Enceinte

Klipsch Heritage Wireless The Three

Par Gwendal Lars - Publié le 27/02/17
Mustav
Prix indicatif : 549 € TTC
Note AVCesar.com
Type : enceinte amplifiée multiroom
Amplification : Class D
Puissance : 60 W efficaces, 80 W crête
Pression acoustique maximale : 106 dB
Réponse en fréquence : 45 Hz à 20 kHz
Haut-parleurs : 2 large bande (57 mm + un boomer (133 mm) à fort débattement + 2 radiateurs passifs (133 mm)
Connectique : entrée stéréo RCA avec commutateur Ligne/Phone, entrée Ligne sur mini‑Jack 3,5 mm, port USB‑B, port USB‑A (pour alimentation appareil externe et SAV uniquement)
Liaison sans-fil : Bluetooth, Wi‑Fi pour DTS Play‑Fi et la fonction passerelle audio UPnP (DLNA)
Finitions : bois clair (noyer) ou bois foncé (ébène)
Dimensions : 348,2 x 177,8 x 203 mm
Poids : 4,7 kg
359,00 €
Amazon.fr
L’essentiel

Nous avons dernièrement testé la barre de son Klispch RSB14 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com), partie intégrante de la famille produits multiroom Klipsch Stream. Avec l’Heritage Wireless The Three, aperçue pour la première fois au salon IFA de Berlin en septembre dernier, Klipsch complète sa gamme d’équipements multiroom avec une enceinte puissante et dotée d’un look vintage particulièrement réussi. Elle le puise directement dans les lignes des enceintes Heritage et en reprend les finitions associant toile noire et plaquage en bois véritable. Au final, la Klipsch The Three arbore un design exclusif qui ne laisse personne indifférent : avant même de l’écouter, voilà un produit qui se remarque au sein d’un salon, d’un bureau ou d’une chambre.

 

 

Une configuration 2.1

Côté technique, l’Heritage Wireless The Three assure une restitution stéréophonique. En fait, elle intègre une configuration 2.1. La restitution du grave est assurée par un boomer de 133 mm assisté par deux radiateurs passifs de même diamètre. Celui‑ci pend place au centre de la façade de l’enceinte tandis que les radiateurs passifs en occupent les flancs. Il faudra donc éviter de les occulter en insérant la petite Héritage dans une bibliothèque, par exemple. Le médium‑aigu pour sa part est confié à deux haut‑parleurs large bande, un par canal, de 57 millimètres. Ils occupent les coins supérieurs droit et gauche de la façade de l’héritage.

 

Le tout est alimenté par une amplification Class D d’une puissance de 60 W et associé à un convertisseur numérique‑analogique 192 Khz/24 bits, octroyant à la Klipsch Heritage Wireless The Three la gestion des fichiers Hi‑Res Audio. Voilà pour le package acoustique, très élaboré pour un produit de ce genre.

 

Quid de la connectique ?

Klipsch a également richement doté la connectique de sa dernière‑née, par rapport à l’enceinte RW‑1 par exemple, déjà évoquée dans notre banc d’essai de la Klipsch RSB‑14 et dont le test est à venir prochainement dans nos colonnes. Mais il est vrai que leur rôle, donc leur utilisation, est fort différent, l’enceinte connectée RW‑1 (membre à part entière de la famille Klipsch Stream) permettant principalement de compléter une barre de son ou de confectionner aisément et à moindre prix un système multiroom.

 

 

Fait particulièrement original pour ce type d’équipement, l’Heritage dispose donc d’une entrée analogique sur prise RCA qui se transforme, grâce à un petit sélecteur à glissière, en entrée Phono (cf. photo ci‑dessus). Il est ainsi possible d’associer directement une platine vinyle à cette enceinte et de constituer ainsi une configuration résolument « vintage », digne de trôner dans un salon des années 1970.

 

Toutefois, l’Heritage Wireless The Three est un matériel du milieu des années 2010 et à ce titre, elle intègre les fonctionnalités du moment, notamment la gestion de la musique dématérialisée pour répondre aux attentes des consommateurs. Elle propose donc un lien vers l’univers des smartphones ou tablettes. On remarque donc une liaison Bluetooth pour profiter rapidement et en streaming des contenus d’un périphérique compatible, ou même de Playlists disponibles sur une plateforme musicale.

