Vidéoprojecteur

JVC DLA-X30

Par Christophe Coudreau - Publié le 09/03/12
Mustav
Prix indicatif : 2 990 € TTC
Note AVCesar.com
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 50 000:1
Iris : dynamique
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 455 x 179 x 472 mm
Poids : 14,9 kg
L’essentiel
Après le succès des JVC DLA‑HD1, JVC DLA‑HD100, JVC DLA‑HD350, puis du JVC DLA‑X3 l'année dernière, le constructeur japonais nous propose sa cinquième génération de vidéoprojecteurs toujours basée sur la technologie D‑ILA comptant trois nouveaux modèles 3D Ready : les JVC DLA‑X30, JVC DLA‑X70 et JVC DLA‑X90. Nous avons choisi de passer au crible le JVC DLA‑X30, l’entrée de gamme HD Ready 1 080p de la marque. Par rapport au modèle précédent JVC DLA‑X3, si le poids a légèrement enflé, le prix a été allégé de 1 000 euros. Une sacrée aubaine en cette période de crise économique qui permettra sans doute au plus grand nombre de profiter des qualités de la vidéoprojection de la marque avec notamment les fameux noirs et le contraste signés JVC !
Bien entendu, cet allègement tarifaire s'accompagne de menus changements. Le cache optique motorisé a par exemple disparu. Mais, heureusement, pour l'essentiel, on retrouve l'équipement du JVC DLA‑X3, avec même certaines fonctionnalités supplémentaires. De quoi combler, vous allez le découvrir via notre banc d'essai ci‑dessous, l'amateur de séances Home Cinéma grand format !

Le modèle entrée de gamme JVC ne propose pas de fonction CMS (Color Management System) ni la fameuse fonction d’Upscaling 4K (e‑Shift) disponible sur les modèles supérieurs de la marque. Exceptées ces deux différences, notables certes, les autres caractéristiques sont quasiment identiques. On note par exemple la présence d'une option de mémoire de zoom, idéale pour projeter un film 2.35 sans lentille anamorphique et une conversion 2D/3D, pour une fois, de qualité.
Alors que les deux autres modèles de la gamme sont uniquement proposés en livrée noire, le JVC DLA‑X30 est, lui, disponible en deux coloris : noir ou blanc. Comme sur le modèle 2011, le design de l'appareil est extrêmement séduisant. En finition blanche ou noire, il s'intègre aisément dans tous les intérieurs ou les salles de cinéma dédiées. Le panneau de connectique est toujours situé à l’arrière, bien pratique dans la plupart des cas, sauf lorsque le vidéoprojecteur est situé en fond de salle. On retrouve deux entrées HDMI CEC 1.4 compatibles 3D et Deep Color, mais aussi une YUV, une Sub‑D15, une prise RS‑232, une Trigger 12 V et un port Ethernet. L'optique 100% motorisée, le zoom conséquent (2x) et un généreux Lens Shift permettent un placement aisé. Toujours sur le panneau arrière, on retrouve les principales commandes de contrôle, très pratiques en cas de perte de la télécommande.

Justement, la télécommande peut être rétroéclairée via la pression d’une bouton dédiée. Et une touche anamorphique permet d’accéder directement aux mémoires de zoom. À savoir, le signal est assez directif et il faut bien viser le vidéoprojecteur pour le contrôler via la zappette. Le bruit de l'appareil est extrêmement discret (20 dB) mais légèrement plus bruyant que celui du JVC HD‑350. En mode 3D, il atteint environ 25 décibels. La luminosité est en revanche bien supérieure au JVC HD‑350 et atteint maintenant 1 200 lumens (1 100 lumens calibré en mode Lampe haut) contre 850 lumens. Pour les petits écrans, un diaphragme permet de moduler la luminosité afin de densifier les noirs. Il est également possible de modifier la puissance de la lampe selon deux positions et celle‑ci est toujours d'obédience [abc]UHP[/abc]. Des dérives de colorimétrie et de luminosité sont donc à prévoir au fil du temps. Néanmoins, la lampe a été revue et corrigée par rapport à l'année dernière et ne présente plus de problèmes particuliers. Pour son remplacement, comptez environ 350 euros.
Les menus permettent d'accéder aux préréglages suivants : Film, Cinéma, Animation, Scène, Naturel, 3D plus trois réglages utilisateurs. Et au niveau du gamma, les préréglages suivants sont proposés : Normal, A, B, C, D. Enfin, un réducteur de bruit ainsi qu'un filtre d'amélioration de netteté sont disponibles dans les menus avancés.

