TV - Écran plat

Sony KD-65S9005B

Par Jacques Guiot - Publié le 06/02/15
Mustav
Prix indicatif : 3 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD et 3D Ready
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (800 Hz)
Contraste : 8 000:1
TNT : double tuner (SD et HD)
HDMI : 4 (v 2.0, dont 4 latérales)
Dim. (L x H x P) : 904 x 1 549 x 332 mm
Poids : 42 kg
L’essentiel
Autant le préciser tout de suite, le téléviseur Ultra HD Sony KD‑65S9005B en test ici est une déclinaison courbe du Sony KD‑65X9005B (cliquez pour découvrir le banc d'essai par la rédaction d'AVCesar.com) qui fit l'objet d'un banc d'essai dans nos colonnes il y a quelques mois. En toute logique, les fonctionnalités, réglages disponibles, et traitements vidéo sont strictement identiques. Cela dit, ce S90 est intéressant pour deux raisons. La première est liée à son design avec un écran incurvé, très tendance en ce moment, la seconde réside dans les haut‑parleurs, des modèles bien plus discrets que sur le X90, ici placés sur les côtés (voir plus bas dans le texte). Cela dit, qu'en est‑il de cette dalle LCD incurvée ? Doit‑on craindre des répercussions sur la qualité de l'image et l'immersion ? Est‑elle d'aussi bonne qualité que celle du Sony X90 ? Autant de questions auxquelles nous vous proposons de répondre par l'intermédiaire de ce test. Comme d'habitude, nous avons examiné ce téléviseur sous toutes les coutures, et toutes les courbures, histoire d'évaluer dans les moindres détails les qualités et défauts de ce nouveau fer de lance du géant japonais, en version incurvée...
À première vue, rien ne change au niveau de l'équipement, notamment au chapitre Ultra HD/4K avec la présence de quatre connecteurs HDMI 2.0 certifiés HDCP 2.2 et la compatibilité HEVC associée à la possibilité de lire des vidéos Ultra HD/4K, HD ou SD via le lecteur multimédia USB. Autres nouveautés notables par rapport aux téléviseurs UHD millésime 2013, la fonction stéréoscopique d'obédience 3D active et le système de rétroéclairage optimisé via l'apport de la technologie X‑Tended Dynamic Range censée apporter un meilleur contraste et une image plus dynamique avec un blanc plus éclatant, liée à une gestion améliorée de la fonctionnalité Local Dimming.

Vous l'aurez compris, la dalle du Sony KD‑65S9005B affiche donc une résolution de 3 840 x 2 160 pixels, soit Ultra HD, même si Sony continue d'employer abusivement la dénomination 4K. Sa dalle 100 Hz native propose également une compensation de mouvement MotionFlow XR800 pour des images fluides, associées à la version la plus performante du processeur vidéo exclusif Sony, aux performances déjà remarquables l'an dernier sur les contenus HD, SD et 3D : le X‑Reality Pro 4K.
On retrouve aussi un système de rétroéclairage LED Edge et la technologie TriLuminos, ce fameux procédé basé sur l'espace couleur étendu DCI Cinema pour offrir une palette de couleurs plus riche. Sur ce sujet, la problématique reste également identique comparée à l'an dernier, son apport n'est vraiment intéressant qu'avec des contenus encodés en gamut étendu, comme les fameux Blu‑Ray au label « Redécouvrez la couleur » édités par Sony Picture (anciennement appelés Mastered in 4K). Point de gros changements, donc, à la lecture de la fiche technique.

