Vidéoprojecteur

Panasonic PT-AT5000E

Par François Poindimié - Publié le 17/10/11
Mustav
Prix indicatif : 3 190 € TTC
Note AVCesar.com
Type : tri-LCD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 300 000:1
Iris : dynamique
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 470 x 137 x 345 mm
Poids : 8,7 kg
L’essentiel
Après deux années sans nouvelle référence, Panasonic renoue avec la vidéoprojection Home Cinéma à travers un modèle tri‑LCD Full HD 3D Ready. De fait, le Panasonic PT‑AT5000E est aussi le premier vidéoprojecteur tri‑LCD 3D du marché.

D’habitude, chez Panasonic, il est difficile de discerner les nouvelles références des anciennes. Ici, la rupture est franche avec le Panasonic PT‑AE4000 (cliquez pour découvrir le test d'AVCesar.com), qu’il remplace après deux ans de bons et loyaux services. Fini le gros pavé noir coupé à la serpe, carrosserie en service depuis 2007, place aux rondeurs (mesurées tout de même…). À noter, l’objectif est de nouveau déporté, il était centré précédemment. D’ailleurs, si le cœur vous en dit, vous avez une belle frise ici, Panasonic.net, avec tous les vidéoprojecteurs de la marque depuis l'originel Panasonic PT‑AE100, en 2001. Ça rappellera sûrement des souvenirs à certains d’entre vous. Chez nous, c'est le cas…

Le Panasonic PT‑AT5000E n’est pas né de la dernière pluie. Il cumule tout un passif technologique affiné et raffiné par le constructeur japonais, référence après référence. Certaines d’ailleurs sont toujours exclusives à la marque (brevetées ?). Dans l’ordre chronologique, citons parmi ces améliorations et/ou nouvelles fonctions le Smoothscreen inauguré en 2002. C’est un adjuvant optique qui permet de lisser l’espace interpixel des LCD qui, il est vrai, était à l’époque très prononcé (effet de grille). Le partenariat avec des chefs opérateur hollywoodiens pour le calibrage final des projecteurs, est une initiative de l'année 2003. Elle est toujours d’actualité aujourd’hui. L’iris dynamique, qui augmente artificiellement le contraste introduit en 2004, n’est en revanche pas une innovation Panasonic. On le doit à Sony, qui a toujours réussi à mieux le maîtriser. Mais il faut reconnaitre que ça fonctionne enfin vraiment bien sur le Panasonic PT‑AT5000E. L’oscilloscope (Waveform Monitor en VO) est une vraie idée originale de la marque qui date de 2007, pour son premier modèle HD Ready 1 080p. Il permet de visualiser sur le plan électrique la courbe des signaux entrants. Pour le particulier, cet outil d’origine professionnelle ne sert pas à grand‑chose, même si lorsque le film est vraiment nul, c’est parfois plus rigolo à regarder… En tous cas, on le retrouve aussi sur le Panasonic PT‑AT5000E, dans une version désormais compatible 3D. Le Detail Clarity Processor inauguré en 2008 est le premier pas signé Panasonic dans la recherche de solutions pour optimiser la netteté des signaux, sans introduire d’artefacts. Aujourd’hui, nous en sommes à la troisième génération.

En 2008, c’est la compensation de mouvement qui fait son apparition, une révolution initiée dans l’univers de la télévision et qui débarque sur grand écran. La polémique sur les films à la maison plus fluides qu’au cinéma (certains aiment, d’autres détestent) commence. Et elle perdure bien évidemment en 2011.
En 2009 enfin, avec le Panasonic PT‑AE4000, le constructeur introduit une fonction toute simple mais totalement géniale : un zoom à mémoire de position qui permet de goûter à la vraie projection CinémaScope (en présence d'une toile adaptable dans ce format bien sûr), sans devoir investir dans une coûteuse lentille anamorphique. Par un jeu de zoom avant/arrière mémorisé, le projecteur bascule d’un clic sur un bouton d'une projection 16/9 en 2.35. Évidemment, cette fonction est toujours au programme. Et pour 2011 ? Et bien Panasonic ajoute la compatibilité 3D, améliore encore un peu toutes les technologies embarquées (les ingénieurs du groupe ont eu deux ans pour y travailler), et double notamment la puissance du processeur, tout simplement pour pouvoir traiter correctement deux flux vidéo simultanément, comme l’exige la 3D. Le contraste est triplé, à 300 000:1.

