Lecteur Blu-Ray

Sony UBP-X700

Par Jacques Guiot - Publié le 16/04/18
Mustav
Prix indicatif : 249 € TTC
Note AVCesar.com
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Sortie HDMI : 2 (v 2.0)
Dimensions (L x H x P) : 320 x 45 x 217 mm
Poids : 1,4 kg
L’essentiel

L'an dernier, nous publiions le test du premier lecteur Ultra HD Blu‑Ray signé Sony, l’UBP‑X800. Un spécimen doté de l’essentiel d'un point de vue équipements, mais au prix indicatif toutefois un peu élevé, 349 euros. Cette année, Sony lance donc le UBP‑X700, une version un peu plus « light » aussi bien en termes de fonctionnalités que de tarif indicatif, ce dernier étant affiché à 249 euros. Si l’effort de Sony est louable et permettra sans nul doute de démocratiser un peu plus le format 4K Ultra HD Blu‑Ray, on regrette toutefois qu’aucune platine Ultra HD Blu‑Ray plus huppée ne soit disponible ou annoncée au sein de la gamme (comme chez Panasonic par exemple). En effet, à l’instar de ses grands frères (référence UBP‑X1000ES compris), le lecteur UBP‑X700 ne propose pas de traitement vidéo avancé.

 

 

La question du HDR Dolby Vision…

Dans un sens, et pour expliquer le choix commercial du constructeur japonais, cela peut se comprendre au regard des performances exceptionnelles du traitement vidéo proposées par les TV premium du géant japonais, grâce au célèbre processeur X1, mais tout le monde ne possède pas un TV Sony UHD/4K à la maison. Notons toutefois une nouveauté majeure sur l’UBP‑X700, la compatibilité HDR Dolby Vision annoncée (via mise à jour Firmware cet été). En effet, et cela peut être étonnant (voire décevant pour certains), compte tenu de l’annonce de téléviseurs HDR Dolby Vision, par la marque, les lecteurs Ultra HD Blu‑Ray Sony n'étaient, jusqu’alors, pas compatibles avec ce standard HDR. Pire encore, les matériels déjà commercialisés étaient dans l’impossibilité d’évoluer vers cette technologie HDR. Le Sony UBP‑X700 est donc là pour pallier ce manque et nous vous proposons son test complet aujourd'hui.

 

Présentation du Sony UBP‑X700 

Ce lecteur possède un châssis classique, mais avec une armature en acier et un coffre en aluminium, ce qui explique son poids, 1,4 kg tout de même (alimentation déportée de 12 v/1,5 A comprise), malgré des dimensions très réduites : 320 x 45 x 217 millimètres. On retrouve la signature du constructeur nippon à travers un design sobre et plutôt agréable, avec une façade noir laqué qui contraste avec le noir mat du coffre. La face avant est par ailleurs très épurée avec un tiroir disque discret, un bouton Eject, un bouton On/Off, un port USB caché sous un capuchon et aucun affichage digital.

 

 

La connectique arrière n'est pas très fournie non plus, mais l'essentiel est là : deux sorties HDMI (dont une 2.0b) qui permettent de séparer les flux audio et vidéo, un port Ethernet Gigabit et une sortie coaxiale. Évidemment la fonction Wi‑Fi Mimo/Miracast est intégrée, mais on ne retrouve pas la compatibilité Bluetooth présente sur le modèle UBP‑X800. Cette dernière permettait d'envoyer la sortie audio sans‑fil vers une enceinte, un récepteur ou un casque compatible Bluetooth.

