TV - Écran plat

Samsung UE55KS9000

Par Jacques Guiot - Publié le 14/09/16
Mustav
Prix indicatif : 2 490 € TTC
Note AVCesar.com
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 140 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
Contraste : 25 000:1
TNT : double tuner (SD et HD)
HDMI : 4 (v 2.0, dont 4 latérales)
Dim. (L x H x P) : 800 x 1 226 x 376 mm
Poids : 20 kg
3 490,00 €
Darty
2 490,00 €
Darty
2 990,00 €
Darty
L’essentiel

En dehors de la série KS9800 annoncée seulement en 88’’, mais toujours pas commercialisé à ce jour, le Samsung UE55KS9000 en test aujourd'hui représente l’un des modèles phare de la gamme SUHD 2016 du géant coréen (à savoir, il existe aussi en 65’’, 165 cm et 78’’, 198 cm).

Bourré de fonctionnalités, ce téléviseur Ultra HD est doté d'un rétroéclairage LED Edge et embarque une dalle 10 bits par couleur et des nano‑cristaux Quantum Dots qui firent tant parler au salon IFA de Berlin début septembre. La firme coréenne a en effet déclaré, pour ses futurs téléviseurs, abandonner le développement de spécimens Oled pour investir massivement sur la technologie Quantum Dots (cf. notre actualité IFA 16 > Samsung dit non aux TV Oled, oui à la technologie Quantum Dots) utilisée dans les TV SUHD depuis l’an dernier. Avec l’UE55KS9000, cette dernière se présente sous la forme d'un filtre à base de nano‑cristaux associé à des diodes au phosphore pour booster la luminosité et l'espace colorimétrique (Wide Color Gamut). Comme tous les spécimens S‑UHD de de la gamme 2016 de Samsung, l’UE55KS9000 est évidemment certifié Ultra HD Premium, gage d'une parfaite compatibilité avec le nouveau support Ultra HD Blu‑Ray. Ce label nous assure également un pic lumineux supérieur à 1 000 nits, pour un noir inférieur à 0,05 cd/m² et un gamut DCI couvert à 90% minimum. Un modèle très alléchant sur le papier, donc. Reste néanmoins à vérifier si les promesses sont tenues ? Les ingénieurs Samsung ont‑ils réussis à offrir un rendu HDR de qualité avec un système de rétroéclairage LED Edge ? Les 2 490 € demandés sont‑ils justifiés ? Les réponses dans ce banc d’essai complet après avoir testé, mesuré et surtout visionné le Samsung UE55KS9000 durant plusieurs semaines.

 

Le Samsung UE55KS9000, un téléviseur élégant ! 

Si les caractéristiques techniques de sa dalle sont très prometteuses, le Samsung UE55KS9000 impressionne également par son élégance et son design moderne ultra‑slim empreint d’une classe folle. Autant l’avouer tout de suite, nous avons été surpris de la finesse de ce téléviseur avec une épaisseur d'à peine 8 mm et ce, dès sa présentation au salon CES de Las Vegas en janvier, même en considérant la technologie LED Edge du système de rétroéclairage embarquée. Évidemment, le coffre s'épaissit un peu au centre pour assurer une bonne ventilation de l'électronique, mais l'apparence du TV est bluffante. De plus, Samsung a utilisé un revêtement de type Moth‑Eye (un revêtement qui ressemble à la surface de l'œil d’une mite). Non seulement ce filtre, appelé Ultra Black par Samsung, d'une efficacité redoutable permet de réduire considérablement les reflets voire de les éliminer totalement dans une pièce sombre, mais il renforce aussi la dynamique et le contraste de l'image. Il n'est pas aussi puissant que l'ancien filtre Moth Eye appliqué sur les TV Philips, mais il s'en rapproche beaucoup. D'ailleurs, comme pour les écrans Philips, il rend la dalle très difficile à nettoyer (un conseil, évitez les produits et préférez les chiffons à microfibres doux et secs). Point remarquable, le design sans bord apparent donne également un effet extraordinaire avec l'impression de regarder une image suspendue dans les airs. De même, le coffre de la dalle est constitué d'un assemblage de PVC et d'aluminium brossé du plus bel effet.

