Amplificateur audio-vidéo

Yamaha RX-V667

Par Jérôme Prin - Publié le 24/01/11
Mustav
Prix indicatif : 599 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli 7.2
Agrément THX : non
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
HDMI : 5 entrées (v1.4, dont 1 frontale)
Puissance : 7 x 90 W
Dim. (L x H x P) : 435 x 151 x 364 mm
Poids : 10,5 kg
L’essentiel
Pour les amateurs de Home Cinéma n'ayant pas les moyens de s'offrir un amplificateur Yamaha RX‑V3067 (cliquez sur la référence pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), le constructeur japonais dispose dans sa gamme de nombreux autres modèles audio‑vidéo à des tarifs plus accessibles. C'est par exemple le cas du Yamaha RX‑V667 qui marque le retour d'un sacré numéro (la série 6). Et vous allez le découvrir, à cette occasion, la marque n'a pas fait les choses à moitié avec un produit à l'excellent rapport qualité/prix.

Le Yamaha RX-V667 est un amplificateur sept canaux (90 W par canal sous 8 ohms) équipé des derniers décodeurs Dolby TrueHD et DTS‑HD et disposant de six entrées HDMI CEC 1.4 compatibles avec la 3D et l’ARC, la « voie de retour » du flux audio émis depuis le téléviseur. Il est livré avec une télécommande complète et programmable, capable de gérer une seconde zone d'écoute (Zone 2).
La programmation s'effectue par code, ce qui peut s’avérer laborieux. Il en existe par exemple vingt-quatre différents pour les téléviseurs Sony, et il s'agit de les tester un à un pour trouver le bon.
Sur la face avant de l’appareil, plusieurs boutons sont accessibles pour le contrôle des fonctions principales de l’amplificateur. On note les désormais connues quatre touches « Scène ». Elles permettent de basculer très rapidement d'une configuration d’écoute à une autre. Bien qu'estampillées d’un terme définissant leur usage (Lecture BD, Regarder la télévision, Écouter un CD ou la radio), elles sont bien sûr entièrement paramétrables : l'utilisateur peut ainsi choisir un mode de décodage Surround, une entrée audio, une entrée vidéo plus d’éventuels modes DSP.

Le calibrage automatique, dénommé YPAO chez Yamaha, est toujours aussi efficace, même s'il ne propose pas la précision des modèles plus huppés de la gamme : ici, on ne mesure pas l’angle des enceintes ni plusieurs positions d’écoute, mais les résultats restent cohérents et l'égalisation paragraphique est conservée (Plat, Avant avec les enceintes arrière et la centrale alignées sur les enceintes frontales, Naturel, mode spécifique à Yamaha). Bien sûr, cette dernière est désactivable via les touches Direct et Pure Direct (celle‑ci coupe également les circuits vidéo).

La connectique permet de raccorder jusqu'à neuf enceintes : sept sur borniers classiques, deux sur borniers à pinces. Ces deux canaux supplémentaires peuvent alimenter une paire d'enceintes situées dans une seconde zone (une sortie préamplifiée est également disponible) ou bien des enceintes de présence utilisées par Yamaha à travers certains des 17 modes DSP disponibles. À savoir, à l'instar du Yamaha RX‑3067, seuls sept canaux peuvent fonctionner simultanément. Si, par exemple, vous alimentez une seconde zone, vous disposez alors de cinq enceintes dans la zone principale. On note également une entrée 7.1 et une sortie 7.2 audio analogique, chose particulièrement rare sur ce type d’appareil.
Si le Yamaha RX‑V667 fait la part belle aux prises HDMI avec six entrées (dont une en façade), il propose aussi deux entrées YUV. L’appareil est transparent au Deep Color et xvYCC et il est équipé d’un circuit de conversion des vidéos analogiques vers numériques et d’un Upscaling en 1 080p avec désentrelacement. On retrouve en façade une entrée Composite, une HDMI et une entrée audio analogique RCA. Pas de trace de port USB ou Ethernet… En revanche, trois modules optionnels existent : le Yamaha YDS‑12, station d’accueil pour iPod et iPhone, le Yamaha YID‑W10, station d’accueil sans fil pour iPod et iPhone mais aussi pour l’iPad (attention, seul le chargement des iPod et iPhone est assuré via cette base) et enfin le Yamaha YBA‑10, un récepteur Bluetooth. Toutefois, il est possible de raccorder un seul de ces modules à la fois.

