TV - Écran plat

Philips 46PFL8008K

Par Jacques Guiot - Publié le 03/06/13
Mustav
Prix indicatif : 1 799 € TTC
Note AVCesar.com
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 117 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (1 400 Hz)
Contraste : 500 000:1
TNT : simple tuner (SD et HD)
HDMI : 4 (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale)
Dim. (L x H x P) : 678 x 1 042 x 225 mm
Poids : 15,5 kg
L’essentiel
Premier modèle de la gamme TV 2013 en test dans nos colonnes, le Philips 46PFL8008K est un spécimen LED Edge Micro Dimming 3D Ready (technologie 3D active dénommée 3D Max chez le constructeur). Il s'agit tout simplement du modèle le plus huppé commercialisé cette année, en attendant la série 9000 qui devrait être dévoilée lors du prochain salon IFA de Berlin 2013 au mois de septembre. Pour situer rapidement le produit, sachez que celui‑ci est le successeur direct du Philips 46PFL8007K apparu en magasins en 2012 (cliquez sur la référence pour découvrir le test de la rédaction d'AVCesar.com). En plus de disposer de l'intégralité de ses caractéristiques, il intègre bon nombre d'évolutions notables.
Parmi celles‑ci un nouveau design, une compensation de mouvements annoncée plus performante, la fonction Miracast, une télécommande gyroscopique et une caméra intégrée plus, comme vous allez le découvrir lors de ce banc d'essai, moult petites améliorations bienvenues.

À tout seigneur, tout honneur, on retrouve sur les écrans de la série PFL8008 le traitement Perfect Pixel HD Engine, le plus performant de la gamme. Bien sûr, le système Ambilight Spectra XL actif sur trois côtés (haut, droite et gauche) est toujours de la partie tout comme la certification ISF pour aller plus loin au niveau du calibrage des couleurs. Cette année, le Perfect Motion Rate affiche donc un indice de fluidité de 1 400 (PMR 1 400), contre 800 l'an dernier. Il s'agit toujours d'un procédé d'interpolation d'images dénommé HD Natural Motion associé à un affichage natif 200 Hz de la dalle LCD.
Côté design, ce dernier a donc été rafraichi. Sans être totalement différent, on retrouve un cadre en inox gris anthracite (6 mm de largeur seulement) dont le principal avantage est de disparaître totalement dans le noir. Plus largement, l'esthétique générale est dans la veine de la gamme 2013 du constructeur : moderne et très fine (épaisseur de 29 mm seulement pour un poids total extrêmement contenu). Pour être précis, on relève trois changements par rapport à l'an dernier. Ils concernent le pied, les haut‑parleurs et le panneau de contrôle des boutons de transport situé à la base de l'écran.
Constitué d'une base en acier plein, massif et solide, le pied change radicalement et repose désormais sur une sorte d'arceau en aluminium fin. Une structure discrète, rotative, et donc dépourvue des haut‑parleurs habituels. Ces derniers sont dorénavant positionnés au dos du téléviseur et, fort logiquement, ils proposent une puissance moindre avec 2 x 15 W RMS. Heureusement, la qualité sonore est toujours au rendez‑vous, en tout cas supérieure à celle délivrée par la concurrence (sauf exception), même si celle‑ci a bien progressé cette année (vous le découvrirez lors de la publication de nos tests des nouveaux Samsung F8000 et Sony W9 par exemple, actuellement en test dans notre labo). Enfin, concernant le panneau de contrôle placé à la base de l'écran, on note l'apparition d'une caméra 720p et d'un micro pour les appels Skype.
Au final, le design est vraiment très réussi, sobre et parfaitement dans l'ère du temps avec un téléviseur assemblé plutôt solidement. Une qualité de fabrication au niveau des meilleurs malgré une utilisation massive du matériau PVC.