Côté design, le Sony KD‑6569005B est un téléviseur magnifique, tout en étant moins imposant que son frère le X90. L'ensemble est très solide, parfaitement assemblé, moins épais et surtout, sensiblement moins large avec les haut‑parleurs slim évoqués plus haut. Il est clair que la qualité audio ne sera pas du même tonneau même si Sony a bien fait les choses, mais le design s'avère plus sobre, plus facile à intégrer dans tous les intérieurs, bref moins clivant dirait‑on en marketing. Côté dalle LCD, ce splendide spécimen doté d'une diagonale de 165 cm propose une vitre fumée de superbe facture, appliquée sur toute la surface de l'écran. En revanche, celle‑ci a les défauts de ses qualités, avec des reflets assez importants. On remarque aussi, au milieu des haut‑parleurs, deux petites bagues rétroéclairées à l'aide de diodes bleutées, du plus bel effet, qui n'ont d'autres intérêts que de magnifier encore le design de ce TV. Bien sûr, en cas de gêne, dans le noir par exemple, il est possible de les désactiver.
À noter également, les pieds sont réglables sur deux positions (au centre de l'écran pour s'adapter plus facilement aux supports courts en longueur ou sur les côtés ; nous avons opté pour le réglage sur les côtés, plus stable et donc plus rassurant). Sur la partie basse de la dalle, on retrouve la technologie Intelligent Core sous la forme d'une diode multicolore. Cette dernière diffuse une petite lumière discrète de couleur différente selon la source (smartphone, lecteur Blu‑Ray, TNT, Multimédia, etc.) permettant d'un seul coup d'œil de visualiser le matériel connecté. Bien sûr, il est également possible d'éteindre cette diode pour une séance totalement obscure.
Ce nouveau look a donc permis à Sony de revoir son système audio embarqué. Si l'on compte toujours deux enceintes trois voies de chaque côté en configuration bass‑reflex et une amplification S‑Master Class D de 4 x 10 W RMS plus un subwoofer de 20 W (intégré), l'évent à tube est plus long, ce qui améliore les graves. Néanmoins, comparé au X90, en présence ici de haut‑parleurs et d'une caisse de résonance plus petits, forcément, le grave est moins présent. Bonne nouvelle, pour contourner cette limitation dans les graves, il est possible d'acquérir un caisson de grave sans‑fil optionnel, en finition blanc ou noir et spécialement conçu pour les modèles X90 et S90, le Sony SWF‑BR100 vendu 299 euros.
Et pour en finir avec les remarques esthétiques, on note des bords haut et bas rehaussés de plaques chromées du plus bel effet. En bref, l'esthétique 2014 des TV Sony S90 s'avère extrêmement réussie et moins encombrante que le X90.

Le Sony KD‑65S9005B dispose des mêmes capacités multimédias que le X90, étendue cette année avec la lecture de quelques vidéos Ultra HD, entre autres (cf. plus bas Verdict Technique). Le support du DTS et la lecture des MKV 1 080p en streaming via UPnP (DLNA) sont évidemment toujours d'actualité (des ports USB Host 2.0 compatibles NTFS/Fat32 et exFat sont également présents) et on retrouve aussi plusieurs solutions de connexions sans‑fil comme la fonction Miracast (Wi‑Fi et Wi‑Fi Direct intégrés associés à la fonctionnalité Screen Mirroring), la compatibilité Bluetooth ou le mode One Touch Mirroring NFC. De même, la possibilité de connecter une souris ou un clavier sans‑fil (Bluetooth ou RF) et de contrôler entièrement le téléviseur depuis un smartphone ou une tablette Android/iOS via l'application Media Remote sont également de mise. À noter, le DTS est décodé uniquement en LPCM 2.0 (en DLNA et USB), le bitstream 5.1 n'étant fonctionnel qu'avec le Dolby Digital (et ses variantes E‑AC3 ou AC3).
Le Sony S90 est également un modèle dit Smart TV, ou connecté, et dispose d'une toute nouvelle interface, bien plus ergonomique et intuitive que l'an dernier, même si elle n'est pas encore au niveau de celles signées Samsung ou Panasonic. Et comme tous les téléviseurs de son acabit, il propose un grand nombre de fonctions associées : services internet, compatibilité HBBTV, accès au portail internet SEN (Sony Entertainment Network), services VOD (2D et 3D), musique à la demande, et des dizaines, voire plus d'une centaine d'applications en tout genre…

