Ondine

Année : 2010
Réalisateur : Neil Jordan
Interprètes : Colin Farrell, Alicja Bachleda-Curus, Tony Curran, Stephen Rea, Alison Barry
Éditeur : Zylo
DVD : DVD-5, 98', zone 2
Genre : conte fantastique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 06/01/11
Prix ind. : 16,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Français Dolby Digital 2.0
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français (imposé sur la VO)
Amazon
4,99 €
Il faut déjà un certain courage pour s’attaquer à une histoire de pêcheur irlandais cassé, Syracuse, flanqué d’une vie aussi pop qu’un slam de Grand Corps Malade (ancien alcoolique, père d’une petite fille dialysée, vivant dans une caravane miteuse), qui un jour, ramène dans son filet une jeune femme timide et craintive (Alicja Bachleda-Curus, une actrice polonaise quasi inconnue).

L’histoire est trop belle pour être vraie et très vite, Syracuse et sa fille se persuadent qu’Ondine est une nymphe sortie des eaux, un cadeau du ciel, ou plutôt de la mer, qui possède tous les attributs de la mythologie germanique dont elle semble être l’incarnation. Mais comme toujours, le passé ne tarde pas faire retour, et avec lui, une réalité moins cotonneuse.

Comment, à l’heure de Shrek et de ces spectateurs à qui on ne la fait pas, oser remettre le conte de fées au goût du jour ? C’est pourtant ce que Neil Jordan ose faire, cinéaste atypique et passionné par les bizarreries du réel (La compagnie des loups, The Crying Game), qui semblait s’être définitivement perdu (À vif), avec ce film plus atmosphérique que réellement dramatique (le dénouement, sans doute le point faible du récit), soutenu par une BO planante du claviériste islandais de Sigur Ros.

Côté film de sirènes, Ondine lorgne plus du côté de The Secret of Roan Inish de John Sayles et Night Tide, film étrange réalisé par Curtis Harrington en 1963 avec le jeune Dennis Hopper dans le rôle d’un marin succombant au charme d’une créature des mers, que de Splash, potacherie très Eighties avec Daryl Hannah sortant de l’eau comme la torride Ursula Andress de Dr No. Dans les frusques du pêcheur meurtri, Colin Farrell, jamais aussi bon que dans les rôles de type déglingué même si, comme Ben Affleck, l’acteur de Miami Vice et du Nouveau Monde possède ses infatigables détracteurs.

Film original, fin, magnifiquement mis en lumière par Christopher Doyle, mais sans réel enjeu, Ondine ressemble à un trip hypnotique qui tangue constamment entre le drame social (lorsque surgit l’ex‑femme et épave de Syracuse, pointe le syndrome Ken Loach, mais disparaît aussitôt) et le conte moderne que Jordan, au milieu des paysages brumeux de la côte irlandaise, parvient à apprivoiser.

Le ratage des dernières séquences, qui rabattent le film sur le vieux compte à régler de l’héroïne, est d’autant plus dommage que Jordan, comme Guillermo Del Toro avec Le labyrinthe de Pan, avait su jusque‑là dédramatiser la frontière entre la réalité et la fiction, et trouver un entre‑deux impeccable où la question des registres ne se posait plus. D’où le sentiment d’une promesse à moitié tenue, d’un navire élégant qui, même s’il perd sa boussole en cours de route, n’en demeure pas moins attachant.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 13/01/11
Liste des bonus
- Aucun


Commentaire
Mais pourquoi ? C'est précisément sur ce genre de film qu'il faut en faire plus pour lui donner toutes ses chances…
Note bonus : 0/6
Image
Pas d'effets spéciaux à l'horizon mais la magie et la poésie opèrent. Christopher Doyle a su donner une identité envoutante à ce conte moderne, tout en livrant une tenue impeccable (précision, définition, compression minimum), magnifiquement retranscrite sur ce DVD. Les sublimes paysages irlandais ne sont pas étrangers à l'affaire, mais le dépouillement de l'image et les couleurs minérales confèrent au film une aura particulière.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
Sigur Ros livre un mélange des styles fait d'airs anciens et de sons lorgnant plutôt du côté minimaliste. En résulte une bande-son discrète mais élégante sautant d'une enceinte à l'autre. On apprécie la justesse de l'ensemble, tout comme les dialogues, l'ouverture générale. Piste stéréo française également convaincante niveau présence.
Top son : aucun
Note son : 4/6


PLANNING
DVD 20/06/19 The Kid
BLU 20/06/19 The Kid
DVD 20/06/19 Destroyer
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
Lars Lundström - Real Humans saison 2
https://www.avcesar.com/source/interview/151/photo_0557184527.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/152/photo_0641125609.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/153/photo_1156104630.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/148/photo_0250141520.jpg
lars-lundstrom
nic-pizzolatto
tara-reid
tatiana-maslany
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011