Divers

Onkyo DAC-HA300

Par Gwendal Lars - Publié le 16/10/15
Mustav
Prix indicatif : 599 € TTC
Note AVCesar.com
Type : Dac nomade avec amplificateur pour casque
Amplification : 2 x 170 mW/32 Ohms, 2 x 80 mW/300 Ohms, 2 x 40 mW/600 Ohms
Réponse en fréquence : 10 Hz à 80 kHz
Impédance du casque : de 8 Ohms à 600 Ohms
Connectique : lecteur de cartes micro‑SD, USB A, micro‑USB B, entrée coaxiale/optique (adaptateur Jack 3,5 mm/RCA fourni), entrée mini‑Jack 3,5 mm, sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, prise chargeur (chargeur fourni)
Compatibilité Hi-Res : prise en charge des flux 192 kHz/34 bits et DSD 5,6 MHz
Principaux formats gérés : Wav, MP3, AAC, WMA, Flac, DSF et DFF (DSDIFF)
Convertisseur N/A : TI Burr-Brown 192 kHz/32 bits PCM1795
Écran  : Oled
Compatibilité OS mobiles : iOS et Android
Autonomie de la batterie : jusqu’à 7 heures (recharge 9h)
Dimensions  : 69,6 x 21,5 x 123 mm
Poids : 280 g
599,00 €
Amazon.fr
599,00 €
Darty
429,0 €
Darty
1 290,00 €
Darty
L’essentiel

Avec le HA300, Onkyo joue la polyvalence. Ce mini‑Dac s’adapte en effet à tous les usages. À poste fixe il acceptera sans soucis les flux audio Hi‑Res issus d’un ordinateur grâce à son port asynchrone micro‑USB type B. Pour accroître encore son champ d’action il dispose également d’une entrée numérique coaxiale/optique. Ici Onkyo a opté pour une triple fonctionnalité de son entrée audio analogique sur prise mini‑Jack 3,5 millimètres. Si celle‑ci est à l’origine dédiée à une utilisation du HA300 en tant qu’amplificateur pour casque dans le but de « booster » la prestation d’un baladeur un peu poussif, un petit sélecteur à glissière la transforme en entrée numérique. À noter, Onkyo fournit d’origine un cordon d’adaptation RCA/Jack 3,5 mm, initiative assez rare pour être souligné. Ainsi, le HA300 se connectera sans souci à tout équipement doté d’une sortie numérique coaxiale : lecteur CD audio, enregistreur numérique, etc. pour lui offrir une qualité de conversion de très haut niveau. Mais, grâce à sa batterie interne, lui assurant une autonomie pouvant atteindre sept heures de fonctionnement, ce Dac joue aussi la carte du nomadisme. Ici également, il peut s’utiliser en tant que simple amplificateur analogique pour casque. Cependant ce choix ne permet pas de bénéficier des qualités de son convertisseur interne. Compatible avec les baladeurs et smartphones Android comme iOS, il est vivement conseillé de le raccorder en USB. Une connexion qui nécessitera l’utilisation d’un câble USB/OTG ou USB/Lightning en fonction de l’appareil retenu. Signalons enfin que le Onkyo DAC‑HA300 sait aussi adopter un comportement totalement autonome. En effet, il possède un lecteur de cartes micro‑SD compatible avec les cartes d’une capacité de 128 Go, soit de quoi stocker une discothèque déjà conséquente même avec des fichiers au format audio Hi‑Res. Cette possibilité compense l’encombrement et, surtout, le poids assez élevé du HA300 en usage nomade. Inutile de se charger d’un smartphone ou de tout autre type de baladeur, à lui seul il assure l’accès à ses musiques préférées dans des conditions d’écoute irréprochables. Sur le plan technique, Onkyo n’a pas hésité à recourir à des composants électroniques de très haute qualité pour la conception de son petit Dac. Son cœur bat au rythme d’un convertisseur Burr‑Brown Texas Instrument PCM1795. Ce composant, doté d’un processeur 32 bits, garantit une dynamique de 123 dB et un taux de distorsion harmonique totale particulièrement faible, annoncé à 0,0005%. Des performances qui garantissent un respect total des qualités des fichiers audio Hi‑Res qui seront confiés au HA300. De plus, Onkyo propose une application, tant sous iOS que Android, pour bénéficier pleinement d’une restitution Hi‑Res 192 kHz/24 bits (abc]Wav[/abc], Flac, WMA, MP3, AAC) et DSD 5,6 MHz native depuis un smartphone ou un iPod. Outre ces possibilités de lecture Hi‑Res, elle propose un égaliseur comportant 16 384 bandes d’égalisation. La réponse en fréquence du système devient ainsi particulièrement intuitive et précise par action sur l’écran tactile du smartphone. Il est véritablement possible de « redessiner » la réponse en fréquence à l’écran. Enfin, différents profils sont mémorisables et ils pourront être directement associés à différents types de musiques. Reste que si les traitements numériques sont de haut niveau, il est indispensable de passer par une section analogique avant de pouvoir appliquer le signal musical au casque. Ici encore Onkyo a fait bénéficier le HA300 de son savoir‑faire en matière d’amplification analogique. Cette opération est confiée à un double amplificateur opérationnel MUSES8920. Doté d’un très faible bruit, il préserve la dynamique de l’écoute. De même, son taux de distorsion est extrêmement faible : 0,00004%. La réputation de ce composant n’est d’ailleurs plus à faire et de très nombreux audiophiles l’ont apprécié pour la clarté, l’ouverture et la précision qu’il offrait à la restitution. Côté réglage du volume d’écoute, curieusement, Onkyo a opté pour une solution « à l’ancienne ». Le HA300 se pare d’un gros bouton de volume qui fait aussi office d’interrupteur de mise en route. Néanmoins, si à l’ère de l’écran tactile un tel choix peut surprendre, reconnaissons que cette solution offre la possibilité d’ajuster le niveau d’écoute avec plus de précision et de rapidité que sur bien des systèmes. Enfin, le HA300 dispose d’un limiteur de volume. Par défaut il est réglé en position « Ear Protec ». Trois autres seuils sont disponibles, ‑20 dB, ‑10 dB et 0 dB. Un réglage de gain est là aussi et il a pour mission d’adapter le comportement de l’amplificateur du HA300 tant en fonction du niveau de la source, essentiellement en analogique, qu’en fonction de l’impédance du casque utilisé.

