer cette courbe EOTF comme un réglage de gamma dynamique au sein d'une même image permettant d'afficher des zones lumineuses très différentes simultanément).

• Dual Database Processing : qui utilise divers algorithmes inédits et deux bases de données pour améliorer l’image et l’Upscaling Ultra HD/4K plus, bien sûr, la lecture des Ultra HD Blu‑Ray. La première base de données est utilisée pour nettoyer l’image et, ainsi, réduire le bruit à l’écran. La seconde sert à convertir la résolution afin d’accroître la clarté. Ces deux puissantes bases de données travaillent de concert et améliorent les pixels de l’image de façon dynamique et en temps réel. Chacune comporte des dizaines de milliers de références accumulées au fil des ans, à travers l'expérience de Sony en termes de création de contenu pour la télévision et le cinéma.

 

 

Le Sony KD‑65XE9305 propose également toute une batterie de réglages pour améliorer l'image, comme un filtre pour améliorer les dégradés, un filtre Résolution pour renforcer les détails et le piqué de l'image, ou encore trois réducteurs de bruit (Mosquito NR, Digital NR et Mpeg NR) pour réduire le bruit numérique et/ou les artefacts de compression Mpeg. On peut choisir son gamut (Rec.709, DCI/P3 ou Rec.2020), mais on constate toujours l’absence de CMS pour corriger l'espace colorimétrique (vous le lirez plus bas, le gamut est tellement juste en sortie de carton que ce n'est pas vraiment nécessaire). En revanche, on trouve bien une Balance des Blancs sur 2P et 10P et tous les réglages habituels (Couleurs, Niveau de noir, Luminosité, Teinte). La technologie Triluminos est évidemment toujours présente pour « remastériser les couleurs » dans un espace couleur Wide Gamut sans saturer bêtement ces dernières en étirant les coordonnées et, surtout, sans dénaturer les teintes de peau. Cela permet de profiter d'une colorimétrie bien plus riche, tout en restant naturelle, même avec des contenus standards en Rec.709, mais aussi d'exploiter le gamut étendu des Blu‑Ray Remastered in 4K proposés par Sony Pictures.

 

 

Enfin, l'incontournable compensation de mouvement MotionFlow propose ici un indice de fluidité XR1000 (en fait, un affichage 100 Hz associé à une insertion de plusieurs images interpolées pour fluidifier l'image en mouvement) dotée de plusieurs réglages, du rendu le plus précis au plus fluide. De plus, comme nous l'avons déjà précisé dans les autres tests, depuis 2015 un nouveau mode Expert fait son apparition pour affiner les réglages à son goût avec une simulation d'affichage BFI (Black Frame Insertion) sur quatre niveaux. Cela a pour conséquence d'améliorer la précision des images en mouvement, mais l'insertion d'images noires réduit forcément la luminosité de façon plus ou moins importante (sur le réglage 4, le pic lumineux n'atteint pas 90 nits). À nos yeux, il s'agit de l'une des compensations de mouvement les plus fluides et naturelles du marché et il faut ajouter à cela que le XE93 propose une image bien plus précise dans les mouvements que les autres TV Sony de la gamme 2016. La précision est même supérieure à celle du ZD9, légèrement moindre que celle du TV Oled Sony A1 (merci le temps de réponse quasi‑nul de l’Oled). L'ensemble donne un résultat tout simplement exceptionnel de fluidité et précision !

 

OS Android TV 6.1 en attendant Nougat

Comme toute la gamme 2017, le Sony KD‑65XE9305 embarque un OS Android TV (en version 6.1 Marshmallow lors du test, il devrait évoluer vers la déclinaison 7.1 Nougat prochainement). Si le fonctionnement est strictement identique aux millésimes précédents, nous avons toute même eu la bonne surprise d’expérimenter une évolution patente concernant le processeur principal mis en œuvre ici, avec un spécimen Quad Core en lieu et place d’un Dual Core sur le Sony KD‑65ZD9. Bien sûr, la réactivité s’en trouve largement fortifiée. Évidemment, nous avons constaté la présence de quelques petits bugs lors du test, mais cela reste anecdotique. Surtout en considérant qu'il s'agit d'un modèle très récent et en se rappelant que la marque Sony a prouvé par le passé qu'elle suivait parfaitement le Firmware de ses TV avec mises à jour régulières.