 

Le tout repose sur un pied en métal plein chromé, en forme de Y, pas vraiment des plus stables. La qualité de fabrication d'ensemble est de très bonne facture avec un assemblage plus soigné que sur les séries 7000 et 8000. La différence se constate surtout au niveau de la jointure entre la dalle et le coffre qui semblent bien mieux plaqués ensemble et sans flottement. D'ailleurs, cela se ressent nettement au niveau de l'homogénéité de l'image qui n'affiche quasiment aucune trace de Clouding ou DSE, contrairement aux spécimens de série inférieure (KS7000/KS7500) que nous avons pu manipuler, touchés par le Clouding et qui affichaient des fuites de lumières dans les angles. Nous le verrons plus bas, mais cette qualité d'assemblage contribue aussi à offrir un bien meilleur taux de contraste sur la série KS9000 comparé au reste de la gamme 2016.

 

 

Enfin, n'oublions pas un élément important, le Mini One Connect. En effet, Samsung continue de proposer ses fameux boîtiers déportés qui peuvent être remplacés en cas de besoin (si par exemple la connectique venait à évoluer, ou pour offrir au TV de nouvelles fonctionnalités). Cependant, ces derniers n'embarquent pas tous les processeurs, uniquement le double tuner et le chipset HDMI. Le CPU (processeur central) et le GPU (processeur d’image) sont intégrés dans la dalle. Ce Mini One Connect embarque donc les quatre entrées HDMI 2.0a, toutes compatibles HDCP 2.2, HDR10, BT.2020, et 2 160p jusqu’à 60 im/s, dont une entrée compatible ARC, une autre compatible DVI et un troisième compatible MHL 3.0. La connectique rassemble également une sortie optique, deux ports USB 2.0, et un port USB 3.0. Le reste est disponible sur le coffre du TV : un port Ethernet, un port CI+, un connecteur pour adaptateur YUV/RCA stéréo, mais pas de sortie casque. En clair, pour utiliser un casque, on est obligé de passer par la liaison Bluetooth SoundShare et donc d’utiliser un casque Samsung. Précision, on trouve également une sortie Ext.Link pour contrôler un décodeur TV avec la télécommande du TV via un déport IR (une possibilité intéressante pour les décodeurs non compatibles CEC). Enfin, l’UE55KS9000 propose également les fonctions Wi‑Fi Direct, HBBTV, PIP, PAP et PAT, sans oublier SmartView 2.0, pour profiter à l’écran du contenu d’un périphérique mobile ou d’un ordinateur. De même, le Time Shifting et le DVR avec la possibilité d'enregistrer deux programmes en même temps grâce à son double tuner DVB‑C/DVB‑T2 et DVB‑S2, sont au programme.

 

 

Des fonctions et réglages en pagaille, mais une utilisation simplifiée ! 

D'un point de vue technique, le KS9000 est doté du procédé Supreme UHD Dimming (software) qui analyse l'image sur plusieurs centaines de zones pour améliorer le contraste dynamique. On trouve également un Local Dimming (hardware), mais avec un rétroéclairage LED Edge constitué d’une unique barre de diodes positionnée en bas de l'écran, le contrôle indépendant de zones de contraste est assez limité. Sinon, comme déjà évoqué, ce téléviseur est certifié Ultra HD Premium, donc compatible HDR10.


Une technologie appelée Peak Illuminator Pro permet de booster le pic lumineux sur une petite zone de l'écran. Plus cette zone lumineuse sera petite, plus la luminosité sera élevée. Par exemple, une explosion qui couvre 10% de l'écran sera bien plus lumineuse qu'une explosion présente sur 50% de la surface de la dalle. Lors de nos mesures, nous avons relevé un pic à 1 600 nits avec une mire HDR blanche de 2% et 1 550 nits avec une mire à 10%. Ensuite ça chute plus rapidement : une mire HDR qui occupe 25% de l'écran atteint 900 nits et 550 nits de 50% à 100% de la surface de l'écran (ça ne bouge à partir de 50% et plus).
D'autre part, tout récemment, le dernier Firmware a rajouté une fonction appelée HDR+. Ce mode permet de convertir tout contenu SDR en HDR, mais il peut aussi être activé en présence d'un contenu HDR10. En toute franchise, pour avoir mené de multiples essais, avec un disque Ultra HD Blu‑Ray le mode HDR+ n'apporte pas beaucoup plus que le mode Cinema, une fois celui‑ci justement calibré. La fonction HDR+ est donc surtout intéressante pour convertir des contenus SDR en HDR. Et là, le rendu est assez mitigé. Elle peut donner de très bons résultats avec certains contenus, notamment les films d’animations. Elle apporte un gain en dynamique et un meilleur contraste perçu c'est indéniable, mais elle engendre aussi des aplats de couleurs, une image qui manque de naturel, avec une apparence numérique, un effet caméscope prononcé et une texture lissée.

