Sorcery

Année : 2012
Genre : action
Thème : sorcellerie
Multijoueur : non
Jeu en ligne : non
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : The Workshop
Support : Blu-Ray PS3
Sortie : 23/05/12
Prix ind. : 40 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
GD :
PEGI RatingPEGI Rating
Format image
Sous-titres
Francais
15,50 €
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Le Playstation Move de Sony, à l’instar de Kinect signé Microsoft, est commercialisé depuis maintenant près de deux ans. Encore plus que le périphérique de Microsoft, celui de Sony est victime d’un implacable constat : rien à se mettre sous la dent, exception faite de quelques jeux de lancement.

Au lancement, justement, Sony avait annoncé un titre prometteur : Sorcery. Développé conjointement par Santa Monica Studios (God of War) et The Workshop, Sorcery était attendu : utilisation intelligente du PS Move, graphismes et direction artistique de qualité, aventure trépidante aux côtés de Finn, un apprenti sorcier, et de sa chatte à la langue bien pendue, Ermine. Bref, sur le papier et les premières démos, du tout bon. 

Un an et demi plus tard, le constat est en demi‑teinte. D’un côté, nous sommes clairement face à jeu agréable, bien calibré pour la manette à reconnaissances de mouvements de Sony. Ça tient la route graphiquement et l’univers coloré et cajoleur proposé saura ravir les férus d’Heroic Fantasy.

De l’autre, force est de constater que le jeu est truffé de bugs graphiques, qu’il possède une durée de vie moyenne avec, surtout, un challenge incroyablement répétitif et linéaire. Frustrant au regard du potentiel constaté. 

Sony l’a bien compris en faisant des enfants le cœur de cible de Sorcery, désormais présenté comme un vrai jeu d’aventure à destination des plus jeunes. Dans ce contexte, c’est une réelle réussite, puisque le périple initiatique du sorcier a tous les arguments pour susciter l’intérêt de nos bambins, à travers un scénario simple et bien cousu.

Mais en tant que joueur chevronné, difficile de ne pas râler, tant Sorcery aurait pu être un grand jeu…
Axel Riffard - Publié le 17/07/12
Jouabilité
Comme subodoré, le PS Move tient lieu et place d’une baguette magique. En l’agitant, le personnage jette divers sorts, récupérés au long de l’aventure. D’un simple éclair à une tempête gelée, Finn a la possibilité de réveiller tous les éléments naturels afin de tuer ses ennemis (de vilains trolls qui l’ont donc forcément mérité). Le jeu propose de combiner les sorts de l’apprenti de manière assez simple mais efficace. Il est ainsi possible de créer une tornade, puis de générer des flammes, la transformant ainsi en tornade de feu.

Pourtant, à quelques détails près (concoction de potions par exemple), l’action est plutôt convenue et incroyablement répétitive. Le joueur avance de couloir en couloir, résout toujours les mêmes énigmes et élimine toujours la même horde de trolls ou d’araignées géantes. Jamais aucune surprise, jamais d’imprévu… Bref pas d’originalité. Sorcery se résume à un gameplay simple et efficace, qui fonctionne certes parfaitement, mais n’encourage pas vraiment le joueur à aller plus loin.


Durée de vie
Ligne droite sans aucune quête annexe ou zone à explorer, Sorcery s’achève en sept ou huit heures. Entre deux et trois bonnes sessions de jeu donc. La Replay Value, c’est‑à‑dire l’intérêt relatif de revenir sur le jeu une fois celui‑ci terminé, est assez limitée. À part trouver l’intégralité des recettes de potion, il n’y a pas grand chose à découvrir dans Sorcery. Regrettable, l’univers se prête pourtant parfaitement à la chasse au trésor.
Note Game Design : 4/6
Image
Fort de l’Unreal Engine 3, Sorcery n’en est pas moins assez décevant sur le plan technique. Certains visages sont taillés à la serpe, les décors sont assez vides et anguleux. Une petite déception, fort heureusement rattrapée par une direction artistique réussie. Les scènes cinématiques, sous forme de BD, arrivent à parfaitement mettre le joueur dans l’ambiance.

Restent les effets de lumières, forcément au cœur des graphismes, puisque chaque coup de baguette signifie une volée de couleur vive. Réussis.
Note image : 4/6
Son
Les doublages français sont excellents, et l’humour enfantin des dialogues ravira les plus jeunes, au risque de lasser les autres. 

Les thèmes musicaux, orchestrées, sont eux aussi de bonne facture, même si certains d’entre eux tournent un peu en boucle.
Note son : 5/6


PLANNING
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