Lecteur Blu-Ray

Panasonic DMP-UB900

Par Jacques Guiot - Publié le 30/05/16
Mustav
Prix indicatif : 899 € TTC
Note AVCesar.com
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Sortie HDMI : 2 (v 2.0)
Dimensions (L x H x P) : 435 x 68 x 199 mm
Poids : 2,6 kg
L’essentiel

Voici, avec quelques semaines de décalage par rapport à sa disponibilité en magasin, notre banc d'essai du lecteur Ultra HD Blu‑Ray Panasonic BMP‑UB900, le temps de tester cette platine d'un nouveau genre avec un maximum de téléviseurs issu des gammes 2016.
Pour faire court, il s'agit d'un modèle ultra‑complet, certifié UHD Premium et THX, et doté de nombreux équipements permettant de l'utiliser également comme lecteur multimédia, voire même comme platine audiophile. Comme vous le découvrirez plus tard dans ce banc d'essai, Panasonic a en effet particulièrement soigné la section audio analogique de son lecteur. Outre la possibilité de lire des DVD, des Blu‑Ray 1 080p 2D et 3D, des Ultra HD Blu‑Ray, on peut donc lire des CD audio et toutes sortes de fichiers multimédias vidéo ou audio, mais surtout les formats dits Hi‑Res Audio, Flac 192 kHz ou DSD en tête. Bien évidemment, en sa qualité de pionnier sur le marché des platines Ultra HD Blu‑Ray, avec le Samsung UBD‑K8500, c'est avant tout cette fonctionnalité qui nous intéresse le plus aujourd'hui. Toutefois, comme à notre habitude, nous avons testé cet appareil sous toutes ses coutures.

 

Tour du propriétaire

Le Panasonic DMP‑UB900, commercialisé 899 € avec deux disques UHD Blu‑Ray offerts, arbore une qualité de construction assez classique, comme son poids sur la balance de 2,4 kg l'atteste. La quasi‑totalité du châssis est à base de PVC, même si la structure interne est évidemment en aluminium. Visuellement, il s'agit ni plus, ni moins, d'un clone du DMP‑BDT700, doté d'un revêtement qui imite l'aluminium brossé et recouvert d'une sorte de vitre en PVC. Une trappe transparente en façade s'ouvre pour révéler le lecteur optique, le lecteur de cartes SD (SDHC/SDXC), un port USB et l'afficheur digital qui indique quelques informations de lecture.
À l'arrière du lecteur, on découvre une connectique très complète avec deux sorties HDMI 2.0a pour séparer l'audio de la vidéo, une sortie analogique 7.1, une stéréo, une sortie coaxiale, une optique, un port Ethernet et une prise secteur avec un câble détachable. On regrette l'absence d'un port USB 3.0, mais en dehors de cela, tout y est ! Pour les connexions sans‑fil, pas de Bluetooth, ni d'AirPlay, mais les fonctions Wi‑Fi Direct et Screen Mirroring sont présentes.

 


À l'usage, si l'apparence du Panasonic DMP‑UB900 manque un peu de « standing » comparé à son tarif, le lecteur s'est avéré parfaitement stable, fonctionnel et silencieux en fonctionnement. En revanche, malgré la présence d'un processeur Dual Core, le lecteur n'est pas très véloce. Il s'avère même parfois vraiment lent lors de nombreuses tâches : allumage, lancement d'un disque ou pour naviguer dans les chapitres. En revanche, la partie électronique a été particulièrement soignée. Panasonic a utilisé des composants performants, voire « audiophiles », avec des condensateurs de qualité : diodes Schottky, Dac 192 kHz avec filtrage 32 bits, traitement contre les interférences, bon système de filtrage du courant, connecteurs plaqués or, bonne alimentation et évidemment nouveau SoC (System on Chip) pour gérer le décodage des nouvelles technologies employées par l'Ultra HD Blu‑Ray comme l'espace colorimétrique Rec.2020, l'encodage 10 bits, le HDR10, la résolution 3 840 x 2 160 pixels bien sûr, mais également les décodages HEVC et VP9 pour profiter de Youtube en Ultra HD/4K.
Dès les premières présentations à la presse du lecteur Panasonic DMP‑UB900 (nous l'avons découvert au salon CES de Las Vegas en janvier dernier), le constructeur japonais a particulièrement insisté sur son nouveau processeur 4K High‑Precision Chroma Processor, capable d'upscaler un signal YCbCr 4:2:0 8 bits ou 10 bits en YCbCr 4:4:4 12 bits pour offrir des couleurs plus riches, améliorer la précision de l'image et réduire la postérisation. À savoir, ce traitement est fonctionnel avec toutes les sources : en lecture Ultra HD Blu‑Ray, avec la VOD UHD/4K Netflix, mais aussi pour la lecture des contenus 1 080p, 720p ou SD. Bien sûr, le lecteur est capable d'upscaler n'importe quel contenu en Ultra HD 24, 50 ou 60 images par seconde.
Ce puissant processeur propose un traitement vidéo paramétrable très complet qui permet d'améliorer les hautes fréquences et les fréquences intermédiaires des signaux de luminance, améliorer les signaux de chrominance, ou encore renforcer les contours de l'image. Bien réglé, il améliore nettement l'image, le piqué, le relief, ou encore les dégradés de couleur. Avec cela, Panasonic rajoute trois réducteurs de bruit (DNR, Mpeg et Mosquito Noise), pour corriger les vidéos compressées ou les films avec beaucoup de grain.