Un autre des atouts des TV Philips, c'est évidemment le très apprécié et exclusif système Ambilight Spectra XL. Disponible sur trois côtés de l'écran, haut, droit et gauche, il est constitué de diodes LED qui projettent sur le mur arrière, tout autour du cadre, une lumière d'ambiance en phase avec les couleurs de l'action diffusée à l'écran, donnant au spectateur une impression d'image plus grande qu'elle ne l'est en réalité, et un contraste subjectif proche de la perfection. Précision importante, le système est toujours capable de s'adapter à la teinte du mur arrière. En effet, cette dernière peut influer sur les couleurs générées par les diodes LED, dénaturer la lumière d'ambiance, et aller à l'encontre du but recherché. On se répète d'année en année, mais il s'agit d'une fonction géniale appréciée par tous les membres de la rédaction et dont nous avons bien du mal à nous passer !
Si le filtre Moth Eyes disponible sur le 46PFL9707S commercialisé en 2013 (une référence en terme de réduction des reflets) n'est pas intégré à la série 8000, le traitement anti‑reflets de la dalle LCD brillante est malgré tout très efficace, bien plus performant que nombre des concurrents. De plus, la dalle du Philips 46PFL8008K est très facile à nettoyer, un bon point.

Concernant la connectique, nous restons en terrain connu même si l'on note la perte d'un connecteur HDMI par rapport à la série PFL8007 testée dans ces mêmes colonnes. Elle rassemble donc quatre entrées HDMI CEC 1.4 compatibles 3D, Deep Color, xvYCC et 1 080p/24, dont une dotée de la fonction ARC. Plus une entrée YUV (via adaptateur), une péritel (via adaptateur), un port Ethernet et un port CI+ associé à la certification Canal Ready. On trouve aussi une entrée/sortie mini‑Jack 3,5 mm stéréo, une sortie audio numérique optique et une sortie casque. À noter également, le label énergétique A+ et les compatibilités Miracast et Wi‑Fi Smart Screen pour l'utilisation d'une tablette ou d'un smartphone en second écran. Et, précision importante, seuls le port Ethernet, la prise Jack stéréo et l'entrée YUV sont orientés vers l'arrière : voilà qui est bien pensé dans le cadre d'une accroche murale (cf. zoom en cliquant sur la photo ci‑dessus).
On profite également de trois ports USB Host 2.0, dont un USB réservé à la fonction PVR (Personal Video Recorder pour enregistrer des programmes télévisés ou télécharger VOD sur un HDD externe d'au moins 250 Go). Les deux autres sont donc dédiés à la lecture multimédia ou à la connexion d'un clavier ou d'une souris pour faciliter l'utilisation du moteur de recherche intégré, ou des services internet. À noter, il est possible de lire des fichiers multimédias (vidéos, musiques et photos) via USB, et le système de fichiers NTFS (en plus du Fat32 bien sûr) est pris en charge, autorisant le stockage de vidéo de plus de 4 Go. À l'instar des précédents modèles de la marque, le Philips 46PFL8008K propose également SimplyShare : il s'agit de l'appellation maison de la fonction passerelle multimédia UPnP (DLNA) autorisant la diffusion en streaming des fichiers stockés sur un ordinateur, un disque dur Nas ou autres serveurs raccordés au réseau domestique. Néanmoins, c'est désormais habituel chez Philips, la gestion multimédia s'avère frustrante (cf. Verdict technique).

