Warcraft : le commencement

Warcraft : the Beginning
Année : 2016
Réalisateur : Duncan Jones
Interprètes : Travis Fimmel, Paula Patton, Ben Foster, Dominic Cooper, Toby Kebbell
Éditeur : Universal
BD : BD-50, 123', toutes zones
Genre : aventures fantastiques, couleurs
Interdiction : tous publics (certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes)
Sortie : 11/10/16
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Atmos 7.1
Sous-titres
Français
19,99 €
19,99 €
16,50 €
Le roi sorcier des Orcs envoie un contingent pour envahir Azeroth, un monde médiéval peuplé d’humains. Le sorcier espère voler suffisamment de vies pour renforcer sa magie noire et ouvrir un portail permettant à tous ses guerriers de venir balayer la résistance. Mais au sein des gigantesques Orcs, Durotan, un chef de clan, a des doutes croissants sur son chef. Chez les humains, la résistance s’organise autour du guerrier Lothar et du magicien Medivh, le gardien d’Azeroth.

Warcraft, réalisé par Duncan Jones, le fils de David Bowie, est un film surprenant. Pas tant au niveau du scénario, basique malgré une belle brochette de rebondissements. Pas plus au niveau esthétique. Car le film, adapté d’une célèbre saga de jeux de stratégie, offre un fan‑service visuel permanent à travers ses décors, ses Orcs monstrueux et ses chevaliers caparaçonnés aux connaisseurs, mais un peu « over the top » pour les autres.

Pas surpris par l’histoire, pas forcément séduit par l’esthétique, on est néanmoins forcé d’admirer l'hallucinante performance technique du film : les Orcs hyper‑réalistes constituent d’indéniables pendants heroic fantasy aux créatures d’Avatar. On est aussi bluffé par l’extrême efficacité des impressionnantes scènes d’action.

Emporté par le récit, on se rend compte avec un brin de surprise que l’énergie inlassable, les constants traits d'humour, la fougue et l’extrême soin du jeune réalisateur finissent par balayer toutes les légitimes préventions. Warcraft n’est pas le film tant attendu qui fera avec brio la jonction jeu vidéo et cinéma, mais s’avère être un spectacle à la fois robuste et plaisant.
Paco Altura - Publié le 24/11/16
Liste des bonus
- Scènes coupées version longue (13')
- Bêtisier (3')
- Wold of Warcraft sur pellicule (making of jeu, acteurs, effets spéciaux, costumes, captures de mouvement et cascades) (31')
- La communauté de Warcraft (6')
- Warcraft, les liens de fraternité (BD dialoguée) (53')
- Warcraft, l'expérience Madame Tussaud (7')
- ILM : derrière la magie de Warcraft (2')
- Bande-annonce 2013 de Warcraft, le commencement (2')
- Copie digitale


Commentaire
Une belle quantité de bonus en VOST un rien corsetée par la langue de bois marketing, inévitable sur ce genre de super‑production. Néanmoins, on retiendra les modules consacrés aux effets spéciaux et à la capture de mouvement pour animer les Orcs. Ils permettent de comprendre le travail colossal imposé par la moindre image du film où tant de choses étaient à embellir et à habiller de numérique. Les non‑connaisseurs de la célèbre saga vidéo‑ludique à l'origine du film peuvent s'informer par ailleurs dans deux modules, dont un consacré aux Cosplayers (la communauté de Warcraft).
Note bonus : 3/6
Image
Préparez‑vous à en prendre plein les mirettes : il y a du piqué, des couleurs qui flamboient et des détails à ne plus savoir qu'en faire. Lors de la première apparition de l'Orc Durotan, on peut presque compter les poils sur les bras de la gigantesque créature ! Les armures des personnages sont aussi exceptionnelles de précision. Et pour revenir sur les couleurs, l'utilisation de teintes vives hyper saturées sur les avant‑plans, associées à des teintes beaucoup plus douces et pastel sur les arrière‑plans, donnent un résultat magnifique et un relief saisissant. Bref, on est en face d'une image au scalpel pour un spectacle assez magistral. Un Blu‑Ray si exceptionnel visuellement qu'on peut d'ores et déjà l'envisager comme crash‑test pour écrans et lecteurs.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
Aucun choix n'est possible sur ce plan. La piste Dolby Atmos en VOST a un tel impact et une telle précision (bruitages, directivité, etc.) qu'elle surclasse à tout point de vue la VF. Quand les tambours de guerre résonnent, le Home Cinéma est au nirvana. Toutefois, même si certaines séquences comme celles de la naissance avec Draka ou des escaliers de Karazhan font un bel usage des canaux Atmos, l'activité sonore en provenance du plafond n'est pas aussi riche et localisée qu'espérée. Attention, l'activité des haut‑parleurs Atmos n'est pas en reste, loin de là, mais ils servent surtout à densifier la spatialisation générale plutôt qu'à projeter des effets audio 3D. La dernière demi‑heure, lors de l'énorme bataille, ces derniers seront particulièrement mis à contribution, justifiant tout de même pleinement l'investissement dans une installation Atmos.

À côté de cette VOST sur‑vitaminée, la VF est forcément à la peine. Pourtant de bonne facture, elle ne peut lutter en termes d'ouverture, de précision et de dynamique. La VOST s'impose d'autant plus que le casting de voix VF est particulièrement discutable, notamment dans sa propension à donner une allure comique ou second degré à des séquences normalement épiques. La VF, s'il fallait ajouter encore une couche, offre certes de belles ambiances mais une présence musicale très amoindrie.
Top son : aucun
Note son : 5/6



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