 

Du côté de la fluidité des images, l’UE55KS9000 dispose d'une fréquence d'affichage native 100 Hz, associé à une compensation de mouvement Auto Motion Pus avec un indice de fluidité PQI2400. Cette année, on trouve deux réglages, Auto ou Personnalisé. Sur Personnalisé, on peut régler le niveau de fluidité, et le filtre anti‑flou (De‑Blur). Plus on pousse les réglages, plus c'est fluide mais typé caméscope, plus on baisse, plus c'est précis et naturel dans les mouvements mais moins ce sera fluide dans les travellings ou avec de gros objets en mouvement. À chacun de trouver le réglage qui convient selon ses goûts. On trouve également un mode Clear LED : un écran noir est inséré entre chaque image pour améliorer la précision dans les mouvements, mais cela accentue aussi le scintillement et engendre une chute de luminosité assez conséquente.

 

 

Cette année, la plupart des réglages ont été simplifiés. On remarque seulement quatre modes Image : Dynamique, Standard, Naturel et Cinéma. Pour notre part, nous ne retiendrons que deux d’entre eux, les autres apparaissant trop saturés ou surexposés, il s'agit des modes Standard (une colorimétrie plus neutre, une image plus adaptée aux chaînes TV) et le mode Cinema (plus équilibrée, meilleure colorimétrie, plus adaptée aux films). On trouve tout de même trois modes secondaires, compatibles avec les quatre modes Image, il s'agit des modes Jeux, Sport et HDR+. Le mode Jeu permet de réduire l'Input Lag à 22 ms pour une meilleure expérience vidéoludique, mais désactive totalement l'Auto Motion Plus. Le mode Sport, poussé à l'extrême dans les couleurs et la luminosité, n'est pas franchement utile. Et le mode HDR+, déjà évoqué.

 

En dehors de cela, on retrouve les réglages habituels du rétroéclairage : contraste, luminosité, balance des blancs 2P ou 10P, espace colorimétrique Natif, Auto ou Personnalisé, ce dernier donnant accès à un CMS ‑Color Management System‑ sur trois axes pour calibrer les couleurs primaires et secondaires, que ce soit en Rec.709 ou Rec.2020. Toujours présent, le filtre Ultra Clean View pour corriger les artefacts de compression Mpeg sans réduire le bruit numérique. À savoir, ce filtre donne de très bons résultats avec les chaînes TV SD ou HD, en gommant les traces de compressions sans flouter l'image comme le ferait un DNR classique. C'est d’ailleurs grâce à cet algorithme et à l'excellent Upscaling Ultra HD du processeur SUHD Re‑Mastering Engine, que les TV Samsung proposent l'une des plus belles images du marché avec les signaux TNT. Rappelons également que tous les spécimens incurvés sont équipés de l'algorithme Auto Depth Enhancer, qui analyse jusqu'à cinq niveaux de profondeur de l'image pour accentuer la précision des arrières‑plans. Cela confère à l'image un puissant relief qui se rapproche étonnamment d'une sorte de rendu 3D sans lunettes, pas aussi prononcé qu'une vraie image autostéréoscopique, mais plus naturelle et très agréable.

 

La section audio de l’UE55KS9000 n'a rien d'exceptionnelle, il faut bien l'avouer. Cette année nous avons pu découvrir des modèles concurrents équipés d'excellents systèmes audio embarqués. Cela dit, on trouve tout de même deux haut‑parleurs de 20 watts chacun et un caisson de basses, de 20 watts également. Mais surtout, les TV Samsung proposent de nombreux réglages audio très utiles, comme le transcodage DTS‑Neo à la volée, la compatibilité DTS en multimédia et en entrée HDMI, la fonction Multiroom Link ou SoundShare pour diffuser l'audio sans‑fil (Bluetooth) sur un autre appareil audio Samsung (enceintes, casque, ampli, etc.).