L’objectif en revanche ne change pas. Sauf d'emplacement ! C’est toujours un modèle 100% motorisé de rapport x2. Le Lens Shift vertical est de +/‑ 1. Celui horizontal de +/‑ 0,26. Un peu en‑dessous de son prédécesseur donc. La connectique propose toujours trois prises HDMI, désormais d'obédience 1.4 avec CEC, Deep Color, xvYCC, et bien évidemment prise en charge du signal 3D. L’émetteur infrarouge est inclus dans le projecteur. En revanche, aucune paire de lunettes n’est fournie. Ce sont les mêmes que pour les téléviseurs. Nous conseillons la nouvelle référence Panasonic TY‑EW3D3LE (ou ME ou SE en fonction de la taille de votre tête) à 99 euros. Elles pèsent seulement 26 g, se rechargent intégralement en 30 mn, ou en 2 mn seulement pour trois heures d’autonomie. Ce sont aussi, il faut le dire, les plus confortables que nous ayons essayées.
Concurrence
Dans la zone tarifaire des 3 200 € avec compatibilité 3D, face au Panasonic, on retrouve sans zoom motorisé le Sony VPL‑HW30ES en technologie SXRD (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com), et surtout l’Epson EH‑TW9000W, lui aussi tri‑LCD, moins cher (2 899 €), doté d'une liaison HDMI sans fil très pratique, mais dépourvu de compensation de mouvement en 3D. En technologie mono‑DLP, on trouve dès aujourd’hui pour 2 699 € l'Optoma HD83, et bientôt le très prometteur Mitsubishi HC7800D à 2 990 €, plus lumineux, un peu moins contrasté, sans zoom motorisé, mais avec une compensation de mouvement 2D et 3D. Enfin en regardant du côté du LCoS, JVC projette de remplacer son modèle entrée de gamme cet hiver par un JVC DLA‑X30 positionné à 2 990 €, sans compensation de mouvement en 3D, mais avec un zoom motorisé.
Fiche technique
Type : tri-LCD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 2 000 lumens
Contraste : 300 000:1
Iris : dynamique
Lampe : UHP, 200 W, 4 000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal (manuel) et vertical (manuel)
Zoom : 2x (manuel)
Mise au point : pilotée
Connectique : 3 entrées HDMI (v 1.4), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée S-vidéo, 1 entrée Composite, 1 sortie Trigger, compatibilité RVB vidéo via Sub-D15
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D, Data (SXGA+)
Usage : CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, zoom Letterbox, zoom Letterbox sous-titres, zoom 2.35 (16/9, HD), Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), balance des blancs (RVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement des noirs (dynamique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) manuel
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, 3D, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 285 W (0,08 W en veille)
Bruit : 22 dB
Dim. (L x H x P) : 470 x 137 x 345 mm
Poids : 8,7 kg
ph image
Verdict technique
Après les technologies SXRD et LCoS, très bons en 3D, et le DLP, excellent dans ce domaine, on attendait avec une certaine fébrilité, disons plutôt « curiosité prononcée » la réponse d'Epson et de sa technologie tri‑LCD en 3D. C’est finalement par l’intermédiaire de l’un de ses fidèles clients, Panasonic, que nous est donnée la possibilité d'apprécier le résultat. Mais pour en arriver là, ce ne fut pas chose aisée… En effet, le LCD ne brille pas par sa vélocité naturelle (regardez les écrans plats). La fréquence de rafraichissement native des panneaux a même dû être portée à 480 Hz pour lutter contre l'effet fantôme, la plaie de l'image en relief. Mais, au final, la qualité est au rendez-vous ! Et les solutions techniques mises en jeu profitent même à la 2D. Prêt pour la visite guidée… ?

Passons sur les questions initiales de positionnement optimal du projecteur, le Panasonic PT‑AT5000E n’est pas bien difficile à régler. Le mode Image Cinéma 1, sans retouche, est vraiment magnifique. Rappelons qu’il a été mis au point par des chefs opérateur hollywoodiens. On ne voit rien à y redire. Certes, les tolérances de fabrications auraient pu altérer la calibration dans ce mode. Sur notre exemplaire, il n’en est rien.
Sachez, plus généralement, que les possibilités pour affiner l’image, et notamment la couleur, sont nombreuses et judicieusement présentées. On dispose notamment de la possibilité de couper l’image en deux verticalement : référentielle d’un côté, copie de travail de l’autre. C’est une excellente idée pour être sûr d’aller dans le bon sens au fur et à mesure des réglages…