 

 

Un lecteur épuré donc, mais tout de même très fonctionnel. En premier lieu, on retrouve une large compatibilité avec quasiment tous les supports existants : Super Audio CD (SACD), CD (CD audio), CD‑R/CD‑RW, DVD+R, DVD+R DL (Double Layer pour double couche), DVD+RW, DVD‑R, DVD‑R DL, DVD‑RW, DVD‑Video, Ultra HD Blu‑Ray, BD‑RE, BD‑RE DL, BD‑Rom, Blu‑Ray 2D et BD 3D (BD Profile 5). En revanche, il perd évidemment la certification Hi‑Res Audio (alimentation et bloc optique de moins bonne qualité), l'algorithme DSEE‑HX et la lecture des DVD audio. Pour autant, il conserve une large gestion multimédia, y compris celle des fichiers dits « audiophiles » comme le DSD

 

Plusieurs fonctionnalités intéressantes

De toute évidence, Sony nous propose un lecteur encore plus épuré que le UBD‑X800 de l’an dernier, déjà champion de l’épure. Comme déjà évoqué dans l’introduction de ce banc d’essai, de toute évidence, le marché des contenus 4K Ultra HD a besoin de ce type de lecteur pour démocratiser l'Ultra HD Blu‑Ray. Et si, comme déjà mentionné également, nous sommes frustrés de ne pas disposer d’un post‑traitement vidéo avancé (au regard de la puissance de la puce X1, on est en droit d’attendre mieux de Sony, notamment pour les possesseurs d’un TV à l’équipement basique qui souhaiteraient acquérir l’UBP‑X700), la qualité de décodage reste heureusement très intéressante. Nous y revenons plus avant dans ce test.

 

 

Pour y voir plus clair, nous vous proposons un récapitulatif des fonctionnalités phares, ou absentes, de ce lecteur sous forme d’un listing quasi exhaustif afin de ne pas trop surcharger la lecture du test :

 

  • Réglages du dématriçage en sortie vidéo via HDMI : Auto, YCbCr 4:2:2 ou 4:4:4 ou RVB (il n'est donc pas possible d'affiner ces réglages en RVB Avancé ou Limité, ou YCbCr 4:2:0, tout ceci se gère avec le mode Auto)

 

 

  • Upscaling Ultra HD : automatique en 24/50/60 im/s, mais trois modes possibles (Non, Auto1 ou Auto2). Le mode Auto1 propose les DVD et Blu‑Ray en 1 080p et les UHD Blu‑Ray en 2 160p (peut être utile si le TV propose un meilleur Upscaling que le lecteur). Le mode Auto2 sort tous les contenus en 2 160p. Le mode Non n'applique aucun Upscaling, quel que soit le contenu
    Downscaling HDR/SDR : cinq paliers de réglage, mais pas d'Upscaling SDR/HDR

 

 

  • Post-traitement vidéo : limité à quatre modes images préréglés (que la Sortie soit sur Auto, 1 080p ou 4K) : Pièce claire, Tel quel, Cinéma et Auto. On note aussi deux modes Personnel pour optimiser l'image à son goût grâce à trois réducteurs de bruit (FNR, BNR et MNR), Contraste, Luminosité, Couleur, Teinte (cf. photo ci‑dessus). Précision, le mode Tel quel ne touche pas du tout au signal (cf. photos ci‑dessous)

 

 

  • Disparition du mode Sortie directe (pourtant présente sur le X800) : elle permet de confier l'image sans traitement, ni désentrelacement, ni Upscaling à un Scaler externe, amplificateur ou diffuseur
  • Aucun réglage de Sharpness, ni d'amélioration des contours ou détails
  • Traitement vidéo en streaming : possibilité d'ajuster la puissance de traitement avec les vidéos lues en streaming avec d'excellents résultats avec Youtube, Netflix ou autres services de VOD (quatre niveaux de puissance de traitement pour réduire les artefacts, bruit et blocs de compression Mpeg)

 

 