 

 

Le KS9000, un des Smart TV les plus complets du marché ! 

Quand on parle de TV Samsung, impossible de passer à côté des énormes possibilités offertes par la section Smart TV avec une interface Smart Hub hyper‑complète qui évolue sous l'OS Tizen. Certes, les nouveaux téléviseurs Android TV offrent plus de possibilités, notamment au niveau des jeux et la possibilité d'accéder à Google Play et ses centaines d'applications. Cela dit, le Smart Hub à l'avantage d'être très stable (ce qui n'est pas le point fort d'Android TV), amusant à utiliser et réactif. De plus, avec les nombreux partenariats signés par Samsung, on trouve également des centaines d'applications : VOD, Catch‑Up TV (TV de rattrapage), jeux, logiciels de lecture multimédia comme Plex, DS Video, et tant d'autres possibilités. Le CPU n'est peut‑être qu'un modèle Quad Core, mais il est tout de même puissant. C'est probablement l'une des interfaces les plus réactives du marché.


Certes, pas de Kodi ou VLC ici comme sur les Smart TV Android de chez Philips, TCL ou Sony, mais le lecteur multimédia de Samsung s’avère tout de même très complet. Il décode pratiquement les formats les plus courants dont le HEVC, AVC/H.264, VP9, MKV, M2TS, TS, FLV, Mov, MP4, Flac, APE, Alac, M4A, WMV HD, DivX Plus UHD, AIFF, AAC, DTS, Dolby Digital Plus, MPO, PNG, Jpeg, et toutes sortes de sous‑titres comme le ASS, SRT, Sub, SSA, SMI. Bref, en Ultra HD, HDR10 ou 1 080p, ce lecteur a lu tous nos échantillons de test vidéo et audio, en dehors des Iso, et des fichiers DSD. C'est d'autant plus intéressant que ce lecteur propose un excellent décodage, le bitstream des pistes audio DTS et Dolby Digital 5.1, et gère même les vidéos Ultra HD en HEVC, BT.2020 et HDR10. Et pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes pour afficher toute leur vidéothèque à l'écran, on trouve l'application Plex.

 

 

Autre nouveauté de la gamme TV Samsung 2016, l’intégration directement au sein du téléviseur d’un décodeur Canal+ complet offrant l’accès direct à tous les programmes du groupe Canal+, offre MyCanal (pour regarder les programmes sur plusieurs écrans simultanément, quatre en tout, dont une tablette, un ordinateur ou un smartphone avec deux TV au maximum) avec Canal+ à la demande et BeIn Sports comprises. C’est géré très simplement, à travers une entrée dédiée dans les menus du TV. Il est aussi possible de s’abonner à Canal+ ou CanalSat directement depuis l’écran TV. Le tout contrôlé à partir de la télécommande du TV.

 

Enfin, finissons cette présentation par les accessoires du TV qui regroupent deux télécommandes, un modèle simple et un autre Smart Control très épuré, mais doté d'un micro pour faire des recherches vocales. Évidemment, pas de lunettes 3D puisque l’UE55KS9000 n'est pas compatible 3D comme tous les autres modèles de la gamme 2016 Samsung. Pour le reste, on trouve des adaptateurs pour les entrées YUV et RCA, un manuel et le boîtier Mini One Connect avec son câble, déjà mentionné.

Concurrence

En tant que modèle haut de gamme, le Samsung UE55KS9000 rencontre plusieurs concurrents de choix. On peut citer le Sony KD‑55XD9305C, un spécimen LED Edge sans Quantum Dot, mais doté d'une dalle TriLuminos 10 bits et surtout, d'un nouveau système Local Dimming qui a permis d'intégrer de vraies zones indépendantes pour optimiser le contraste. Lui aussi est compatible HDR10, mais il n'est pas certifié UHD Premium. Par contre, il se démarque par son OS Android TV, son traitement vidéo X‑Reality Pro très puissant et la fameuse compensation de mouvement Motionflow.