On trouve donc un SoC Mediatek MT5891 et un CPU Quad Core ARM Cortex‑A53 pour booster l'utilisation des applications et la réactivité de l'interface, notamment pour faire tourner les jeux. Le GPU est toujours un spécimen ARM Dual Core Mali‑T860. Pour être honnêtes, nous aurions préféré des processeurs encore plus puissants pour la partie Android TV, surtout sur un modèle de ce prix. Toutefois, l’expérience commence à être très satisfaisante et suffisante pour une utilisation purement multimédia.

 

 

En effet, rien à dire du côté du décodage multimédia et traitement vidéo, les résultats sont superbes ! Certaines vidéos Ultra HD HDR lues via USB offrent une qualité d'image incroyable, qui n'a rien à envier à un bon lecteur Ultra HD Blu‑Ray. Et la quasi‑totalité de nos vidéos ou musiques a été lue sans encombre, sans bug.
Netflix et Youtube sont disponibles en Ultra HD/4K grâce au support HEVC et VP9. Évidemment, nous avons aussi essayé des applications multimédias comme VLC ou Kodi, ce dernier s'annonçant comme l'un des gros intérêts de cette interface. Si Kodi est évidemment intéressant avec ses nombreux Plug‑Ins et systèmes de jaquettes, force est de constater que la gestion du Bitstream DTS‑HD n'est toujours pas de la partie, mais notons que le Dolby Atmos est désormais supporté par la fonction ARC, après tout dépend du logiciel de lecture utilisé.
Citons également l’Archos Media Player qui nous a semblé intéressant pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes (ou Jukebox) très simple à installer, même s'il présente quelques lacunes. Malheureusement, il n'est pas rare de devoir basculer sur l'un ou l'autre logiciel de lecture pour lire un format spécifique. Cela dit, le lecteur par défaut est très complet et suffisant pour de nombreux utilisateurs.

 

 

Au final, cette interface utilisateur, très proche de l'expérience proposée sur une tablette Android, offre des possibilités énormes et variées à travers moult applications et services, et commence à devenir vraiment intéressante. Citons également l'arrivé de l'application Molotov.tv qui permet d'accéder à de nombreuses chaînes TV via internet. Nous sommes persuadés que Sony va encore progresser sur le sujet et que le passage à Android TV Nougat permettra d'offrir toujours plus de possibilités, même si tout ne dépend pas de la marque japonaise, tant s'en faut (Google et les développeurs de chaque application restent les maîtres d'œuvre).
L'environnement est moderne, dynamique et très intuitif. Jugez plutôt, l'écran Android TV met en avant des propositions de programmes télé ou VOD en rapport avec vos goûts, l'accès à Netflix bien sûr, plus les dernières applications ou jeux utilisés… Mention spéciale pour les joueurs, on peut même connecter une manette de jeux Android et, Sony oblige, la manette des consoles PS3 ou PS4 est reconnue. Au passage, nous avons pu visionner quelques extraits du nouveau [abc]Gran Turismo[/abc] 4K HDR, tout simplement hallucinant de réalisme avec des visuels à couper le souffle ! Bref, même sans Ultra HD Blu‑Ray, Blu‑Ray ou DVD sous la main à regarder, le Sony KD‑65XE9305 offre largement de quoi se divertir ! Enfin, on trouve bien sûr un navigateur internet, mais il est loin d'être optimal (Opéra pour ne pas le nommer).

 

Un système audio assez classique 

Contrairement au TV Oled Sony KD‑65A1, le Sony KD‑65XE9305 dispose d’un équipement audio plus classique, que ce soit dans sa conception, mais aussi son rendu. Si les dialogues sont parfaitement intelligibles et que la puissance est correcte, ça manque tout de même de musicalité, de grave et d'ouverture. On remarque un amplificateur Class D avec l'habituel S‑Master Digital Amplifier de 2 x 20 W pour alimenter, de chaque côté de l'écran et placés à l'arrière, deux paires de tweetermédium, épaulées par deux boomers de 10 W chacun (cf. illustration ci‑dessous). Le son est renvoyé en façade du téléviseur grâce à un mini‑évent orienté situé en bas de l'écran. Également présents, le DSP DSEE (Digital Sound Enhancement Engine) et l'algorithme de spatialisation S‑Force Front Surround. Si ce package suffit amplement à profiter des émissions TV, un système Home Cinéma ou, au pire, une barre sonore, est fortement recommandé pour apprécier pleinement les films.