MAJ : le prix indicatif de la lampe est aux alentours de 350 €, et non 250 € comme annoncé initialement.
Concurrence
On peut opposer au JVC DLA‑X30 le Mitsubishi HC7800 (cliquez pour découvrir le test d'AVCesar.com), un concurrent de taille. Ce dernier offre de nombreux atouts dont un mode 3D très lumineux et extrêmement fluide sans aucun effet d’image fantôme et une excellente colorimétrie en sortie de carton. Mais aussi le Sony VPL‑HW30ES également doté de solides arguments.
Fiche technique
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 1 300 lumens
Contraste : 50 000:1
Iris : dynamique
Lampe : UHP, 200 W, 3 000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 2x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.4), 1 entrée YUV (RCA), 1 port RS-232, 1 sortie Trigger, compatibilité RVB vidéo via Sub-D15
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D, Data (UXGA)
Usage : CEC, Auto LipSync, Deep Color, 4/3, 16/9, zoom Letterbox, zoom 2.35 (16/9, HD), Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), balance des blancs (RVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement des noirs (statique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 330 W (0,8 W en veille)
Bruit : 20 dB
Dim. (L x H x P) : 455 x 179 x 472 mm
Poids : 14,9 kg
ph image
Verdict technique
On attaque directement avec le gros point fort de l'appareil, son contraste. Le JVC DLA‑X30 enfonce littéralement la concurrence avec un contraste mesuré à plus de 26 500:1, ce qui est tout à fait exceptionnel pour un projecteur sans iris dynamique. Les noirs sont abyssaux et denses. Le projecteur est très à l'aise dans les scènes sombres, aussi bien dans une salle dédiée noire que dans une salle aux murs clairs où il apparaît à l'usage largement supérieur aux projecteurs de sa catégorie. Les courbes de gamma peuvent être ajustées à la perfection sur les trois couleurs primaires et sauvegardées dans les trois mémoires utilisateur déjà évoquées. À noter, la température de couleur est relativement bien ajustée en sortie de carton. Elle peut être ajustée rapidement via des préréglages sur une large plage allant de 5 500k à 9 500k. Les réglages de gain et bias permettent d'obtenir des valeurs proche de la perfection moyennant un peu de patience. Eux aussi peuvent être enregistrées dans les trois mémoires. Petite ombre au tableau, le gamut n'est pas switchable et les couleurs primaires ne sont pas ajustables. Néanmoins, le gamut du projecteur est assez proche d’une image idéalement calibrée. Il faut passer au modèle JVC DLA‑X70 pour accéder à des réglages plus avancés (CMS). La fluidité est bonne, surtout sur les sources satellites ou TNT HD en 50 hertz. Néanmoins on peut reprocher un manque de fluidité sur les sources 24p, un point sur lequel la concurrence fait mieux. Le mode d’interpolation d’images, réglable sur trois niveaux génère en effet quelques artefacts sur les contours des personnages en mouvement. L'uniformité n'est pas le point fort de l'appareil, particulièrement dans les zones sombres avec des fuites de lumières intra image. En revanche, la netteté est excellente pour un appareil tri‑matrices et rend totalement justice à la haute définition. À savoir, une fonction permet d'ajuster les matrices par pas de un pixel. Enfin, contrairement aux projecteurs mono‑matrice DLP, le JVC DLA‑X30 est totalement dénué d'aspect numérique et d'effets arc‑en‑ciel. Un dernier élément essentiel pour environ 1/5 de la population… Bref, l'image très cinéma n'est absolument pas fatigante même après trois heures de vidéoprojection.

En 3D (le kit émetteur + deux paires de lunettes 3D actives est disponible en option), le JVC DLA‑X30 présente une nette amélioration par rapport à son prédécesseur avec, en particulier, des lunettes bien plus légères et confortables, une meilleure luminosité perçue et une meilleure fluidité. Ça fait beaucoup ! On distingue aussi un effet fantôme moindre même s'il reste encore un poil perceptible. Petite astuce, un temps de chauffe de quinze minutes environ permet d'atténuer sensiblement le phénomène. En revanche, comme d'habitude chez JVC, aucune compensation de mouvement n'est disponible en mode relief. Résultat, les micro‑saccades observées en 2D deviennent beaucoup plus marquées en 3D, donc plus visibles. Précision, l’émetteur est identique au modèle précédent et les lunettes ne décrochent à aucun moment. De plus, un bouton On/Off permet maintenant d’éteindre totalement les lunettes, évitant ainsi une décharge inutile (gros problème des anciennes lunettes JVC).

Si le filtre d’amélioration de netteté explicité plus haut est plutôt efficace, le bruit peut légèrement augmenter dans les arrières plans. Il ne faut donc pas en abuser. L'overscan peut être déverrouillé et permet d'obtenir l'intégralité des pixels d'une résolution Full HD (1 920 x 1 080 pixels). D'autre part, une série de mires internes permet un réglage précis du focus (grille verte) et du positionnement du projecteur (Lens Shift/zoom). En situation, l'image délivrée est très impressionnante et ravira les amateurs de HD. La douceur de l'image, à l'aspect très cinéma et les noirs abyssaux transportent le spectateur au cœur de l'action pour de vraies séances de cinéma à la maison !

En conclusion, le JVC DLA‑X30 est le digne successeur de ses prédécesseurs. Il offre un contraste, un piqué d’image, un niveau de noir et une luminosité encore améliorée. Plus des fonctionnalités intéressantes comme l'optique intégralement motorisée doté d'une trappe de protection, le tout pour un prix vraiment mini au regard des prestations ! On adore !
+ Les points forts
»  
Luminosité
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Belle colorimétrie
»  
Excellent contraste natif
»  
Finesse et détail de l’image
»  
Des noirs proches de la perfection
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Mémoire de zoom
- Les points faibles
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Très léger effet fantôme
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Émetteur et lunettes 3D en option
»  
Pas de compensation de mouvement en 3D
»  
Pas de xvYCC
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