 

On trouve également le Panasonic 55DX800, là aussi un modèle LED Edge Local Dimming, mais sa dalle se contente d'une résolution 8 bits. Il évolue sous l'OS Firefox avec de nombreuses applications, et se démarque par un excellent système de gradation, une colorimétrie parfaitement maîtrisée, une certification THX 4K Display et ISF, propose des outils de calibrage avancé, un très bon rendu HDR10 même si son pic lumineux est plus limité et tourne autour de 550 nits.


Enfin, Philips propose également une alternative particulièrement intéressante au Samsung KS9000 mais en diagonale 65’’ avec le 65PUS7601 qui se démarque des autres par un rétroéclairage Full LED Local Dimming associé au procédé Micro Dimming Premium. Lui aussi est compatible HDR10 et propose une conversion SDR/HDR. Il est bâti autour d'une dalle Ultra HD 10 bits Wide Color Gamut, se voit doté d'un double tuner DVB‑C/T2 et S2, d'une compensation de mouvement Perfect Natural Motion avec un indice de fluidité PPI2600. Le traitement vidéo est confié au puissant processeur Perfect Pixel Ultra HD Engine. C'est également un Smart TV très équipé qui évolue sous Android TV 6.0 Marshmallow avec les compatibilités HEVC, Miracast, HBBTV, Google Cast, Google Play, Spotify Connect. Enfin, cerise sur le gâteau, il intègre la nouvelle version du célèbre Ambilight Spectra 3 avec les fonctions Hue, Gaming Mode et Music Mode.

 

Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 140 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
Contraste : 25 000:1
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 4 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Comp. + S-vid. (arrière), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (arrière et latéral), 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, HBBTV, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande programmable, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur paramétrable (CMJRVB), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 20 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, traitement audio (DTS Premium), égaliseur, AVL
Consommation : 90 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 800 x 1 226 x 376 mm
Poids : 20 kg
ph image
Verdict technique

Pour tout vous dire, nous avions pas mal d'interrogations avant de tester ce téléviseur, car lors des premières semaines de commercialisation de la gamme 2016 de Samsung, nous avions rencontré avec d’autres références moins huppées nombre de petits soucis, bugs, rendu HDR perfectible, stabilité assez moyenne, etc. Même si les spécimens KS9000 se démarquaient déjà clairement du reste de la gamme d'un point de vue performance et justesse des réglages en sortie de carton, nous pouvons tout de même constater que de nombreuses corrections et améliorations ont été apportées avec les derniers Firmwares. Comme quoi, cela a du bon d’attendre avant de tester un nouveau TV, histoire d’apprécier réellement ce qu’il a dans le ventre. Surtout lorsque, grâce à ces mises à jour, la qualité d'image a nettement été améliorée ! Au final, tout n'est pas parfait bien sûr (pour être honnête, aucun TV du marché ne l’est), ne serait‑ce que par les limites intrinsèques de la technologie LED Edge, mais plus d'une fois le Samsung UE55KS9000 nous a particulièrement bluffés !

 

Calibrage excellent en sortie de carton

Dans un premier temps, nous constatons qu'en présence du lecteur Samsung UBD‑K8500, l’UE55KS9000 affiche un bien meilleur rendu avec les Ultra HD Blu‑Ray qu'en utilisant le lecteur Panasonic DMP‑UB900 (cliquez pour découvrir le test du produit par la rédaction d’AVCesar.com), pour la qualité du rendu HDR mais aussi en termes de colorimétrie générale. Constat étonnant compte tenu de la qualité du lecteur japonais que nous avons testé par ailleurs sur d’autres TV du marché. Mais c'est un fait indéniable, flagrant et incontestable, visuellement ou sur les mesures. Les différences colorimétriques sautent aux yeux, le Samsung UBD‑K8500 affiche des couleurs bien plus riches et lumineuses


Le couple Samsung UBD‑K8500/Samsung KS9000 affiche donc une image de toute beauté et surtout une colorimétrie exceptionnelle avec certains Ultra HD Blu‑Ray ! De plus, le mode Cinema est doté d’une colorimétrie très juste, et cela sans appliquer aucun réglage, directement en sortie de carton ! Avec l'espace couleur Rec.2020 ou Rec.709, le Delta E ne dépasse pas les 2.5. Idem pour la mesure de la Balance des Blancs. En théorie, ce serait presque inutile de calibrer le TV, puisqu'on recommande un Delta E inférieur à 3. En théorie seulement… Il s'agit en effet d'une mesure moyenne et en y regardant de plus près, les niveaux de gris de 70% à 100% affichent un Delta E supérieur à 4.


