Vidéoprojecteur

Sharp XV-Z17000

Par Jacquemin Vidal - Publié le 01/04/11
sans Must AV
Prix indicatif : 4 490 € TTC
Note AVCesar.com
Type : mono-DLP
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 40 000:1
Iris : dynamique
Modèle : milieu de salle
Lens Shift : sans
Dimensions (L x H x P) : 400 x 115 x 348 mm
Poids : 5,8 kg
L’essentiel
Après plusieurs années d’absence, la société Sharp fait son retour en vidéoprojection Home‑Cinéma, avec un appareil HD Ready 1 080p et 3D Ready. Un retour en force de la firme japonaise dans cet univers qu’elle avait délaissé ?

Bien que foncièrement impliquée dans la technologie LCD, en matière de vidéoprojecteurs, le constructeur japonais est resté fidèle à ses premières amours. Le Sharp XV‑Z17000 est en effet un modèle DLP s’appuyant sur une seule matrice de 1 920 x 1 080 pixels et sur une roue chromatique à six segments (RVB RVB). La luminosité annoncée de 1 600 lumens est atteinte en mode pleine puissance et le contraste dynamique est donné pour 40 000:1. L’optique est un modèle milieu de salle avec un léger décalage de parallaxe. Et en l’absence de réel Lens Shift, l’installation ne sera pas des plus aisées, d’autant que la plage de réglage du zoom est très limitée. Le zoom et la mise au point sont manuels, et toute la connectique est située à l’arrière de l’appareil. Cette dernière propose toujours les entrées Composite, S‑vidéo, YUV et Sub‑D15 pour les liaisons analogiques, et ajoute deux entrées HDMI pour le numérique. En revanche, ces dernières ignorent toutes les fonctionnalités modernes : pas de Deep Color, pas de xvYCC et pas d’auto LipSync, il faut se contenter du CEC. Notez encore l'absence de sortie Trigger, reste le port RS‑232 pour la domotique…

Côté traitement vidéo, le Sharp XV‑Z17000 fait dans la simplicité. Il ne propose aucune compensation de mouvement. Il s’appuie sur la réactivité de son électronique et de sa technologie pour assurer un affichage sans artifice. Il profite malgré tout de réglages vidéos assez intéressants, notamment dans la balance des blancs, où l’utilisateur averti pourra à son goût ajuster chaque couleur avec l'outil CMS (pour Color Management System), plus poussée encore que le déjà puissant paramétrage CMJRVB. Le réglage de la plage HDMI est de la partie (Auto, Normal ou Étendue), tout comme les filtres de bruit D NR et Mosquito NR, sans oublier le mode Film assurant une parfaite détection des trames vidéo. Le gamma n’a pas été oublié et on compte aussi un iris utilisable selon quatre modes : Inactif, Manuel haute luminosité (à préférer en 3D pour compenser la baisse de luminosité induite par les lunettes), Manuel fort contraste (l’image perd en dynamique), et mode Automatique. Pour finir, deux paires de lunettes actives sont fournies, l’émetteur est intégré à l’appareil, mais il n’y a pas de procédé de conversion 2D/3D.
Concurrence
Les vidéoprojecteurs HD Ready 1 080p et 3D Ready ne sont pas encore aussi nombreux que les écrans plats du même type. Malgré tout, ce Sharp XV‑Z17000 devra affronter le Mitsubishi HC9000, basé sur la technologie SXRD et proposé au même prix, ou encore le JVC DLA‑X3, 1 000 € moins cher…
Fiche technique
Type : mono-DLP
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 1 600 lumens
Contraste : 40 000:1
Iris : dynamique
Lampe : SHP, 250 W, 3000 h
Modèle : milieu de salle
Lens Shift : sans
Zoom : 1,15x (manuel)
Mise au point : manuelle
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.4), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée S-vidéo, 1 entrée Composite, 1 port RS-232
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), Data (SXGA+)
Usage : CEC, 4/3, 14/9, 16/9, zoom Letterbox, Overscan
Réglage : température de couleur (préréglage), balance des blancs (CMJRVB), réglage de gamma (préréglable), renforcement des noirs (statique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en Ultra HD (2 160p/24
Compensation de mouvements : en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 339 W (8,3 W en veille)
Bruit : 23 dB
Dim. (L x H x P) : 400 x 115 x 348 mm
Poids : 5,8 kg
ph image
Verdict technique
En l’absence totale de compensation de mouvement, le Sharp XV‑Z17000 ravira les adeptes de l’image cinéma pure et dure, avec son lot de micro‑saccades. De fait, aucun artéfact ne vient entacher l’image, en 2D comme en 3D. Mais à l’usage, c’est un peu un retour en arrière, car on le sait pour une meilleure fluidité, il faut dépasser les 24 images par seconde de la pellicule et à fortiori des BD Vidéo.

Quoi qu’il en soit, reconnaissons-lui un effet arc‑en‑ciel quasi‑absent et un rendu en 3D exempt du moindre effet fantôme, ainsi qu’une colorimétrie plutôt bien maitrisée. Les fondamentaux sont donc au rendez‑vous, d’autant que le traitement vidéo travaille très bien avec les sources SD, en assurant un parfait désentrelacement et un Upscaling ne faisant pas remonter trop de bruit.

Le Sharp XV-Z17000 aurait donc pu avoir droit à la distinction Must AVCesar.com pour son image, d’autant qu’il propose de série deux paires de lunettes et intègre l’émetteur. Mais ce serait oublié des détails gênants au quotidien. Pourquoi l’Auto LipSync, le xvYCC et le Deep Color ont‑ils été oubliés ? Que vient faire une optique si bas de gamme dans ses réglages sur un appareil de ce prix ? Où est le rétroéclairage de la télécommande ? Voilà qui a de quoi agacer, et qui justifie de perdre malheureusement deux étoiles au global…

MAJ : le prix indicatif du Sharp XV‑Z17000 est de 4 490 € et non 4 990 € comme annoncé initialement.
+ Les points forts
»  
Colorimétrie
»  
Pas d’effet fantôme en 3D
»  
Finesse et détail de l’image
»  
Effet arc‑en‑ciel quasi‑absent
»  
Très bonne gestion des sources analogiques SD
- Les points faibles
»  
Aucune compensation de mouvement
»  
Pas de rétroéclairage de la télécommande
»  
Pas d’Auto LipSync, ni de xvYCC, ni de Deep Color
»  
Optique tellement limitée qu’elle rend l’installation difficile
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