 

Optimisation audio et vidéo

Ce n'est pas tout, ce lecteur se distingue aussi de la concurrence (certes extrêmement limitée à l'heure d'écrire ces lignes), par une vaste possibilité de réglages pour optimiser le rendu audio et vidéo. On peut tout faire ou presque ! Pour la partie image, en plus du traitement vidéo déjà évoqué, on peut choisir de sortir un signal YCbCr 4:4:4, 4:2:2, 4:2:0 ou RGB Avancé/Limité. Si, comme déjà explicité, on peut upscaler n'importe quel contenu (vidéo, Blu‑Ray, DVD, VOD) en 2 160p, on peut aussi « downscaler » un signal Ultra HD Blu‑Ray en 1 080p avec de très bons résultats. On trouve aussi plusieurs modes Images préréglés (Cinéma, Beau Cinéma, Cinéma retro, Animation, Live) ou un mode Normal configurable avec la possibilité de mémoriser trois types de traitements vidéos différents. Outre les traitements déjà évoqués (Luma, Chroma et amélioration des bords) on note aussi les réglages habituels de Contraste, Luminosité, Teinte et Couleur. Par contre, il est étonnant de ne pas trouver de modes THX pour un lecteur certifié THX, alors que les téléviseurs et amplificateurs certifiés THX proposent tous un ou plusieurs modes THX. Bizarre…

 



Il est également possible d'optimiser la sortie audio avec un mode High Clarity Sound qui s'apparente à un mode Pure Audio : le lecteur désactive tous les circuits numériques ou analogiques non utilisés. Si vous sélectionnez la sortie analogique, les sorties optique, coaxiale et HDMI seront désactivées. Idem, si vous raccordez une des sorties numériques (coaxiale, optique ou HDMI), toutes les autres seront désactivées. Mieux, utilisée en configuration Hi‑Fi (mode Qualité Audio Optimale), même la sortie vidéo est désactivée, en plus de l'afficheur. Au final, une seule sortie audio est en fonctionnement, ceci afin d'éviter au maximum les interférences, réduire le jitter et améliorer le THD (Taux de Distorsion Harmonique). Le lecteur propose également de nombreux DSP pour modifier la signature sonore, pour un rendu plus chaleureux par exemple avec plusieurs DSP Digital Tube Sound, ou Sound Re‑Master qui « upsample » l'échantillonnage audio en 176.4 kHz ou 192 kilohertz. On peut aussi améliorer l'intelligibilité des voix, y compris sur une configuration stéréo, ce qui est très utile avec certaines pistes audio qui souffrent de dialogues en retrait.