Dans le carton de l'écran sont fournies deux paires de lunettes 3D actives, compatibles bien sûr avec le mode Dual View Gaming pour profiter d'un jeu vidéo à deux, simultanément, en plein écran sur le même téléviseur. On trouve également la fameuse télécommande RF qui nous avait tant ravi l'an dernier, avec une prise en main agréable, une très bonne ergonomie, et surtout, un clavier Qwerty (dommage, pas Azerty) au dos pour faciliter les recherches internet et l'utilisation des applications, réseaux sociaux, etc. Cette télécommande déjà extra et universelle évolue encore cette année avec l'ajout d'un capteur gyroscopique. Ce dernier permet de gérer un pointeur à l'écran capable de reproduire fidèlement les mouvements imprimés par le poignet du spectateur. Et ainsi de sélectionner les menus ou, même, de naviguer au sein de la page affichée. À l'usage, hormis de rares désapairages, ce système fonctionne très bien.
En revanche, l'interface utilisateur ne change pas vraiment, exceptée une évolution notable lie à la fonction Net TV. L'aspect général reste basique et l'ergonomie manque un peu de réactivité. En revanche, la section Net TV est plus réactive et offre des menus bien plus élaborés, merci le processeur Dual Core. On note aussi des applications nombreuses et surtout intéressantes. On trouve par exemple l'accès aux réseaux sociaux Facebook et Twitter, la VOD YouTube, AceTrax, Dailymotion, Videofutur et Viewster, divers services VOD en tout genre, même pour adulte (Hustler et Private), des services de Catch‑Up TV avec Arte7, France24, un navigateur internet, des Webradios (Aupeo!) et d'autres applications comme iConcert, ScreenDreams, RadioTime, PlayinTV, eBay, etc. Une des parties les plus intéressantes de cette interface, c'est toujours l'EPG propriétaire propulsé par Gracenote, avec une base de données des programmes disponibles sur deux semaines. D'autant plus intéressant que ce dernier est interactif avec la fonction PVR : il suffit de cliquer sur une émission ou un film pour programmer automatiquement un enregistrement. On peut aussi, évidemment, le faire manuellement. Autre point fort, toujours : il affiche les photos ou jaquettes des émissions et films, les synopsis, des infos diverses et des liens sur les différents acteurs et réalisateurs afin de consulter leur profil sur Wikipédia. Enfin, autre élément inhérent au concept Smart TV Premium de la marque, le Philips 46PFL8008K accède au standard HBBTV et propose d'emblée la fonction Skype avec, donc, la caméra embarquée.
Concurrence
Le téléviseur Philips 46PFL8008K affronte des concurrents sérieux avec en premier lieu, le Sony KDL‑47W8 dont le test est programmé dans nos colonnes, un modèle LED Edge doté de la 3D polarisée et équipé d'une dalle IPS. On peut également signaler le LG 47LA790V, pourvu lui aussi d'un processeur Dual Core, d'un rétroéclairage LED Plus et de la technologie Cinema 3D polarisée. Autre concurrent notable, le récent téléviseur Panasonic DT60 LED Edge à technologie 3D active, qui se démarque grâce à une compensation de mouvement avec un indice de fluidité de 1 600 et un portail internet Viera Connect de nouvelle génération. Enfin, il faut également citer l'excellent Samsung UE46F7000 LED Edge Micro Dimming doté d'un traitement vidéo 800 Hz, d'une évolutivité rare et d'une interactivité inédite. Sa section multimédia est particulièrement riche et compatible DTS. Tous ces téléviseurs sont évidemment des modèles Smart TV compatibles HBBTV.
Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 117 cm
Standard : HDTV 1 080p et 3D Ready
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (1 400 Hz)
Contraste : 500 000:1
Réception : télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 1.4, dont 3 arrières et 1 latérale), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (arrière et latéral) , 1 port Ethernet
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
Multimédia : MP3, WMA, AAC, DivX (SD et HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (SD et HD), Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande programmable, capteur de luminosité, CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur (paramétrable (CMJRVB)), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24), 3D
Son : puissance (2 x 15 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus), ARC, processeur surround (Clear Sound), traitement audio (Incredible Surround), égaliseur, AVL
Consommation : 88 W (0,3 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 678 x 1 042 x 225 mm
Poids : 15,5 kg
ph image
Verdict technique
Si, au premier abord, on ressent une impression de déjà vu, celle d'un voyage dans le temps d'environ six mois en arrière, date de notre banc d'essai du prédécesseur de ce modèle, le 46PFL8007K testé dans les mêmes conditions, avec le sentiment de retrouver strictement les mêmes réglages et la même qualité d'image, la réalité est toute autre. En effet, au bout de quelques heures d'utilisation, surtout après avoir visionné quelques disques Blu‑Ray, on s'aperçoit comme explicité au début de cet article que bon nombre de points ont été améliorés.
Par exemple, on retrouve bien sûr l'excellente gestion du système de rétroéclairage Local Dimming (intitulée ici Micro Dimming), notamment sur la profondeur des noirs et le contraste intra‑image. Cependant, si l'an dernier le procédé Local Dimming entraînait une perte de luminosité, et des noirs un poil bouchés, il n'en est rien avec ce modèle. Il est d'ailleurs assez rare de rencontrer des noirs aussi profonds et une image aussi dynamique sur cette technologie de rétroéclairage. Nous pouvons donc l'affirmer haut et fort, la gestion du Local Dimming arrive aujourd'hui, chez Philips, à maturité avec un rendu bluffant pour du LED Edge. Chapeau et bravo !