 


Évidemment, de nombreux réglages sont proposés pour affiner le rendu avec divers modes audio (Musique, Foot, Film, Voix) et un EQ (égalisation) manuel. Comme déjà précisé, la fonction ARC permet dorénavant de gérer le Dolby Atmos en plus du DTS. Pour être plus clair, si vous lisez une vidéo avec une piste Dolby Atmos ou si vous connectez un lecteur Blu‑Ray via HDMI au TV, la fonction ARC renverra la piste Atmos en 7.1.4 en bitstream vers votre amplificateur Home Cinéma. Malheureusement, cela ne fonctionne pas avec le DTS‑HD Master Audio, ni le DTS:X.

 

 

Enfin, la connectique (cf. photos ci‑dessus et ci‑dessous) offre une panoplie assez classique, avec les connecteurs habituels : quatre entrées HDMI 2.0b (dont une compatible ARC) toutes compatibles 2 160p/60, Rec.2020, HDR10, Dolby Vision et certifiées HDCP 2.2, un double tuner DVB‑T2/DVB‑C/DVB‑S2 compatible HEVC, une entrée YUV, une sortie optique, une sortie stéréo RCA 2.0/casque/Subwoofer, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, un port CI+ et un port Ethernet.

 

Concurrence

Cette année, plusieurs fabricants comme Panasonic, LG, Loewe ou Philips ont choisi la technologie Oled pour leurs modèles phares, donc le Sony KD‑65XE9305 rencontre moins de concurrence qu’à l’accoutumée (Sony joue sur les deux tableaux pour ses TV haut de gamme avec les séries Oled A1 et LCD ZD9). On peut toutefois citer le Samsung Q9F certifié UHD Premium, un TV LED Edge Local Dimming compatible HDR10, mais pas Dolby Vision, qui se démarque par sa technologie QLED à base de Quantum Dots et diodes au phosphore qui lui permet d'offrir des couleurs très riches et dynamiques, un contraste puissant et une forte luminosité. Comme tous les ans, Samsung s’illustre également grâce à des téléviseurs bourrés de fonctionnalités et dotés d'un équipement très complet (double tuner TNT/Sat, large choix d'application, traitement vidéo puissant, possibilité de calibrage avancé et gestion multimédia très aboutie). Précisons également l'Auto Motion Plus avec un indice de fluidité PQI 3400.


On peut également citer le Panasonic EX780, un téléviseur LED Edge Local Dimming très intéressant pour son rapport qualité‑prix et sa nouvelle technologie de rétroéclairage offrant un contrôle indépendant de l'ouverture/fermeture de chaque pixel dans le but de délivrer un contraste Ansi plus puissant. Ce spécimen est également l'un des rares TV compatibles 3D en 2017 ! On retrouve évidemment le support HDR10, un processeur Quad Core Pro, une compensation de mouvement 4K BMR IFC 1800 et surtout le fameux processeur vidéo Studio Master HCX, mais dans sa version classique, donc pas de certification THX. Pour le reste, ce TV embarque un grand nombre d'équipements comme un double tuner TNT/Sat, de nombreuses applications, une gestion réseau client/server très avancée, et une lecture multimédia complète.

Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui (1 200 Hz)
Contraste : 4 000:1
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Disque dur : 16 Go
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo (arrière), 1 sortie casque (arrière), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (arrière) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth 4.1 + EDR, NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur (paramétrable (CMJRVB)), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (S-Force Front Surround ), traitement audio (ClearAudio+), égaliseur, AVL
Consommation : 265 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 451 x 913 x 295 mm
Poids : 42,20 kg
ph image
Verdict technique

Si, technologiquement parlant, le Sony KD‑65XE9305 est identique à la série TV Sony A1 et supérieur à la série Sony ZD9 (hors système de rétroéclairage), le contraste est évidemment inférieur. Par contre, au niveau du traitement vidéo, le XE93 se situe entre le ZD9 et le A1, il est donc doté d'excellentes performances. Développons tout ça avec de multiples mesures après avoir observé ce téléviseur durant plus de deux semaines. Nous ne répéterons jamais assez, au‑delà des mesures, le ressenti, les qualités et le contraste perçus sont encore plus importants et demandent de passer du temps avec l'appareil.

