Tout-en-un

Philips Fidelio B1

Par Gwendal Lars - Publié le 30/12/16
Mustav
Prix indicatif : 499 € TTC
Note AVCesar.com
Type : barre sonore
Puissance : 320 W
Décodage : Dolby Digital et DTS
Multimédia : USB Host
Caisson de graves : actif
Dim. (L x H x P) : 408 x 56,7 x 115 mm
Poids : 1,3 kg
L’essentiel

Philips nous propose ici un système audio spécifiquement conçu pour offrir aux petits espaces une véritable restitution 5.1. Cette solution s’articule autour d’une mini barre de son, surprenante par ses faibles dimensions, et un caisson de basses ultraplat (85,5 mm d'épaisseur). Exit donc les multiples enceintes ou les systèmes envahissants. De plus, à l’exception de son cordon secteur, le caisson établit automatiquement une liaison sans‑fil avec le petit élément principal, ce qui offre une totale liberté pour son positionnement dans la pièce.

 

L'électronique dans la barre sonore

C’est donc la mini barre de son qui concentre toute l’« intelligence » du système. En premier lieu c’est elle qui porte la connectique. Elle reste un peu limitée, mais l’essentiel est présent. En effet une entrée et une sortie HDMI, compatible ARC, sont là. Un unique câble HDMI est ainsi suffisant pour assurer le raccordement au téléviseur. À noter, pour les équipements plus anciens, c’est‑à‑dire dépourvus de la fonction ARC entre autres, une entrée optique est également présente.

 

 

Fonction Bluetooth APT-X au menu

Par ailleurs, Philips a conçu sa petite B1 pour qu’elle puisse faire office de chaîne Hi‑Fi. Elle se dote donc d’une entrée analogique sur mini‑Jack 3,5 millimètres. Pour les supports de stockage plus récents, elle dispose également d’un port USB Host qui accepte donc de lire les contenus d’une clé ou d’un disque dur nomade. Reste que ce port, logé à l’arrière du coffret, est assez peu accessible une fois le système installé. Pour compenser ce léger handicap, la Philips B1 dispose d’une liaison Bluetooth APT‑X. Elle est donc à privilégier pour écouter les musiques stockées sur un smartphone, une tablette, voire un baladeur de dernière génération.

 

Tweeters à longs guides d'onde

Reste que, la vocation première de la Philips B1 est de restituer les ambiances sonores des films en offrant une sensation d’immersion sans avoir besoin de faire appel à des enceintes « satellites ». Pour cela Philips exploite la réflexion de faisceaux sonores directifs sur les murs de la pièce d’écoute. Quatre haut‑parleurs ovales et deux tweeters dotés d’un guide d’onde sont mis en œuvre au sein du boîtier principal de la B1. Deux premiers haut‑parleurs ovales, orientés vers l’avant mais avec un angle convergeant assez marqué, ont pour mission de recréer la voie centrale et les canaux stéréophoniques conventionnels. Deux autres haut‑parleurs ovales, orientés cette fois‑ci vers les côtés, restituent les sons d’ambiance. Enfin, les deux tweeters se dotent de longs guides d’onde et sont disposés de manière « croisée » (cf. photo ci‑dessous).

 

Technologie Microbeam

La structure de ces guides d’ondes est assez complexe. Sur toute leur longueur, ils sont pourvus de trous aux diamètres de plus en plus élevés. Associée à un DSP spécifique, cette structure permet de créer les faisceaux d’aigus directifs nécessaires à la sensation de présence d’enceintes virtuelles. Une technologie que Philips a baptisée « Microbeam ». Comme de tradition sur ce type d’architecture, chaque haut‑parleur est piloté par un amplificateur numérique spécifique. Au total, l’unité centrale dispose d’une puissance de 120 watts. Enfin, pour réduire l’encombrement de cet élément au strict indispensable, Philips a opté pour un petit bloc alimentation externe. Il reste assez peu encombrant et trouve facilement sa place à proximité des prises multiples d’alimentation de l’ensemble de l’installation audio‑vidéo par exemple. Nous sommes loin ici de la taille imposante des blocs secteurs de certaines consoles de jeu, entre autres.