 

 

Accès direct en USB-B

Autre ajout intéressant : la présence d’un port USB‑B. Il offre la possibilité de connecter directement l’enceinte à un ordinateur pour diffuser les contenus audio, et gérer les fichiers jusqu’en Hi‑Res Audio (192 kHz/24 bits), depuis un ordinateur. Sur les ordinateurs Mac, l’enceinte est immédiatement reconnue et il suffit de la sélectionner comme Sortie audio dans les préférences système pour l’activer. Sur les PC, il pourra être nécessaire d’installer des drivers spécifiques. À noter, ils sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site Klipsch. En revanche, la prise RJ‑45 Ethernet a disparu. La connexion de l’Heritage au réseau domestique repose ainsi exclusivement sur la fonction Wi‑Fi.

 

À savoir, pour simplifier la configuration de cette connexion, le Klipsch Heritage Wireless The Three est compatible WPS. Sur les box internet ou routeurs les plus anciens ne disposant pas de la fonction WPS, il reste possible de configurer l’interconnexion en fournissant à l’Heritage le mot de passe du routeur par l’intermédiaire de l’application proposée gratuitement en téléchargement par Klipsch. Disponible sous iOS comme sous Android, il faut la télécharger soit depuis l’App Store soit depuis Google Play Store en fonction du smartphone ou de la tablette utilisé. Sinon, le port USB‑A sert uniquement pour le SAV ou pour alimenter un appareil‑externe.

 

Enfin, sur l’enceinte, deux gros boutons, du plus pur style années 60, donnent respectivement accès à la sélection de sources et au réglage de volume. Pour plus de confort d’utilisation, une télécommande reprend ces commandes. 

 

Concurrence

Sonos propose l’enceinte Play:5 (cliquez pour découvrir le test du produit par la rédaction d’AVCesar.com), au prix de 579 euros. Une enceinte multiroom qui peut s’utiliser seule ou fonctionner par paire pour une vraie restitution stéréo, ou même se transformer en satellite de diffusion des canaux d’ambiance lorsqu’elle est associée à la barre de son de la marque.

 

Autre modèle très proche dans l’idée, l’enceinte Heos 7 signée Denon. Proposée au prix de 599 €, outre ses fonctionnalités multiroom, elle dispose également d’une liaison Bluetooth pour se connecter plus facilement à tout appareil nomade.

 

Cabasse dispose dans sa gamme, depuis déjà plusieurs années, de la Stream 1 (cliquez pour découvrir le test du produit par la rédaction d’AVCesar.com), commercialisée à 599 euros. Une enceinte très orientée sur l’accès à différentes sources dématérialisées via sa compatibilité DLNA, mais qui s’adresse aussi aux amateurs de systèmes multiroom grâce à son application AwoX Stream Control. À signaler : son design particulièrement original et séduisant.

Verdict technique

Pour tirer le meilleur parti de l’enceinte Klipsch Heritage Wireless The Three, il est conseillé de télécharger l’application Klipsch Stream et de la connecter en Wi‑Fi au réseau domestique. Pour assister l’utilisateur lors de cette opération, son transmetteur est compatible WPS. Ainsi, il suffit de presser simultanément les poussoirs marqués WPS de l’enceinte et de la box internet de l’habitation pour que le couplage se fasse automatiquement. Pour l’application, nous avons utilisé la version Android depuis une tablette.

 

 

Après avoir réalisé cette initialisation et donc l’accès au réseau, il suffit de lancer l’application pour que l’enceinte soit identifiée et apparaisse. Il faut juste l’ajouter comme moyen de diffusion pour qu’elle soit prête à accepter les flux audio lui parvenant par l’intermédiaire du réseau domestique. L’application offre, bien évidemment, accès aux contenus stockés sur la tablette, ou le smartphone mais aussi, à travers la fonction passerelle audio UPnP (DLNA), aux fichiers mémorisés par des équipements connectés au réseau domestique, ordinateurs, serveurs multimédia, disques Nas, jukebox, etc. (MP3, AAC, Flac et Wav jusqu'en 192 kHz/24 bits downsamplésen 48 kHz/16 bits), ainsi qu’à des services de diffusion en streaming comme Deezer, entre autres. De notre côté, tout s’est parfaitement déroulé, le plus simplement du monde, sans accroc.

 

Coté Bluetooth, rien de bien original, là encore l’enceinte se configure très simplement comme un casque sans‑fil. Il suffit de la sélectionner dans le menu des périphériques Bluetooth pour que le Smartphone, ou la tablette, puisse la charger de diffuser ses contenus musicaux.

