Final Fantasy XIII

Année : 2010
Genre : RPG
Thème : fantasy
Multijoueur : non
Jeu en ligne : non
Éditeur : Square Enix/Eidos
Développeur : Square Enix
Supports : Blu-Ray PS3, 3 DVD-9 Xbox 360
Sortie : 09/03/10
Prix ind. : 70 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
GD :
PEGI RatingPEGI Rating
Format image
Sous-titres
Français
Amazon
14,90 €
L’arrivée d’un nouveau Final Fantasy est toujours un événement. Série de RPG (Role Playing Game, jeu de rôle) japonais la plus connue à travers le monde, ce treizième épisode de la saga semble être synonyme de rupture. En tenant le pari audacieux de mettre beaucoup d’éléments chers aux précédents épisodes de côté et de s’éloigner du schéma de progression habituel, Final Fantasy XIII (FF XIII) prend le risque de faire douter les plus fervents admirateurs du chef-d’œuvre de Square Enix.
Il faut toutefois comprendre l’initiative de l’éditeur : FF XIII est le premier épisode sur consoles haute définition. Et il fallait marquer le coup ! Résultat, le jeu renouvelle positivement une série qui peinait à évoluer au fil des épisodes. Le pari est donc réussi.

Final Fantasy XIII permet au joueur d’incarner Lightning, combattante de la garde de Cocoon, un monde flottant abritant des villes postindustrielles toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Ses habitants vivent dans la peur de Pulse, la planète autour de laquelle Cocoon gravite. Peur qui n’a de cesse d’être alimentée par le Sanctum (le gouvernement de Cocoon), avec à sa tête un Fal’cie, un de ces êtres qui prennent soin des humains, leur apportant vivres et protection.
Mais les Fal’cie sont des êtres capricieux, puisqu’ils choisissent des humains, de façon plus ou moins hasardeuse, pour en faire des L’cies. Ces derniers bénéficient d’une force extraordinaire, mais se voient en contrepartie confier une tâche : l’accomplir est synonyme de vie éternelle sous forme de cristal, échouer signifie se transformer en monstre menaçant. Devenir un L’cie relève donc plus de la malédiction que de la chance. En effet, un élu est rejeté de tous. Pire, le peuple souhaite clairement sa mort.

Bref, le monde de Final Fantasy XIII n’est pas particulièrement accueillant. Et pour couronner le tout, la petite sœur de Lightning, Serah, a été choisie pour devenir un L’cie. L’histoire débute juste après l’annonce de la funeste nouvelle. Lighting, prenant son courage à deux mains, quitte l’armée et décide d’aller s’entretenir avec le Fal’cie responsable de la transformation de sa petite sœur. Sur son chemin, elle rencontre divers compagnons, futurs camarades de voyage. Mais arrivés devant le Fal’cie, rien ne se déroule comme prévu et tous les membres du groupe se transforment, à leur tour, en L’cies. De plus, leur mission demeure peu claire : il serait question, à la fois, de sauver et de détruire leur patrie, Cocoon. Peu pratique.

L’histoire posée, Final Fantasy XIII coupe tout lien, ou presque, avec ses prédécesseurs : combats en temps quasi réel, progression ultra-linéaire, héroïne forte et déterminée en lieu et place d’une habituelle cruche. Final Fantasy XIII est voué à susciter la polémique et à diviser les joueurs. Certains regretteront que les développeurs aient effacé les acquis des anciens opus, les autres trouveront en ce treizième épisode un salvateur rafraîchissement de la série.
Car s’il y a bien une saga de RPG qui peut se permettre de tout changer, c’est Final Fantasy. La prise de risque de Square Enix est donc justifiée, même si c’est à présent aux joueurs d’en juger. Et à la rédaction d’AVCesar.com, la balance penche clairement en faveur de la belle Lightning.
Axel Riffard - Publié le 27/03/10
Jouabilité
La capacité des équipes de Square Enix à mettre au monde des univers et mythologies cohérents n’est plus à prouver. Faire évoluer ses personnages dans celui de Final Fantasy XIII est un véritable plaisir. Le système de jeu est lui aussi innovant et les combats se déroulent en temps réel (ou presque) : la caméra est libre et peut donc être déplacée selon les envies du joueur, qui ne contrôle que le protagoniste principal, contrairement aux anciens épisodes où on dirigeait l’intégralité de l’équipe. Étrange au début, on perçoit toutefois rapidement la richesse du système de combat, directement liée à la possibilité de changer les classes de ses avatars à tout moment : un attaquant peut devenir un soigneur en un instant, de même un tacticien (qui renforce les capacités de l’équipe) peut endosser le rôle du défenseur.

Ce changement, anodin au premier abord, révolutionne totalement le déroulement d’une bataille. Le joueur cherche en effet à prédire les futures actions de l’ennemi, pour adopter une stratégie offensive au moment adéquat et définir si celle-ci doit être fondée sur le corps à corps, la magie, etc. Précision, pendant les huit premières heures de jeu, les batailles sont d’une facilité déconcertante. Mais le niveau se corse rapidement, et le joueur comprend alors l’intérêt de ces quelques heures de répit : le familiariser avec un système de combat atypique.

Autre nouveauté, la barre de « Choc », ou « Break » en VO. Chaque ennemi possède un seuil de dégâts au-delà duquel il devient particulièrement vulnérable. Ainsi, en adoptant la bonne stratégie, le pire Goliath peut rapidement se transformer en créature inoffensive. La limite entre l’écrasante victoire et la cuisante défaite synonyme de Game Over n’a jamais été si ténue : prendre un ennemi par surprise et le mettre rapidement en état de choc peut éviter au joueur de devoir l’affronter à la loyale, frontalement. Et contre certains ennemis spécialement coriaces, cet avantage n’est pas de trop.

