Amplificateur audio-vidéo

Yamaha RX-A3010

Par Jacques Guiot - Publié le 23/02/12
Mustav
Prix indicatif : 2 199 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli 11.2
Agrément THX : non
Décodage : Dolby TrueHD et DTS‑HD
Paramétrage automatique par micro : oui
HDMI : 8 entrées (v1.4, dont 1 frontale)
Puissance : 9 x 150 W
Dim. (L x H x P) : 435 x 192 x 467 mm
Poids : 23.5 kg
L’essentiel
Le nouvelle série d'amplificateurs audio‑vidéo Yamaha Aventage, débarquée en France à partir de la rentrée 2011, est coiffée par la référence haut de gamme Yamaha RX‑A3010. Impressionnant de fonctionnalités et de possibilités en termes de configurations, ce modèle propose plusieurs nouveautés par rapport à son prédécesseur le Yamaha RX‑V3067 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com) testé l'an dernier dans nos colonnes. Pour commencer, il s'agit d'un modèle [abc]9.2[/abc], et non plus [abc]7.2[/abc]. Il gagne donc deux canaux d'amplification, mais également 10 W de puissance supplémentaire par canal, pour un total de 9 x 150 watts sous 8 ohms. De quoi répondre aux besoins les plus exigeants de sonorisation, comme les très grands salons par exemple.

Ces neuf canaux amplifiés sont bien sûr parfaits pour profiter du mode audio Cinema DSP HD3, basé sur l'exploitation des enceintes Présence (complément des frontales et/ou des surrounds) pour des effets verticaux, une image sonore plus haute, et rehausser les voix à hauteur d'un écran de projection. Autre point intéressant, ce mode DSP permet dorénavant de simuler des enceintes Presence virtuelles et il est, de plus, fonctionnel sur les formats audio HD (DTS‑HD et Dolby TrueHD), ce qui n'est pas le cas sur le milieu de gamme Yamaha RX‑A1010 et les modèles inférieurs. Enfin, le Yamaha RX‑A3010 permet de s'adapter à un nombre de configurations d'enceintes impressionnant, et permet également de gérer un éventuel amplificateur de puissance connecté (via la sortie Pre‑Out) pour fonctionner en configuration 11.2. De quoi totalement transcender une séance Home Cinéma !

Pour exploiter le tout avec la plus grande simplicité, le Yamaha RX‑A3010 propose le fameux calibrage automatique YPAO‑R.S.C. (Reflected Sound Control), une version encore plus performante du YPAO, que nous avions déjà trouvé très convaincante, avec contrôle de la réflexion du son, en plus des habituelles corrections et mesures. Un socle à trois positions pour le micro est toujours fourni pour prendre en compte l'orientation des enceintes dans la salle d'écoute. Le tout est géré depuis une interface graphique en couleur, très soignée, affichée en surimpression sur l'écran du téléviseur. Cet OSD permet d'accéder à un nombre de réglages et de fonctionnalités impressionnant !

Citons par exemple les nombreux DSP (23 au total), les modes Scènes programmables et les fonctionnalités réseau. La procédure de mise à jour est dorénavant automatique, et bien moins compliquée. On peut accéder à des milliers de Webradios, lire ses fichiers audio sur clé USB (système Fat32 uniquement) avec la prise en charge des fichiers Flac, WMA, Wav, LPCM, MP3, Ogg, mais aussi lire ces formats audio en streaming depuis un ordinateur ou un disque dur Nas via la fonction passerelle audio UPnP (DLNA). Et, dorénavant, les amplificateurs Yamaha accueillent les Smartphones et tablettes iOS directement sur le port USB Host. On peut aussi prendre le contrôle total de l'engin depuis un ordinateur via une interface réseau très complète.

La finition est toujours aussi soignée avec une vitre fumée placée sur le haut de la façade et l'afficheur. La qualité de fabrication est clairement un point en faveur des amplificateurs Yamaha par rapport à nombre de ses concurrents. Ce modèle propose une conception un châssis robuste : construction H‑Shape exclusive à la firme et cinquième pied ajouté pour une meilleure stabilité, et réduire toujours plus les vibrations (technologie A.R.T. Wedge). On note aussi une trappe avant très solide, montée sur vérins hydrauliques, avec des boutons de volume et de sélection de sources tout aussi costauds. Au niveau composants, on retrouve bien sûr les performants convertisseurs Burr‑Brown capables de gérer la conversion du signal PCM, mais aussi DSD (Super Audio CD) en analogique, plus un circuit de réduction du jitter.

La section vidéo reste identique à celle du Yamaha RX‑V3067. Elle compte huit entrées HDMI CEC 1.4 (dont une en façade) transparentes au Deep Color, xvYCC et 1 080p/24 (Auto LipSync désactivable), deux sorties HDMI dont une dotée de la fonction ARC, plus un processeur Reon HQV VIDA en charge, à la fois, de l'Upscaling 1 080p, du désentrelacement, mais aussi de la réduction du bruit vidéo et de l'amélioration de l'image avec des filtres manuels ou automatiques configurables à souhaits. Ce traitement vidéo est parmi ce qu'il se fait de mieux actuellement.
Concurrence
Sur sa route, le Yamaha RX‑A3010 trouve de beaux spécimens comme le Pioneer SC‑LX85 (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), exceptionnellement démonstratif et dynamique ou l'Onkyo TX‑NR3009, très puissant et très fonctionnel avec entre autres des services de musique à la demande et deux processeurs vidéos (un HQV associé à un Marvell). Ces deux concurrents sont certifiés THX, mais le Yamaha a pour lui des procédés et des technologies propriétaires et exclusives.
+ Les points forts
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Musicalité rare pour un ampli audio‑vidéo
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Spatialisation très immersive
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Multiples configurations enceintes possibles
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Modes DSP, calibrage YPAO‑R.S.C.
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Traitement vidéo exceptionnel !
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Passerelle audio UPnP (DLNA) et affichage des pochettes
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Connectique très complète
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Qualité de fabrication
- Les points faibles
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Amplification qui mériterait d'être un peu plus musclée
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Pas de DSP pour exploiter des enceintes Wide
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Pas d'accessoires hormis le micro de calibrage
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Pas de service en ligne à part l'accès aux Webradios
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Pas de certification THX, ni ISF
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Processeur vidéo HQV non fonctionnel en 3D
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