Autre paramétrage utile, un mode de conversion HDR/SDR avec lequel on peut doser la dynamique de l'image. C'est évidemment un réglage quasiment indispensable au regard du très grand nombre de téléviseurs Ultra HD incompatibles HDR installés aujourd'hui dans les foyers. Sans même comptabiliser les modèles dont la gestion HDR n'offre pas un rendu très convaincant. À noter, ce lecteur permet d'afficher à l'écran toutes les informations sur les signaux audio et vidéo utilisés par les contenus, mais également pour le signal de sortie. Ainsi, on peut constater que lors d'une conversion HDR/SDR, l'espace couleur Rec.2020 est également converti en Rec.709, alors que l'encodage 10 bits est conservé.
Pour en terminer avec les possibilités de réglages, on trouve également une interface de configuration pour la sortie analogique 7.1 avec la possibilité de régler les niveaux, le crossover, définir le type des enceintes (pleine bande, satellites ou bibliothèques), activer/désactiver le caisson de grave, opter pour une configuration 3.1, 5.1, 4.0 ou 7.1, ou encore régler les distances entre les enceintes et la place d'écoute. Il ne manque qu'un réglage EQ ou encore un volume variable pour autoriser le branchement à un bloc de puissance.



Bien sûr, le Panasonic DMP‑UB900 propose une section Smart TV et multimédia assez intéressante. On retrouve peu ou prou l'interface des téléviseurs du fabricant (My Home Screen 2.0 basé sous l’OS Firefox) avec un moteur de recherche internet Mozilla. On peut donc accéder à de nombreuses applications dont plusieurs services VOD comme Netflix 4K, Viewster, Youtube 4K, Dailymotion, quelques applications de Catch‑Up TV avec TV5Monde et Arte, mais aussi de la musique à la demande avec Aupeo!, Deezer, NRJ, TuneIn, Shoutcast, plusieurs petits jeux, Twitter, quelques applications pour adultes comme Forno et Marc Dorcel HD et 3D, et des dizaines d'applications qu'il serait trop long d'énumérer ici.

 

Section multimédia

La section multimédia via les protocoles UPnP (DLNA) et USB est intéressante et même plutôt complète en dehors de l'absence de lecture des Iso Blu‑Ray et DVD, des répertoires BDMV, du VP9 et du HEVC. Voilà qui est tout de même surprenant pour un lecteur Ultra HD Blu‑Ray qui intègre pourtant bien un décodeur HEVC. On peut néanmoins apprécier la prise en charge de nombreux formats comme le MKV, AVI, MTS, PS, TS, M2TS, MP4, WMV HD, DivX HD, AVC‑HD, Mpeg, Mpeg2, Mpeg4, MPG, Vob, VRO, WMV, WMV9, WMV HD, mais aussi les photos 3D MPO, le Jpeg 4K ou les codecs H.264 et VC‑1. Par contre, on le répète, les vidéos HEVC (H.265) et VP9 ne sont pas décodées, donc pratiquement aucune vidéo UHD n'est lue en dehors de quelques rares vidéos UHD encodées H.264. On peut également regretter l'absence de lecture des vidéos 3D comme le MK 3D ou MKV MVC.
Pour la partie audio, c'est largement plus complet, presque digne d'un lecteur réseau audiophile avec l'avantage de pouvoir lire des musiques multicanales. En dehors des fichiers AIFF et APE, presque tous les formats Hi‑Res Audio sont lus, y compris en 32 bits, ce qui est assez rare pour être souligné, comme le Wav LPCM en 192 khz/32 bits ou l'Alac, parfaitement géré en stéréo, 5.1 ou 7.1 en 192 kHz et 32 bits ! Aucun souci non plus avec le Flac 192 kHz ou encore le DSD 2,8 MHz, tous deux lus en stéréo ou 5.1. À savoir, seule la stéréo est gérée pour les fichiers DSD 5,6 megahertz. D'ailleurs, il est étonnant que les disques SACD ne soient pas reconnus alors que le DSD 5.1 l'est ! Par contre, petite déception, les pistes DTS‑HD et Dolby TrueHD ne sont pas lues en bitstream. Pire, même le DTS‑Core n'est pas géré. Pour le reste, les formats les plus courants sont pris en charge comme le AAC, MP3, AC3, E‑AC3 ou Wav‑LPCM.

Concurrence

À l'heure actuelle, la concurrence se résume à un seul lecteur, le Samsung UBD‑K8500, vendu moins cher, 499 euros. S'il propose à peu près les mêmes fonctionnalités, sa connectique est réduite au strict minimum, deux sorties HDMI, un port USB 3.0 et Ethernet et son traitement vidéo est moins évolué.

