Enceinte

Audioengine B2

Par Gwendal Lars - Publié le 02/07/15
Mustav
Prix indicatif : 349 € TTC
Note AVCesar.com
Type : enceinte Bluetooth stéréo
Haut-parleurs : tweeter dôme soie de 20 mm, boomer 69 mm cône kevlar tissé
Amplification : analogique Class A/B
Puissance : 2 x 15 W efficaces, 60 W crête
Réponse en fréquence : 65 Hz à 22 kHz
Rapport signal/bruit : >95 dB
Distorsion harmonique totale : < 0,05%
Connectique  : Bluetooth, analogique (auxiliaire sur mini‑Jack 3,5 mm)
Bluetooth  : APT-X, A2DP, AVRCP
Convertisseur  : TI PCM5102A (24 bits)
Dimensions  : 311 x 107 x 139 mm
Poids  : 4,6 kg
349,00 €
Amazon.fr
L’essentiel
En présentant la B2, Audioengine propose une enceinte Bluetooth au tempérament affirmé. En effet, contrairement à la tendance actuelle sur ce type d’équipement, elle ne se dote pas d’un comportement mettant en avant le bas du spectre, souvent flatteur sur les musiques actuelles mais qui tourne vite au rendu « brouillon » sur des restitutions plus conventionnelles. Au contraire, la B2 joue la carte de l’équilibre tonal, au risque de se voir critiquée par certains l’accusant d’un manque d’ampleur dans le grave. Cependant, comme nous avons pu le constater lors de nos écoutes, cette petite enceinte descend plutôt bien et offre même au grave une belle profondeur. Mais il est exact qu’elle ne le fait pas passer à l’avant‑scène.

Ce comportement s’explique très probablement par les choix acoustiques faits par Audioengine lors de la conception de la B2. Ici, aucun radiateur passif n’est mis à contribution. Rappelons que si ce type de transducteur permet d’obtenir un niveau de grave impressionnant, même sous de très petits encombrements, son défaut majeur réside dans le fait qu’il vient souvent favoriser une plage de fréquence restreinte. De plus, le grave peut manquer de franchise et « traîner ». Un point qui n’a rien de surprenant puisque, une fois entré en résonnance, le radiateur passif dispose d’un amortissement naturel assez lent. Néanmoins, si ces deux spécificités conviennent parfaitement à la restitution des basses rondes et ronflantes des musiques actuelles, elles siéent nettement moins bien à celle d’un son live, de musique classique ou même de jazz. En somme, à chaque fois qu’une certaine franchise sur ce registre est souhaitable. Pour offrir à la B2 un bon équilibre tonal et une belle vivacité, Audioengine a opté pour des petits boomers associés à des charges bass‑reflex. Les deux boomers, d’un diamètre de 69 mm, se dotent d’une membrane en kevlar tissé. Ce matériau garantit à leur cône une bonne rigidité associée à une très faible masse. Donc, ici encore, il s'agit d'un choix apte à préserver la franchise des attaques et un comportement vif. Enfin, chaque petite charge bass‑reflex est décompressée par un évent laminaire logé en façade.
La restitution des aigus, pour sa part, est confiée à deux tweeters basés sur un dôme en soie tissée de 20 mm de diamètre. Ils prennent place aux extrémités de la face avant de la B2. Ici encore, Audioengine a opté pour un choix qui a fait ses preuves pour offrir à l’aigu beaucoup de douceur et de précision.

Pour l’amplification de son enceinte, Audioengine n’a pas cédé à la tendance du « tout numérique ». Ce sont des étages amplificateurs analogiques fonctionnant en classe A/B qui sont exploités. Pour mémoire, la classe A/B consiste à faire travailler les étages de sortie (un conventionnel push‑pull de transistors de puissance) avec un courant de repos élevé. Ainsi, aux faibles dynamiques, les transistors de puissance fonctionnent en classe A. Puis ils travaillent en classe B, chacun se chargeant de la restitution de l’une des alternances du signal, dès que la dynamique augmente. Cette solution a pour effet de réduire considérablement la distorsion, liée au « passage de main » aussi appelé raccordement entre les transistors de puissance, dans les faibles dynamiques. Le seul problème que soulève ce choix est lié au rendement assez médiocre de la classe A/B. À puissance délivrée identique, un amplificateur travaillant en classe A/B consomme deux fois plus qu’un amplificateur numérique fonctionnant en classe C. Ceci explique que pour les équipements nomades alimentés par une batterie, entre autres, les constructeurs s’orientent de plus en plus vers l’amplification classe C pour optimiser l’autonomie de leurs produits. Par ailleurs, la différence de puissance consommée se trouvant dissipée en chaleur, un amplificateur classe C chauffera beaucoup moins qu’un autre en classe A/B, ce qui peut résoudre certains problèmes de design ou d’intégration.

