La princesse de Montpensier

Année : 2010
Réalisateur : Bertrand Tavernier
Interprètes : Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet, Raphaël Personnaz, Michel Vuillermoz
Éditeur : StudioCanal
BD : BD-50, 139', zone B
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 08/03/11
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (Mpeg4 AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français pour aveugles et malvoyants
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
1562. La France, sous le règne de Charles IX, est en pleine guerre de religions. Tandis que Protestants et Catholiques s’affrontent violemment, la richissime princesse de Mézières (Mélanie Thierry) entretient une idylle passionnée avec le duc de Guise (Gaspard Ulliel). Cependant, en raison d’intérêts divergents, ses parents la contraignent au mariage forcé avec le prince de Montpensier (Grégoire Leprince‑Ringuet). Mais ce dernier doit partir sur le front et confie l’éducation de son épouse à son professeur et vieil ami, le comte de Chabannes (Lambert Wilson). Croyant ses sentiments définitivement éteints, la princesse retrouve un jour son amour de jeunesse tandis qu’un nouvel arrivant, le duc d’Anjou, tombe aussi sous son charme. Le début d’une série de rivalités ravageuses.

Adapté du roman éponyme de Madame de La Fayette, La princesse de Montpensier est livré dans une version littéraire, presque théâtrale. Ici, les acteurs ont une élocution pointilleuse, une diction quasi parfaite et démunie d’affects. Outre la superposition anecdotique de batailles historiques (vraiment pas le point fort du film), certes virulentes et sanguinaires (une manière traditionnelle de joindre la grande Histoire à l’autre, plus intime mais toute aussi désastreuse), l’inégalité entre les sexes masquée en marivaudage romantique enclave inexorablement la femme. Épouse contre son gré, courtisée, brimée, chosifiée, la voici coincée malgré tous ses efforts dans l’infériorité de sa condition. Jetée en pâture à des hommes imbus de leur suprématie, cette princesse vivra une romance bien cruelle.
Carole Lépinay - Publié le 17/03/11

Cinécult' Bertrand Tavernier : l’homme aux deux visages

Défendre les autres, écrire à leur sujet, s’interroger sur des cinématographies différentes tout en signant des œuvres profondément françaises, tels sont les deux visages de Bertrand Tavernier, cinéaste et critique. Retour sur une carrière exemplaire, notamment ses débuts de cinéphile engagé.

Lire la suite
Liste des bonus
- Making of (58')
- Documentaire Empreinte consacré à Bertrand Tavernier (52')
- Interview de Mélanie Thierry et Raphaël Personnaz (22')
- Entretien avec Didier Le Fur, conseiller historique (10')
- Commentaire audio de Bertrand Tavernier


Commentaire
Si l'interview trop promo de Mélanie Thierry et Raphaël Personnaz n'apporte malheureusement pas de plus‑value à cette interactivité, ce sont bien les bonus liés au travail de Bertrand Tavernier qui remportent l'adhésion. Qu'il s'agisse de son commentaire audio passionnant, du portrait qui lui est consacré ou du making of regorgeant de scène live de tournage ou de répétitions, on se régale et on apprécie chaque instant. Même lorsque le Monsieur se met en colère pour cause de décors (le campement militaire) qui ne lui conviennent pas. Du nectar pour cinéphiles.
Note bonus : 5/6
Image
Très naturaliste, cette photographie rend grâce à la beauté des comédiens (Mélanie Thierry en premier lieu), des costumes (César 2011 des Meilleurs costumes), des décors malgré les moyens visiblement limités, des paysages et des châteaux moyenâgeux (le film a été tourné au fin fond de l'Auvergne). Peu de défauts et de rares fourmillements par ailleurs. Il n'y a guère que les scènes de batailles pour nous chagriner, vraiment tournées au ralenti et aussi molles que les guiboles de nos comédiens français.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Un design sonore au diapason procurant en toutes circonstances de belles ambiances. Rien de spectaculaire (même lors des combats), mais la musique de Philippe Sarde nous emporte en quelques notes au cœur du film.
Top son : aucun
Note son : 5/6


Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

PLANNING
02/06/20 Gloria Mundi
03/06/20 Toni
03/06/20 Les félins
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
Éric Rochant - Möbius
https://www.avcesar.com/source/interview/143/photo_0727170802.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/140/photo_0412164405.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/134/photo_1022184229.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/158/photo_0627103424.jpg
eric-rochant
florent-siri
jesse-tyler-ferguson
kyan-khojandi
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011