Outre une palette de couleur absolument magnifique, le Panasonic PT‑AT5000E est aussi excellent en termes de définition, sans pixel visible. Par défaut, c'est déjà très bien, mais incrémenter le niveau de détail via le curseur Detail Clarity révèle dans les textures une subtilité qu’il serait dommage de laisser dans l’ombre. À essayer sans réserve. À propos d’ombre et de pénombre, le Panasonic PT‑AT5000E se débrouille également très bien sur ce point. Rien de ce que l’oscilloscope nous informe comme n’étant pas tout à fait du noir ‑et donc de l’information utile‑ n’est occulté à l’écran. En revanche, les 300 000:1 de contraste nous paraissent un peu surévalués (comme d'habitude…). Les noirs sont certes profonds, mais pas autant que chez un concurrent japonais à trois lettres. La luminosité en revanche est généreuse. Et vous le verrez plus bas, c’est utile pour la 3D…
La compensation de mouvement Frame Creation quant à elle est d’une efficacité redoutable. Il n'y a pas d'autres mots… C’est, sans conteste, la plus puissante que nous ayons vu à ce jour (mode Maximum). Le réglage en Position 1 est un bon compromis pour qui souhaite préserver ses habitudes de séance cinéma, notamment au niveau du rendu naturel de l'image. Et sur les retransmissions sportives, en cette période de qualifications de l'équipe de France de Football pour l'Euro 2012 ou de phases finales de la Coupe du Monde de Rugby, très concrètement ce réglage augmente de manière palpable la netteté du ballon de football ou de rugby, lors des tirs.

Bon point aussi pour le mode 2.35. À condition, bien sûr, de disposer d’un écran CinémaScope. Autant le dire tout net, c’est aussi efficace qu’une lentille anamorphique, mais bien moins coûteux et bien moins contraignant car ça limite les tripatouillages numériques (zoom numérique) et ceux de calages d’optique (abération/distorsion). Ici, l’opération appliquée pour passer d’un mode à l’autre est simple : zoom arrière/zoom avant + recalage vertical de l’image + mise au point. On mémorise ces réglages pour deux formats, et le projecteur a ensuite la possibilité en 2D de passer de l’un à l’autre automatiquement. Tout simplement génial à l'usage !

Mais toutes ces possibilités étaient déjà, pour beaucoup, disponibles sur le Panasonic PT‑AE4000. Même s'il l'on doit reconnaître que, notamment, l’iris et la compensation de netteté, en net progrès, ont encore franchi un palier. La nouveauté attendue sur cette nouvelle référence, et finalement son point fort, c’est la 3D. Lunettes sur les nez, et disque 3D dans le tiroir ‑au hasard, Avatar (NDLR : nous disposons à la rédaction du BD 3D de l'opération pack platine ou téléviseur 3D Ready Panasonic), calibré au même endroit que ce projecteur à Hollywood‑ que se passe‑t‑il ? En premier lieu, ça fonctionne : le volume est bien là, avec cette profondeur de champ qui va loin dans l’espace au‑delà des montagnes flottantes, et ces fougères qui viennent vous chatouiller les narines. La couleur semble aussi parfaitement tenue (même si sur les peaux des Na’avi, ce n'est très évident à jauger), la fluidité est magnifique, (grâce aux deux processeurs œuvrant de concert), et l'effet fantôme est quasiment aux abonnés absents. Tout juste décèle‑t‑on parfois une légère trace de dédoublement d'image, sur des contrastes violents dans les arrières‑plans. Mais ca arrive deux, trois fois par film, pas plus. En revanche, on réalise très vite que la luminosité résiduelle derrière les lunettes est en baisse sensible par rapport à l’expérience 2D. Les parties sombres de l'image ne sont pas bouchées pour autant, mais c’est vrai que sur des films « noirs » comme Tron 3D par exemple, il s'agit de bien écarter les pupilles.
Par conséquent, il est sage de ne pas utiliser le Panasonic PT‑AT5000E sur une surface de toile trop importante, qui induit encore davantage une chute de luminosité. Une base de 2,5 m semble être un maximum raisonnable. Dans la pénombre totale, il va sans dire… Pour l’anecdote, sachez aussi que Panasonic propose quatre formules en rien magiques, à choisir, pour tenter de convertir la 2D en 3D. À part déformer l’écran pour lui donner un semblant de profondeur, l’intérêt est nul. En plus la compensation de mouvement devient alors inopérante avec cette fausse 3D.

En définitive, le pari d'associer 3D et technologie tri‑LCD est gagné haut la main par Panasonic (donc par Epson). Le Panasonic PT‑AT5000E est une excellente machine, en tous points. Réellement incroyable en 2D, totalement géniale pour qui veut goûter à la projection CinémaScope, et assurément performante en 3D, à condition de lui consacrer une pièce dédiée, où la luminosité ambiante pourra être contrôlée. Un must AVCesar.com, évidemment !
+ Les points forts
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Enfin un nouveau design !
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Zoom pour écran 2.35 automatique
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Beauté du mode image Cinéma 1
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Souplesse d’installation
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Emetteur infrarouge inclus
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Maîtrise de l’image 2D et 3D
- Les points faibles
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Contraste surévalué
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Grosse chute de luminosité en 3D
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Aucune paire de lunettes incluse
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»  
Conversion 2D/3D anecdotique
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