Philips 46PFL9706H

Par Jacques Guiot - Publié le 26/03/12
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Voilà un chapitre essentiel de notre test, celui de la qualité de l'image proposée par le Philips 46PFL9706H. Le premier point très positif se situe au niveau de la colorimétrie, comme nous avons pu le voir dans le précédent chapitre Réglage : tous les outils nécessaires à un calibrage parfait sont proposés. Échelle de gris, équilibre des couleurs, réglage de gamma, espace colorimétrique… il est relativement aisé de tutoyer l'excellence avec des couleurs justes et naturelles (merci la certification ISF).
Au niveau de la fluidité, il est possible d'activer et de désactiver l'affichage 400 Hz et la compensation de mouvement, de façon indépendante. La simple activation du Clear LCD (400 Hz) permet déjà de proposer une excellente fluidité avec très peu d'artefacts, ni d'effet « caméscope ». Il est possible d'aller encore plus loin avec la compensation de mouvement Perfect Natural Motion. Mais si l'on obtient alors une fluidité réellement exceptionnelle, cela s'accompagne de quelques artefacts : très légers via le réglage Bas, mais plus présents sur Moyen ou Haut. Le choix d'opter pour l'un, ou l'autre des procédés, ou des deux dépend bien sûr des goûts de chacun.
Le contraste est clairement l'énorme atout de ce téléviseur. C'est même très impressionnant ! En activant le contraste dynamique, qui tire sa puissance et son efficacité de la technologie LED Local Dimming, les noirs proposés sont d'une profondeur abyssale. Aucune lumière n'est décelable. Même dans une salle obscure, les bandes noires d'un film 2.35 par exemple, sont totalement invisibles. Et la luminosité reste puissante, pour un contraste intra‑image absolument fabuleux mesuré à 7 240 000:1 ! Un chiffre inédit et réellement exceptionnel, sans aucun doute lié à l'exclusive technologie Moth Eye déployée sur l'intégralité de la superficie de la dalle.
Par contre, nous avons remarqué un petit souci. Un très léger effet de pompage apparaît au niveau de la lumière dans les scènes sombres (même si ce problème a été largement  atténué par une récente mise à jour Firmware). Nous avons observé d'infimes fluctuations sur l'intensité lumineuse de l'image, localisées ou présentes sur toute sa superficie, il n'y a pas de règle. En clair, le système Local Dimming est un poil trop lent, l'homogénéité n'est pas donc irréprochable dans les scènes sombres (cette fluctuation peut‑être plus visible lors d'affichage de sous‑titres par exemple). Le basculement d'une scène de pénombre à une autre lumineuse provoque également une légère fluctuation. De plus, de légères traces plus sombres sont parfois visibles sur la dalle (variables en fonction des modèles, ce problème est appelé DSE dans notre jargon pour Dirty Screen Effect) et un léger problème de halo lumineux se fait ressentir, surtout hors axe. Mais encore une fois, il faut vraiment y prêter attention pour les voir.

Pour le reste, c'est tout bon. Le traitement de l'image est excellent, même s'il faut faire attention de ne pas pousser le filtre Définition, un peu trop agressif au‑dessus de +2 (comme déjà explicité dans la section Réglage). Le désentrelacement est très performant avec une très bonne gestion des « jaggies » (effet d'escalier), l'image est extrêmement précise, pour une qualité remarquable avec un Blu‑Ray, et une gestion du signal de la TNT HD de toute beauté. Sa mise à l'échelle 1 080p (Upscaling) est bien réalisée, même si les meilleurs processeurs vidéo intégrés dans certains lecteurs Blu‑Ray ou amplificateurs audio‑vidéo font mieux.

Et la 3D dans tout ça ? Il est vrai que le relief n'a plus vraiment le vent en poupe en ce moment… Sûrement par manque de films 3D intéressants, mais aussi à cause d'une qualité de relief proposée par les téléviseurs et un confort de visionnage encore loin des souhaits des utilisateurs. Et bien, contre toutes attentes, nous avons été agréablement surpris par la qualité de l'image stéréoscopique du Philips 46PFL9706H !
Certes, la 3D proposée souffre des habituels problèmes expérimentés sur tous les téléviseurs 3D Ready basés sur la technologie active : lunettes gênantes, dérive colorimétrique par rapport à l'image 2D et scintillements entraînant une fatigue oculaire. Et pourtant, il s'agit d'une des meilleures image en relief du moment. La 3D est lumineuse, puissante, fluide, l'image est précise et (vraiment !) très peu touchée par l'effet fantôme (ghosting). Sur des BD 3D comme Tron, Avatar ou Le Drôle de Noël de Mr Scrooge, le cross‑talk est quasiment invisible. Por être précis, il reste visible sur certains passages avec des films au relief très prononcé comme Animaux & Cie ou Le Voyage Extraordinaire de Samy. Quant à la conversion 2D/3D, elle est toujours aussi gadget et amusante quelques jours. Pas mauvaise, vous vous en lasserez cependant rapidement.
Image
Optimisation de la netteté dans les mouvements
SD
480i/576i
ED
480p/576p
HD
720p/1 080i
Full HD
1 080p/50/60
Full
HD 1 080p/24
oui oui oui oui oui
Compensation de mouvement
SD
480i/576i
ED
480p/576p
HD
720p/1 080i
Full HD
1 080p/50/60
Full HD
1 080p/24
3D
oui oui oui oui oui oui
ph image
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