Enceinte

Harman Kardon Omni 10/20

Par Gwendal Lars - Publié le 03/06/15
Mustav
Prix indicatif : 199 € TTC
Note AVCesar.com
Type : chaîne multiroom Omni 10/Omni 20
Type Omni 10/20 : enceintes sans-fil mono/stéréo
Haut-parleurs Omni 10 : tweeter 35 mm, boomer 90 mm, radiateur passif 90 mm
Haut-parleurs Omni 20 : 2 tweeters 19 mm, 2 boomers 75 mm, radiateur passif ovale 75 x 155 mm
Puissance Omni 10 : bi-amplification 25 W pour l'aigu, 25 W pour le grave
Puissance Omni 20 : double bi amplification 2 x 15 W pour l'aigu, 2 x 15 W pour le grave
Réponse en fréquence Omni 10 : 52 Hz à 20 kHz
Réponse en fréquence Omni 20 : 53 Hz à 20 kHz
Connectique Omni 10/20 : Wi-Fi, Bluetooth APT-X, analogique (Aux In sur mini‑Jack 3,5 mm)
Dimensions Omni 10 : 181 x 159 x 166 mm
Dimensions Omni 20 : 260 x 164 x 166 mm
Poids Omni 10/Omni 20 : 1,34 kg/2,125 kg
Consommation en veille Omni 10/20 : 1,3 W
Consommation Omni 10 : 25 W
Consommation Omni 20 : 30 W
Prix indicatif Omni 10/20 : 199 €/299 €
199,00 €
Darty
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L’essentiel
Avec sa nouvelle gamme Omni, Harman Kardon attaque le prometteur marché du multiroom. Les petites enceintes Omni 10 et Omni 20, que nous avons pu tester, constituent les premiers maillons de cette nouvelle série amenée à s'étoffer rapidement, notamment avec une barre de son et un caisson de basses qui devraient faire leur apparition lors du prochain salon IFA de Berlin début septembre. Pour revenir aux spécimens déjà disponibles, sachez que l'Omni 10 est une enceinte amplifiée monophonique tandis que l'Omni 20 est un modèle stéréo. Outre leurs dimensions, c’est là la différence essentielle entre ces deux produits, même si, en y regardant de plus près, certains détails techniques peuvent expliquer leur différence de comportement.

Monophonique, la petite Omni 10 associe donc un unique boomer de 90 mm à un tweeter de 35 millimètres. Une configuration deux voies qui serait assez classique si chaque transducteur n’était pas piloté par un amplificateur spécifique. L’enceinte intègre pour cela deux amplificateurs numériques d’une puissance de 25 W chacun. On pourra s’étonner du fait que Harman Kardon ait opté pour une même puissance tant pour le grave, gourmand en énergie, que pour l’aigu, beaucoup moins exigeant sur ce point. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que l’Omni 10 a pour ambition de tirer pleinement parti des détails et des subtilités que proposent les flux audio Hi‑Res. Or, pour un parfait respect de la phase et du temps de propagation de groupe notamment, il est indispensable que les signaux dédiés aux différentes voies traversent strictement le même type de circuit. Ici, la seule solution est donc d’offrir au grave comme à l’aigu la même amplification et donc la même puissance. De plus, cette configuration bi‑amplifiée limite considérablement l’apparition de distorsion par saturation dans le médium et l’aigu lors des écoutes à niveau soutenu, cette section disposant d’une marge de puissance confortable. Pour assister le petit boomer dans le grave profond, Harman Kardon lui a associé un radiateur passif de 90 mm de diamètre. Sa membrane, fortement lestée par un disque d’aluminium massif, prend place à l’arrière du coffret de l’enceinte. Par ailleurs, une suspension périphérique en demi‑rouleau offre au radiateur passif un débattement important.

L’omni 20, légèrement plus volumineuse reprend le même type de structure. Ici, pour restituer une image sonore stéréophonique, elle se dote de deux boomers de 75 mm et de deux tweeters de 19 millimètres. Un radiateur passif vient encore assister les boomers dans le grave, mais il adopte une forme ovale de 75 x 155 millimètres. De même, si Harman Kardon a conservé un système de biamplification sur l’Omni 20, ce ne sont pas moins de quatre amplificateurs numériques délivrant chacun une puissance de 15 W qui sont ici mis à contribution.