Enfin, on termine par l’OSD qui, nous l'avions déjà précisé lors de notre test du modèle Yamaha RX‑V3067, a été revu sur toute la gamme. Il est graphique et explicite, mais par moment un peu longuet. La faute sans doute à un excès d’animations, certes sympathiques, mais ennuyeuses à terme. Notez une particularité : l’OSD s’affiche sur la sortie HDMI ce qui ‑précise Yamaha‑ est exceptionnel sur un produit à ce prix. C'est vrai, mais cet affichage nécessite de basculer en 576p, d’où une légère attente… Pas bien grave toutefois, une fois l'amplificateur paramétré, l'utilisation de l'OSD devient anecdotique.
Concurrence
Ça se crêpe le chignon dans cette gamme de prix, et les différences entre les modèles sont souvent minimes. Mais on s’arrête particulièrement sur le Pioneer VSX‑920 (549 €) qui offre un peu plus de puissance, le Dolby Pro Logic IIz (que Yamaha remplace par une formule maison) et surtout une entrée USB et un port Ethernet ainsi qu’un câble iPod fourni. En revanche, il possède seulement quatre entrées HDMI 1.4 et ne dispose pas d’entrée ni de sortie audio multicanales.
L’Onkyo TX‑SR608 (649 €) est lui aussi un modèle sept canaux, un peu plus puissant que le Pioneer, certifié THX Select2 Plus. Son dock iPod est en option et il propose quatre modes DSP, pas un de plus. Ici encore, pas d’entrée/sortie audio multicanale. En revanche, il est équipé de six entrées HDMI 1.4, dont une en façade.
Fiche technique
Type : amplificateur 7.2
Agrément THX : non
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
Puissance : 7 x 90 W
Préampli : 7.1
Entrées : 5 entrées HDMI (v1.4), 2 entrées YUV (RCA), entrées audio et vidéo (5 audio, 4 vidéo et 1 S‑vidéo), entrée multicanale (7.1), phono (MM), entrées numériques (2 optiques et 2 coaxiales)
Sorties : 1 sortie HDMI (v1.4), 1 sortie YUV (RCA), sorties audio et vidéo (3 stéréo et 2 composite), sortie préampli (7.2), 1 sortie Trigger
Autres : 1 port iPod
Prises de façade : 1 entrée HDMI, 1 entrée audio, 1 entrée vidéo, 1 sortie casque
Multimédia : Alac, DSD, AIFF, Bluetooth , NFC, Airplay
Compatibilité audio : 17 modes DSP, écoute au casque (Silent Cinema), Dolby Pro Logic oui, DTS-Neo, Dolby Digital EX, DTS‑ES, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHDDolby Atmos, , DTS‑HD, DTS:X
Traitement audio : gestion dynamique du volume (propriétaire Volume), égalisation automatique par micro (paragraphique), nombre de mesures au micro (unique), égalisation manuelle (paramétrique), égalisation du caisson
Traitement vidéo : transparence au xvYCC, transparence au Deep Color, transparence au 1 080p/24, transcodage vidéo (vers HDMI), Upscaling vidéo (1 080p)LipSync manuelle (jusqu'à 250 ms), Auto LipSync
Fonctions : OSD (français, couleur, via HDMI), télécommande universelle (préprogrammée), CEC, ARC
Consommation : 400 W (0,2 W en veille)
Finition : noir ou titane
Dim. (L x H x P) : 435 x 151 x 364 mm
Poids : 10,5 kg
ph image
Verdict technique
L’installation du Yamaha RX‑V667 se déroule sans problème, le calibrage automatique dure seulement quelques minutes et on apprécie assez vite l’OSD plutôt bien réalisé (en dehors du petit bémol noté à propos des animations et certains sous‑menus un peu difficiles à repérer, cf. plus haut).

Avec les CD écoutés ‑musique classique et rock‑ nous avons préféré le mode d’égalisation Naturel, plus agréable dans notre configuration d’écoute. Et si le mode Pure Direct permet de retrouver une meilleure linéarité de la restitution sonore, l’écoute peut devenir un peu agressive à haut niveau (un aspect plutôt bien gérer par le système YPAO qui ajoute une petite rondeur dans le bas du spectre et qui adoucit le haut‑médium).
En Home Cinéma, c'est vraiment très bon avec une scène sonore maîtrisée de A à Z. Nul doute que la conséquente réserve de puissance de cet amplificateur n'y est pas étrangère. En configuration 5.1, les bandes-son sont déjà restituées avec force et naturel. En 7.1 (ou 7.2), la spatialisation gagne encore en ampleur sans jamais sacrifier aux détails d'ambiance.

Pour la vidéo, la conversion 1 080p est de très bonne facture. On ne constate pas de macroblocs même si la texture des arrière-plans peut sembler par moment un peu plate. De même, le désentrelacement est performant. Sur notre test, aucun défaut patent à signaler, même s’il reste sur les lignes très légèrement obliques de rares petits effets d’escaliers. Une broutille !

Comme on l’a vu, dans sa formule de base, le Yamaha RX‑V667 ne propose pas d’entrée pour un baladeur numérique type iPod ou iPhone. Mais avec le module Yamaha YDS‑12, vous pourrez lire les fichiers détenus sur votre appareil nomade (et bénéficier du mode Compressed Music Enhancer pour améliorer la restitution sonore pour les sources compressées).

Appareil particulièrement complet, le Yamaha RX‑V667 bénéficie en plus d’un prix très accrocheur. Et les puristes audio seront heureux de trouver sur un amplificateur à moins de 600 € une entrée et une sortie audio multicanales. Au final, seule une légère réserve sur l’amplification, un peu dur sur certains enregistrements, est à noter. Mais rien que de très normal, et commun à tous les produits du marché dans ces eaux tarifaires… Bref, en plus de prestations à la hauteur, on note aussi une finition de qualité.
+ Les points forts
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Entrée et sortie audio analogiques multicanales
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OSD sur HDMI plutôt pratique
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Conversion 1 080p et désentrelacement sans défaut
- Les points faibles
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Légère dureté en stéréo à fort volume
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Pas d’USB ni d’Ethernet
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