Amplificateur audio-vidéo

Cambridge Audio CXA61

Par Gwendal Lars - Publié le 14/07/20
Mustav
Prix indicatif : 990 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli amplificateur intégré stéréophonique
Agrément THX : non
Décodage : sans
HDMI : sans
Puissance : 2 x 60 W
Dim. (L x H x P) : 115 x 430 x 341 mm
Poids : 8,3 kg
899,00  €
Amazon.fr
L’essentiel

Né en 1968, le constructeur britannique Cambridge Audio jouit d’une belle réputation dans le monde audiophile. La signature sonore de ses équipements, leur finesse de restitution et leur « musicalité » ont fait le succès de la marque. D’ailleurs, chaque nouvelle production est le fruit d’études approfondies, souvent même de la refonte de certains concepts. Une démarche différente de celle de bien d’autres constructeurs qui, parfois, pour justifier de l’apparition d’un nouveau modèle, se contentent d’apporter quelques modifications minimes à un équipement existant. Cela explique aussi pourquoi le renouvellement du catalogue Cambridge est plus lent que tous ses concurrents, ou presque.

 

 

Cambridge Audio CXA61 et CXA81, deux cousins germains

Pour séduire un nouveau public, Cambridge Audio a donc décidé de proposer deux nouveaux amplificateurs intégrés dotés de tout l’ADN de la marque tout en tentant de conserver un prix abordable. Respectivement proposés à 990 € et 1 250 €, le CXA61 et le CXA81, puisque telle est leur dénomination, reprennent les mêmes bases. Ils se distinguent par une puissance différente. Elle affiche 2 x 60 W pour le CXA61 contre 2 x 80 W pour le CXA81. De plus, le CXA81 dispose d’une entrée analogique symétrique sur prise XLR.

 

Présentation du Cambridge Audio CXA61

C’est le CXA61 que nous avons retenu pour notre test afin de rester sous la barre des 1 000 euros. Fort logiquement, ce dernier constitue une évolution du CXA60 de la marque. Les principales améliorations que Cambridge Audio a apportées à son dernier‑né concernent une amélioration de la gestion des flux Hi‑Res Audio. Pour cela, le CXA61 se dote d’un Dac ESS Sabre ES9010 K2M. L’amplificateur accepte ainsi les flux numériques PCM jusqu’en 384 kHz/32 bits ainsi que les flux DSD256 (11,2 MHz). De même il dispose d’un port USB‑B capable d’assurer sa connexion directe à un ordinateur. Un choix intéressant puisque les sources 384 kHz/32 bits ne courent pas les rues et que pour en bénéficier, le plus simple est de passer directement par un ordinateur.

 

 

Le CXA61 pourra ainsi exploiter pleinement la qualité de fichiers Hi‑Res Audio téléchargés, voire d’accéder aux services de streaming dans les meilleures conditions. Par ailleurs, la présence d’un petit sélecteur à glissière juste à côté de la prise USB a attiré notre attention (cf. photo ci‑dessous). Il propose de découpler la masse de la liaison USB par rapport à la masse châssis de l’amplificateur. Une opération qui permet d’éliminer, si le cas se présente, tout ronflement parasite lié à une boucle de masse intempestive ente les différents équipements. Pour rester dans l’univers du numérique, la face arrière du CXA61 dispose de deux entrées numériques optiques et d’une entrée coaxiale. Bien entendu, elles aussi acceptent les flux Hi‑Res Audio dernière génération.

 

 

Bluetooth 4.2 APT-X HD au menu

Enfin, toujours dans le même esprit d’améliorations des capacités de traitement des flux numériques HD, le récepteur Bluetooth 4.2 qui l’équipe est également capable d’assurer à cette liaison une excellente qualité puisqu’il est compatible APT‑X HD. À noter que, pour optimiser la réception du Bluetooth, le CXA61 se dote d’une antenne externe (cf. photo ci‑dessous).

 

 

Connectique du Cambridge Audio CXA61

En ce qui concerne les connexions analogiques, le CXA61 est également très correctement fourni. Il dispose de quatre entrées asymétriques sur prises RCA. Une sortie Pre‑Out est également présente ainsi qu’une sortie Subwoofer. Il est ainsi parfaitement adapté à la gestion d’une configuration 2.1 où un caisson de basses pourra venir assister dans le grave des enceintes de taille modeste et ainsi mieux asseoir la restitution. En façade, une dernière entrée analogique sur prise mini‑Jack 3,5 mm est dédiée au raccordement d’appareils nomades tels que baladeur ou smartphone en utilisant un cordon Jack/Jack branché sur leur sortie casque. Nous regrettons juste l’absence d’entrée Phono, ce qui obligera les amateurs de vinyles à s’équiper d’une platine dotée d’un préamplificateur intégré ou d’avoir recours à un préamplificateur externe. Enfin, pour le raccordement des enceintes, le CXA61 dispose de quatre paires de bornes généreusement calibrées (cf. photo ci‑dessous). Elles acceptent tant les fiches banane que directement les câbles de forte section. Ainsi, il est facile de réaliser un raccordement des enceintes en bi‑câblage, voire de gérer deux paires d’enceintes.