  • Réglage 3D : possibilité de choisir la taille d'écran pour optimiser la parallaxe en lecture 3D
  • Réglage V-Strech : pour adapter l'image avec une toile de projection au format 2.35:1
  • Désentrelacement i/p : choix du type de désentrelacement (Vidéo ou Film)
  • Sortie Deep Color : Auto ou Non (pas de choix en 8, 10 ou 12 bits), pas de réglage Super Bit Mapping 14 bits ou 16 bits
  • Sortie audio numérique : Bitstream ou PCM avec possibilité de Downmix en stéréo, et possibilité de limiter la sortie en 192 kHz, 96 kHz ou 48 kilohertz Possibilité d'activer le Dynamic Range Control (pas de DSEE‑HX)
  • Gestion des Super Audio CD : soit la couche SACD en sortie DSD ou PCM en 88,2 kHz (5.1 ou 2.0), soit la couche CD audio en sortie stéréo LPCM 44,1 kHz et 16 bits. Absence de lecture des DVD audio
  • Transcodage des pistes audio : possibilité de convertir les pistes audio stéréo ou 5.1 en DTS‑Neo:6 Music ou Cinema 5.1
  • Réglage langues des DVD/Blu‑Ray : possibilité de choisir la langue par défaut de l'interface ou des menus des DVD/Blu‑Ray ou des films et sous‑titres
  • Contrôle parental : par zone et type de support (DVD, Blu‑Ray, VOD, contenu internet)
  • Double sortie HDMI : gestion des deux sorties HDMI avec le choix de la sortie audio : Auto, HDMI 1 ou HDMI 2
  • Gracenote : possibilité de récupérer des infos pour les CD audio depuis la base de données Gracenote
  • Nom en réseau : Possibilité de changer le nom de l'appareil sur le réseau personnel
  • Lecture multimédia : via HDD en NTFS ou Fat32, ou via UPnP (DLNA) (pas de Samba, ni de NFS)
  • Applications : accès à diverses applications qui ne sont toutefois pas si nombreuses : Netflix, OperaTV, Youtube, Berlin Philarmonique, Wuaki.TV, Mubi, Spotify 

 

 

Compatibilités multimédia

Nous l'avons vu, malgré l'absence de certification Hi‑Res Audio, ce lecteur dispose tout de même d'une large compatibilité avec les supports physiques tel que le Super Audio CD, mais également multimédia, même si évidemment, rien ne remplacera un véritable lecteur multimédia comme le Zappiti One 4K HDR (cliquez sur la référence pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com), probablement la référence actuelle dans le domaine.

 

Cela dit, la principale différence entre un vrai lecteur multimédia et le Sony UBP‑X700 vient de l'absence de lecture de formats avancés comme les répertoires Blu‑Ray ou Iso DVD/BD, ce qui ne concerne pas énormément d'utilisateurs. Pour ceux qui utilisent des formats plus classiques, ce lecteur peut s'avérer largement suffisant. En effet, l’UBP‑X700 lit de nombreux formats HD et Ultra HD y compris en HEVC, Rec.2020, HDR10 et 10 bits comme les MKV, MP4, DivX ou encore les x265 et x264, les AVC‑HD, Mov, AVI, Mpeg4, MP4, M4v, M2TS, TS, Mpg, Vob, VRO, VP9 et WMV HD, entre autres. Précision, pour les formats vidéos 3D, seuls les Blu‑Ray 3D et les MTS 3D issus de caméscopes sont lus automatiquement en 3D séquentielle (FramePacking) ; tous les autres sont lus uniquement en Side‑by‑Side ou Top&Bottom et ce sera au téléviseur de faire la conversion en 3D séquentielle.

 


Côté audio, les codecs Flac (5.1 et 192/24), AAC, AIFF, Alac (96/24), DSD/DSDIFF 2,8/5,6 MHz (.dff et .dsf), HE‑AAC, Ogg, Wav LPCM, MKA, WMA Pro sont acceptés. Évidemment, avec les Blu‑Ray, tous les formats audio comme les DTS‑HD 7.1 DTS:X 7.1.4, Dolby TrueHD 7.1, Dolby Atmos 7.1.4 sont parfaitement gérés en Bitstream ou décodage LPCM 7.1. Signalons également la compatibilité Gapless qui permet une lecture sans coupure entre chaque morceau. Enfin, côté photos, tous les formats sont lus comme le Jpeg, PNG ou Gif, y compris le format 3D MPO, mais pas de JPS (Jpeg stéréoscopique).

