Les flics ne dorment pas la nuit

The New Centurions
Année : 1972
Réalisateur : Richard Fleischer
Interprètes : George C. Scott, Stacy Keach, Scott Wilson, Clifton James, Jane Alexander
Éditeur : Carlotta
BD : BD-50, 103', zone B
Genre : policier, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 09/11/16
Prix ind. : 19,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 1.0
Anglais DTS‑HD Master Audio 1.0
Sous-titres
Français
19,99 €
19,99 €
23,41 €
Afin de financer ses études de droit et subvenir aux besoins de sa famille, Roy Fehler (Stacy Keach) intègre le commissariat de Los Angeles. Il fait équipe avec Andy Kilvinski (George C. Scott), un vétéran de la maison, proche de la retraite. Celui-ci apprend toutes les ficelles du métier à sa jeune recrue, laquelle succombe rapidement à l'adrénaline qu'il procure.

Polar incontournable des Seventies, Les flics ne dorment pas la nuit relate aussi bien l'odyssée noctambule d'une poignée de sentinelles en uniformes que l'émouvant passage de relais entre deux générations. À la fois mentor et vieux sage, Kilvinski (George C. Scott, magnifique, interprète un rôle taillé sur mesure) transmet pêle‑mêle des leçons d'humanisme et de self‑défense, jusqu'à l'aveu cocasse d'une loi opportuniste à son nom.

Happés par l'effervescence décadente de la Cité des Anges, les deux hommes ne se définissent qu'à travers elle, l'appel de la nuit éradiquant toute possibilité de vie conjugale stable et d'équilibre. De l'intervention comique au sein d'un ménage en crise à la pêche aux prostituées des quartiers chauds de la ville, Fleischer adjoint une forte dimension documentaire à son film.

Ainsi, ces nouveaux centurions (le titre original du polar est aussi celui du roman de Joseph Wambaugh qui l'a inspiré, un ancien flic) pénètrent l'intimité de familles dysfonctionnelles, sans qu'aucune action spectaculaire ne desserve l'âpreté réaliste de leurs missions quotidiennes. Embarqués dans leurs fourgons, on sent la sauvagerie citadine poindre à chaque tournant. Mais la ville, aussi inhospitalière soit‑elle, les rend accro à ses remous dangereux. Elle leur garantit une sorte de foyer chaotique d'adoption, en marge de la routine familiale, à tel point qu'ils sont incapables d'en sortir. La séquence poignante dans laquelle Kilvinski fixe lui‑même le crépuscule de sa vie révèle la puissance à la fois structurante et destructrice d'une fonction vitale, plus qu'un métier, enracinée dans le bitume.
Carole Lépinay - Publié le 05/12/16
Liste des bonus
- Préface de Nicolas Saada (7')
- Chronique humaniste (25')
- Cop Stories : les dessous des Flics ne dorment pas la nuit (44')
- Les flics ne dorment pas la nuit en Super 8 (17')
- Bande-annonce


Commentaire
Le cinéaste Nicolas Boukhrief livre un entretien passionné sur ce polar précurseur, selon lui, d'une poignée de séries phare des années 80, parmi lesquelles Chips, Les rues de San Francisco jusqu'au plus récent The Wire. Il souligne notamment l'hyperréalisme et l'aspect documentaire qui durcissent les scènes extérieures, tandis que des motivations profondément humanistes animent un corps de métier, que seul le cinéma américain est capable d'appréhender avec autant d'authenticité.

Le romancier Joseph Wambaugh, alors policier au début des années 1960, revient sur son expérience atypique de jeune policier sans laquelle le film de Fleischer n'aurait pas vu le jour.

Stacy Keach évoque quant à lui sa collaboration avec le formidable George C. Scott, immense acteur qui l'a fait immédiatement abandonner un autre projet de film dès qu'il apprit sa présence au casting. Enfin, Richard E. Kalk (le collègue flic de Wambaugh, devenu consultant durant le tournage pour l'occasion) dépeint dans les moindres détails les arcanes de la police judiciaire de LA.

À noter, Carlotta nous fait cadeau de 17 minutes d'extraits en Super 8 provenant des bobines que les studios envoyaient à l'époque à certains spectateurs en tant que condensé du film ! Sans oublier la très bonne préface de Nicolas Saada en ouverture pour placer en 7 minutes le film dans son contexte. Long métrage d'ailleurs disponible en coffret Richard Fleischer (avec Terreur aveugle et L'étrangleur de Rillington Place) chez Carlotta.
Note bonus : 6/6
Image
Un rendu inégal mais qui reste la meilleure copie disponible à ce jour. Parfois, le grain l'emporte sur de nombreuses scènes sombres, mais il symbolise la méthode de tournage (la caméra à l'épaule accentue le côté réaliste) et l'ambiance crépusculaire recherchée par le réalisateur. Certains aplats noirs mouvants sont aussi à noter. Mais quand la lumière entre dans le cadre, l'image resplendit, fait exploser ses couleurs et le film apparaît sous un nouveau jour. Au final, un délice malgré quelques défauts.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Une VO 1.0 légèrement aiguë et pas forcément hyper‑précise mais qui se montre bien moins plate que la VF, qui fait carrément retomber le soufflé. Une bande‑son de toute manière économe, davantage introspective que démonstrative, conforme au film original. Difficile de faire mieux.
Top son : aucun
Note son : 4/6


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