Vidéoprojecteur

Mitsubishi HC3800

Par Jacquemin Vidal - Publié le 24/11/09
Mustav
Prix indicatif : 1 390 € TTC
Note AVCesar.com
Type : mono-DLP
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p
Contraste : 3 300:1
Iris : sans
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : sans
Dimensions (L x H x P) : 345 x 129 x 270 mm
Poids : 3,5 kg
L’essentiel
Si pour son vidéoprojecteur premier prix, le constructeur japonais abandonne la technologie LCD au profit du DLP, le modèle Mitsubishi HC3800 reste un appareil HD Ready 1 080p s’appuyant sur une matrice de 1 920 x 1 080 pixels, complétée d’une roue chromatique à six segments (RVB RVB). Sa lampe de 230 W assure une belle luminosité de 1 300 lumens. Le contraste natif est de 3 300:1, soit une valeur assez peu importante sur le papier mais qui s’avère à l’usage très satisfaisante.

Comme bon nombre d’appareils DLP, le Mitsubishi HC3800 adopte une optique avec un très léger décalage de parallaxe. L’utilisation sur une table basse ou la fixation au plafond ne devrait donc pas poser trop de problèmes malgré l’absence de Lens Shift. Il s’agit d’un modèle 2/3 de salle, avec zoom et mise au point manuels. Toute la connectique est placée à l’arrière et propose les classiques entrées Composite, S‑vidéo, YUV et Sub‑D15 pour les liaisons analogiques. Pour le numérique, il faut composer avec une seule entrée HDMI ignorant les fonctionnalités Deep Color, xvYCC, CEC et auto LipSync. Heureusement, on peut se consoler avec la présence d'un mini-port RS‑232 et d'une sortie Trigger.

Le Mitsubishi HC3800 se satisfait de tous les signaux vidéo jusqu’en 1 080p, mais aussi Data jusqu’en SXGA (1 280 x 1 024 pixels), et même 1 920 x 1 080 en 60 Hz via Sub-D15. Il offre encore l’indispensable réglage d’Overscan ainsi qu’une belle panoplie de zooms vidéo : 4/3, Super 4/3 (appelé Étirer), 16/9, LetterBox et LetterBox avec sous-titres. En revanche, pour les films 2.35, diffusés en 16/9 ou en HD, il n’existe pas de zoom plein écran (en rognant évidemment un peu les côtés), mais un mode adapté aux lentilles anamorphiques.

Concernant les réglages, outre les classiques niveaux de contraste, luminosité, couleur, teinte et finesse, le Mitsubishi HC3800 ajoute un réglage de gamma avec présélections et réglages, plus une température de couleur, là encore avec présélections et réglages. Cette dernière est complétée par une balance des blancs réglable en CMJRVB. La gestion des noirs n’a pas été oubliée pour les liaisons analogiques (0, 3,75 ou 7,5 IRE), ni même leur niveau d’entrée respectif. De même, pour la liaison HDMI, les modes Étendu, Standard et Automatique sont présents. Sauf que ce dernier reste désespérément bloqué sur Standard et ne bascule pas automatiquement sur Étendu… Aucun réducteur de bruit n’est proposé, en revanche le désentrelacement profite d’un mode Automatique efficace, capable de détecter parfaitement les différentes trames vidéo ou film. Rien à redire à ce niveau.
Concurrence
La guerre fait rage en cette fin d’année dans la catégorie des vidéoprojecteurs DLP HD Ready 1 080p. En effet, pour moins de 1 500 € on peut regarder du côté de l’Infocus X10 ou du Samsung SP‑A600, voire de l’Optoma HD20.
Fiche technique
Type : mono-DLP
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p
Luminosité : 1 300 lumens
Contraste : 3 300:1
Iris : sans
Lampe : UHP, 230 W, 5 000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : sans
Zoom : 1,5x (manuel)
Mise au point : manuelle
Connectique : 1 entrée HDMI (v 1.3), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée S-vidéo, 1 entrée Composite, 1 port RS-232, 1 sortie Trigger, compatibilité RVB vidéo via Sub-D15
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), Data (SXGA)
Usage : 4/3, 16/9, zoom Letterbox, zoom Letterbox sous-titres, Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), balance des blancs (CMJRVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en Ultra HD (2 160p/24
Compensation de mouvements : en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 340 W (0,5 W en veille)
Bruit : 25 dB
Dim. (L x H x P) : 345 x 129 x 270 mm
Poids : 3,5 kg
ph image
Verdict technique
Mitsubishi est une marque reconnue dans le monde de la vidéoprojection, et cette réputation n’est en rien galvaudée avec l’arrivée de ce nouveau vidéoprojecteur d’entrée de gamme. Garantie 5 ans (comme tous les vidéoprojecteurs de la marque), le Mitsubishi HC3800 est également HD Ready 1 080p. Il fait appel à la technologie DLP et s’affiche à moins de 1 400 euros. Certes, pour ce prix, il faut faire abstraction du CEC, du Deep Color, de l’xvYCC et de l'auto LipSync. Il faut également composer avec un léger effet arc‑en‑ciel (il s'agit en effet d’un modèle mono‑DLP).

Une fois ces faits exposés, il faut le reconnaître, l’image délivrée par ce Mitsubishi HC3800 est l’une des meilleures que nous ayons vues pour ce prix. En cherchant la petite bête, il y a bien un léger manque de détails dans les noirs. Mais à côté de cela, la dynamique est importante, toute comme la luminosité, même en mode Silencieux (merci le mode Brillant Color). La solarisation et le fourmillement sont tout simplement absents. La colorimétrie s’ajuste à tous les niveaux, et s’avère par défaut particulièrement bien calibrée et chaleureuse à souhait. Les tons chair ressortent idéalement. Le traitement vidéo est irréprochable en Upscaling, comme en désentrelacement, avec en prime un mode de détection des différentes trames (vidéo ou film) automatique.

Évidemment, vu son prix, le Mitsubishi HC3800 est un vidéoprojecteur dépourvu de toute compensation de mouvement. Pour autant, il ne pose aucun problème de fluidité. Signaux 50 ou 60 Hz, aucune saccade ne vient entacher le spectacle. En 1 080p/24 on retrouve l’aspect cinéma avec son lot intrinsèque de micro-saccades. Enfin, il adopte un objectif de qualité assurant une image homogène et parfaitement piquée. Une sacrée machine…
+ Les points forts
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Finition
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Connectique
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Traitement vidéo
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Garantie cinq ans
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Optique de qualité
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Réglages vidéo complet
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Dynamique, piqué et colorimétrie de l’image
- Les points faibles
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Effet arc-en-ciel
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Pas de Lens Shift
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OSD toujours aussi rustique
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Noirs très légèrement bouchés
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Pas de gestion du Deep Color, ni du xvYCC, ni de l'Auto LipSync
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