 

Fonction multimédia basique mais fonctionnelle

Précisons qu'en lecture multimédia, tous nos films ont été lus sans problème, en dehors de quelques rares saccades avec certains MP4, y compris certains échantillons Ultra HD HEVC 10 bits et Rec.2020. Les pistes audio DTS‑HD et Dolby TrueHD sont parfaitement acceptés en dehors de quelques rares fichiers. D'autre part, les vidéos 24p sont lues en 60 im/s, mais la lecture est parfaitement fluide. La gestion des sous‑titres fonctionne bien, mais c'est très basique, sans possibilité de les repositionner ni de changer leur couleur ou leur grosseur. Bref, de façon générale, la gestion multimédia s’avère basique, mais très fonctionnelle. On peut également regretter l'absence de système de jaquettes (surtout pour un lecteur compatible Gracenote), mais surtout l'absence des protocoles réseau SMB ou NFS, ou encore d'autoframerate 24/50/60 im/s (sauf en lecture Blu‑Ray/DVD évidemment).

 

Concurrence

Si on ne considère que les lecteurs Ultra HD Blu‑Ray commercialisés en 2018, ou en passe de l’être, le Sony UBP‑X700 ne rencontre finalement que très peu de concurrence. Cette année peu de spécimens ont encore vu le jour.

 

On peut tout de même citer le lecteur Panasonic DP‑UB320 qui ne lit pas les SACD, mais se démarque avec l'intégration d'un chipset HCX et 4K Chroma haute précision très performant et une gestion multimédia et réseau très complète (UPnPSamba).


Sinon, le futur LG UBK90 est lui aussi équipé de deux sorties HDMI, du Wi‑Fi et du HDR Dolby Vision, pour le même tarif.

 

Enfin, deux autres platines sont annoncées aussi chez Samsung mais leur présentation n’est pas prévue avant le salon IFA de Berlin en septembre.

Fiche technique
Type : lecteur BD Profile 6.0
Décodeur audio : Dolby Atmos et DTS:X
Compatibilité : CD audio, CD DTS, DVD vidéo, SACD, BD vidéo, 3D, Ultra HD, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD, Dolby Atmos, DTS, DTS-HD, DTS:X
Connectique : 2 sorties HDMI (v 2.0), entrée HDMI (v ), sortie audio numérique (coaxiale), port USB Host, port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, Dolby TrueHD, Dolby Atmos, DTS-HD, DTX:X, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, Fat32, NTFS, UPnP (DLNA), Accès Web
Fonctions : CEC, xvYCC, Deep Color, High BitRate Audio, désentrelacement (vidéo/film) automatique, upscaling vidéo Ultra HD, gestion du zoom à partir du 4/3 intelligente, gamme HDMI réglable
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Télécommande : oui
Consommation : 12 W (0,5 W en veille)
Finition : noir
Dim. (L x H x P) : 320 x 45 x 217 mm
Poids : 1,4 kg
ph image
Verdict technique

Soyons honnêtes, seuls les plus experts pourront déceler une qualité audio et vidéo légèrement en deçà entre les Sony UBP‑X700 et UBP‑X800 au profit du dernier nommé. Pour 99% des utilisateurs, ces deux lecteurs afficheront les mêmes performances et, en période d’achat, leur choix sera uniquement guidé par le rapport fonctionnalités/prix. Dans ce cas, l’atout HDR Dolby Vision pourra s’avérer décisif.


Les plus exigeants et experts pourront toutefois relever une qualité audio numérique de meilleure qualité sur l’UBP‑X800 notamment au niveau de la dynamique, de la précision et de la scène sonore plus large et profonde. Côté vidéo, la différence est vraiment ténue et se limite à une précision très légèrement meilleure, toujours en faveur de l’UBP‑X800. Car le X700 n'affiche pas plus de bruit résiduel que le X800, mais nous ne pensons pas que cela soit dû à la qualité de l'alimentation...