Au niveau de la connectique, la proposition du S90 n'est pas aussi complète que celle du X9, la faute à l'absence du boîtier permettant de déporter la connectique. En revanche, si la caméra n'est pas intégrée à la dalle, elle est tout de même fournie, et devra être connectée sur le port USB situé au sommet du TV. L'intégralité des connecteurs est bien sûr disponible directement sur le châssis sur lequel on dénombre, entre autres, quatre entrées HDMI CEC 2.0 (dont une compatible MHL et une compatible ARC). Elles gèrent donc parfaitement, en plus des fonctions Deep Color et xvYCC, les signaux 1 080p/24 et 2 160p jusqu'en 60 Hz avec gestion d'un encodage luminance/chrominance des pixels 4:4:4 en 2 160p24 et une profondeur des couleurs sur 12 bits, sans oublier le signal 3D 1 080p. En revanche, sur un signal 2 160p/60 les signaux vidéos sont bridés en 4:2:0. Au rayon des entrées, on trouve également une stéréo RCA, une YUV et une péritel (étonnant avec un affichage UHD), un double tuner DVB‑T2/DVB‑S2/DVB‑C autorisant l'enregistrement d'une chaîne différente de celle regardée.
Les sorties sont par contre plus limitées. On regrette par exemple l'absence d'une coaxiale et d'une prise RS‑232C. Heureusement, on note tout de même une prise optique pour diffuser le son vers un système audio externe et une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm que l'on peut configurer en sortie Sub ou sortie RCA. Le reste de la connectique du Sony KD‑65S9005B rassemble trois ports USB Host 2.0 dont un équipé de la fonction USB Rec (PVR), un port Ethernet et un port CI+ certifié Canal Ready. Pas d'USB 3.0 malheureusement...
Enfin, dernières précisions sur cet écran, si la fonction SimulView permettant de jouer à deux en plein écran sur le même téléviseur est présente, malheureusement les lunettes permettant de profiter de cette fonctionnalité sont optionnelles. En revanche, deux paires de lunettes 3D actives sont livrées dans le carton ainsi que deux télécommandes, la principale et la One Touch. Cette dernière est dédiée aux utilisations simplifiées du TV et l'appairage NFC par simple rapprochement de la télécommande et du périphérique idoine.
Concurrence
Au rang des concurrents du Sony KD‑65S9005B, on trouve seulement Samsung et LG, les seules marques a avoir commercialisé une alternative au modèle courbe signé Sony pour le moment. Il s'agit évidemment du superbe UE65HU8500 (cliquez sur le lien suivant pour découvrir le test du modèle Samsung UE55HU8500 par la rédaction d'AVCesar.com) et 65UC970V. Tous deux d'obédience UHD, le premier est un téléviseur UHD incurvé doté du Micro Dimming UHD Ultimate, du Precision Black et de la fonction Detec.LetterBox pour offrir un excellent contraste subjectif, le second est équipé du traitement Tru XD Engine et un Upscaling spécialement dédié à la mise à l'échelle Ultra HD.
Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD et 3D Ready
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (800 Hz)
Contraste : 8 000:1
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 4 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée péritel (RVB), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral), 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Flac, DivX (SD et HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (SD et HD), Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur préréglable, balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24), 3D
Son : puissance (4 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, DTS), ARC, processeur surround (S-Force Front Surround ), traitement audio (Clear Phase Speaker), égaliseur, AVL
Consommation : 180 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 904 x 1 549 x 332 mm
Poids : 42 kg
ph image
Verdict technique
Avant d'entamer l'analyse détaillée de la qualité d'affichage de ce Sony KD‑65S9005B, commençons par le jeu des 7 erreurs pour ceux qui auraient déjà lu le test du Sony X90. En effet, inutile d'y aller par quatre chemins, le S90 est identique ou presque sur quasiment tous les points à son prédécesseur. Les seules différences majeures résident donc au niveau de l'écran incurvé, de l'équipement audio et de ses performances. Avant de revenir ultérieurement sur la section sonore, nous vous proposons de balayer tous les éléments liés à la courbure de l'écran.
En premier lieu, pour dire vrai, le gain en immersion promis sur cette dalle courbe ne nous a pas paru flagrant, l'image étant tout aussi immersive sur l'écran plat Sony KD‑65X9005B. Malheureusement, et ce n'est pas la première fois que nous le constatons, un écran incurvé ne propose pas une homogénéité aussi bonne qu'un écran plat. De plus, lorsque l'on sait que les téléviseurs LED Edge ont bien du mal à être homogènes comparé à leur confrère Full LED, il aurait fallu un miracle ou une toute nouvelle technologie pour proposer un écran incurvé parfait sur ce point. Sans surprise, ce n'est pas le cas. Résultat, le Clouding et les fuites de lumières dans les coins sont plus visibles sur le S90 que sur le X90. Et, si jusqu'ici, la gestion du Local Dimming permettait de réduire, voire d'éliminer les soucis de Clouding sur les TV plats, on constate là aussi qu'en présence d'un TV courbe, ce n'est pas le cas.
Dommage également, le traitement anti‑reflets annoncé est tout aussi inefficace sur le S90 que sur le X90, c'est donc la fête des reflets. Pire, la dalle incurvée grossie les reflets avec un effet « loupe » et renvoie même les formes des objets situés sur les côtés, qui n'auraient pas été visibles avec une dalle plane. Donc, si vous êtes en présence d'une fenêtre ou d'une lumière positionnée sur les côtés de l'écran, vous les verrez immanquablement sur la dalle, grossies en plus ! Une dalle mate aurait été une bien meilleure solution pour éviter ce genre de soucis sur les écrans incurvés.
En revanche, la dalle utilisée sur le S90 souffre moins de DSE (Dirty Screen Effect), cette impression d'écran sale qui vient réduire un peu le piqué. Le S90 propose donc une image plus « propre » et précise que le X90. Ce n'est pas flagrant, mais c'est un fait ! Enfin, dernière petite différence, le contraste natif du S90 est moins puissant que celui du X90 avec un noir mesuré à 0,05 cd/m² au lieu de 0,03 cd/m² pour un ratio contraste Ansi de 2 500:1 au lieu des 4 000:1 du X9. Ces précisions apportées, passons au reste de l'analyse détaillée du Sony KD‑65S9005B.