Fiche technique
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Compatibilité : CD audio, CD DTS, DVD vidéo, BD vidéo, 3D, Ultra HD, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, Dolby Atmos, DTS, DTS-HD, DTS:X
Connectique : 2 sorties HDMI (v 2.0), entrée HDMI (v ), sortie stéréo, sortie multicanale (7.1), sortie audio numérique (optique et coaxiale), port USB Host, port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n), SDHC
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Flac, DivX (SD et HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (SD et HD), MKV (SD et HD), TS (SD et HD), Jpeg, Fat32, NTFS, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, Podcast, Webradios, WebTV, Accès Web
Fonctions : CEC, xvYCC, Deep Color, High BitRate Audio, désentrelacement (vidéo/film) automatique, upscaling vidéo Ultra HD, gestion du zoom à partir du 4/3 intelligente, conversion 2D/3D, gamme HDMI réglable, gamma (paramétrable), réglage de netteté
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Télécommande : rétroéclairée
Consommation : 26 W (0,3 W en veille)
Finition : anthracite
Dim. (L x H x P) : 435 x 68 x 199 mm
Poids : 2,6 kg
ph image
Verdict technique

Avant d'aller plus loin dans ce banc d'essai, il y a quelques règles à connaître, liées à la pluralité des matériels disponibles sur le marché. En premier lieu, en présence d'un téléviseur qui ne gère pas le HDR, soit un modèle dit SDR (Standard Dynamic Range), impossible d'afficher la colorimétrie utilisée par le format Ultra HD Blu‑Ray, car toute conversion HDR/SDR amène irrémédiablement une conversion du gamut en Rec.709. Résultat, aucun gain au niveau de l'espace couleur n'est à attendre. D'autre part, rares encore sont les téléviseurs dotés de dalle 10 bits, et là aussi on perd une bonne partie de l'avantage de l'UHD Blu‑Ray. Au final, pour les possesseurs d'un TV non HDR et 8 bits qui souhaitent cependant s'équiper d'une platine Ultra HD Blu‑Ray, il est donc essentiel que les disques UHD Blu‑Ray doivent proposer une qualité d'image irréprochable pour être sûrs de profiter au moins d'un gain au niveau de la résolution, donc de la définition.
Il est toutefois possible d'aller plus loin que le seul critère de la résolution, même avec un TV UHD « basique ». Tout simplement en raccordant à l'écran un lecteur UHD BD doté d'une bonne conversion HDR/SDR. Il est également nécessaire que ce lecteur propose une bonne conversion Rec.2020/Rec.709 ou encore un bon Upsampling colorimétrique en 4:4:4. Enfin, il est intéressant que ce lecteur propose un bon post‑traitement vidéo pour améliorer la qualité de l'image.
De ce côté‑là, force est de constater que le Panasonic BMP‑UB900 remplit toutes les conditions requises. Il effectue, en effet, un travail remarquable qui bonifie l'image d'un UHD Blu‑Ray ou même d'un Blu‑Ray 1 080p sur n'importe quel TV UHD, même ceux dépourvus de fonctionnalités avancées !

 

Résultat des courses ?

Pour la conversion HDR/SDR, le Panasonic DMP‑UB900 donne un résultat très naturel. On retrouve le même rendu qu'une image SDR classique tout en ayant, toutefois, la possibilité d'augmenter la dynamique de l'image. Cela donne de très bons résultats, même s'il faut veiller à ne pas trop forcer la dynamique, sous peine de se retrouver avec des blancs brûlés.
Même constat du côté de la gestion colorimétrique, tout simplement parfaite avec des couleurs riches, éclatantes, intenses et surtout, des dégradés somptueux. Même les halos autour du soleil offrent de bien meilleurs dégradés. Évidemment, cela vient en grande partie de l'espace couleur Rec.2020 et de l'encodage 10 bits, mais le Chroma Upsampling contribue à ce résultat, y compris avec les contenus 8 bits upscalés en 12 bits par couleur. Par contre, même si l'UB900 permet une très bonne conversion Rec.2020/Rec.709 et qu'il est capable d'optimiser le rendu sur n'importe quel téléviseur UHD ou même HDTV 1 080p, pour apprécier à sa juste valeur la qualité du procédé 4K High‑Precision Chroma Processor signé Panasonic, cela nécessite évidemment un téléviseur avec une dalle 10 bits qui gère parfaitement le BT.2020 en entrée et lors de l'affichage, mais aussi pleinement le YCbCr 4:4:4 en entrée et enfin, qu'il soit parfaitement calibré. Sans ça, la différence avec un lecteur plus classique, comme le Samsung UBD‑K8500 également en test dans notre labo, se fera moins ressentir.
Mais surtout, ce lecteur propose une excellente qualité de lecture et un traitement vidéo d'une efficacité redoutable ! Quel que soit le téléviseur, avec dalle 8 bits ou 10 bits, l'amélioration des détails et des contours apportent plus de relief à l'image, avec des arrières‑plans plus nets et plus précis. Cela améliore donc nettement la profondeur de champ, alors même qu'il s'agit déjà d'un des aspects les plus spectaculaires lorsqu'on découvre l'Ultra HD Blu‑Ray. Certains plans semblent offrir un horizon à perte de vue !

