Vidéoprojecteur

Mitsubishi HC9000D

Par Christophe Coudreau - Publié le 26/04/11
Mustav
Prix indicatif : 4 990 € TTC
Note AVCesar.com
Type : SXRD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Contraste : 150 000:1
Iris : dynamique
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 480 x 210 x 530 mm
Poids : 14 kg
L’essentiel
Placé, en termes tarifaires, entre le JVC DLA‑X3 et le JVC DLA‑X7, le vidéoprojecteur Mitsubishi HC9000D HD Ready 1 080p est proposé en livrée noir laqué ou blanc laqué. Au niveau des dimensions, il se rapproche sensiblement des cotes de ses concurrents JVC, autant dire que le produit est relativement imposant. Mais son design est plutôt agréable. Modèle 3D Ready, il est vendu avec deux paires de lunettes et l’émetteur IR qui peut se « clipser » en façade.

Le Mitsubishi HC9000D utilise la technologie réflective SXRD signée Sony (trois matrices de 0,61"). L’objectif est entièrement motorisé (zoom, Lens Shift et mise au point). Voilà qui procure une extrême latitude pour son placement. De plus, grâce à un capteur interne, l’image est automatiquement inversée lorsque le vidéoprojecteur est positionné au plafond. Une fois n’est pas coutume, la connectique située sur le côté droit de l’appareil permet de positionner le vidéoprojecteur en fond de salle, tout près du mur, sans éprouver de gêne particulière pour le raccordement des câbles. Cette dernière propose une entrée YUV et deux entrées HDMI 1.4 compatibles Deep Color et SafeLock. On trouve aussi les entrées analogiques Composite, S‑vidéo, une Sub‑D15, deux prises [abc]RS232[/abc], et enfin, deux sorties Trigger pour piloter par exemple un écran motorisé ou une lentille anamorphique.

Le projecteur est équipé du surpuissant processeur vidéo HQV Reon VX, connu et reconnu pour ses qualités d’Upscaling et de traitement d’image. La compensation de mouvement, très efficace, est paramétrable sur trois niveaux (Off, Film et Vidéo). D’autre part, le filtre D NR pour gommer les défaux est particulièrement intéressant sur les sources SD en provenance d'un décodeur satellite ou d'un lecteur DVD.

Côté réglages, tout est prévu pour ajuster l’image aux petits oignons : les classiques ajustement de netteté, saturation, contraste et luminosité, de la température de couleur sans oublier un CMS (Color Management System) et un menu d’ajustement de gamma avec pré‑réglages et paramétrages manuels de la courbe de gamma.
Concurrence
Outre les modèles JVC DLA‑X3 et JVC DLA‑X7 évoqués plus haut, le Mitsubishi HC9000D trouve aussi sur sa route le Sony VPL‑VW90ES, basé également sur la technologie SXRD. On peut également lui opposer le tout nouveau Sharp XV‑Z17000 équipé d'une matrice mono‑DLP (cliquez sur les références pour découvrir les tests d'AVCesar.com).
Fiche technique
Type : SXRD
Résolution native : 1 920 x 1 080 pixels
Standard : HD Ready 1 080p et 3D Ready
Luminosité : 1 100 lumens
Contraste : 150 000:1
Iris : dynamique
Lampe : UHP, 230 W, 4 000 h
Modèle : 2/3 de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 2x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 1.4), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Data (Sub-D15), 1 entrée S-vidéo, 1 entrée Composite2 port RS-2322 sortie Trigger
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), Data (SXGA+)
Usage : CEC, Deep Color, 4/3, 16/9, zoom Letterbox, Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en RVB), balance des blancs (RVB), réglage de gamma (paramétrable), renforcement des noirs (statique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 360 W (7 W en veille)
Bruit : 20 dB
Dim. (L x H x P) : 480 x 210 x 530 mm
Poids : 14 kg
ph image
Verdict technique
Il faut l'affirmer haut et fort, en termes de qualité d’image, ce Mitsubishi HC9000D n'a plus rien à voir avec le piètre prototype présenté au salon IFA de Berlin en septembre 2010 ! En premier lieu, la version commercialisée propose un bien meilleur contraste. Ce dernier est tellement puissant que l'on a l'impression de se trouver face à un vidéoprojecteur JVC, le maître en la matière…
Mieux, l’image est extrêmement lumineuse et affiche une dynamique réellement incroyable ! Du jamais vu sur un vidéoprojecteur de ce type. S’il n’atteint pas tout à fait celui d’un modèle DLP, le piqué d’image du Mitsubishi est exemplaire, particulièrement sur les sources HD où il peut exprimer tout son potentiel. Un petit bémol cependant à propos de l’uniformité d’image : nous avons noté un peu de vignettage dans les angles dans les hautes lumières et des fuites de lumières dans les scènes sombres (cadre plus clair que le centre de l’image). Mais cela tient heureusement de l’anecdote.

Pour les plus férus d'entre vous, le CMS (Color Management System) permet de « caler » la colorimétrie selon les normes vidéos en vigueur. Idem pour le gamma qui, en plus d’être ajustable, dispose d’un menu Avancé permettant de calibrer la courbe de luminance de 0 à 100 IRE. Un filtre optique « cinéma » motorisé et débrayable est également proposé. Il permet de modifier le spectre lumineux en boostant le niveau du rouge en utilisant la luminance du vert. Seul souci, son utilisation entraîne une perte de luminosité. Il est enfin possible de modifier le niveau de noir grâce aux réglages suivantes : 0, 3, 5 et 7.5 IRE.

La fluidité de l'image n’est pas en reste avec une compensation de mouvement particulièrement efficace en mode Film (120 Hz). Et pour ceux qui souhaitent encore plus de douceur et de moelleux, le mode Video (240 Hz) offre une parfaite fluidité. Mais il génère quelques effets d’artefacts, une atténuation du piqué et un aspect « vidéo ». Le choix entre l'un ou l'autre dépends donc des goûts de chacun. Par contre, comme sur les modèles JVC, la compensation est inactive en 3D !

En 3D justement, les performances sont plutôt bonnes avec une luminosité suffisante pour offrir une taille d’image honorable. Néanmoins, l'effet fantôme, sans être excessif, est visible. Même sur des BD 3D comme Avatar où les effets sortants (placés en déhors de l'écran, à l'avant de celui‑ci) sont pourtant rares. À savoir, la télécommande est rétro-éclairée mais elle s'avère peu réactive utilisée en réflection sur l’écran et, en mode Éco (lampe basse), le projecteur est vraiment très silencieux.

En définitive, le Mitsubishi HC9000D offre un des meilleurs rapport qualité/prix du marché avec une excellente dynamique, un contraste et une luminosité très performants qui permettent « d’arroser » une large taille d’écran sans nécessite d'utiliser le mode lampe haut. Et si le mode 3D n’est pas encore parfait (c'est pourquoi ce produit rate de très peu la note maximale), il propose réellement un spectacle grandiose. Enfin, le vidéoprojecteur est particulièrement efficace en 2D (soit 95% de son utilisation) et très silencieux. Bref, la concurrence n’a qu’à bien se tenir !
+ Les points forts
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Contraste
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Compensation de mouvement en 2D
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Traitement d'image
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Très bonne luminosité
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Rendu en 2D
- Les points faibles
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Légers effet fantôme en 3D
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Télécommande très directive
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Convergences moyennes
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Taille et poids de l'appareil
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