Petite précision, comme souvent avec les téléviseurs dotés d'un système de rétroéclairage LED Edge, la dalle souffre du phénomène de Clouding (zones grisâtres sur les fonds noirs), mais cela reste modéré. Et surtout, encore une fois, en activant le Micro Dimming sur le mode Image Optimale (condition de notre test bien sûr), ce souci d'homogénéité disparaît totalement pour laisser place à un noir très dense et homogène sur toute la surface.
Et pourtant, ce n'était pas gagné. Au départ, nos relevés avec les réglages par défaut affichaient un noir à 0,15 cd/m², soit beaucoup trop gris. Mais le rétroéclairage est paramétré, de base, trop haut avec un pic lumineux à plus de 360 cd/m² ! Une valeur totalement folle alors que l'on recherche une luminosité maximum de 180 cd/m² en plein jour et 120 cd/m² pour regarder la TV dans le noir, mais elle a le mérite d'en dire long sur la puissance lumineuse de ce TV. Il a donc fallu passer par l'étape indispensable du calibrage pour jauger des réelles performances de ce TV. Et, après avoir mesuré et calibré notre modèle de test, les résultats sont très différents. On relève un noir à 0,04 cd/m² pour un contraste natif de 2 700:1 (cf. photo ci‑dessus), soit l'un des meilleurs contrastes relevé sur un spécimen LED Edge ! Et le contraste subjectif apparaît encore supérieur car, avec une gestion intelligente de la fluctuation lumineuse, le rétroéclairage baisse d'intensité lors des scènes sombres pour offrir des bandes noires à la profondeur abyssale. En revanche, cette variation peut être perceptible, en de rares occasions, lors des changements d'intensité lumineuse d'une scène de film.

Sinon, pas de changement au niveau du traitement vidéo. C'est toujours aussi bon : l'image est précise, dotée d'un superbe piqué et très naturelle. Le désentrelacement est efficace, tout comme la mise à l'échelle des chaînes SD, idem pour les trois réducteurs de bruits. Le Philips 46PFL8008K est donc capable d'offrir d'excellentes prestations sur la TNT HD et SD, les vidéos lues via streaming, ou encore avec les disques Blu‑Ray. Les quelques films visionnés sur ce téléviseur, comme L'Odyssée de Pi, nous ont offert un spectacle grandiose ! Avec le Reality Creation de Sony, il s'agit à notre avis du traitement vidéo le plus efficace et complet du moment.

Par contre, sur le plan de l'homogénéité de la dalle, si le Local Dimming corrige complètement le phénomène Clouding, on rencontre encore un peu de traces (DSE dans notre jargon), mais pas de Banding, ni autre défaut. Rien de bien méchant, il faut l'avouer. Précisons aussi que ce phénomène DSE est aléatoire. Certains modèles sont plus ou moins concernés et d'autres totalement épargnés.
Autre amélioration très appréciable, le procédé Perfect Motion Rate. Celui‑ci, en présence de personnages en mouvement, avait tendance à en faire trop avec l'apparition d'un effet caméscope prononcé et d'artefacts autour de ces derniers. Déjà, l'an dernier de nombreuses mises à jour Firmware ont permis d'atténuer ce défaut de compensation de mouvement sur le Philips 46PFL8007K. Mais les ingénieurs maison ont, semble‑t‑il, encore amélioré cette technologie aux vues des performances de ce TV. Même s'il reste un léger effet caméscope et quelques artefacts ‑nous mentirions si nous disions le contraire‑ le phénomène est beaucoup plus contenu. À noter, il est toujours possible de désactiver le PMR, outre les choix de réglage Bas, Moyen ou Haut. De plus, Philips a eu l'excellente idée de proposer un réglage de l'affichage 200 Hz Clear LCD indépendant de la compensation de mouvement PMR 1 400. Les amoureux du rendu cinéma ont donc la possibilité, en présence d'un film Blu‑Ray, de désactiver seulement cette dernière pour conserver la fluidité originelle. Précision, et pas des moindres, le procédé PMR 1 400 est totalement fonctionnel sur la 3D. Il se montre même très performant sur les images en relief, à tel point que selon nous, il s'avère tout simplement indispensable.