 

Une colorimétrie toujours aussi juste

Côté colorimétrie, Sony est d'une régularité inébranlable. Tous les modèles haut de gamme du constructeur bénéficient d'une colorimétrie juste, équilibrée, naturelle et riche. Le plus étonnant, c'est qu'une fois calibré en Rec.709, le gamut et la balance des blancs s'auto‑ajustent en Rec.2020. Plus fort encore, même si on change le niveau de luminosité, les couleurs conservent une parfaite stabilité. Comme de coutume, nous avons mesuré le TV en sortie de carton, puis réalisé un calibrage en règle avec des outils professionnels. Nous sommes partis du mode Cinema Pro, le plus proche de la colorimétrie utilisée par les professionnels du cinéma. Et, comme d'habitude, nous avons étalonné la sonde à partir du spectre lumineux du TV (cf. notre mesure ci‑dessous).

 

 

Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’avec un Delta E en dessous de 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Sans surprise, le Sony KD‑65XE9305 affiche des valeurs quasi identiques au ZD9 et nous impressionne d'entrée ! C'est assez rare pour être souligné, surtout pour un téléviseur sans certification ISF ou THX, très peu de retouches sont nécessaires pour atteindre la perfection ! On se rend compte d’emblée que Sony a porté une attention particulière sur les réglages d'usine. Un effort très appréciable. En effet, nous mesurons un Delta E d'à peine 3,1 au niveau de la Balance des Blancs, et 1,78 pour l'espace couleur Rec.709. Plus étonnantes, les mesures en Rec.2020 sont très similaires avec un Delta E qui ne dépasse pas 2 ! En clair, ce téléviseur est très proche des standards couleur utilisés dans le domaine professionnel du cinéma et il n'est donc pas forcément nécessaire de le calibrer, que ce soit pour visionner des Blu‑Ray 1 080p ou même Ultra HD !

 

 

Pour les plus exigeants, si on regarde de plus près, on se rend compte que seul le blanc compris entre 75% et 100% affiche un Delta E de 4,6. Ce n'est pas très gênant, mais avec les outils de calibrage en main quelques minutes suffisent pour obtenir une colorimétrie parfaite ! (cf. photo ci‑dessus où les teintes mesurées sont quasi-identiques à celles idéales).
Précision, en baissant le contraste on peut s'apercevoir que le gamma devient encore plus linéaire et qu'il n'y a plus aucune dérive colorimétrique, la Balance des Blancs s'ajuste toute seule presque à la perfection ! Mieux, une fois les quelques réglages appliqués, on peut changer le niveau de rétroéclairage sans dérégler la colorimétrie.

 


Le seul domaine perfectible concerne de la couverture de l'espace couleur légèrement en‑deçà d’un QLED Samsung Q7 par exemple, avec 97% du DCI‑P3 et 75% du Rec.2020 (cf. capture ci‑dessus). Cela dit, soyons honnêtes, le gain en homogénéité, gradation et en justesse colorimétrique est bien plus visible à l'œil qu'un écart de 3% au niveau de l'espace colorimétrique, pratiquement imperceptible. C'est un choix, les filtres QD boostent la couverture et la dynamique colorimétrique, mais engendrent aussi une plus forte directivité et un phénomène de posterisation plus marqué. Sony a préféré privilégier la qualité du rendu, plus naturel et homogène, en utilisant des diodes au phosphore, tout comme Panasonic. De ce côté‑là, ce téléviseur, comme la plupart des spécimens de la gamme Sony, nous a offert la plus belle colorimétrie disponible avec les disques Ultra HD Blu‑Ray.

 

Un calibrage toujours aussi rapide et efficace !

Nous retrouvons évidemment les mêmes réglages vidéo que pour les précédents TV Sony avec de nombreux modes Image (Cinema, Expert, Cinema Pro, Standard, Video HDR, Dynamique, etc) et les habituels réglages de Luminosité, Contraste, Local Dimming, Niveau de noir, Gamma, et Amélioration Avancée des Contrastes (AEC). Comme précisé, nous ne changeons pas nos habitudes et partons du mode Cinema Pro qui est le plus juste en sortie de carton. On constate évidemment l'absence de CMS, mais la possibilité d'opter pour un espace colorimétrique Rec.709, DCI ou encore Rec.2020 (celui proposé par les disques Ultra HD Blu‑Ray), et la balance des blancs 2P et 10P.
Cependant, et comme d'habitude chez Sony, une simple correction en 2P suffit pour obtenir un Delta E inférieur à 2 que ce soit au niveau de la température couleur ou du gamut. Évidemment, pour les plus pointilleux qui disposent du matériel nécessaire, on peut peaufiner le calibrage par palier de 10% afin d'obtenir un Delta E inférieur à 0,5 (0,4 de notre côté pour être plus précis). Après avoir ajusté cette température de couleur, non seulement celle en Rec.2020 s'ajuste également, mais comme d'habitude l'espace couleur s'auto‑corrige aussi en Rec.709, comme en DCI et en Rec.2020. Il faut dire qu'avec un gamma aussi linéaire, cela facilite les choses. Cette simplicité de calibrage est vraiment un atout très appréciable, car peu de gens possèdent les appareils et encore moins l’expérience et la technique qui peuvent s'avérer nécessaires.