Une fois n'est pas coutume, nous commençons avec quelques mots sur sa gestion multimédia, via USB d'abord. Sur le papier, cette dernière s'avère identique, ou presque, à celle expérimentée lors de nos derniers tests de téléviseurs Sony. La gestion du DTS et la lecture des vidéos HD 1 080p et 720p non downscalés en SD sont, heureusement, toujours d'actualité. De même, les fichiers MKV et autres formats vidéo avec une piste audio DTS sont parfaitement lus, et les vidéos HD sont bien affichées en 720p ou 1 080p. Par contre, on le répète, le DTS est converti uniquement en 2.0, pas de bitstream 5.1 via HDMI ARC ou sortie optique. Les systèmes de fichiers NTFS, Fat et exFat sont reconnus via USB, et le changement de piste audio est désormais fonctionnel. La vraie nouveauté cette année, c'est la possibilité de lire des vidéos HEVC (Ultra HD, 1 080p ou même SD). À part cela, comme l'an dernier, les formats les plus utilisés sont lus, comme le MKV, TS, M2TS, AVI, WMV, DivX (HD et SD), Flac, AAC, MP3, AC3 ou DTS. Précision, les fichiers MKV Ultra HD sont gérés en HEVC ou AVC/H.264. Par contre, les fichiers MKV 4K, s'ils sont reconnus par le TV, ne sont pas lus. Enfin, pour être précis, le Dolby Digital Plus (rarement présent sur les vidéos, il est vrai) est inéluctablement rejeté via USB.
Nous conseillons tout de même pour les activités multimédias, si cela est possible, d'utiliser la fonction passerelle UPnP (DLNA), plus puissante que l'USB, tout simplement parce que certains serveurs UPnP transcodent à la volée les formats non pris en charge pas le TV. Enfin, et malheureusement, comme sur tous les TV actuels, les vidéos 24p sont irrémédiablement diffusées en 50 Hz, donc elles saccadent… un peu.
Du côté de l'audio, toujours via UPnP (DLNA), les informations ID3Tag sont supportées. Le MP3, Wav, LPCM, WMA et même le Flac sont lus, mais là aussi transcodés à la volée en LPCM avec des échantillonnages automatiquement downsamplés en 48 kHz ou lus directement en 44,1 kHz. Via USB, la lecture se limite au Wav, LPCM, MP3 et WMA 44,1 kHz/16 bits. Enfin, il est possible de lire des photos 4K, en USB ou DLNA, ou même depuis le SEN (Sony Entertainment Network) via le service PlayMemories. Certaines photos sont d'ailleurs époustouflantes de qualité et de réalisme !