Enfin, pour exploiter pleinement la finesse qu’offrent les choix technologiques adoptés pas Audioengine, c’est une liaison Bluetooth APT‑X qui a été retenue pour équiper la B2. Son débit est suffisant pour assurer le transfert de fichier Lossless et bénéficier ainsi d’une bonne qualité de restitution. Dans le même esprit, Audioengine a opté pour un convertisseur 24 bits capable de préserver tous les détails du message sonore.
Concurrence
Bowers & Wilkins, lors de la présentation de sa petite en enceinte Bluetooth T7, proposée à 349 €, a aussi misé sur la neutralité de la restitution. Des solutions particulièrement originales, comme un coffret basé sur une structure nid d’abeille sont mises en œuvre pour libérer la restitution de toute coloration liée à ses résonances structurelles.

Véritable élément de décoration d’intérieur, l’enceinte Yamaha Relit LSX‑170 ne sacrifie pourtant pas la pureté du son à l’élégance des lignes.

Proposée à 499,95 €, elle se dote d’un système de diffusion sonore à 360° pour offrir à l’écoute une surprenante ampleur. Comme de tradition, la marque américaine Klipsch a doté son enceinte Bluetooth KMC 3, disponible à 399 €, d’un tempérament musclé optimisé pour la restitution de la musique live.
Verdict technique
La mise en service de la B2 est simple. Il ne faut cependant pas oublier de l’équiper de la petite antenne Bluetooth fournie. Un accessoire assez peu courant sur ce type d’enceinte, qui dispose le plus souvent d’une antenne intégrée, mais qui améliore incontestablement la portée du système. Lors de nos tests, nous avons pu constater que si la liaison Bluetooth pouvait s’établir sans antenne, elle s’interrompait au‑delà de 5 à 7 mètres. Une fois l’antenne en place, la distance de 30 m de portée annoncée est très facilement atteinte. De même, nous avons observé que la transmission était parfaitement capable de traverser des cloisons, voire de passer d’un étage à un autre. En somme, une qualité de liaison que peu d’équipements sont en mesure d’assurer. Le jumelage de la B2 avec un smartphone, une tablette ou toute autre source dotée du Bluetooth est également simple à réaliser. Pour cela, un poussoir est présent à l’arrière de la B2. Il faut juste le presser pour qu’il se mette à clignoter, ce qui signifie que l’enceinte est en attente d’appairage. Il faut alors la sélectionner dans la liste des périphériques Bluetooth disponibles qu’affiche le smartphone dans son menu Réglages pour que la liaison s’établisse et que la B2 diffuse les musiques contenues dans la playlist de l’appareil.

C’est sur les voix que la B2 s’exprime le mieux. Elle sait leur préserver beaucoup de naturel et de présence tout en conservant la chaleur de leur timbre. D’une manière plus générale, les musiques et les ambiances sonores sont restituées avec beaucoup de précision. La restitution est très détaillée, l’aigu est bien présent mais ne présente aucune agressivité. C’est dans le grave que le comportement de la B2 pourra dérouter les amateurs de basses ronflantes. En effet, comme nous l’avons dit plus haut, la B2 ne place pas ce registre à l’avant‑plan, contrairement à la mode actuelle. Ici, si le grave reste présent, il est plus discret, plutôt profond et ferme. Un comportement beaucoup mieux adapté au respect des ambiances sonores que présentent les orchestrations conventionnelles qu’à la restitution des musiques électro où, il est vrai, les caissons de grave font merveille pour garantir toute la rondeur du grave. Par ailleurs, nous avons beaucoup apprécié la dynamique que présentait cette petite enceinte. En effet, si sa puissance annoncée de 2 x 15 W efficaces peut paraître modeste, elle semble disposer de suffisamment de réserve d’énergie pour affronter des pics de dynamique soutenue. Certes, elle n’a pas pour ambition de sonoriser les salons les plus vastes, mais elle sera parfaite pour des écoutes de proximité où son comportement séduit par le naturel et la transparence qu’il offre.

Le seul petit reproche que nous pourrons faire à la B2 concerne son absence de télécommande. Un unique bouton de réglage de volume est présent à l’arrière de l’enceinte. Il a pour seule fonction de fixer le niveau maximum d’écoute. En fait, c’est le Smartphone qui fait office de télécommande, tant en termes d’accès aux musiques que de réglage du niveau d’écoute.
+ Les points forts
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Equilibre tonal de la restitution
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Respect des timbres et transparence
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Belle dynamique
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Rendu sur les voix
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Gestion des liaisons Bluetooth APT‑X
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Amplification Class A/B
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Dac 24 bits TI PCM5102A
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Porté Bluetooth jusqu’à 30 m
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Entrée analogique mini‑Jack 3,5 mm
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Coffret en bois massif, belle qualité de fabrication
- Les points faibles
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Pas de Wi‑Fi
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Pas de télécommande
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Dimensions trop réduites pour offrir un vaste espace stéréo
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