 

 

Une restitution flatteuse

Après cette étape de configuration et de mise en œuvre, passons aux écoutes. Après avoir passé en revue bon nombre de nos fichiers, il apparaît que la restitution que propose Klipsch Heritage Wireless The Three est, dans son ensemble, assez flatteuse. En effet, elle à tendance à mettre en avant les extrémités du spectre audible. En conséquence la restitution tend à présenter un léger creux dans le bas médium, perceptible sur les voix notamment par les audiophiles que nous sommes, habitués à profiter d’enceintes largement plus évoluées mais aussi largement plus onéreuses. Rassurez‑vous, la proposition de Klipsch n’a rien de gênant pour l’immense majorité des amateurs de musique, elle est même remarquable pour un matériel de ce type.

 

Dans le grave, par exemple, les deux radiateurs passifs jouent parfaitement leur rôle puisqu’ils offrent beaucoup d’ampleur à ce registre. Le niveau de basses délivré est tout bonnement impressionnant au regard du gabarit de l’enceinte. À tel point qu’il faut même éviter de loger l’Heritage en angle de pièce. Dans cette configuration le grave peut devenir assez envahissant, voire ronflant à l’excès, au détriment du naturel de la restitution. Attention, pas de méprise, cette précaution de placement est rudement bon signe. Ne pas recourir à ce genre de « pirouette acoustique » démontre toutes les capacités de la Klipsch The Three dans ce domaine.

 

 

 

Dynamique à tous les étages

Par ailleurs, la dynamique incroyable dont dispose l’Heritage confirme le comportement typique des productions Klipsch. Comme de tradition, l’enceinte s’exprime particulièrement bien sur les enregistrements live. Nous l’avons vérifié avec de nombreux concerts pop‑rock (Arctic Monkeys, Archive, Depeche Mode, Muse, Bruce Springsteen, Gorillaz…). Dans ce domaine, la légère brillance de l’aigu devient un atout. De même pour la musique électro (VCMG, Daft Punk…) pour laquelle le rendu sonore offre une densité de tous les instants. Le spectacle audio est jubilatoire et donne furieusement envie de bouger son popotin même si la Klipsch Heritage Wireless The Three n’est pas faite pour sonoriser de grand volume.

 

Enfin, pour affirmer sa tendance vintage, il est très amusant de connecter directement l’Heritage à une platine vinyle. Si cette dernière ne comporte pas de pré‑amplificateur intégré, ce qui est le cas de la plupart des platines, il ne faudra pas oublier de placer le sélecteur à glissière sur la position Phono. L’Heritage se comporte alors comme une chaîne Hi‑Fi d’appoint. Il faut l’avouer, c’est vraiment génial de profiter de ses grandes galettes noires de la sorte et de pouvoir accéder en quelques secondes à sa bibliothèque musicale digitale, à partir d’un même matériel, et d’établir ainsi un pont entre les anciens supports musicaux, physiques, et les nouveaux, sous forme de fichiers numériques.

 

 

Conclusion

Au final, la Klipsch Heritage Wireless The Three est donc à ranger au rang des enceintes multiroom polyvalentes. Elle est parfaite pour offrir une ambiance musicale de qualité à une chambre, voire un salon. Son usage quotidien est d’une simplicité à toute épreuve et elle peut donc évoluer, très facilement là encore, pour intégrer un système audio constitué de plusieurs éléments Klipsch Stream. Sa puissance généreuse pour une enceinte de ce gabarit permet même d’atteindre des niveaux d’écoute élevés sans problème. Même si cela ne constitue pas une surprise en présence d’une enceinte Klipsch, c’est néanmoins important de le vérifier et de le préciser.

 

Voilà donc un produit dont la présence est, comme déjà précisé, remarquable à tout point de vue (son design n’y est pas étranger bien sûr). Forcément, la Klipsch Heritage Wirless The Three a laissé un grand vide sur notre bureau lorsqu’est venu le moment de la voir repartir…

+ Les points forts
»  
Entrée « Phono »
»  
Belles finitions
»  
Exceptionnelle dynamique pour une enceinte de ce gabarit
»  
Port USB-B
»  
Compatibilité avec les flux audio Hi‑Res Audio 192 kHz/24 bits
»  
Application conviviale
»  
Fonction multiroom et passerelle audio UPnP (DLNA)
- Les points faibles
»  
Pas de lecture des fichiers stockés sur un support USB
»  
Pas de port RJ45 Ethernet
»  
Pas d’entrée optique ni coaxiale
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