Le système d’évolution, à savoir le Cristarium, est un ensemble de grandes cartes où chaque amélioration nécessite des points de compétence récoltés en combat : on y acquiert de nouvelles techniques, on y gagne des points de vie ou de force. Similaire à celui de Final Fantasy X, le système d’évolution se révèle cependant bien plus dirigiste mais permet de rapidement obtenir des personnages équilibrés.

Au-delà de ces modifications, c’est toute la progression dans le jeu qui a été revue. Les villes, par exemple, sont quasi inexistantes. Même remarque pour la partie « Role Play » de la série : terminé les discussions avec les habitants ou le commerce, et les quêtes annexes sont bien moins nombreuses qu’auparavant. Ce fait peut cependant être justifié par l’intrigue même, les héros sont des exclus et des parias, et ne seraient donc pas les bienvenus en société. Cela permet aussi de se concentrer davantage sur l’histoire et la psychologie des personnages.


Durée de vie
Les vingt-cinq premières heures de jeu sont constituées à 100% de couloirs : on arrive dans un nouvel endroit, on combat quelques ennemis, on continue d’explorer la zone, on déclenche une cinématique, etc. Bref, une progression extrêmement linéaire, prélude à la mise en place de l’univers et d’un scénario extrêmement soignés. C’est d’ailleurs au bout du tunnel que le joueur comprend son intérêt : tout cela n’est qu’un gigantesque tutorial visant à le préparer pour le véritable jeu. Car oui, chose étrange, Final Fantasy XIII dévoile ses atouts très tard dans l’aventure. Est-ce un mal pour autant ? Les deux avis se valent, mais qu’un jeu se laisse apprivoiser pendant de longues heures avant d’en saisir sa saveur et sa profondeur n’est pas dénué de charme.

C’est d’ailleurs dans ce monde ouvert que le joueur accède aux quêtes annexes. Malheureusement moins nombreuses qu’à l’accoutumée, elles proposent toujours un challenge intéressant, et elles peuvent même être accomplies après la fin du jeu. Pour en arriver à ce point, comptez une bonne cinquantaine d’heures. Et pour clore le jeu en totalité, encore une trentaine. En clair, Final Fantasy XIII, tout comme ses ancêtres, risque de rester dans le lecteur de votre console pendant fort longtemps.
Note Game Design : 6/6
Image
Tirant au maximum parti des capacités offertes par les consoles actuelles, Final Fantasy XIII peut se targuer d’être le plus bel RPG disponible à ce jour, tous supports confondus. Fines et détaillées, on ne se lasse pas d’admirer les textures pour une incontestable invitation au voyage. Doté d’une production artistique sans faille (Tetsuya Nomura, Isamu Kamikokuryo) plus tout le savoir faire de Square Enix et de leur nouveau moteur graphique dénommé Crystal Tools, Final Fantasy XIII n’a de cesse d’étonner et de ravir les pupilles du joueur.

Il faut cependant bien noter que, entre les consoles Microsoft et Sony, les versions sont très différentes, contrairement à ce qu’avait promis Square Enix. Sur Xbox 360, le jeu adopte une résolution moindre que sur PlayStation 3 (516p contre 720p). De même lors des scènes cinématiques, en 1 080p natif sur la console de Sony, elles pixellisent énormément faute de place sur les DVD de la plateforme de Microsoft. Mais ce n’est pas tout : le jeu ralentit d’une manière inacceptable à certains points de l’aventure. Ainsi, sur les grandes plaines de Pulse ou à Nautilus, le Framerate peut tomber à quatre ou cinq images par seconde ! Et comme si cela ne suffisait pas, le jeu souffre d’un aliasing plus marqué sur Xbox 360, certains ennemis apparaissent plus ou moins aléatoirement à l’écran et les couleurs sont beaucoup moins vives.

Pas la peine d’en rajouter, vous l’aurez compris, le jeu est techniquement supérieur sur PlayStation 3, la plateforme sur laquelle il a été initialement développé. Il faut néanmoins pondérer ces remarques, si vous ne possédez pas la console de Sony, sachez que FFXIII reste un très beau et tout aussi passionnant jeu sur Xbox 360.
Note image : 6/6
Son
On aurait tant aimé pouvoir entendre les voix originales pour ce treizième épisode ! Il faudra cependant se contenter d’une version anglaise de bonne facture, parfois parfaitement fidèle, doublage de Fang notamment, mais par moments horripilante : les petits cris stridents de Vanille n’auront de cesse de hanter vos séances de jeu.

Ce n’est pour une fois pas Nobuo Uematsu mais Masashi Hamauzu qui s’est collé à la composition de la bande originale du jeu. Déjà responsable des excellentes musiques de Dirge of Cerberus ou de Tobal (entre autres), Hamauzu étonne et signe une BO d’une qualité rare. Les musiques alternent les genres, Hard Rock, Blues, nappes de synthé ou piano avec une admirable légèreté. AVCesar.com vous met au défi de ne pas siffloter un des hymnes du jeu !

Hélas, une fois de plus, la Xbox 360 subit aussi de dommageables altérations sur le plan sonore : le taux d’échantillonnage est drastiquement plus bas que sur PS3, et c’est encore plus perceptible en 5.1.
Note son : 6/6


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