Il suffira d'ajuster légèrement la Balance des Blancs en 2P pour tout ramener à un Delta E inférieur à 1 ! Inutile de toucher au réglage 10P, c'est parfait ainsi. Une fois le TV calibré rapidement, nous mesurons un espace colorimétrique Rec.2020 couvert à 75% et DCI‑P3 à 97% ! Le Samsung UE55KS9000 affiche clairement une grosse différence de colorimétrie en Rec.2020. Les couleurs explosent à l'écran, tout en restant naturelles. Les rouges sont intenses, les bleus profonds et le vert très lumineux. Nous avons pu visionner Pan en Ultra HD Blu‑Ray, sur l’UE55KS9000 : c'est un vrai festival de couleurs, vraiment magique ! D'ailleurs, ce film offre également un rendu HDR de très grande qualité.

 

 

Contraste LED Edge supérieur au Full LED ?

L'autre surprise de l’UE55KS9000 vient de son contraste, et ce n’est pas le moindre des exploits ni la moindre de nos surprises. Après avoir visionné le modèle KS7000, nous pensions retrouver le même niveau de contraste (2 500:1 environ), mais non, l’UE55KS9000 s'est montré bien plus dynamique et contrasté avec un niveau de noir natif mesuré à 0,02 cd/m² pour un ratio contraste Ansi supérieur à 5 500:1 ! Plus étonnant, en mode HDR, le contraste Ansi passe à 6 500:1 ! Les noirs sont peut‑être plus gris, mais le pic lumineux grimpe tellement haut que le ratio de contraste augmente.


En toute honnêteté, nous sommes également en train de tester le téléviseur LG 55B6V, qui offre un rendu HDR plus naturel et évidemment plus performant dans les scènes sombres, mais la supériorité du HDR des TV Oled est loin d’être évidente, tout dépend de la luminosité ambiante. Il faut bien l’avouer, après avoir essayé des dizaines de TV HDR, le Samsung UE55KS9000 nous a clairement bluffés dans ce domaine ! Certes, les noirs ne sont pas aussi profonds que sur un TV  Oled, mais quelle puissance et quelle dynamique. Certains passages HDR sont vraiment explosifs, du jamais vu ! C'est même supérieur en qualité au Samsung UE65JS9500, un modèle pourtant équipé d’un système de rétroéclairage Full LED. Oui, oui, vous avez bien lu, le TV HDR Samsung LED Edge millésime 2016 fait mieux que le TV HDR Samsung Full LED millésime 2015. Qui l’aurait cru ? Pas nous, nous devons l’avouer. Pour illustrer nos propos, on peut citer le premier quart d'heure du film Man of Steel, absolument magnifique sur l’UE55KS9000 ! Les explosions, effets spéciaux avec laser, passages dans l'espace avec les réacteurs des vaisseaux spatiaux, ou encore les couchés de soleils affichent des pics lumineux très puissants et des scènes à couper le souffle. Le rendu HDR est étincelant, dynamique voire explosif, probablement l'un des meilleurs observés à ce jour pour son côté spectaculaire.

 

Bien sûr, s'agissant d'un spécimen LED Edge, le Local Dimming affiche forcément ses limites. En environnement éclairé, le rendu HDR est quasiment parfait, meilleur que sur un Oled, mais en salle totalement obscure le Local Dimming souffre d’un léger souci de Banding vertical avec un noir qui devient grisâtre dans les bandes noires au‑dessus et en dessous des objets très lumineux. Les amateurs de VO pourront également apercevoir un effet de pompage avec les sous‑titres et là encore, des bandes noires qui deviennent assez grises à chaque fois qu'un sous‑titre s'affiche. Toutefois, ces défauts apparents ne sont en rien rédhibitoires pour profiter d’un film VOST, dans le noir total.