Avant d'entamer notre appréciation de la qualité d'image de ce TV, un petit et rapide aparté sur la colorimétrie, toujours aussi naturelle chez Sony, même en sortie de carton, et quasiment parfaite une fois calibrée malgré des réglages assez limités. À savoir, il n'est pas possible de calibrer l'espace couleur, mais celui‑ci est très juste si la balance des blancs a été bien réglée auparavant. Il n'y a pas d'éditeur de gamma, mais ce dernier est très bon par défaut. Seul vrai reproche, aucune option n'est disponible pour calibrer l'image sur un gamut étendu comme le DCI ou le Rec.2020 qui seront utilisés par l'Ultra HD Blu‑Ray et les futures chaînes Ultra HD. Alors, après ces amuse‑gueules multimédias et colorimétriques, il est temps de répondre à la question que vous vous posez tous : que vaut réellement ce nouveau fer de lance signé Sony en matière d'image ?
Et bien, cela reste donc très proche du modèle Sony KD‑65X9005B, soit une section vidéo aux performances superbes, y compris sur les contenus 1 080p upscalés de la plus belle des manières grâce au traitement X‑Reality Pro en résolution Ultra HD. Comme déjà évoqué lors du test du X90, nous avons été tout simplement bluffés par la qualité visuelle procurée par le Sony KD‑65S9005B en présence de sources Blu‑Ray 1 080p ou avec les chaînes HD de la TNT. Précision, les contenus SD sont aussi améliorés comparés aux téléviseurs 1 080p, mais à la marge. Pas de miracle en effet, un signal SD est vraiment trop peu défini pour qu'un simple Upscaling transforme du plomb en or. Cependant, nous avons testés des TV qui traitent mieux les chaines SD comme les Samsung HU8500 ou HU7500 (cliquez pour découvrir les tests de la rédaction d'AVCesar.com)...
Revenons donc sur l'étude des Blu‑Ray 1 080p mis à l'échelle Ultra HD. Le spectacle généré par le traitement Reality Creation est absolument somptueux avec un superbe piqué, une précision d'orfèvre, une profondeur de champ à perte de vue et donc, forcément, un relief naturel saisissant. Les images sont légèrement moins dynamiques que sur le X90, mais plus précises pour les raisons évoquées plus haut (contraste natif plus faible, mais absence de DSE). Du très grand art ! Voilà qui remplace avantageusement les traitements vidéo disponibles sur certains lecteurs Blu‑Ray. Et le résultat dépasse largement les capacités d'un téléviseur 1 080p. De quoi patienter sans problème avant l'arrivée des Ultra HD Blu‑Ray. Plus étonnants, nous n'avons relevé aucune trace visible liée à la mise à l'échelle ! Inutile de préciser que des films comme Oblivion, Le Hobbit, la Désolation de Smaug, ou Gravity offrent une image époustouflante, meilleure que la plupart des démos UHD compressées que nous avons pu visionner.
Il est alors inutile de vous préciser à quel point le contenu 4K natif fourni par Sony pour le test affiche une qualité d'image magnifique ! Sur certaines démos, nous avions la réelle sensation de regarder des paysages à travers une fenêtre ouverte sur l'extérieur. L'image propose une précision et un réalisme encore inconnus jusqu'alors sur un téléviseur, à tel point que les pixels deviennent pratiquement invisibles. Le plus impressionnant c'est que Sony arrive à upscaler le signal tout en gardant une image très naturelle.