 


Encore une fois, pour en terminer avec ce chapitre, force est de constater que Sony maîtrise parfaitement la colorimétrie de ses TV. Cela fait partie des atouts majeurs de la marque, car bénéficier d'une telle colorimétrie en HDR cela change considérablement l'expérience Ultra HD. Les couleurs sont justes, magnifiques avec une teinte de peau parfaitement naturelle ! Le gain en qualité apporté par les disques Ultra HD Blu‑Ray est d'autant plus visible. L’un des derniers films en date, Passenger (cliquez pour découvrir la critique du film UHD BD) offre un spectacle époustouflant !

 

Un contraste évidemment en retrait face aux Sony ZD9 et Sony A1, mais…

Évidemment il faut bien justifier les différences de prix entre les différents modèles de la gamme Sony. Le contraste est évidemment le secteur qui permet de différencier aisément les trois téléviseurs Sony KD‑65A1 (un spécimen Oled avec un ratio contraste infini), le Sony KD‑65ZD9 (un Full LED avec un ratio de 7 000:1) et le Sony KD‑65XE93 (un LED Edge avec un ratio contraste de 4 000:1, Local Dimming activé). Dans le cas qui nous concerne ici, les résultats restent très corrects avec une profondeur de noir mesuré à 0,03 nit si on règle le pic lumineux à 120 nits. 

Par contre, là ou le Sony KD‑65XE93 se démarque clairement des autres téléviseurs LED Edge, c’est dans le domaine du contraste perçu. En effet, nous le répétons suffisamment sur AVCesar.com, les mesures sont nécessaires mais pas suffisantes. Dans le cadre d’un téléviseur, le plus important reste la perception visuelle. C'est là que la technologie Slim Backlight Drive permet d'obtenir un contraste perçu bien meilleur qu'avec un LED Edge classique. Ce spécimen possède en effet suffisamment de zones, en plus d’une excellente adaptation de l'intensité du rétroéclairage, pour offrir des scènes sombres avec un noir abyssal ! Avec du contenu SDR l'illusion est parfaite, le contraste vraiment puissant. En revanche, c'est en présence d’un signal HDR que la différence avec l'Oled A1 ou le ZD9 se fait ressentir. Les 64 zones indépendantes s’avèrent un peu justes en nombre. En effet, en HDR les objets les plus lumineux peuvent briller de mille feux, pas loin des 1 500 nits, avec un noir affiché mesuré à 0,20 nit. Résultat, un effet de Blooming se fait jour. Le halo n'est pas tranché, plutôt du genre diffus, mais il « grise » cependant une bonne partie de l'image. De même, avec les films au format Cinémascope, les barres noires en haut et en bas de l'écran laissent apparaître un halo lumineux sur un spot de lumière est situé près de l'une d'elle, c'est‑à‑dire en haut ou en bas de l'image affichée. Évidemment, l’expérience décrite ici concerne une séance visuelle organisée en salle obscure. En salle éclairée la donne est toute autre !

 

 

En effet, le rendu HDR s’avère d'excellente qualité dans la majorité des cas et si la salle est éclairée, le noir perçu reste suffisamment profond pour offrir un rendu HDR très convaincant. N'oublions pas que ce téléviseur utilise un puissant processeur qui permet d'offrir un des meilleurs rendus HDR du marché avec une excellente gradation, sans pratiquement aucune postérisation. Ce processeur opère une sorte d'Upscaling HDR pour exploiter le plein potentiel lumineux de la dalle. Pour rappel, l'encodage HDR10 de la plupart des films Ultra HD Blu‑Ray est limité à 1 000 nits, mais l'algorithme Object‑Based HDR Remaster permet un « re‑mapping » sur une courbe de luminance qui monte à 1 500 nits au lieu de 1 000 (nous l’avons vérifié avec une mire de Clipping HDR déjà évoquée dans de précédents tests).

