Sony VPL-VW1000ES

Par Jacques Guiot - Publié le 14/03/12
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Abordons le chapitre le plus passionnant, celui de la qualité d'image proposée par ce vidéoprojecteur 4K. Une fois calibré et ajusté selon nos réglages favoris, nous nous lançons donc dans notre première expérience 4K à « domicile » (même si pour rappel, nous sommes dans une salle dédiée), non sans une certaine émotion devant une technologie qui nous semblait totalement inaccessible il n'y a pas si longtemps.

Affichage 1 080p et Upscaling 4K Reality Creation

Pour notre première expérience 4K, nous utilisons l'Upscaling Reality Creation sur l'un des meilleurs Blu‑Ray actuellement sur le marché au niveau de la qualité de l'image, La Ligne Rouge. Pour mieux apprécier son efficacité, nous avons d'abord lancé le film sans Upscaling, c'est‑à‑dire en 1 080p natif : sans surprise l'image est déjà excellente (affichée sur toute la matrice ou presque), profitant d'une optique très performante. Premier constat, le vidéoprojecteur affiche une image dynamique et un superbe contraste avec très peu de lumière dans les noirs. Ces derniers ne sont pas abyssaux mais s'avèrent tout de même très profonds (proche des 0,02 cd/m²) et profitent surtout d'un excellent contraste intra‑image. Les couleurs sont justes, l'image précise, comparable à un projecteur 2K haut de gamme. Autre point, très impressionnant, la qualité de la compensation de mouvement MotionFlow. Elle offre une image fluide mais naturelle (pas d'effet caméscope) et sans artefacts de mouvement. Du très beau travail ! Elle compte quatre niveaux de réglage : Bas, Moyen, Haut et Off. Mais nous l'avons jugé largement suffisante et performante sur le niveau le plus faible.
Deuxième étape, nous reprenons les mêmes scènes, mais cette fois en activant l'Upscaling 4K. Et là… Waaaaouh ! Que dire, à part être réellement impressionné par la qualité du traitement de l'image, de la précision, et surtout du naturel de cet Upscaling sans aucun artefact ni « jaggies » (effets d'escalier). C'est simple, le travail du processeur est imperceptible, sauf sur de rares scènes ou en arrière‑plans de temps à autre. Attention toutefois, n'allez pas penser que la qualité du spectacle est multipliée par quatre. Sur une petite base d'écran, c'est comparable à une image 2K dotée d'un traitement vidéo ultra‑performant. En revanche, pour être clair, sur une image de 3 m à 5 m de base, on conserve la précision d'un vidéoprojecteur 2K sur 2 m de base.
De plus, l'Upscaling 4K offre une sensation de relief naturel tout à fait impressionnant. Par moment, nous avons eu la sensation de regarder une image 3D autostéréoscopique tellement l'image affiche une profondeur de champs étonnante. Bonne nouvelle, le MotionFlow est toujours aussi efficace même avec l'Upscaling 4K. En un mot : magnifique !
Par contre, tout n'est pas parfait… Certains Blu‑Ray de qualité moindre affichent quelques passages un peu trop touchés par des remontées de bruit numérique plus visibles qu'en affichage 1 080p. De même, les DVD rendent assez mal s'ils ne sont pas upscalés dans les règles de l'art, c'est‑à‑dire en amont par un scaler ou un lecteur Blu‑Ray/DVD très performant. Et encore… Il existe un tel fossé entre la définition d'un DVD et celle d'un affichage 4K qu'il ne faut pas s'attendre à des miracles. Néanmoins, nous persistons à penser que si le filtre Resolution était entièrement désactivable, le résultat aurait pu être meilleur sur certains DVD, vidéos 720p ou même Blu‑Ray. Quoi qu'il en soit, le travail de cet Upscaling laisse sans voix. Rassurant pour ceux qui franchiront le cap du 4K avant la réelle disponibilité de contenus dans ce format.

Affichage stéréoscopique et Upscaling 4K

À notre grand étonnement, l'Upscaling 4K fonctionne en 3D… Et il s'agit sans aucun doute d'un des spectacles les plus impressionnants qu'il nous ait été donné de voir. Sur Tron, ou Avatar par exemple, la 3D ne souffre d'aucun effet fantôme. Cependant, il n'est pas totalement absent, nous avons pu le déceler avec des Blu‑Ray au relief prononcé (mais pas forcément agréable), comme Le Voyage Extraordinaire de Samy. Et cerise sur la gâteau, le MotionFlow est également fonctionnel pour une 3D fluide. Et surtout, avec l'Upscaling 4K, l'image gagne en relief et en réalisme. Tous ces facteurs conjugués permettent de proposer tout simplement la plus belle expérience stéréoscopique que nous ayons pu voir à domicile.
Cependant, là aussi, tout n'est pas parfait au niveau des fonctionnalités. En effet, il n'y a pas de gestion de la 3D côte à côte (le format Dessus‑dessous est géré). Il n'y a pas non plus de choix sur le sens de lecture (image au‑dessus ou en‑dessous en premier), ni de réglages de parallaxe ou de champ pour renseigner la taille de l'image projetée. De plus, il n'est pas possible de diffuser de la 3D 1 080p/60, pour cause d'absence de port DVI‑D ou de Displayport, voire mieux de port HDbaseT. Impossible donc de jouer en 3D 1 080p.