La connectivité des deux enceintes est, en revanche strictement identique. Leur transmetteur Bluetooth APT‑X leur offre un accès direct aux contenus d’un smartphone ou d’une tablette, par exemple. Qui plus est, Harman Kardon propose dans le cas présent une fonctionnalité particulièrement intéressante. En effet, dans le cas d’une configuration multiroom, les enceintes transforment les données acheminées par Bluetooth en un flux compatible avec une transmission sur le réseau à destination des autres enceintes. Il en est de même pour toute source analogique connectée à l’entrée auxiliaire, l'entrée mini‑Jack 3,5 mm, que portent les enceintes. Un convertisseur interne transforme le signal analogique en flux numérique et le rend accessible depuis n’importe quel élément de l’installation multiroom. Ainsi, un magnétophone, voire une platine vinyle équipée d’un préamplificateur, pourra accéder à la diffusion multiroom. Une spécificité qui ne manquera pas de séduire les inconditionnels du « son vinyle » ou de tout autre source un peu ancienne ne disposant que d’une sortie analogique.

Bien évidemment, Harman Kardon propose une application pour gérer son système et l’exploiter au mieux. Gratuite, elle peut être téléchargée soit sur l’App Store, pour les appareils iOS d’Apple, soit sur le PlayStore de Google pour les équipements Android. Assez simple et basique, cette application est néanmoins conviviale pour paramétrer le système. Elle propose même, pour les routeurs ou box ne disposant pas du poussoir WPS, l’appairage manuel des appareils. Si la procédure est un peu lourde, il faut en effet jouer simultanément sur les accès Wi‑Fi du smartphone et l’application en basculant d’un écran à l’autre, elle est efficace et pourra résoudre bien des problèmes en cas d’échec du jumelage automatique. Toujours lors de la configuration du système, il sera possible de renommer chaque enceinte et de l’associer à une pièce spécifique afin de simplifier la gestion ultérieure des différents flux musicaux. Cette étape terminée, l’utilisation des enceintes peut commencer.

Tout se joue sur une association de sources et de destinations. En effet, une première sélection concerne la source de contenus. Par défaut l’application propose la bibliothèque interne de l’appareil, les sources multimédia connectées au réseau domestique, un accès aux Webradios, ainsi que des accès à Deezer et Qobuz. Une fois la source sélectionnée, les contenus s’affichent par album puis titres. Il suffit alors de glisser l’album ou les titres choisis vers l’enceinte souhaitée pour que la diffusion commence. Il est ainsi possible d’« aiguiller » autant de programmes musicaux que d’enceintes présentes sur la configuration. Un mode Party est également proposé. Une fois activé toutes les enceintes diffusent le même programme. À noter que, dans ce cas, deux types de réglages de volumes sont proposés. Le premier est un réglage du niveau d’écoute général et agit donc sur l’ensemble des enceintes, le second s’adresse individuellement à chaque enceinte. Il propose d’affiner le niveau d’écoute dans chaque pièce. Enfin, il est possible de déconnecter individuellement chaque enceinte du groupe Party. Ainsi il est possible d’assurer une diffusion groupée, mais partielle, tout en attribuant un programme différent à une ou plusieurs autres enceintes. En somme, des fonctionnalités assez conventionnelles, mais une gestion efficace du système.
Concurrence
Sonos avec son enceinte Play:1, à 199 €, ou la Play:3, à 299 €, se place en concurrents directs. Comme Harman Kardon, la marque américaine propose des enceintes capables d’assurer tant une diffusion multiroom que de se transformer en enceintes satellites pour la restitution des canaux d’ambiance au sein d'une configuration Home Cinéma. En revanche, aucun accès Bluetooth n’est présent. Il faudra donc impérativement passer par l’application Sonos pour pouvoir les utiliser.

Samsung est également arrivé assez récemment sur ce marché avec ses enceintes WAM550 et WAM750 proposées respectivement à 199 € et 279 euros. Équipées d’une liaison Bluetooth, leur coffret en « part de fromage » les prédestine à une pose en angle de pièce. Samsung propose également de les utiliser en tant que satellites Home Cinéma en leur associant une barre de son et un caisson. Pour être complet sur le sujet, il faut aussi signaler l'offre LG Music Flow constituée des matériels LG H4 (enceintes de type satellite), les LG HS7 et LG HS9, deux barres de son, ou encore l'offre Denon Heos, proche de celle de Sonos avec quatre enceintes, Heos 1, Heos 3, Heos 5 et Heos 7, de la plus petite à la plus grande. Sans oublier la solution Panasonic avec les modules Play basée sur la technologie AllPlay signée Qualcomm.