 

 

Mesures de noir exceptionnelles pour un LED Edge

On peut également relever une directivité assez prononcée. En effet, les filtres Quantum Dots ont l'avantage d'offrir une colorimétrie très riche avec un espace couleur très large, mais en contre‑partie ils engendrent une forte directivité. Dès que l'on se décale de plus de 30° de l’axe, les couleurs dérivent et le contraste chute. Nous avons mesuré une perte de couleur et contraste d'environ 25% à 30 degrés hors axe.

 

En dehors de ces petits défauts, visibles essentiellement en HDR10, le Samsung UE55KS9000 offre un sacré spectacle, que ce soit avec les disques Ultra HD Blu‑Ray, mais aussi avec les Blu‑Ray 1 080p. D'ailleurs, avec ce dernier, sans activer le mode HDR+, le noir apparaît forcément encore plus profond puisque le pic lumineux monte rarement au‑dessus de 100 nits (le noir reste entre 0,01 nit et 0,02 nit, des valeurs inimaginables avec un TV LED Edge il y a tout juste un an). Visuellement, à ce niveau‑là, c'est un noir superbe dans 99% des scènes d'un film ! Il faut ajouter à cela une superbe colorimétrie également en Rec.709, très juste et naturelle, une compensation de mouvement d’une fluidité exemplaire (avec un effet peut‑être légèrement typé « caméscope » pour les plus exigeants), dotée d’une précision exemplaire dans les mouvements. On ajoute encore un Upscaling Ultra HD de référence, capable de transcender n'importe quel film 1 080p avec une image magnifique, précise et détaillée. Enfin, cerise sur le gâteau, l'auto Depth Enhancer apporte un réel relief et une profondeur de champ inédite. Au regard de tous ces atouts, il est facile d’affirmer que le Samsung UE55KS9000 nous a offert l'une des plus belles images de l'année. Rien à dire, le traitement vidéo Samsung est devenu une référence sur le marché. Pour preuve, avec la très grande majorité des lecteurs Blu‑Ray en notre possession, si ce n'est pas tous, nous avons préféré laisser le téléviseur Uspcaler et traiter l'image en lieu et place de la platine…

 

 

 

 

Pour résumer, en dehors d'une certaine limite au niveau du Local Dimming qui engendre un léger Blooming vertical dans un environnement absolument opaque, ce qui pourrait gêner les plus exigeants d’entre vous, le Samsung UE55KS9000 apparaît référentiel et comblera la très grande majorité des utilisateurs. Design superbe, élégant, interface Smart Hub très complète avec accès à la plupart des services VOD et Catch‑Up TV (TV de rattrapage) disponibles actuellement, sans oublier de nombreuses applications en tout genre, lecteur multimédia performant qui gère quasiment tous les formats audio, vidéo et photos actuelles, y compris les vidéos UHD HDR en BT.2020, sans oublier l’intégralité de l’offreCanal+/CanalSat accessible directement. Bref, il s'agit d'un téléviseur complet. De plus il s’avère extrêmement agréable à utiliser au quotidien, avec de nombreuses fonctions comme le PIP, le Time Shifting et la fonction PVR avec un double tuner qui permet l'enregistrement de deux programmes simultanément.


C'est enfin un téléviseur qui offre l'un des meilleurs traitements vidéo, une fluidité exemplaire, un rendu HDR de grande classe, une colorimétrie superbe et une parfaite homogénéité. En tout cas, sur les deux Samsung KS9000 que nous avons pu tester, en 65" et un 55 pouces, aucun ne souffrait de problème de fuite lumineuse, de Clouding ou de phénomène DSE. Bref, le spectacle est total ! Chapeau bas Samsung !

+ Les points forts
»  
Design très élégant, sans cadre apparent et Slim
»  
Belle qualité de fabrication et d’assemblage
»  
Noir très profond < à 0,02 nit
»  
Rendu HDR très puissant >1 500 nits
»  
Colorimétrie magnifique en Rec.2020 (96% DCI‑P3)
»  
Parfaite fluidité, sans artefact
»  
Upscaling Ultra HD de référence
»  
Smart Hub très complet, réactif et stable
»  
Téléviseur ultra-complet, bourré de fonctions
- Les points faibles
»  
Léger Blooming vertical en HDR
»  
Local Dimming limité en salle obscure
»  
Pas de compatibilité Dolby Vision
»  
Dalle directive
ACTUALITÉS POPULAIRES
TESTS MATÉRIEL POPULAIRES
Advertisement