On le répète, le contraste et la dynamique de l'image ont donc été légèrement revus à la baisse. On est plus proche du Sony X90 de 2013 que du Sony X90 de 2014. Comme déjà précisé plus haut, le noir est moins profond, mesuré à 0,05 cd/m² au lieu de 0,03 cd/m² sur le X9005B. Par contre, bon point, si vous ne désactivez pas le capteur de lumière ambiante, la technologie X‑tended Dynamic Range apporte toujours ce gain impressionnant en luminosité et donc en contraste perçu ! Cela se voit surtout sur les reflets de l'eau, les lumières, couchés de soleil, explosions, métaux… et confère à l'image une impression de réalisme accrue (cf. illustration Sony X‑Tended Dynamic Range ci‑dessus). Par contre, il s'agit de régler finement son téléviseur sous peine d'obtenir des blancs trop lumineux, responsables de perte de nuances. À ce titre, attention au Local Dimming qui a tendance à brûler les blancs sur ce modèle, surtout en mode Standard.
Ce téléviseur propose également une compensation de mouvement MotionFlow XR800 très performante, sur du contenu 2D ou 3D. Peut‑être la plus naturelle disponible sur le marché. Avec le mode Standard sélectionné et en présence d'un signal TNT, la fluidité est très bonne, sans artefacts de mouvement notables (ou si peu) et un effet caméscope très limité et surtout, aucune saccade. Il est possible de renforcer la précision et le naturel du rendu en réduisant encore un peu l'effet caméscope via les modes Net ou +Net. S'ils assombrissent un peu l'image, il sont cependant à conseiller avec un Blu‑Ray ou tout autre contenu 24p : parfaitement fluide, sans effet reportage, ni flou dans les mouvements. Et il suffira d'augmenter légèrement le rétroéclairage pour contrer l'assombrissement.

Et la 3D dans tout ça ? Nous devons bien avouer que le X90 était déjà perfectible sur ce point, c'est encore moins bien sur le S90 avec des traces d'effet fantôme plus visibles et une image moins précise. Nous avons eu l'impression que le traitement vidéo, en 3D, n'était pas le même que celui appliqué au X90 en présence d'une image en relief. Curieux... En bref, la 3D reste tout de même très satisfaisante, fluide et lumineuse, mais certaines scènes affichent des dédoublements et une perte de piqué (images fantômes visibles, par exemple sur Gravity 3D, un film très contrasté). Si la 3D est votre passion, autant être clair, il y a des modèles plus performants sur ce secteur.

En résumé, mis à part les quelques défauts cités sur la 3D, ou une section Smart TV que certains peuvent trouver perfectible comparée à Samsung ou Panasonic, sans parler d'une compatibilité moindre en termes de codecs, le récent Sony KD‑65S9005B est un très bon téléviseur Ultra HD, très complet, mais un poil moins performant que le X90. C'est pourquoi nous pensons que Sony fait payer un peu cher les jolies courbes du S90. De notre point de vue, son prix indicatif mériterait d'être revu à la baisse pour être plus accessible que celui du X90. Le contraste est bon, le traitement d'image et l'upscaling UHD très performants, avec une image dynamique et ultra‑précise, tout en restant naturelle. Les chaînes de la TNT HD ou le Blu‑Ray, d'une beauté stupéfiante, apparaissent telles de véritables redécouvertes jubilatoires ! La fluidité est parfaite, mais pour rester objectifs, et en tenant compte de critères purement techniques, il est assez étonnant de trouver cette référence au même prix que le Sony KD‑65X9005B alors que ce dernier affiche un meilleur contraste, une image plus homogène, un meilleur système audio et une 3D de meilleure facture ! Maintenant, en ajoutant le critère design, on peut comprendre le tarif affiché. À vous de voir ce que vous souhaitez privilégier…
+ Les points forts
»  
Superbe design incurvé
»  
Bon contraste pour un LED Edge (2 500:1)
»  
X‑Tended Dynamic Range efficace
»  
Colorimétrie très juste par défaut
»  
Calibration facile
»  
Mise à l'échelle Ultra HD ultra‑performante !
»  
Qualité d'affichage d'un Blu‑Ray 1 080p, du jeu et de la TNT
»  
Compensation de mouvement parfaite en 2D et 3D
»  
Dalle compatible TriLuminos, Mastered in 4K et Super Bit Mapping
»  
Bonne qualité audio pour un TV avec sortie Subwoofer
- Les points faibles
»  
Local Dimming moins efficace que sur le X90 (ou sur écran plat Sony)
»  
Présence de Clouding assez marqué
»  
Dalle brillante avec reflets
»  
Absence de réglages ISF
»  
»  
Manque de précision en 3D
»  
Reflets important avec la dalle incurvée
»  
Prix un poil trop élevé
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