 

 

Image étonnamment « propre » à ce niveau tarifaire !

En effet, depuis de nombreuses années, Sony utilise une sorte de léger D NR (réducteur de bruit numérique) par défaut, non seulement au niveau des composants électroniques qui filtrent le signal numérique, mais aussi directement intégré au décodage vidéo. Cela a pour conséquence d'enlever toute trace de bruit, y compris sur certains films qui ne sont pas forcément des références. C'est d'ailleurs le lecteur qui affiche le moins de bruit résiduel, dans cette catégorie de prix, de tous ceux qui nous avons pu tester. La plupart des utilisateurs apprécieront grandement cette image propre et fluide, mais cela a aussi des conséquences sur le piqué. Les plus exigeants remarqueront une petite perte de précision comparée à des lecteurs plus huppés, qui proposent un décodage extrêmement précis. N'exagérons rien, on ne peut pas parler de flou, mais plus d'une sorte de lissage qui peut se voir notamment au niveau des dégradés et surtout sur de grandes tailles d'image (vidéoprojecteurs ou très grands TV).

 

Autre précision, après avoir comparé les mesures faites avec le générateur de mires et celles en lisant les mires directement depuis le lecteur Sony, on constate que la colorimétrie n'est pas totalement neutre. Mais là aussi il faut une grande expertise pour le déceler avec une colorimétrie, via le lecteur, légèrement plus saturée. Les dérives sont minimes (cf. capture gamut ci‑dessous), l'ensemble reste naturelle, mais avec un rendu subjectif est un peu plus flatteur. Les plus exigeants, toujours, qui recherchent une colorimétrie parfaitement fidèle aux standards cinéma préféreront probablement opérer un calibrage de leur diffuseur en lisant les mires depuis le lecteur.

 


Finalement, le verdict technique se résume à peu de choses. Étant donné que les principales fonctions de ce lecteur ont été décrites dans la première partie de ce banc d’essai et qu'il s'agit essentiellement de gestion de flux Bitstream numérique audio et vidéo, les résultats sont donc intimement dépendants des qualités des matériels associés, amplificateur pour l'audio et téléviseur pour l'image par exemple.

 

En effet, comme déjà précisé, ce lecteur ne propose quasiment aucun post‑traitement vidéo comme le font les lecteurs Panasonic ou Oppo, excepté un réglage de la conversion HDR/SDR via cinq paliers (nouveauté apparue avec la récente à jour) . Au risque de se répéter, on ne trouve pas de filtre d'amélioration des détails ou contours, pas d'Upscaling SDR/HDR, ni de filtre pour améliorer les couleurs ou la dynamique de l'image et encore moins de réglages pour réduire le Ringing Effect. Seuls les réglages DNR vont permettre d'améliorer les contenus vidéos compressés en corrigeant les artefacts de compression ou le bruit, mais ces réglages sont déconseillés avec la lecture des vidéos HD, d'autant plus Ultra HD. On le redit également, ce lecteur est capable d'optimiser les vidéos Youtube et Netflix de très belle manière grâce à son moteur NR Contenu IP. Probablement l'un des meilleurs rendus avec les vidéos lues en streaming !

 

TV Sony avec processeur X1 + UBP‑X700, le combo gagnant !

Ce qui était valable pour le Sony UBP‑X800, l'est toujours pour le X700, même si ici la Sortie Directe n'est plus disponible. Il existe en effet un mode d'Upscaling Auto1 qui permet d'envoyer les contenus 1 080p sans Upscaling au TV tout en conservant une sortie UHD/4K active. Ce mode est grandement utile si on préfère confier l'Upscaling à un scaler externe ou un téléviseur, d'autant plus avec les derniers TV Sony équipés d'un processeur X1 qui, pour rappel, propose des performances hors normes en termes de mise à l'échelle et post‑traitement vidéo UHD/4K HDR. Avec une telle association, ce lecteur excelle et offre des résultats tout bonnement exceptionnels. En effet, via le mode Auto1 c'est le X1 du TV Sony qui se charge de l'Upscaling des DVD et Blu‑Ray 1 080p, de la gestion colorimétrique, ou encore du post‑traitement vidéo, Upsampling Super Bit Mapping 14 bits, etc. De ce côté, si vous suivez les tests publiés sur AVCesar.com, vous savez que les TV Sony des gammes 2017 et 2018 proposent sans doute l’un des deux traitements vidéo les plus performants et les plus complets du marché. Bien sûr, tous ces réglages sont facilement accessibles via la télécommande.