 

Une excellente homogénéité, sans Clouding

La qualité de fabrication, des matériaux utilisés et de l’assemblage se ressent directement au niveau de l'homogénéité de l'image. La seule petite remarque que nous pouvons faire concerne le haut du téléviseur légèrement plus clair que le reste de la dalle. En dehors de ça, aucune fuite n'est visible dans les coins, aucun DSE, ni banding, ni clouding ne vient ternir le contraste ou la qualité des noirs. Cela se voit évidemment également au niveau des couleurs qui restent bien équilibrées sur toute la surface.

Encore une fois, la gestion du rétroéclairage (superbement maîtrisée) améliore à la fois l'homogénéité et le contraste ressenti. Par exemple, le fait d'activer l'AEC permet d'apporter un rendu HDR plus explosif et un gain en dynamique patent ! L'intensité du rétroéclairage s'adapte à la luminosité des scènes pour afficher un noir plus profond lors des séquences sombres avec une profondeur des noirs qui passe de 0,03 nit à 0,01 nit. D'ailleurs, le contraste On/Off est vraiment très puissant, nous avons relevé un ratio de 12 000:1 environ avec un noir à 0,01 nit. Seul inconvénient, l'AEC peut engendrer un effet de pompage avec les sous‑titres ou lorsqu'un objet très lumineux apparaît dans une scène très sombre.

 

 

Traitement vidéo Extreme X1 HDR 4K révolutionnaire !

Le processeur Extreme X1 HDR 4K nous a vraiment bluffés par sa puissance de traitement vidéo en temps réel ! Comme nous le précisions en introduction de ce banc d’essai, il s'agit de la dernière évolution de ce processeur qui atteint un niveau de performance tés impressionnant et, cela, quel que soit le type de contenu (SD, HD, UHD, SDR ou HDR). Le secret de ce dernier vient probablement du fait qu'il opère une sorte de remasterisation totale de l'image avec une mise à l'échelle Ultra HD associée à une conversion 14 bits par couleur, un Upsampling RGB 4:4:4, un « re‑mapping » des couleurs ultra‑performant et enfin, une conversion SDR/HDR d'une efficacité encore jamais vu, le tout en s'appuyant sur deux bases de données (cf. le début de notre test). Quand on voit l'image absolument sublime que peuvent délivrer de « simples » Bu‑Ray 1 080p, on est scotchés. Le résultat est tout bonnement stupéfiant !

 

 

Ce traitement est d'autant plus efficace qu'il arrive même à offrir une image d'excellente qualité avec les DVD ou chaînes télévisées, que ce soit via TNT, satellite ou Box TV, le tout avec une parfaite fluidité. Autre nouveauté 2017, le Sony KD‑65XE9305 propose un filtre pour améliorer les dégradés, seulement présent sur les écrans ZD9 en 2016. Disponible via trois niveaux, il améliore le niveau de gradation pour lisser l'image en réduisant la postérisation, notamment autour des halos. C'est très efficace, mais il vaut mieux éviter de dépasser le premier niveau, car au‑delà il adoucit trop l’image qui perd en piqué, détail et précision. Ajoutons à cela les autres filtres pour améliorer la résolution, les trois réducteurs de bruits déjà évoqués, le réglage de netteté, le X‑Tended Dynamic Range Pro... Bref, c'est très complet et impressionnant d'efficacité. De loin, ce qui se fait de mieux actuellement !

 

L'incontournable X-Tended Dynamic Pro

Impossible d'évoquer le traitement vidéo du Sony KD‑65XE9305 sans parler de la fonction X‑Tended Dynamic Range Pro. Plus qu'une simple conversion SDR/HDR, cet algorithme transforme littéralement l'image en recalculant sa gamme dynamique pour simuler une image HDR, mais aussi sa colorimétrie, son contraste intra‑image et sa texture. Il est vrai que rien ne vaut une captation HDR native mais là il faut bien avouer que le résultat est très convaincant. Même si parfois il peut y avoir de rares mauvaises interprétations concernant la luminosité de certains objets, le travail est en général très performant et l'image gagne énormément en dynamique. Quand on y a goûté, difficile de se passer de cet algorithme !