Concurrence

Teac propose le HA‑P90SD un Dac identique en tout point, également commercialisé à 599 €, qui se distingue du DAC‑HA300 uniquement par la marque. Rien de très surprenant puisque les deux labels ont officialisé un partenariat très étroit. Pionnier en matière de baladeurs Hi‑Res, Astell & Kern présente le AK Jr. La marque démocratise sa production puisque ce nouveau lecteur est présenté à 599 €, un prix beaucoup plus abordable que les autres productions de ce constructeur. Parmi ses atouts, on note une mémoire interne de 64 Go extensible par carte micro‑SD. En revanche il ne dispose pas d’entrée USB permettant de bénéficier de ses qualités depuis un ordinateur, par exemple. Le AK Jr reste donc essentiellement un baladeur, vocation qu’il justifie par ses dimensions réduites et son poids plume de 93 grammes. Un classique, le Sony NWZ‑ZX1, toujours proposé à 569 € et doté d’un écran couleur pouvant afficher la pochette de l’album en cours de lecture. Sa mémoire interne de 128 Go offre la possibilité de stocker une discothèque déjà conséquente. En revanche, il ne dispose pas non plus d’entrée USB asynchrone. Si le HM‑802, que Hifiman propose à 699 €, est bien adapté aux écoutes nomades en raison de ses dimensions réduites, il fait aussi fonction de Dac USB par l’intermédiaire d’un adaptateur à brancher sur son connecteur propriétaire. Par ailleurs évolutif, il est possible de changer ses étages de sortie audio, par échange de carte électronique, pour les adapter au mieux aux usages, ou type de casque, auxquels son possesseur le destine.

Verdict technique

La prise en main du HA300 est assez conviviale. De plus, le champ de ses possibilités est vaste et il propose une multitude de modes. Si une carte micro‑SD est présente, il se comporte à la manière d’un baladeur conventionnel. Dès la mise sous tension, après une courte phase de démarrage, son écran affiche un pavé blanc portant la mention « Play ». Sous l’écran, un bouton multidirectionnel propose de faire défiler le contenu de la carte micro‑SD jusqu’à accéder à la musique souhaitée puis déclencher sa lecture. En revanche, curieusement, l’accès aux différents menus de paramétrage, et notamment à celui de réglage du limiteur de volume d’écoute, se fait par une petite molette annexe, logée sur le flanc de l’appareil. Si un iPhone est connecté, ou si le HA300 est relié en USB à un ordinateur, il passe alors en mode « passif ». Il se contente de décoder les flux qu’il récupère mais toute la navigation dans l’arborescence des contenus doit se faire depuis le smartphone ou l’ordinateur. Ses commandes sont alors inopérantes à l’exception du réglage du niveau d’écoute. On le répète, par défaut, le limiteur est positionné en mode « Ear Protec ». Si cette fonction est probablement très efficace, elle n’offre qu’un faible niveau d’écoute sur certains casques. Lors de nos tests nous l’avons donc inhibée, et nous avons ainsi pu constater qu’en position 0 dB le HA300 disposait d’un niveau de sortie plus que suffisant quelle que soit l’impédance ou la sensibilité du casque utilisé. Durant les différentes écoutes, le comportement du HA300 s’est avéré assez séduisant. Il a su piloter parfaitement tous les casques que nous lui avons confiés tout en respectant leur tempérament. Nous l’avons notamment associé à des casques Philips Fidélio, Sennheiser, Bowers & Wilkins, Bose et Yamaha. Dans tous les cas, la restitution s’est avérée d’une grande limpidité et dotée d’une dynamique impressionnante. Une fois le limiteur mis hors‑service, le HA300 assure des pics de niveau impressionnants dont il faudra même se méfier sur les écoutes prolongées. Une réserve de puissance qui lui permet également de gérer le registre extrême grave avec une très belle énergie, pour peu que le casque mis en œuvre soit en mesure de l’accepter. Le détail de l’image sonore est, lui aussi, extrêmement séduisant. En présence de contenus Hi‑Res, il sait en exploiter le moindre détail pour des écoutes d’une redoutable précision. En somme, l'Onkyo DAC‑HA300 s'avère un Dac nomade au prix contenu qui ne manquera pas de séduire les amateurs exigeants. On peut juste lui reprocher un poids un peu élevé par rapport à celui de la plupart des baladeurs Hi‑Res, mais, en contrepartie, il est nettement plus polyvalent. Un argument, justement, de poids.

+ Les points forts
»  
Polyvalence
»  
Finesse de la restitution
»  
Prise en charge des flux PCM 192 kHz/24 bits
»  
Compatibilité DSD (2,8/5,6 MHz)
»  
Prise en charge de la majorité des casques
»  
Lecteur de cartes micro‑SD
»  
Batterie intégrée
»  
Connectique très complète
»  
Qualité de fabrication
- Les points faibles
»  
Poids important en usage nomade
»  
Pas de mémoire interne
»  
Chargeur non fourni
»  
Écran monochrome
ACTUALITÉS POPULAIRES
TESTS MATÉRIEL POPULAIRES