 

 

Transformateur toroïdal et Class A/B

En ce qui concerne les étages de puissance de cet intégré, Cambridge Audio a adopté une architecture très conventionnelle, que la marque maîtrise depuis de longues années, basée sur des push‑pulls de transistors de forte puissance travaillant en Class A/B. Un transformateur toroïdal généreusement dimensionné (cf. photo ci‑dessous) associé à des condensateurs à la forte capacité alimente le tout en énergie.

 

Concurrence

Connu dans l’univers audiophile, Advance Acoustic propose le X-‑75 (590 €). Il dispose d’une puissance de 2 x 70 W sous 8 ohms. Il accepte, tant sur ses entrées numériques optiques qu’en USB les flux Hi‑Res Audio jusqu’en 192 kHz​/24 bits.

 

Yamaha dispose dans sa gamme du A-S801 (999 €) au design vintage. Puissant, il délivre 2 x 100 W sous 8 ohms, il se dote d’un châssis antirésonance pour une pureté sonore optimale.

 

Micro format, le Pro-Ject MaiA DS2 (949 €) n’en offre pas moins une prestation de haute qualité. Capable de délivrer 2 x 78 W sous 8 ohms, il accepte les flux 192 kHz/24 bits ainsi que le DSD. Enfin, son entrée Phono accepte les cellules MM (aimant mobile) comme MC (bobine mobile) grâce au petit sélecteur qui l’équipe. Une spécificité rare sur ce type d’équipement.

 

Pioneer propose le A‑50DA (999 €). Doté d’une puissance de 2 x 65 W sous 8 ohms, il gère les flux PCM jusqu’en 384 kHz/32 bits et le DSD jusqu’à 11,2 MHz depuis son entrée USB‑B. 

 

Concentré de l’esprit Rotel, le A‑12 (999 €) délivre une puissance de 2 x 60 W sous 8 ohms. Capable de gérer les flux Hi‑Res Audio jusqu’en 192 kHz/24 bits, il dispose d’une connectique très complète.

 

Avec ses allures de monolithe, le Nuprime IDA‑8 (1 099 €) opte pour des étages de puissance numériques Class D, ce qui lui permet de délivrer 2 x 100 W sous 8 ohms en dépit de son faible encombrement et de son poids plume. Il gère aussi bien les flux PCM 192 kHz/24 bits que le DSD64 (2,8 MHz).

 

Concentré de technologie de la marque, le Denon PMA‑150H (1 199 €) dispose également d’un lecteur réseau intégré. En dépit de ses dimensions ultra‑réduites, il délivre 2 x 70 W et gère les flux Hi‑Res Audio jusqu’en PCM 384 kHz/32 bits et DSD 5,6 mégahertz.

Fiche technique
Type : amplificateur amplificateur intégré stéréophonique
Agrément THX : non
Décodage : sans
Puissance : 2 x 60 W
Entrées : entrées audio et vidéo (4 audio), sans entrée multicanale, entrées numériques (2 optiques et 1 coaxiale)
Sorties : , sortie audio et vidéo (stéréo), sortie préampli (2.1), 1 prise secteur
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, Alac, DSD, AIFF, Bluetooth 4.2 + EDR
Autres : 1 port USB asynchrone, 1 port RS‑232
Prises de façade : 1 sortie casque
Consommation : 400 W (<0,5 W en veille)
Finition : argent
Dim. (L x H x P) : 115 x 430 x 341 mm
Poids : 8,3 kg
ph image
Verdict technique

Comme pour tout système stéréo, la mise en service du Cambridge Audio CXA61 ne pose gère de problème. Nous l’avons associé à différentes sources : un lecteur CD audio, à travers l’une de ses entrées optiques, un iMac via USB et un baladeur en Bluetooth. L’établissement de la liaison en USB n’a pas posé de problème. Le CXA61 apparaît dans le menu des sorties son disponibles sur l’ordinateur. Il suffit de le sélectionner pour activer cette interconnexion. Sur les PC, rappelons que l’installation de drivers spécifiques à la gestion des flu Hi‑Res Audio peut être nécessaire pour bénéficier pleinement de leur qualité.

