The Gentlemen saison 2
Depuis un an, Eddie et Susie collaborent au sein de l’empire criminel de Bobby, désormais étendu à l’étranger. Alors qu’ils cherchent à développer les affaires, Bobby prend des décisions de plus en plus incompréhensibles. Eddie et Susie vont devoir faire un choix : agir ou risquer de tout perdre. Mais une ambition démesurée n’est jamais bonne conseillère…
The Gentlemen saison 1, une grenade dégoupillée
À en croire une large partie de la presse, cette saison 2 serait meilleure que la première. Tout dépend pourtant de ce que l’on vient chercher dans The Gentlemen. La première saison ressemblait à une grenade dégoupillée dans laquelle virevoltait une foule de personnages avant explosion. Démarrée pied au plancher, politiquement incorrecte et à l’image de son pilote inoubliable, elle était totalement déjantée. On ne comptait plus les répliques assassines et les situations burlesques surgissant d’un écrin soigneusement poli, celui d’une aristocratie crapuleuse où tout le monde est impeccablement habillé et baigne dans un luxe ostentatoire à la limite de l’overdose.

© Christopher Raphael/Netflix
The Gentlemen saison 2, un pétard mouillé ?
Dès le départ et tout au long de ses épisodes, cette saison 2 apparaît largement moins survoltée. Elle souffre surtout d’un manque de rythme flagrant, avec des épisodes qui tirent beaucoup trop en longueur. Cet étirement se fait également au détriment des personnages. À commencer par Edward « Eddie » Horniman, 13e duc de Halstead, incarné par Theo James, multimillionnaire qui se saoule au château au Pétrus 1983, fume des cigares longs comme le bras emmitouflé dans du cachemire, et trouve pourtant le moyen de déprimer parce que son domaine s’est rétréci en quatre siècles et demi d’héritage. Le soupir est presque aussi long que les épisodes, tout comme les atermoiements du personnage.
Les seconds rôles, qui dynamitaient littéralement la première saison, sont eux aussi beaucoup moins extravagants et explosifs cette fois. Heureusement, la réalisation reste aussi léchée, les costumes toujours aussi parfaitement coupés et le cadre encore plus luxueux qu’en saison 1.
Mais dans le fond, Guy Ritchie ne fait que recycler jusqu’à l’écœurement ce qu’il a déjà fait, et souvent mieux, ailleurs dans sa filmographie. C’est drôle, ponctuellement, magnifiquement filmé, mais aussi terriblement interminable. Une pantalonnade à laquelle on aurait parfois envie d’asséner un violent coup de pied aux fesses pour qu’elle se décide enfin à s’agiter. En saison 3, peut‑être ? Wait and see.