 

 


D'autre part, ce lecteur s'est révélé très stable sur la lecture des UHD Blu‑Ray. Nous n'avons rencontré que très peu de bugs, aucune dégradation de l'image, ni aucun problème de postérisation, même si nous avons dû débrancher et redémarrer le lecteur deux ou trois fois sur plusieurs semaines d'utilisation et dans des conditions de tests (c'est‑à‑dire avec des branchements sur divers TV et configurations qui amènent à changer les réglages assez régulièrement). Cela reste donc finalement, assez, anecdotique.

Plus globalement, si l'on manque encore de recul quant à l'exploitation des UHD Blu‑Ray, il suffit d'observer les capacités du Panasonic DMP‑UB900 avec des Blu‑Ray 1 080p pour comprendre que nous avons affaire à un lecteur extrêmement performant, au niveau du décodage, de l'Upscaling ou du post‑traitement vidéo. La puissance de son Upscaling UHD dépasse nettement celle des lecteurs Blu‑Ray 1 080p actuels avec une précision démoniaque de l'image. Mais l'aspect le plus impressionnant concerne l'amélioration des dégradés qui générent beaucoup moins de phénomènes de banding ou de postérisation.
Bon point, le traitement vidéo s'est avéré différent avec un disque UHD BD et un Blu‑Ray 1 080p. Avec ce dernier, il faut baisser le niveau des filtres pour éviter les doubles contours. Heureusement, il est possible d'appliquer un traitement vidéo différent pour les UHD BD et pour les Blu‑Ray 1 080p, le lecteur basculant alors automatiquement sur le traitement approprié. Au final, cela demande un peu de temps pour bien configurer le lecteur, mais une fois terminé, on profite d'un rendu exceptionnel, peu importe la source. Évidemment, comme mentionné en début de ce test, même constat avec les offres OTT telle Netflix qui profite également du traitement vidéo et des performances du lecteur. A condition d'avoir un débit réseau suffisant, les rares contenus Ultra HD/4K disponibles sur Netflix sont vraiment somptueux lus depuis le lecteur Panasonic ! Par contre, avec le DVD et les vidéos SD, les résultats sont beaucoup moins convaincants. On s'y attendait et on pourrait même penser que, de toute façon, il est impossible d'avoir un bon rendu à partir d'un DVD sur un TV UHD… Pourtant, il suffit de rebrancher le lecteur 1 080p comme l'Oppo BDP‑103EU, pour constater que la chose reste possible, grâce à des traitements vidéo plus adaptés aux contenus SD…


Performances audio haut de gamme

Enfin, le Panasonic DMP‑UB900 se démarque encore par la qualité de son rendu audio numérique et analogique. Il y a quelques années, le DMP‑BDT500 était le premier lecteur Blu‑Ray « audiophile » proposé par Panasonic. Il nous avait déjà étonnés par la qualité de sa sortie analogique, mais il est évident que le BDP‑UB900 va bien plus loin. Quelle musicalité étonnante ! Le rendu est parfaitement équilibré, ultra‑précis, dynamique, neutre, et doté d'une excellente spatialisation. Nous mesurons d'ailleurs une diaphonie qui descend en dessous de ‑120 dB sur certaines fréquences. L'écoute est douce et précise à la fois, avec un rendu vocal magnifique, en musique avec des voix parfaitement incarnées et sensuelles ou pour les dialogues des films, très intelligibles et naturels. Aucun bruit, ni souffle ne viennent polluer l'écoute, même à fort volume avec un bruit plancher à ‑145 dB ! Vraiment, chapeau bas Panasonic, car ce lecteur offre des prestations musicales de grande qualité. Il tient même la comparaison avec des lecteurs réseau vendus assez cher. Le DMP‑UB900 a même réussi à surprendre certains membres de la rédaction pourtant très pointilleux dans le domaine de la Hi‑Fi.

