Placebo : we Come in Pieces

Année : 2010
Réalisateur : Paul Shyvers
Inclus : 21 titres dont Nancy Boy, Battle for the Sun, Kitty Litter, Every you Every me, Breathe Underwater, The Never-Ending Why, Meds, Bitter End, Trigger Happy Hands, Taste in Men
Éditeur : Eagle Vision
BD : BD-50, 84', toutes zones
Genre : concert, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 01/11/11
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.75
HD 1 080i (AVC)
16/9 natif
Bande-son
DTS‑HD Master Audio 5.1
Dolby Digital 5.1
PCM stéréo
Sous-titres
Français, anglais, espagnol, allemand (bonus)
Un Écossais doté de la nationalité américaine né à Bruxelles et vivant à Londres (Brian Molko), un Suédois exilé au Luxembourg puis à Londres (Stefan Olsdal), un Californien tout droit sorti d'un film de Paul Verhoeven (Steve Forrest, batteur du groupe depuis 2008), voici Placebo, groupe de rock alternatif né des cendres encore fumantes du no‑wave et du punk en 1994. Et si l'on énumère les pages de leur passeport, c'est que Placebo est un groupe d'ici (Londres), d'ailleurs (le reste du monde), voire de très loin (les autres planètes…).

À cheval sur les cultures et les genres, se produisant là où les autres groupes n'osent pas se rendre, ce trio, accompagné sur scène de trois autres compères dont Fiona Brice au violon et au theremin, est toujours là où on ne l'attend pas. Sans doute une des grandes marques de fabrique du groupe, signe distinctif qui poussa David Bowie en 1997 à leur offrir la première partie de sa tournée Earthling.

Entre autres caractéristiques, une ambiguïté sexuelle et une androgynie affichées, un penchant pour les substances illicites, un discours ultra‑noir, un romantisme exacerbé, de la provocation par hectolitres et des amplis sursaturés qui pourront rebuter les plus chastes oreilles. Mais à bien y regarder (difficile de ne pas se laisser subjuguer par leur charisme) et à entendre de plus près (Stefan Olsdal est un technicien de haute volée, notamment à la basse), Molko et sa bande parviennent à nous communiquer leur énergie brute. Certes, l'ensemble est un peu statique et parfois redondant (deuxième partie du concert heureusement plus mélodieuse), mais la voix d'ado rebelle de Molko, toujours sur le fil, ne semble pas avoir besoin d'artifice pour séduire des millions de fans à travers la planète.

Capté en septembre 2010 à l'O2 Brixton Academy de Londres, croyez‑nous, ce concert va vous déboucher les écoutilles. Mention spéciale au titre Bitter End, toujours aussi fort.
Carina Ramon - Publié le 07/11/11
Liste des bonus
- Coming up for Air : la tournée 2008/2010 en HD (61')
- Court métrage Trigger Happy Hands en HD (10')
- Titres bonus en HD : Kitty Litter (Suisse 2009), Speak in Tongues (Mexique 2009), For What tt’s Worth (Japon 2009), Breathe Underwater (Allemagne 2010), Bright Lights (Suisse 2010), Trigger Happy Hands (Belgique 2010) (27')


Commentaire
Le film de la tournée Battle for the Sun à travers le monde, soit 143 dates, 44 pays et 2,5 millions de fans en transe, dont un président chilien visiblement heureux de recevoir ces hôtes de marque internationaux. Les fans seront ravis de retrouver leurs idoles, rares dans les médias, dans l'intimité. Les autres découvriront un trio à fleur de peau emmené par le charismatique et brillant Brian Molko (ayant vécu au Luxembourg, son français est impeccable). Un excellent doc complété par un court métrage à côté duquel nous sommes complément passés, et des titres bonus captés tout au long de la tournée.
Note bonus : 4/6
Image
Voilà un concert capté avec savoir‑faire, monté comme il faut (dont le rendu est bien plus dynamique que le jeu de scène du groupe) et parfaitement retravaillé en post‑prod pour nous livrer un show musclé, dans l'air du temps et faisant honneur au support HD. On n'en demande pas plus : une belle scénographie, un large jeu d'objectifs de caméra (merci le fisheye), des traitements vidéo branchés (ça sent l'équipe de graphistes backstage) et une chouette alternance de prises de vues (on passe d'un grain très étudié et des artéfacts volontaires à des gros plans de toute beauté). Aucun plan réellement fixe, normal, on n'est pas chez André Rieu. Rock quoi ! Hard même…
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Avec sa voix d'ado rebelle, Molko parvient à notre plus grand étonnement à se faire entendre dans ce brouhaha très organisé fait de salves profondes de basses et de guitares poussées dans leurs derniers retranchements. L'ensemble est même très équilibré et les trois pistes nous délivrent le show tel qu'il a été joué ce soir‑là à Londres. Et même si la PCM stéréo ne laisse pas de côté les basses, notre préférence va au DTS‑HD Master Audio 5.1 pour son impact et son ouverture intenses.
Top son : aucun
Note son : 5/6


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