Vidéoprojecteur

Sony VPL-VW95ES

Par Jean Eparvier - Publié le 19/12/11
Mustav
Prix indicatif : 5 500 € TTC
Note AVCesar.com
Type : SXRD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 150 000:1
Iris : dynamique
Modèle : milieu de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 470 x 179 x 484 mm
Poids : 11 kg
L’essentiel
Nouveau vaisseau‑amiral de la gamme des vidéprojecteurs Home Cinéma du constructeur japonais, en attendant le modèle 4K Sony VPL‑VW1000ES (cliquez pour en savoir plus), le Sony VPL‑VW95ES HD Ready 1 080p est le successeur direct du Sony VPL‑VW90ES, premier vidéoprojecteur 3D de la marque apparu l'année dernière. Moins onéreux que son prédécesseur de près de 1 000 €, le Sony VPL‑VW95ES attaque frontalement la concurrence, JVC, Mitsubishi et Sim2 en tête, en améliorant aussi bien le rendu 3D que les performances 2D, et en intégrant notamment la lampe de son petit frère Sony VPL‑VW30ES testé ici même voici quelques mois (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com). Contrairement à ce dernier, le Sony VPL‑VW95ES adopte une optique de meilleure qualité au zoom 1,6x, à la mise au point et au Lens Shift horizontal (+‑0,25) et vertical (+‑0,65) motorisés. Une particularité ergonomique bien agréable qui se combine à une mémoire de position du zoom pour passer facilement d’une projection CinémaScope (format 2.35) à un format 16/9 sans ajout d'une lentille anamorphique.

Comme son prédécesseur, le Sony VPL‑VW95ES intègre trois panneaux SXRD adossés à un iris dynamique pour offrir un rapport de contraste de 150 000:1 ‑si cette mesure a encore un sens…‑ et une luminosité de 1 000 lumens. On retrouve également une gestion de l’alignement des trois panneaux sur 144 zones, précise à 0,10 pixel et un physique rond et discret qui favorise le silence de fonctionnement.

En revanche son paramétrage a été revu, à l’image du logiciel maison RCP Version 2 qui offre une gestion des couleurs exlusive à Sony et l’ajout d’une correction spécifique à la luminance Y du Gamut, comme son petit frère le Sony VPL‑VW30ES. La nouvelle interface intègre également plusieurs paramètres d’image éditables, dont trois modes Cinéma, un mode Jeu et deux modes Utilisateurs. L’ensemble de ces modes est désormais accessible également en 3D. À l’instar de son petit frère, le VPL‑VW95ES en profite pour accepter le signal 3D 720p Side-by-Side, pour profiter par exemple des jeux en relief proposés sur PlayStation 3.

L'image 3D est par ailleurs associée à un menu dédié, accessible depuis la télécommande, pour ajuster la luminosité des lunettes et le réglage de profondeur. Bien vu ! Comme la nouvelle télécommande rétroéclairée particulièrement complète et ergonomique, héritée du petit frère Sony VPL‑VW30ES, en plus de la nouvelle lampe Sony LMP‑H202 annoncée bonne pour 2 000 heures à pleine puissance et 3 000 heures en mode basse consommation. Celle-ci bénéficie d'une technologie de contrôle dynamique qui amplifie la luminosité (environ trois fois, soit 200%) à chaque ouverture des obturateurs des lunettes 3D, afin d’augmenter l’impact de l’image tout en optimisant l’efficacité de la lampe.

Le Sony VPL-VW95ES est livré avec deux paires de lunettes 3D actives Sony TDG‑PJ1 rechargeables facilement grâce à une interface micro‑USB et un adaptateur secteur. L’émetteur infrarouge (IR) de synchronisation est incorporé à l’appareil, mais un port Ethernet est également disponible pour raccorder un émetteur déporté, si le projecteur est trop loin de l’écran.

En matière de connectique, le nouveau venu propose classiquement une entrée Sub‑D15, une YUV sur fiche RCA et deux entrées HDMI CEC 1.4 compatibles Deep Color, xvYCC et les signaux 3D, bien sûr, et dotées aussi de la fonction Auto LipSync. En matière d'intégration, on dispose d’une prise RS‑232 et d’une prise Trigger 12 V pour déclencher la descente et la remontée d’un écran plus une entrée pour un port infrarouge déporté.

Les menus du Sony VPL‑VW95ES sont clairs et complets. Ils offrent à la fois de nombreux préréglages de gamma et de température de couleur et un accès individuel à tous les paramètres de l’image ‑luminosité, teinte et six couleurs‑ via le Real Color Processing, pour une mise au point experte.