Plus généralement, l'expérience stéréoscopique est assez similaire à l'année dernière avec, étonnamment, un phénomène de ghosting un poil plus prononcé. Celui‑ci est surtout présent sur les sous‑titres, les images contrastées et les menus. L'effet fantôme est également visible en arrière‑plan sur quelques scènes, ce qui a tendance à limiter un peu la profondeur de champ.
Attention, on pinaille. De manière générale, la 3D est très bonne, très lumineuse, très fluide et elle profite énormément, comme déjà évoqué plus haut, des performances du PMR 1 400 et de l'excellent contraste intra‑image. Ce dernier augmente d'ailleurs la dynamique et l'effet 3D « naturel », avec un détachement plus marqué des objets par rapport aux arrières‑plans. Pour être plus précis, en présence de films avec une 3D plutôt naturelle comme L'Odyssée de Pi ou Avatar la qualité est très bonne, mais sur certaines animations au relief parfois forcé avec pas mal de jaillissements, le ghosting est un peu gênant. Le constat est le même avec certains jeux 3D comme Ghost Recon qui souffrent d'images fantômes. À noter, une conversion 2D/3D est disponible. Rien d'extraordinaire à signaler sur ce plan, mais, à l'instar de celle proposée par les concurrents, elle est correcte et amusante… les premières semaines.

Si la colorimétrie par défaut en mode Cinema est assez similaire au reste de la gamme, c'est à dire plutôt juste (un peu trop chaude et un poil teinté vert pour les plus exigeants), le Philips 46PFL8008K propose un mode ISF pour aller plus avant dans le calibrage « fin » de l'écran. En effet, les modes ISF Jour et ISF Nuit proposent un Color Management System assez complet, si ce n'est l'absence d'édition de gamma et d'IRE par tranches de 10%. Pour le reste, tout y est : réglages des couleurs primaires et secondaires (teinte, saturation et luminosité) pour ajuster l'espace colorimétrique Rec.709 (standard HDTV) et paramétrage de l'échelle de gris (au niveau de l'équilibre RVB et de la polarisation des couleurs primaires). Bien que compliqués à mettre en œuvre, nous pouvons vous certifier que ces réglages sont très efficaces et permettent de profiter de couleurs justes, naturelles et vives. Enfin, après calibrage, le gamma est parfait, aligné sur la référence 2.22.

Enfin, la partie multimédia est toujours un peu décevante. Surtout que nous pensions que Philips avait enfin intégré la gestion du codec DTS cette année… mais non ! Avec ce seul et unique manque, ce sont d'emblée bon nombre de vidéos qui ne sont pas prises en charge. De plus, la lecture 1 080p/24 ou 720p/24 s'effectue en 1 080p/50, des saccades sont donc visibles. Dommage, car la qualité du décodage des séquences 1 080p ou 720p est au rendez‑vous ! Enfin, les sous‑titres sont bien gérés, mais pas les multipistes audio.
Bonne nouvelle, le contrôle de la lecture (Pause, Avance rapide, Retour rapide, Stop, Lecture) est parfaitement fonctionnel. Et tous les fichiers MKV, AVI, DivX, MP4 sont lus sans problème. L'Upscaling est plutôt bon, le désentrelacement de très bonne tenue, et on peut corriger les artefacts de compression Mpeg et le bruit résiduel de façon efficace. On peut même appliquer les réglages vidéos sélectionnés et activer la compensation de mouvement sur la lecture multimédia.
Au niveau audio, les fichiers MP3, WMA, Wav, AC3 (Dolby Digital 5.1) et LPCM[/abc] sont lus en 48 kHz, 16/24 bits, mais pas au‑delà (les fréquences 88,2 kHz et 96 kHz ne sont pas gérées). Les informations ID3Tag et les pochettes d'albums ne sont pas affichées, on a juste droit au titre du morceau en cours de lecture. Plus généralement, au rayon des formats non gérés, on note le WMV, le MPG, le TS, le Flac et l'Ogg. Pas de Wav‑DTS non plus (format utilisé pour les CD audio DTS), pas de DTS donc, ni de DTS‑HD bien sûr. Enfin, pas plus de Dolby TrueHD. Bien sûr, raccordé en optique vers un système audio externe, ou grâce à la fonction ARC, il est possible de profiter d'un flux Dolby Digital 5.1 bitstream.