 

En présence d'un signal HDR, le résultat est également bluffant avec des textures toujours visibles même dans les hautes lumières, jusqu'à 85% de la courbe de transfert EOTF (cf. mesure de la courbe de luminance HDR ci‑dessous) contre 65% en moyenne sur la plupart des TV du marché. En toute franchise, nous ne connaissons pas de lecteur Ultra HD Blu‑Ray capable de rivaliser avec le traitement vidéo du Sony KD‑65XE9305. Un conseil, donc, avec un Sony XE93 sous la main, laissez le TV se charger du traitement de l'image !

 

 

Enfin, pour terminer le chapitre dédié au traitement vidéo, petite précision concernant les jeux qui profitent avec bonheur de la qualité du traitement vidéo, avec très peu d'aliasing et des images en mouvement très précises. Côté Input Lag, nous avons relevé 24,6 ms en mode Jeu, ce qui est une excellente mesure, largement suffisante pour la grande majorité des joueurs. En revanche, petite déception tout de même puisqu'en refaisant la mesure le lendemain, nous sommes tombés sur 40 millisecondes ! L'explication est en fait toute simple, la valeur change en fonction du signal d'entrée. Avec un signal 1 080p en entrée, le Sony KD‑65XE9305 enclenche tellement de traitements vidéo que l'Input Lag s'en trouve affecté et grimpe à 40 ms alors qu'en entrant en 2 160p, l'absence d'Upscaling permet de réduire cette valeur à moins de 25 millisecondes. Par contre, que le jeu soit en SDR ou HDR ne change pas la mesure.

 

Pour conclure... 

Pas de mauvaise surprise, ce téléviseur Sony KD‑65XE93 répond parfaitement à la plupart des attentes des plus exigeants d’entre nous, si ce n'est un contraste qui aurait mérité d'être légèrement plus élevé. En effet, les meilleures dalles LED VA actuelle affichent des noirs natifs inférieurs à 0,02 nit, ici nous sommes à 0,03 nit. Cela reste cependant très performant d'autant plus que le Slim Backlight Drive permet, cependant, d'offrir un contraste perçu très puissant, avec toutefois, et pour être transparent, quelques limitations en HDR.

En dehors de ça, nous avons bien là une alternative plus abordable au ZD9 avec un TV LED Edge doté de 64 zones de contraste indépendantes (une première !). Sur certains points, il est même supérieure au vaisseau amiral ZD9, notamment pour la partie Android grâce à des processeurs plus puissants. Enfin, la qualité de fabrication et le design de ce Sony KD‑65XE93 sont tout bonnement exceptionnels, du rarement vu sur un téléviseur LED Edge. Certes, le poids est en conséquence, très élevé avec 42 kg pour le 65”, mais c'est un gage de pérennité très appréciable et surtout, quelle classe !

 

À n’en pas douter le Sony KD‑65XE93 est un téléviseur de référence doté, probablement, du meilleur traitement vidéo du marché. On peut aussi citer une parfaite homogénéité de l’écran et un OS Android TV qui offre d'innombrables possibilités et applications. L’offre de téléviseurs haut de gamme 2017 signée Sony s'avère donc une très belle réussite avec quatre séries de premier choix : deux séries TV de référence avec les Oled Sony A1 (cliquez sur la référence Sony KD‑65A1 pour découvrir le test du produit par la rédaction d'AVCesar.com) et les LCD Full LED Sony ZD9  (cliquez sur la référence Sony KD‑65ZD9 pour découvrir le test du produit par la rédaction d'AVCesar.com), une troisième série proposant des TV Full LED plus abordables mais très intéressants également avec les Sony XE90, et la série LED Edge Sony XE93 dont le modèle 65’’ testé aujourd'hui s’avère, sans aucun doute possible, l'un des spécimens du genre le plus performant testés à ce jour.

+ Les points forts
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Colorimétrie parfaite en sortie de carton
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Traitement vidéo et Upscaling révolutionnaires
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LED Edge avec un vrai Local Dimming
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Très bon contraste mesuré et excellent contraste perçu
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Compensation de mouvement de référence
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Expérience Ultra HD d'excellente qualité
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Absence de postérisation
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Interface Android TV
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Qualité de fabrication inédite
- Les points faibles
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Contraste perfectible, surtout en HDR
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