 

 

Pour tout dire, à la rédaction, même avec notre lecteur Oppo nous laissons les TV Sony s'occuper de tout. Quant à l'Upscaling 2 160p du lecteur UBP‑X700, il est très satisfaisant mais, là encore, le processeur X1 (ou mieux encore, sa déclinaison X1 Extreme dans les modèles Oled Sony KD‑65A1, ou LCD Sony KD‑65XE9305 et Sony KD‑65ZD9) affiche de bien meilleurs résultats. C'est d'autant plus intéressant que le mode Master in 4K des TV Sony est disponible (uniquement) lorsque le TV reçoit un signal 1 080p pour optimiser l'Upscaling 1 080p => 2 160p. C'est donc en association avec un téléviseur qui ne possède pas de traitement vidéo ou d'Upscaling Ultra HD performant que ce lecteur affichera ses limites.

Pour ce qui est de ses performances audio, rien à signaler, là où l’UBP‑X800 se démarquait légèrement de la concurrence avec sa certification Hi‑Res Audio combinée à un Upsampling 192 kHz DSEE‑HX, l’UBP‑X700 propose une qualité d'écoute très classique. Le rendu audio est très bon, aucun défaut, ni problème à signaler, mais cela reste dans la norme de cette catégorie de prix. Pas plus.

 

Conclusion

Vous l'aurez compris, le Sony UBP‑X700 est donc très similaire à l’UBP‑X800 si ce n'est une qualité de fabrication plus classique avec notamment une alimentation déportée basique, une connectique plus épurée, l'absence de lecture du DVD audio, de Sortie Directe et du Bluetooth ou encore le retrait de la certification Hi‑Res Audio. Si on ressent une légère perte de qualité au niveau du rendu audio numérique, la qualité d'affichage est, elle, très similaire.

 

 

Le Sony UBP‑X700 remplie donc parfaitement son rôle et constitue une alternative plus accessible au UBP‑X800 sans perdre en qualité vidéo, même si on peut s'étonner (ou se réjouir) de la présence d'une compatibilité HDR Dolby Vision alors qu'elle est absente sur le X800. À la fin de ce test, le seul véritable regret ne concerne finalement pas le Sony UBP‑X700, qui fait le job pour un tarif relativement doux, mais de l'absence d'un modèle phare qui intégrerait le fameux chipset X1 Extreme des TV de la marque, spécifiquement adapté à une platine Ultra HD Blu‑Ray. Depuis l’annonce de l’arrêt du constructeur Oppo et de ses platines haut de gamme, un espace vient de s’ouvrir pour les concurrents. Même si, dans des eaux tarifaires au‑delà de 750 €, les ventes sont forcément faibles en volume, le marché existe et c’est surtout une bonne occasion d’entretenir une image de marque d’innovateur et de pourvoyeur de signal audio‑vidéo de qualité à moindre coût. À bon entendeur…

+ Les points forts
»  
Décodage vidéo de très bonne qualité, très propre, sans bruit
»  
Compatibilité SACD, Ultra HD Blu‑Ray et BD 3D
»  
Gestion multimédia suffisante pour le grand public
»  
Double sortie HDMI
»  
Compatibilité HDR Dolby Vision
»  
Optimisation de la conversion HDR/SDR
»  
Excellent rapport qualité/prix
- Les points faibles
»  
Pratiquement aucun post‑traitement vidéo
»  
Peu d'applications et gestion réseau basique
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