Vidéoprojecteur

JVC DLA-X7

Par Jacquemin Vidal - Publié le 07/03/11
Mustav
Prix indicatif : 6 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 70 000:1
Iris : statique
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 455 x 179 x 472 mm
Poids : 15,1 kg
L’essentiel
Version plus huppée du JVC DLA‑X3 (cliquez pour découvrir le test d'AVCesar.com), le vidéoprojecteur JVC DLA‑X7 ne propose malheureusement pas de livrée blanche. Il est disponible en noir laqué uniquement… Sinon, il en reprend absolument toutes les caractéristiques techniques agrémentées de petits plus qui, pour certains, feront toute la différence et, pour d’autres, seront trop cher payés…

Ce modèle profite donc toujours d’un cache objectif motorisé qui s’ouvre et se ferme automatiquement à l’allumage et à l’extinction de l’appareil. Évidemment, on retrouve la technologie D‑ILA chère à la marque, mieux encore maitrisée ici pour optimiser le contraste, sans oublier les standards HD Ready 1 080p et 3D Ready, avec technologie active pour ce dernier. Le boîtier externe de synchronisation (prix indicatif : 79 €) et la paire de lunette (prix indicatif : 179 €) sont toujours en option, une situation vraiment mesquine vu le prix de l’appareil…
L’objectif du JVC DLA‑X7 est toujours entièrement piloté au niveau du zoom, de la mise au point et du Lens Shift, et la connectique reste intégralement située à l’arrière de l’appareil. Par rapport à celle du JVC DLA‑X3, elle conserve une entrée YUV et deux entrées HDMI 1.4 compatibles SafeLock. Et si les entrées vidéo Composite, S‑vidéo ont définitivement disparu, l’entrée Sub‑D15 fait son retour et un port Ethernet vient compléter l’ensemble, pour le pilotage à distance de l’appareil. À savoir encore, l’appareil gère le Deep Color, l’Auto LipSync et le CEC, mais boude toujours le xvYCC.

Comme son petit frère, le JVC DLA‑X7, exploite la nouvelle compensation de mouvement Clear Motion Drive, paramétrable selon six paliers dont un Off. Les modes 1 et 2 proposent une insertion de trame noire plus ou moins importante qui ne nous ne convainc toujours pas. Les modes 3 et 4 appliquent pour leur part une compensation de mouvement plus ou moins importante, qui s’avère, une nouvelle fois, bien plus intéressante. Reste le mode NTSC/24p permettant de retrouver les 24 trames originelles d’un signal 60 Hz généré par 3/2 Pull‑Down, utile par exemple avec les rares lecteurs BD vidéo ne proposant pas de sortie 1 080p/24 ou encore pour la lecture de DVD vidéo NTSC… Comme le JVC DLA‑X3, le travail de désentrelacement et d’Upscaling des signaux 480i/576i est sans reproche, avec très peu de remontée de bruit. Et si besoin, il reste possible d’appliquer la batterie parfaite de réducteurs de bruits : D NR, Mpeg NR et Mosquito NR sont en effet présents et surtout efficaces pour gommer les défaut de compression, assez visibles à partir de signaux SD.