Cabasse, enfin, joue la carte du haut de gamme avec le système Stream 3 vendu 999 euros. Il se base sur une configuration 2.1 qui s’articule autour de deux petites enceintes sphérique associées à un caisson de basse et le système offre des fonctionnalités multiroom grâce à une application dédiée.
Verdict technique
Croyez-nous, après plusieurs jours d'utilisation, la gamme Omni s'avère une excellente solution pour se constituer une installation multiroom progressivement, donc en étalant son investissement. En effet rien ne s’oppose, par exemple, à l’achat initial d’une unique Omni 10. En tant que diffuseur Bluetooth, elle remplira parfaitement la fonction d’enceinte sans‑fil à connecter à tout smartphone, tablette, console de jeux, voire ordinateur portable. Dans ce type d’usage, il ne sera même pas utile de télécharger l’application de gestion du multiroom. De plus, l’adjonction progressive d’autres éléments offre aussi la possibilité de les utiliser individuellement lors de départs en vacances par exemple. Enfin, outre le multiroom, la gamme Omni sera aussi prochainement destinée à un usage Home Cinéma en multicanal, à l'aide de la barre de son caisson de grave évoqué précédemment, ce dernier constituant un élément indispensable d’une configuration Home Cinéma digne de ce nom. Nous avons trouvé cette polyvalence de la gamme Omni des plus séduisantes, tout comme la qualité de l’écoute qu’elle propose.

Curieusement, dans le grave, comme dans l’aigu, le comportement de l’Omni 10 et de l’Omni 20 est très proche. Toutes deux bénéficient d’une très belle assise et délivrent un grave profond grâce à la présence des radiateurs passifs. À noter que Harman Kardon semble parfaitement maîtriser ce type de transducteur. En effet contrairement à de nombreuses enceintes basées sur ce type d’architecture, le grave n’a ici rein de pâteux ou de ronflant à l’excès. Il est bien charpenté et sait même être assez vigoureux. Vraiment impressionnant. L’aigu est lui aussi très satisfaisant sur ces deux enceintes. Il monte avec beaucoup de douceur, offrant à l’écoute beaucoup de limpidité sans pour autant donner dans une brillance trop appuyée. C’est au niveau du medium que tout se joue entre l’Omni 10 et l’Omni 20. Une différence de comportement lié à l’écart de diamètre des boomers mis en jeu. Sur la 10, il est légèrement en retrait. Si ce comportement s’avère assez flatteur sur les musiques actuelles, les voix, notamment, perdent légèrement en naturel. Sur la 20, au contraire, ce registre est traité avec le plus grand soin ce qui offre à l’écoute beaucoup de transparence et de fluidité. L’Omni 20 restitue ainsi les moindres détails d’un flux audio Hi‑Res avec beaucoup de subtilités et de rigueur. Un bon point pour les puristes qui donnent la priorité au respect des timbres. Nous serons, en revanche, plus partagés sur l’intérêt de la configuration stéréo de cette enceinte. En effet, les haut‑parleurs internes restent très proches l’un de l’autre ce qui a pour effet de réduire considérablement l’image stéréophonique. En fait, ici encore, l’intérêt majeur d’une restitution stéréo réside plus dans l’augmentation du nombre de détails que l’enceinte sera capable de révéler que dans la perception d’une scène sonore complexe. Une solution améliore cependant ce point. Il suffit de placer l’Omni 20 en coin de pièce. La réflexion des aigus sur les murs élargit considérablement l’espace stéréo. Revers de la médaille, le grave perd en franchise et tend à devenir un peu envahissant… on peut aussi aimer.
Mais la meilleure configuration est encore d'associer deux Omni 10 ou deux Omni 20 dans une même pièce pour confectionner un véritable système stéréo. Dans cette configuration, la qualité monte encore d'un cran avec une reproduction du spectre et un équilibre qui forcent le respect. Déjà avec deux Omni 10, en plus des qualités déjà mentionnées préservées, le son apparaît largement plus présent, plein ou presque sur toutes les fréquences. Avec deux Omni 20, la restitution des voix prend une nouvelle dimension et les écoutes s'enchaînent pour notre plus grand plaisir. Difficile ensuite de revenir à une mini‑chaîne « classique », à la restitution sonore rarement supérieure et à l'ergonomie finalement datée.

Bref, en un mot comme en cent, l'expérience proposée par les enceintes Omni 10 et Omni 20 et totalement jubilatoire. Une fois l'installation (rapide et simple) terminée, nous nous sommes surpris à parcourir notre bibliothèque musicale pour profiter des excellentes capacités de ce système, sur tout type de musique. On attend désormais les autres références de la gamme Omni avec impatience.
+ Les points forts
»  
Profondeur et vivacité du grave
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Équilibre de la restitution, notamment sur l’Omni 20
»  
Précision et détail de l’aigu
»  
Gestion des flux audio Hi‑Res
»  
Possibilité de constituer une configuration évolutive
»  
Application simple mais efficace
»  
Wi‑Fi et Bluetooth intégré
»  
Conversion analogique/numérique du signal appliqué à l’entrée « Aux »
»  
Design élégant
»  
Belle qualité de fabrication
- Les points faibles
»  
Medium légèrement en retrait sur l’Omni 10
»  
Bloc alimentation externe sur l'Omni 10
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