Vidéoprojecteur

JVC DLA-HD350

Par Jacquemin Vidal - Publié le 21/11/08
Mustav
Prix indicatif : 3 990 € TTC
Note AVCesar.com
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p
Contraste : 30 000:1
Iris : statique
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 365 x 167 x 478 mm
Poids : 11 kg
L’essentiel
Remplaçant du JVC DLA-HD1, le JVC DLA‑HD350 fait au moins aussi bien que le JVC DLA‑HD100 tout en étant proposé à un prix inférieur. Voilà la bonne nouvelle de cette fin d’année ! Bien sûr, ce vidéoprojecteur s’appuie toujours sur la technologie maison D‑ILA, réputée parmi les plus efficaces. La résolution demeure Full HD, soit 1 920 x 1 080 pixels. Et le contraste natif affiche une superbe valeur de 30 000:1. Celle-ci est d’autant plus importante et impressionnante qu’elle est obtenue sans le moindre iris dynamique. Preuve une nouvelle fois de la qualité intrinsèque des matrices D‑ILA…
Par rapport à ses ainés, le JVC DLA‑HD350 a été entièrement repensé. Le châssis est totalement différent et la connectique ne se situe plus à l’arrière, mais sur le flanc gauche de l’appareil. Ce dernier est aussi moins large, mais plus long. Le circuit de cheminement de l’air, complètement nouveau, assure également un refroidissement optimisé. Ainsi, tout en affichant un bon 1 000 lumens de luminosité, il ne dépasse pas les 19 dB de bruit de fonctionnement.
L’optique a, elle aussi, bien évolué. Elle est désormais entièrement motorisée à la fois pour le zoom, la mise au point et le Lens Shift. S’agissant en plus d’un modèle 2/3 de salle, sans décalage de parallaxe, avec une très forte amplitude de réglages, l’installation est simplissime. Cerise sur le gâteau, l’objectif est protégé par un volet motorisé qui s’ouvre, non sans bruit d’ailleurs, à l’allumage et se ferme à l’extinction de l’appareil. Rien à redire…
Par rapport au JVC DLA‑HD1, la connectique n’évolue pas. Il manque toujours une entrée Sub‑D15 mais les deux entrées HDMI 1.3 sont désormais compatibles Deep Color, CEC et SafeLock. Par contre, elles boudent toujours le xvYCC et l’Auto LipSync… En tout cas, la compatibilité avec les signaux vidéo reste large, le 1 080p étant accepté en 24, 50 ou 60 hertz.
Autre atout, télécommande et OSD évoluent positivement. La première, rétroéclairée, et le second, entièrement retravaillé, gagnent en ergonomie et efficacité. Les nombreux réglages sont ainsi bien mieux agencés. Ajoutez en prime l’intégration d’une puce HQV Reon‑VX pour le traitement vidéo, et nous voici face à un appareil qui cumule les avantages.
Concurrence
Dans cette catégorie de vidéoprojecteurs plutôt haut de gamme, ce JVC DLA‑HD350 trouve sur sa route l’Infocus IN82 ou le BenQ W2000, deux modèles DLP, ou encore le Mitsubishi HC7000, un modèle tri‑LCD, voire le Sony VPL-VW100, en technologie SXRD. Rien que du beau monde…
Fiche technique
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p
Luminosité : 1 000 lumens
Contraste : 30 000:1
Iris : statique
Lampe : UHP, 200 W, 2 000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 2x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.3), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée S-vidéo, 1 entrée Composite, 1 port RS-232, compatibilité RVB vidéo via YUV + Composite
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), Data (SXGA)
Usage : CEC, Deep Color, 4/3, 16/9, zoom Letterbox, Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), réglage de gamma (préréglable), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 280 W (1 W en veille)
Bruit : 19 dB
Dim. (L x H x P) : 365 x 167 x 478 mm
Poids : 11 kg
ph image
Verdict technique
Avec le JVC DLA-HD350, le constructeur japonais JVC parvient à conserver le meilleur de sa technologie, tout en gommant bon nombre de défauts relevés sur les précédentes générations de vidéoprojecteur. Ainsi, avec son optique à large plage de réglages désormais entièrement pilotée, cet appareil s’installe en deux temps trois mouvements. Il est en plus extrêmement silencieux, tout en conservant un excellent contraste natif et en affichant une meilleure luminosité. Résultat, l’image gagne encore en dynamique. Et comme ici aucun système artificiel, tel un iris dynamique, ne vient altérer le chemin de lumière, les noirs sont obtenus de façon totalement naturelle. Du coup, les scènes sombres sont magnifiquement restituées, sans la moindre sensation de manque ou de faiblesse. En chipotant, on pourra arguer que les noirs sont un poil bouchés en liaison analogique. Mais quoi qu’il en soit, sur un écran de 2,5 mètres de base, c’est l’image CRT au format cinéma…

Quant aux réglages et aux traitements vidéo, là encore rien à redire. L’arrivée du circuit HQV permet non seulement d’accéder à la palette optimale de réducteurs de bruit, mais aussi à un désentrelacement efficace en toute circonstance. L’Upscaling est également puissant mais il ne faut surtout pas abuser de l’amélioration des détails, au risque de voir les signaux SD se dégrader, par l’apparition d’un crénelage prononcé des contours. Sinon, là encore sans le moindre artifice électronique, la fluidité est remarquable. Un sans faute, qui se confirme avec une colorimétrie vraiment chaleureuse et parfaitement étalonnée. Avec un tel tableau, une question désormais se pose… Que va donner son grand frère le JVC DLA‑HD750, dont le contraste est supérieur, la connectique plus riche et les réglages plus nombreux ?
+ Les points forts
»  
Finition
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Traitement vidéo
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Réglages complets
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Silence de fonctionnement
»  
Optique entièrement pilotée
»  
Densité et profondeurs des noirs
»  
Colorimétrie et dynamique de l’image
»  
OSD agréable et ergonomique
- Les points faibles
»  
Zooms vidéo limités
»  
Noirs un peu bouchés en liaison analogique
»  
Pas de gestion du xvYCC ni de l'Auto LipSync
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