Enfin, côté réglages vidéo, le JVC DLA‑X7 se distingue de son petit frère, grâce à l'ajout de la compatibilité ISF permettant, entre autres, d’ajuster finement la colorimétrie. Un mode Teinte Film et surtout la balance des blancs fait ainsi son apparition, avec un réglage en Cyan, Bleu, Magenta, Rouge, Orange, Jaune et Vert… Et pour ceux qui ne veulent pas mettre les mains dans le cambouis, le mode THX est bienvenu. Il prend la main sur la température de couleur, le gamma, la netteté et les filtres de bruit pour offrir l’image calibrée selon un cahier des charges spécifique. Ce mode est en prime compatible 3D, et c’est celui que nous préconisons pour la lecture de BD vidéo. Sinon, comme sur le JVC DLA‑X3, la température des couleurs reste ajustable selon les réglages vidéo connus (de 5 500 K° à 9 500 K°) mais aussi en RVB, et le réglage de gamma propose là encore des courbes prédéfinies (de 1,8 à 2,2), et reste entièrement ajustable...
Concurrence
C’est un fait, les vidéoprojecteurs 3D Ready ne courent pas autant les rues que les écrans plats. Pour autant, ce modèle a dans sa ligne de mire le Sony VPL‑VW90ES ou le Mitsubishi HC9000D, deux modèles basés sur la technologie SXRD.
Fiche technique
Type : D-ILA
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 1 300 lumens
Contraste : 70 000:1
Iris : statique
Lampe : UHP, 220 W, 3000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 2x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.4), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 port Ethernet, 1 port RS-232, 1 sortie Trigger
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), Data (SXGA+)
Usage : CEC, Auto LipSync, Deep Color, 4/3, 16/9, zoom Letterbox, Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement des noirs (statique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 350 W (0,9 W en veille)
Bruit : 20 dB
Dim. (L x H x P) : 455 x 179 x 472 mm
Poids : 15,1 kg
ph image
Verdict technique
Certes, l’écart de prix entre le JVC DLA‑X7 et le JVC DLA‑X3 est conséquent. Mais il faut le reconnaître, les améliorations au niveau du contraste et de la colorimétrie sont réelles. Concernant la connectique, tout le monde ne trouvera pas forcément d’intérêt à l’entrée Sub‑D15 et au port Ethernet. Et en dehors des réglages plus pointus en ajustement de colorimétrie et du mode THX, c’est un peu blanc bonnet et bonnet blanc. Du coup, on est en droit de se demander s’il vaut mieux économiser pour s’offrir un X7, ou si un X3 peut suffire ? Nous n’avons pas de réponse toute faite, car les deux appareils sont à notre avis destinés à deux types d’utilisateurs différents. Le JVC DLA‑X3 offre assurément un meilleur rapport qualité/prix. Avec ses noirs profonds, sa qualité d’image, sa compatibilité 3D et son prix canon, il s’adresse incontestablement à la majorité. Mais de son côté, le JVC DLA‑X7 satisfera ceux qui aiment ajuster aux petits oignons leur image, pour la calibrer en fonction de leur écran et de leur environnement… Et comme le dit l’adage, quand on aime, on ne compte pas !

Ceux-là ne seront d’ailleurs pas déçus, car les noirs sont vraiment abyssaux, tout en restant détaillés, avec une dynamique d’image exemplaire en 2D. En 3D, comme pour le JVC DLA‑X3, du fait des lunettes, la dynamique est évidemment moindre, mais reste satisfaisante dans le noir complet. De plus, nous n’avons pas noté d’effet fantôme sur ce modèle de conception plus récente que le JVC DLA‑X3 testé. Quant à la colorimétrie, outre la possibilité d’ajustement encore plus fin, rien qu’en basculant en THX au déballage, la messe est dite. C’est proche de la perfection. D’ailleurs, c’est simple, à ce prix, nous n’avons pas encore testé un vidéoprojecteur aussi performant. Il mérite largement ses six étoiles rien que pour son image, même avec les quelques défauts relevés. Les lunettes et l’émetteur en option, à ce prix, ça passe difficilement… La prochaine étape, pour proposer l’appareil ultime, sera donc d’assurer la compatibilité xvYCC et de permettre la compensation de mouvement en 3D, pour ceux qui aiment !
+ Les points forts
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Agrément THX 3D et ISF
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Excellent contraste natif
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Densité et détail des noirs
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Luminosité et colorimétrie
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Finesse et détail de l’image
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Mode pour lentille anamorphique
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Compensation de mouvement naturelle
- Les points faibles
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Pas de xvYCC
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Pas de compatibilité RVB vidéo
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Émetteur et lunettes 3D en option
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Surcout par rapport au JVC DLA‑X3
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Pas de compensation de mouvement en 3D
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