Pour arriver à un tel résultat, cela passe par un circuit numérique de très bonne qualité pour assurer une performante conversion numérique‑analogique. Connexion HDMI ou coaxiale, là encore, le DMP‑UB900 surprend par sa dynamique avec un rendu neutre, précis et spatial. Nous avons mesuré un THD inférieur à 0,0005%, preuve d'une grande transparence sonore et une gamme dynamique de l'ordre de 145 dB sur la sortie coaxiale ! Des résultats dignes d'appareils haut de gamme, sans la moindre hésitation.

 



Pour résumer, au court menu des reproches, on peut citer l'absence de lecture des vidéos HEVC via USB ou DLNA (ce qui interdit la lecture de pratiquement toutes les vidéos UHD/4K disponibles), l'absence de compatibilité Dolby Vision, un manque de réactivité patent voire même une certaine lenteur par moment. De même, à ce prix, ce lecteur aurait également mérité une meilleure qualité de construction avec un châssis 100% en aluminium.
Au long chapitre des satisfactions, le Panasonic DMP‑UB900 propose un traitement vidéo très efficace et performant, capable de bonifier les UHD Blu‑Ray, les BD 1 080p, et même les vidéos multimédia de toutes provenances, sans oublier les contenus VOD. On trouve de nombreux réglages pour optimiser le rendu avec toutes sortes de téléviseurs et vidéoprojecteurs, quelles que soit leurs spécifications (HDR ou SDR, 8/10 bits…) et même une conversion HDR/SDR paramétrable. Seule nécessité, avoir au moins une entrée HDMI compatible HDCP 2.2, sans quoi, le signal d'un UHD Blu‑Ray sera downscalé en 1 080p.
Autre bon point, on trouve de nombreuses applications dont Netflix 4K ou Youtube 4K, une comptabilité multimédia très complète, avec la lecture de tous nos MKV (exceptés ceux avec piste sonore DTS‑HD ou Dolby TrueHD, restitués sans aucun son) et une lecture musicale particulièrement intéressante avec le DSD, Flac ou Alac entre autres. Sa qualité audio numérique et analogique est nettement au‑dessus du lot, digne d'un appareil Hi‑Fi.

Pour résumer, Panasonic avec le DMP‑UB900 place la barre très, très haut pour ce premier lecteur Ultra HD Blu‑Ray (BD Profile 6.0) vraiment excellent. La concurrence va avoir fort à faire pour rivaliser, surtout du côté des lecteurs haut de gamme. Déjà perceptible lors de notre test du référentiel téléviseur Ultra HD Premium Panasonic TX‑58DX900 (cliquez pour découvrir le test du produit par la rédaction d'AVCesar.com), le Panasonic DMP‑UB900 confirme le retour du constructeur japonais sur le devant de la scène audio‑vidéo et sa volonté de reprendre la parole sur le sujet de la qualité de l'image et du son. Missions réussies !

Enfin, pour être complet, un petit mot sur la télécommande, très pratique, et surtout dotée de touches rétro‑éclairées pour une utilisation dans le noir. Cette télécommande est vraiment extra, très ergonomique, juste un peu directive, mais avec pas mal de touches « raccourci », elle simplifie grandement l'utilisation du lecteur et offre surtout des réglages rapides ou l'accès quasi‑immédiat à certains services. La preuve ? On remarque une touche d'accès rapide à Netflix, aux applications, aux réglages du traitement vidéo ou audio, au changement des sous‑titres ou même aux réglages d'effets 3D pour optimiser l'affichage stéréoscopique.

+ Les points forts
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Qualité audio analogique et numérique de haut vol
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Sortie analogique 7.1
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Traitement vidéo et Upscaling très performants
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Conversion HDR/SDR paramétrable
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Compatibilité multimédia intéressante
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Deux sorties HDMI
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Netflix et Youtube en Ultra HD/4K
- Les points faibles
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Pas de Dolby Vision
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Pas de lecture HEVC multimédia
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Châssis en PVC
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Lecteur un peu lent
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Pas de DTS‑HD ni de Dolby TrueHD avec les MKV
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Prix un peu élevé
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