 

 

Quelle signature sonore !

À l’écoute, la signature sonore Cambridge Audio est bien présente. La restitution est subtile et d’une grande finesse. Si la dynamique est bien présente, c’est surtout dans la restitution des moindres détails que le CXA61 excelle. De même, la précision de la localisation de chaque « élément sonore » au sein de l’espace stéréophonique est remarquable. C’est vraiment bluffant. Le relief de l’image sonore est également restitué avec une grande précision. Chaque plan sonore trouve sa place dans la profondeur de l’espace sonore avec beaucoup de naturel. 

 

Stéréo en relief…

C’est sur les ambiances acoustiques les plus complexes que ce comportement se révèle. L’écoute du morceau Three pièces for Blues and Symphony Orchestra de William Russo interprété par l’orchestre symphonique de San Francisco sous la direction de Seiji Osawa, entre autres, a confirmé ce point. En dépit de la réverbération assez marquée qu’offre la salle de l’Opéra de San Francisco, chaque musicien se localise parfaitement et se détache avec précision. L’espace stéréophonique retrouve ainsi une restitution véritablement tridimensionnelle qui offre à l’image sonore un très beau relief. Le tout avec une ampleur jubilatoire. L’intervention du triangle, notamment, qui se fait entendre durant l’un des rares instants plus calmes et feutrés de l’œuvre illustre parfaitement ce comportement.

 

 

Parfaite gestion de la dynamique

Cependant le CXA61 sait aussi faire preuve de subtilité et d’un grand naturel pour l’écoute de plages plus « dépouillées ». L’interprétation de Dans Ma Rue, par Zaz, ou l’écoute de Fever d’Elvis Presley en sont de parfaites illustrations. Ces plages prouvent indubitablement que le CXA61 sait respecter chaque type d’ambiances et sa signature sonore. Côté dynamique, l’écoute de Take Five de Dave Brubeck nous a prouvé que le CXA61 disposait aussi d’une belle réserve d’énergie. La batterie bénéficie d’un relief et d’une précision digne des restitutions de haut niveau. Une preuve qu’il sait aussi affronter avec beaucoup d’aisance les dynamiques les plus extrêmes.

 

 

Enfin, côté Bluetooth l’interconnexion s’établit de manière habituelle. Comme de tradition, le Cambridge Audio CXA61 apparaît dans le menu déroulant des périphériques Bluetooth auxquels peut accéder le smartphone ou la tablette. Il suffit de le sélectionner pour que le jumelage s’effectue sans souci et qu’il diffuse ses contenus. Précisons que, pour bénéficier pleinement de la qualité de cette liaison, il est indispensable de disposer d’un équipement qui soit lui aussi compatible Bluetooth APT‑X HD.

Peu de choses concernant cette écoute en streaming, la qualité est vraiment bonne. En phase avec celle attendue avec le protocole APT‑X HD, on est cependant loin d'un rendu associé à un fichier Hi‑Res Audio. Une fois cette appréciation portée, il ne s'agit en aucun cas d'un défaut, c'est le Bluetooth qui veut ça, une fonctionnalité pour laquelle l'universalité et l'ergonomie priment. Et c'est en tous points réussi.

 

Conclusion

Avec le CXA61, Cambridge Audio propose un amplificateur stéréo doté d’« excellentissimes » performances à un tarif encore abordable. Son comportement, avec ses origines venues du monde audiophile immédiatement décelables, en fait un équipement polyvalent qui, grâce à sa compatibilité avec les flux Hi‑Res Audio les plus actuels, en font un investissement paré pour affronter les années à venir sans risquer l’obsolescence précoce.

 

 

Reste plus qu’à profiter du rendu sonore au gré de sa bibliothèque musicale et à enchaîner les heures de plaisir auditif. Car c’est une des caractéristiques phares de ce banc d’essai du Cambridge Audio CXA61, l’excitation ressentie à chaque fois que l’on allume l’ampli (et notre impatience à le faire), pour se lancer dans de nouvelles séances d’écoute. Un sentiment devenu rare aujourd’hui.

+ Les points forts
»  
Précision et ampleur de l’espace stéréophonique
»  
Fermeté des attaques
»  
Détails et dynamique de la restitution
»  
Section USB Dac ultra‑performante
»  
Lecture des flux Hi‑Res Audio 384 kHz/32 bits
»  
Qualité de conception et de fabrication
- Les points faibles
»  
Pas d’entrée Phono
»  
Pas de fonction lecteur réseau
»  
Sortie casque sur mini‑Jack 3,5 mm (au lieu de 6,5 mm)
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