 

 

Caisson de basses ultraplat

Cependant, en raison de son extrême compacité, la Philips B1 n’est pas en mesure de prendre correctement en charge la restitution du grave. Cela n’aura échappé à personne, son volume interne (on parle aussi de litrage) n’a rien de comparable avec celui de certains socles sonores, par exemple. Philips a donc fait le choix de lui associer un caisson de basses. Mais, ici encore, la marque a opté pour une solution particulièrement bien adaptée aux petits espaces. Outre une connexion sans‑fil, le caisson se dote d’un format ultraplat. Avec une épaisseur de 86 mm seulement, il se loge aisément partout, sous un meuble par exemple.

 

 

Cependant, si réaliser une charge acoustique étroite ne pose pas de problème majeur, il en va tout autrement pour ce qui est du boomer lui‑même. En effet, impossible d’utiliser un haut‑parleur conventionnel largement dimensionné. Soit son fort diamètre s’oppose à son intégration dans une structure aussi mince, soit c’est son circuit magnétique, notamment l’aimant, qui vient poser problème. Ici encore Philips a donc retenu un boomer ovale de 202 x 69 millimètres. Il prend place au centre de la charge acoustique basée sur deux compartiments, l’un exploitant l’onde avant de ce HP, l’autre l’onde arrière. Un évent latéral vient les décompresser et assure la diffusion du grave. Ce choix d’un évent latéral n’est pas innocent. Il permet en effet de glisser le caisson sous un canapé, ses deux faces se trouvant alors occultées, sans modifier son comportement acoustique. Enfin, comme pour l’unité centrale, la gestion du haut-parleur est assurée par un amplificateur numérique capable de délivrer une puissance de 200 watts.

 

Concurrence

Assez peu de constructeurs proposent des barres de son aux dimensions réduites offrant directement une restitution multicanal. Parmi les équipements peu encombrants, on peut toutefois citer deux équipements.

 

En premier lieu, la barre de son Yamaha YAS105, proposée à 190 €, qui offre un mode surround restituant une ambiance sonore immersive. De plus, Yamaha a réussi à se passer d’un caisson de grave externe.

 

Bose, ensuite, présente pour sa part la SoundTouch 300, distribuée à 799,95 € qui, elle aussi, se base sur des tweeters à guide d’onde pour recréer des enceintes virtuelles. Par ailleurs, elle s’intègre à un système multiroom et il est possible de lui associer des enceintes satellites sansfil pour une immersion sonore encore plus convaincante. 

Fiche technique
Type : barre sonore
Puissance totale : 320 W
Connectique : 1 entrée HDMI (v 1.4), 1 entrée numérique (optique), 1 sortie HDMI (v 1.4), port USB Host (arrière)
Traitement audio : modes DSP (Music, Voix et Film), gestion dynamique du volume, HE-AAC, Dolby Digital, DTS, Dolby Atmos
Multimédia  : MP3, AAC, Jpeg, Bluetooth oui, NFC, Bluetooth
Fonctions : ARC, CEC
Barre sonore : 6 haut-parleurs, tout en un, finition noire
Dim. (L x H x P) : 408 x 56,7 x 115 mm
Poids : 7,56 kg

Caisson de graves : actif, woofer de 202 cm, sans fil, finition /noir
Dim. (L x H x P) : 430 x 85,5 x 538,5 mm
Poids : 6,3 kg
ph image
Verdict technique

La mise en service de la Philips B1 est on ne peut plus simple. C’est là son premier atout : il suffit de connecter l’unité centrale et le caisson de basses au secteur pour que les deux éléments s’interconnectent sans aucune autre intervention de la part de l’utilisateur. De même, le raccordement avec le téléviseur nécessite, au choix, un unique câble HDMI ou un cordon optique. Nous avons même constaté que le caisson ne disposait pas d’interrupteur de mise sous tension. En fait, c’est la mise en route de l’unité principale qui commande automatiquement sa sortie du mode Veille. Précision, la barre de son affiche clairement à travers sa grille en métal microperforée à la superbe finition l'heure ou la source sélectionnée (cf. ci‑dessous).