Comme son petit frère, le Sony VPL‑VW95ES intègre également une compensation active de mouvement par interpolation, le procédé MotionFlow, utilisable en 2D mais aussi en 3D selon deux paliers de fluidité. Et comme son prédécesseur (le Sony VPL‑VW90ES), grâce au rafraîchissement 240 Hz, il est possible d’intercaler une image noire entre deux images normales, pour simuler l’obturateur d’un projecteur cinéma et améliorer ainsi la fluidité des images.
Concurrence
Attaqué par le bas par des projecteurs moyen de gamme toujours plus performants, tels que récent Epson EH‑TW9000W (cliquez pour en savoir plus) et sa liaison HDMI sans fil, presque deux fois moins cher, le Sony VPL‑VW95ES affronte surtout de redoutables concurrents comme le JVC DLA‑X70, le Mitsubishi HC9000D ou le Sim2 Crystal 35, offrant à peu près tous les mêmes caractéristiques.
Fiche technique
Type : SXRD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 1 000 lumens
Contraste : 150 000:1
Iris : dynamique
Lampe : UHP, 200 W, 3 000 h
Modèle : milieu de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 1,6x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.4), 2 entrées YUV (1 RCA et 1 Sub-D15), 1 port Ethernet, 1 port RS-232, 1 sortie Trigger, compatibilité RVB vidéo via Sub-D15
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D, Data (SXGA+)
Usage : CEC, Auto LipSync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 16/9, zoom Letterbox, zoom Letterbox sous-titres, zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en CMJRVB), balance des blancs (RVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement des noirs (dynamique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, 3D, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 300 W (0,5 W en veille)
Bruit : 20 dB
Dim. (L x H x P) : 470 x 179 x 484 mm
Poids : 11 kg
ph image
Verdict technique
Dès la sortie du carton, on comprend que le Sony VPL‑VW95ES est un appareil destiné aux amateurs exigeants, qui n’hésitent pas à investir un peu de temps voire à faire appel à un spécialiste afin de trouver les bons réglages nécessaires à l’exploitation de son vaste potentiel. À la base, l’appareil propose suffisamment de préréglages pour se passer d’un calibrage dans les règles, mais il faut tout de même s'armer de mires et d’une solide expérience pour obtenir un rendu cinéma digne de ce nom, tant les combinaisons d’options sont nombreuses. Entre les différents modes d’image éditables, la correction de gamma, la gestion de la luminosité, du mouvement et des couleurs, il a fort à faire !

Pour les plus pointilleux, le système de gestion des couleurs Sony RCP Version 2 permet d’aller encore plus loin en isolant une couleur du reste de l’image, qui bascule alors en noir et blanc pour faciliter le réglage. Une fois ajustée avec les instruments de mesure nécessaires, on obtient dès lors un résultat à la colorimétrie remarquablement proche d’un rendu cinéma.
Mais ne boudons pas notre plaisir : dans un cas comme dans l’autre, le Sony VPL‑VW95ES fait honneur à ses parents, et il est finalement bien normal d’accorder un peu de temps à un appareil de ce niveau pour en tirer le meilleur parti. On apprécie également la très bonne gestion du contraste, avec des noirs profonds, désormais très proche de son concurrent national (JVC DLA‑70), même sans l’aide de l’iris. Ce dernier, par ailleurs très discret en mode Auto, permet de gagner encore un peu de lisibilité dans les scènes sombres (la texture de l'image apparaît plus nettement), sans pour autant souffrir d'un effet de pompage vidéo.

Le Sony VPL-VW95ES est donc avant tout un excellent vidéoprojecteur 2D et ce, à partir d'une source HD ou sur un simple DVD. Le système de compensation de mouvement MotionFlow apparaît très efficace, à la condition d'en faire usage avec parcimonie, au risque d'un rendu d'image artificiel surtout lorsqu’il se combine avec un réglage de précision trop accentué, comme celui proposé d'origine, à la sortie d'usine. On apprécie aussi le réducteur de bruit Mpeg ultra‑efficace, qui permet de rattraper bien des effets de bloc indésirables, et d'obtenir ainsi un rendu d’une cohérence étonnante sur un DVD, même sur un master de piètre qualité. Si le piqué est donc au rendez-vous sur une image HD d'un Blu‑Ray, le Sony VPL‑VW95, comme son petit frère le Sony VPL‑VW30ES ne paraît pas subjectivement aussi piqué que certains projecteurs DLP, sans doute à cause, ou grâce, au très faible espace interpixel qui caractérise la technologie SXRD. L'image possède une douceur finalement très appréciable. Sinon, l’homogénéité de l’image est vraiment remarquable, en 2D ou en 3D. Et c’est effectivement dans le domaine du relief que le Sony VPL‑VW95ES semble avoir réalisé le plus net progrès par rapport à son prédécesseur. Bien aidé par une gestion dynamique de la lampe particulièrement efficace, il offre un rendu lumineux remarquable, que l’on peut encore ajuster à la hausse grâce au réglage spécifique dédié évoqué plus haut (Luminosité 3D). On perd forcément en luminosité et en piqué par rapport à une image 2D HD, mais la température de couleur reste très proche de cette dernière en 3D.

Cependant, ce qui impressionne le plus, c’est la technologie de compensation de mouvement MotionFlow, quasi‑parfaite en 2D et désormais également disponible en 3D. Elle autorise une image stable, avec un effet fantôme bien maîtrisé, même lorsque l’action intervient. Un progrès qui reste pourtant dépendant de la source, à laquelle le nouveau venu reste assez sensible en 3D : il ne faut donc pas lésiner lors du choix du lecteur Blu‑Ray associé. C’est d’ailleurs avec le fameux Oppo BDP‑93EU (cliquez pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com) que nous avons obtenu les meilleurs résultats, en 2D comme en 3D. Une image époustouflante de profondeur qui permet de profiter d’un film en relief dans des conditions proches des meilleures salles de cinéma !

Au final, le SonyVPL‑VW95ES est donc un excellent projecteur ! En corrigeant la plupart des faiblesses de son prédécesseur, il offre sans aucun doute l’une des meilleures images du marché, tout en se replaçant dans la course au rapport qualité/prix grâce à un tarif revu significativement à la baisse.
+ Les points forts
»  
Compensation de mouvement en 2D et 3D
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Contraste et luminosité appréciable, même en 3D
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Qualité des couleurs après réglages
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Homogénéité remarquable en 2D et 3D
»  
Télécommande rétro-éclairée conviviale
»  
Émetteur infrarouge dans le projecteur
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»  
Prix réaliste
- Les points faibles
»  
Réglages d’usine peu convaincants (couleur, piqué)
»  
Léger manque de piqué subjectif par rapport à ses concurrents DLP
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