Affichage 4K natif avec la carte Radeon HD7970

Avant tout chose, croyez-nous, nous avons mis tous les moyens en œuvre pour vous proposer un compte rendu des capacités du Sony VPL‑VW1000ES en 4K natif. Mais vous comprendrez aisément que les contenus 4K se font rares. De même, disposer d'un lecteur 4K fut extrêmement compliqué. Et si nos tests dans le domaine sont donc encore limités, ils ont le mérite d'exister ! Comme déjà explicité (cf. Section Installation), nous nous sommes rabattu sur un PC Home Cinéma équipé de la carte graphique Radeon HD7970.
L'interface Catalyst de la carte Radeon nous propose deux choix : 4K (4 096 x 2 160 pixels) ou Quad HD (3 840 x 2 160 pixels). La Quad HD est plus appropriée pour l'Upscaling 4K du 1 080p, puisqu’une image de 1 920 x 1 080 pixels contient exactement 1/4 des pixels d'une image Quad HD. L'image, sur la matrice 4K, arbore donc des bandes noires de chaque côté. En opérant le choix 4K, l'image occupe l'intégralité de la matrice du vidéoprojecteur mais la mise à l'échelle n'est plus homothétique donc moins performante.

Autre facteur important à savoir, il est impossible, en l'état, de transférer un signal 4K ou Quad HD avec une fréquence d'affichage supérieure à 24 hertz. C'est en partie dû à la norme HDMI actuelle, mais peut-être le vidéoprojecteur est‑il également limité à ce niveau‑là. On se pose d'ailleurs la question de ce qu'il adviendra de la prise en charge de ce vidéoprojecteur lorsque cette nouvelle norme HDMI sera présentée. Espérons que Sony ait anticipé le coup...
De plus, en 4K natif le Sony VPL-VW1000ES perd également la compensation de mouvement MotionFlow et la gestion 3D. La conversion 2D/3D n'est plus disponible et il devient impossible de lancer un BD 3D depuis le HTPC. Étrange, car il est possible de profiter de l'Upscaling 4K sur un Blu‑Ray 3D diffusé en 1 080p. Là aussi, Sony nous affirme travailler sur ce problème d'affichage 3D en 4K. Bref, toutes ces limitations jouent sur les qualité intrinsèques de l'image 4K proposée, au final moins performante qu'une image 1 080p upscalée en 4K. En mettant de côté l'évidence visuelle d'une image plus précise, bien sûr.
Nous avons tout de même profité d'un film d'animation 4K de quinze minutes, doté d'une résolution conforme aux normes du cinéma 4K, soit 4 096 x 2 160 pixels. Il s'agit de Sintel, un film libre de droit, en téléchargement libre sur Internet, mais très bien fait, même si des séquences live aurait été plus parlantes. Nous avons pu lire ce film tout simplement avec le décodeur AVC/H.264 de la librairie Open Source ffdshow et le logiciel de lecture Media Player Classic Home Cinéma. La carte Radeon supportant l'accélération matérielle DXVA sur la lecture du AVC/H.264 ‑même avec une définition 4K‑, la lecture s'est faite sans problème et ce, avec plusieurs filtres activés. Par contre, nous possédons aussi quelques films tournés en 4K (2 160p) au format Y4M mais nous ne disposons pas encore de décodeur DXVA (cf. Section Installation). Et là, notre CPU n'a pas réussi à lire la vidéo dans de bonnes conditions (mises en mémoire tampon régulières).
Bref, au final, l'image apparaît moins fluide et moins performante au niveau des contrastes intra‑image. De même, le gamma n'est pas très juste. La carte graphique y est peut‑être pour quelque chose, mais les manques du vidéoprojecteur en affichage 4K sans aucun doute aussi. Attention, profiter d'une telle précision sur une image aussi grande reste tout de même un sacré spectacle ! Mais il reste quelques progrès et ajustements à faire de ce côté‑là...
Image
Optimisation de la netteté dans les mouvements Compensation de mouvements
HD Full HD
1 080p/50/60
Full
HD 1 080p/24
Ultra HD
2 160p/24
HD Full HD
1 080p/50/60
Full HD
1 080p/24
3D
oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui
Pas de compensation de mouvement en Ultra HD et en 4K natif
ph image
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