 

 

100% contrôlable avec la télécommande

La petite télécommande propose alors de sélectionner la source en fonction du câblage retenu : HDMI ARC, optique, etc. C’est également par son intermédiaire qu’il est possible d’accéder à l’entrée analogique, aux contenus stockés sur un support USB ou transmis via Bluetooth. Bien entendu, elle comporte aussi un réglage de volume d’écoute. En revanche, elle reste assez limitée quant aux différents modes de reproduction possibles mais c’est cohérent avec la philosophie du produit et le public visé. Trois modes sont disponibles : Musique, Voix et Film. Un réglage de tonalité grave/aigu vient les compléter.

 

 

Sur les bandes-son cinéma, la sensation de son multicanal et d’enceintes virtuelles est bien présente. La technologie Microbeam est efficace même si la Philips B1 n’occupe pas une position centrale par rapport aux murs de la pièce. Impressionnant. La sensation d’immersion sonore est bien présente. Nous avons pu noter que la position Voix offrait une meilleure intelligibilité aux dialogues en rehaussant légèrement le médium. De son côté la position Film renforce le registre extrême grave afin de donner plus d’ampleur aux effets spéciaux. Dans son ensemble, le comportement de la B1 est très satisfaisant, surtout si elle est installée dans un salon de taille moyenne.

 

 

Philips Fidelio B1 ou chaîne Hi-Fi de complément

Elle se tire également relativement bien de son rôle de « chaîne HiFi ». Ici, elle offre un espace stéréophonique large et un beau relief de la scène sonore. On retrouve cependant quelques faiblesses inhérentes aux systèmes 2.1 de faible encombrement. Le bas medium est légèrement en retrait. Si ce comportement peut s’avérer flatteur sur les musiques actuelles, il fait parfois perdre en chaleur au niveau de la voix des chanteurs. Une spécificité que nous avons pu constater à l’écoute de nos habituelles plages de Bernard Lavilliers, un chanteur à la voix riche en grave il est vrai.

De même, si le caisson est efficace sur les effets cinéma ainsi que sur des basses rondes et profondes, il manque un peu d’impact en raisons des faibles dimensions de son woofer interne et, surtout, de la configuration acoustique retenue. Reste qu’il est difficile de demander à un système complet coutant moins de 500 € de se comporter aussi bien qu’une chaîne HiFi regroupant des éléments totalisant un investissement de plusieurs milliers d’euros.

 

 

Philips Fidelio B, barre sonore polyvalente

En somme il nous semble que la B1 constitue un excellent choix polyvalent et ce, dans tous les sens du terme. Sa compacité autorise une intégration facile et rapide dans tous les intérieurs. Ses fonctionnalités permettent de profiter de source « classiques » raccordées en filaire mais aussi de musiques dématérialisées via son port USB et la certification Bluetooth, transformant alors la Philips B1 en chaîne d’appoint. Enfin, ses capacités se révèlent étonnantes dans le secteur Home Cinéma, son domaine de prédilection, avec un spectacle bluffant au regard de son gabarit. Pour en profiter pleinement, il faudra juste veiller à l’installer dans des pièces de dimensions contenues.  

+ Les points forts
»  
Très faible encombrement
»  
Bonne restitution des sons d’ambiance
»  
Belle spatialisation du son
»  
Intelligibilité des dialogues
»  
Accès Bluetooth APT‑X
»  
Mise en service simple
»  
Caisson ultra‑mince
- Les points faibles
»  
Bloc alimentation externe
»  
Manque d’impact dans le grave pour la musique
»  
Paramétrage du rendu audio assez minimaliste (juste trois ambiances et un réglage grave/aigu)
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