De nombreux grands noms du Septième art ont annoncé leur intention de changer les règles techniques du cinéma, notamment en termes de captation… Quelle incidence pour le Blu-Ray ? Ces réalisateurs souhaitent en effet augmenter drastiquement le nombre d'images projetées en salles en passant de la norme actuelle, 24 im/s, à un débit bien plus élevé. À cela plusieurs raisons : éliminer le flickering (effet de clignotement), gérer les problèmes de flou dans les mouvements de caméra et supprimer les saccades observées par exemple lors d'un panoramique ou d'un travelling. Le but final étant bien sûr d'obtenir une image beaucoup plus proche de la réalité dès la captation de l'image, et non pas essayer de la récréer avec plus ou moins de bonheur à la diffusion, sur un téléviseur ou un vidéoprojecteur, avec force traitements vidéo et compensations de mouvement. Cette technique est appelée HFR pour High Frame Rate. Après la trilogie du, Peter Jackson a par exemple tourné son film The Hobbit, prévu en salles le 12/12/12, à 48 im/s, et James Cameron souhaite capter Avatar 2 en 60 images par seconde. Si le résultat en salles obscures profitera de cette avancée technique lors de la sortie des films, c'est beaucoup moins sûr à propos de leur édition … Les spécifications techniques du format bleu autorisent en effet une résolution : seulement, en 30 images par seconde. Pour disposer de 60 im/s, la résolution maximum est bloquée en . Par contre, il est possible d'afficher 60 im/s mais en … En ce qui concerne la fréquence de 48 im/s, la situation est similaire, même si on peut penser qu'il est théoriquement possible d'en profiter plus facilement. En effet, en présence d'un , les platines Blu-Ray fournissent déjà deux flux vidéo 24p, dont 48 images par seconde. Une seule chose est sûre, ces films HFR devraient au moins représenter des très haute qualité pour les éditions Blu-Ray, peu importe que l'image soit downgradée ou pas. En tout cas, après les questions soulevées sur l'évolution de la norme Blu-Ray liées au format /, voilà un autre sujet important d'étude pour la BDA (Blu-Ray Disc Association). Nul doute que ces deux interrogations sont primordiales pour le futur du disque au format bleu. Ce dernier doit désormais évoluer pour répondre aux nouveaux défis technologiques de l'industrie cinématographique. La BDA a déjà déclaré s'être saisie de ces dossiers…
Quid des films 48/60 im/s sur Blu-Ray ?
le 22 juin 2012 - 18h29