Comme nous le soulignons en introduction, le système audio a été déporté à l'arrière du téléviseur, et n'intègre donc plus le pied. La restitution sonore est donc moins dépendante de la matière du meuble sur lequel est posé l'écran et, dans l'ensemble, nous trouvons le rendu audio de qualité légèrement supérieure : meilleure tenue dans les graves et médiums, dialogues plus clairs. Au final, la reproduction sonore de ce TV Philips se classe toujours dans le peloton de tête des propositions du marché. Même s'il faut le souligner, Samsung, LG et surtout Sony ont cette année redoublé d'efforts dans le domaine avec des résultats très probants (à découvrir dans nos prochains tests).
Évidemment, nous conseillons toujours l'utilisation d'une barre sonore ou mieux d'un système Home Cinéma dédié pour profiter vraiment des Blu‑Ray et, plus généralement des films proposés par les chaînes. Cependant, pour suivre le journal télévisé, les documentaires et autres émissions de divertissement, le Philips 46PFL8008K se suffit à lui‑même.

En conclusion, le Philips 46PFL8008K progresse comparé à son prédécesseur. Il brille notamment par son contraste très performant et une qualité d'image de haute volée (couleurs juste, belle texture, piqué et précision au rendez‑vous). Le constructeur a su retoucher, modifier ou améliorer de nombreux points qui nous avaient agacés l'an dernier comme la compensation de mouvement désormais plus naturelle ou un pic lumineux qui n'est désormais plus bridé avec le Local Dimming activé. En clair, le contraste natif a été amélioré de façon très significative (noir plus noir et blanc plus lumineux).
Alors, certes, le tableau n'est pas encore parfait. Il reste quelques artefacts de mouvements autour des personnages, une compatibilité multimédia décevante, et la 3D apparaît en retrait face aux meilleurs modèles du marché… Mais dans l'ensemble le Philips 46PFL8008K s'affirme comme l'un des meilleurs spécimens LED Edge du marché. Il s'avère aussi est très agréable d'utilisation et c'est assez rare pour le souligner, aussi performant en salle éclairée, en plein jour, qu'en salle obscure. Il offre une ergonomique évoluée, dotée de nombreuses fonctions exclusives (Dual View Gaming, Ambilight, EPG propriétaire, etc), sans oublier, au regard de son équipement et de la qualité proposée, un excellent rapport qualité‑prix.
Comme l'an dernier, la rédaction décerne donc au Philips 46PFL8008K une récompense Must AVCesar.com sans hésitation aucune. Et si les quelques défauts constatés l'empêchent de décrocher une sixième étoile, on se doit de préciser qu'il est en vraiment tout près en considérant uniquement ses performances en matière d'image.
+ Les points forts
»  
Compensation de mouvement encore plus efficace en 2D et 3D
»  
Excellent contraste et noir encore plus profond
»  
Absence de Clouding en mode Image optimale
»  
Mode Dual View Gaming avec lunettes compatibles
»  
Caméra Skype intégrée
»  
Excellent traitement SD et HD
»  
Système Ambilight Spectra sur trois côtés !
»  
Télécommande RF gyroscopique avec clavier
»  
EPG et fonction PVR très complets
»  
Colorimétrie parfaite avec l'ISF
- Les points faibles
»  
Effet fantôme présent en 3D (surtout avec le jeu et les animations)
»  
Présence de Clouding sans le mode Image Optimale
»  
Gestion multimédia trop limitée
»  
Un peu de DSE (Dirty Screen Effect), certes, aléatoire en fonction des modèles
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