Vidéoprojecteur

Sony VPL-VW500ES

Par Jacques Guiot - Publié le 13/12/13
Mustav
Prix indicatif : 9 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : SXRD
Résolution native : 4096 x 2160 pixels
Standard : Ultra HD + 4K et 3D Ready
Contraste : 8 000:1
Iris : dynamique
Modèle : fond de salle
Lens Shift : horizontal et vertical
Dimensions (L x H x P) : 495 x 195 x 463 mm
Poids : 14 kg
L’essentiel
Il y a quelques mois, le constructeur japonais annonçait deux nouveaux vidéoprojecteurs 4K : le Sony VPL‑VW1100ES (remplaçant du Sony VPL‑VW1000ES dont vous pouvez découvrir le test complet en cliquant sur la référence) et son petit frère le Sony VPL‑VW500ES, sur le gril aujourd'hui. Cela peut paraître étonnant, mais près de deux ans après notre premier banc d'essai de ce type, la marque est toujours la seule à proposer des vidéoprojecteurs 4K grand public. Même si ce dernier qualificatif est encore à l'heure actuelle outrancier tant le tarif de ces modèles évolue dans des eaux tarifaires les réservant à des particuliers (très) fortunés.

Le Sony VPL‑VW500ES, plus abordable que ses grands frères, car affiché sous la barre des 10 000 €, ne se contente pas de proposer exactement les mêmes fonctions. Il intègre même plusieurs nouveautés très alléchantes, comme la compatibilité TriLuminos, la fonction WHDI, un émetteur 3D RF, le mode Mastered in 4K (déjà rencontrés sur les téléviseurs Sony KDL‑55W905A et Sony KD‑65X9005A dont vous pouvez découvrir nos appréciations complètes en cliquant sur leur référence), deux entrées HDMI 2.0 et même un mode Étalonnage auto pour faciliter l'étape du calibrage à ceux qui ne possèdent pas de sonde ou les connaissances requises.
Pour le reste, le Sony VPL‑VW500ES est un modèle (toujours) basé sur la technologie SXRD, doté de trois panneaux 4K bien sûr compatibles Ultra HD pour, par exemple, prendre en charge les attendus (espérés…) futurs disques Blu‑Ray UHD/4K et procéder à un Upscaling homothétique des actuels Blu‑Ray 1 080p. On retrouve évidemment le célèbre processeur ultra‑puissant X‑Reality Pro 4K en charge de la mise à l'échelle et du traitement vidéo Reality Creation compatible 2D, 3D, 1 080p etv4K, intégré depuis plusieurs années au sein des vidéoprojecteurs et téléviseurs du fabricant. Maintenant que le décor est posé, en route pour un test sans concession du Sony VPL‑VW500ES…

Premier changement évident vis‑à‑vis de son grand frère, il concerne la taille. Plus compact, le boîtier est réduit quasiment de moitié avec des dimensions tout de même imposantes : 495,6 x 195,3 x 463,6 mm pour 14 kilos. Ce qui en dit long sur la carrure du VPL‑VW1000ES ! Évidemment, l'optique a également été revue à la baisse, et nous verrons plus loin dans notre banc d'essai si Sony a réussi l'exploit de conserver le piqué et la précision de l'image malgré sa taille plus petite. Bon point, celle‑ci est toujours motorisée avec la possibilité de régler le zoom x2,06, le focus et le Lens Shift à fort débattement vertical/horizontal (+/‑ respectivement 85% et 31%) depuis la télécommande. L'installation est donc d'une simplicité enfantine. La mise en œuvre est également aidée par la possibilité d'aligner les panneaux LCD par zone et par couleur, le tout avec une précision au 0,1 pixel ! On trouve également des mémoires de zoom et de position, et des grilles pour faciliter l'alignement de l'image avec l'écran de projection. Bref, tout y est !

Les données constructeur sont prometteuses, avec un niveau de luminosité annoncé à 1 700 lumens pour un contraste dynamique de 200 000:1, ce qui promet de beaux noirs bien profonds. Là aussi, nous verrons ce qu'il en est in situ lors de notre verdict technique. Mais revenons plus en détail sur les nouveautés de ce vidéoprojecteur, avec en premier lieu la technologie TriLuminos permettant d'afficher un espace couleur étendu, très proche du standard DCI utilisé au cinéma, proposé par certains disques Blu‑Ray labellisés Mastered in 4K, signés Sony Pictures Home Entertainment. Comme déjà précisé lors de notre test du téléviseur Ultra HD Sony KD65X9005A, en plus d'offrir une palette de couleur plus riche, ces galettes intègrent des données dites « vestigielles » (présentes à l'état de vestiges donc…) récupérées par le diffuseur lors de l'Upscaling Ultra HD, une fois la fonction Mastered in 4K activée bien sûr (présente dans le menu du traitement Reality Creation).
Comme son prédécesseur, le Sony VPL‑VW500ES n'est toujours pas certifié ISF, ni THX. En revanche, nous trouvons désormais un Color Management System (CMS) avec la possibilité de calibrer très précisément l'espace colorimétrique sur les couleurs primaires et secondaires. Par contre, les gamuts DCI ou Adobe ont disparu, seul subsiste le BT.709 ainsi que des Espace Couleur 1, 2 et 3. Un autre réglage est dédié à la température des couleurs (D93, D75, D65, DCI, D55 et Personnalisé 1, 2, 3, 4 et 5). Notez que seuls les modes Personnalisé permettent de régler l'échelle de gris manuellement. À savoir aussi, en optant pour le mode xvColor (ou xvYCC), tous les modes Gamma sont désactivés.

Sinon, on retrouve un réglage Resolution de 0 à 50 pour améliorer la netteté de l'image, et un réducteur de bruit qui agit directement sur le fourmillement en arrière‑plan. Enfin, on peut également profiter de deux autres réducteurs de bruit DNR et Mpeg NR. Ces deux derniers étant accessibles uniquement sur un signal 1 080p.
On trouve également la possibilité de choisir le mode Lampe Haut ou Lampe Bas (le mode Haut est de rigueur en affichage stéréoscopique), un réglage Blanc clair, et un correcteur de couleur. Également présents, un iris dynamique et la possibilité de régler l'ouverture du diaphragme pour juguler la luminosité. Des réglages de l'échelle de gris sont disponibles avec la possibilité d'ajuster les courbes RVB et l'Offset RVB (polarisation des couleurs). Par contre, il n'est pas possible d'éditer le gamma. Ici, seuls des Gammas prédéfinis sont proposés : Gamma 1,8, 2,0, 2,2, 2,4, 2,6 et Gamma 7, 8, 9, 10 ou Off.

Nous poursuivons notre tour du propriétaire avec la connectique et une des nouveautés les plus importantes sur ce modèle, la présence de deux connecteurs HDMI 2.0 permettant d'accepter les définitions 2 160p/60 et 2 160p/50 avec une limitation d'échantillonnage des couleurs en 4:2:0 et une profondeur 8 bits. En revanche, il faut encore attendre un peu pour exploiter cette possibilité. En effet, à l'heure actuelle, aucune source ne permet de diffuser un signal 2 160p/60. Le reste de la connectique rassemble une entrée/sortie mini‑Jack 3,5 mm, une prise RS‑232, deux Trigger 12V, un port Ethernet et un port USB pour les mises à jour Firmware. Autres informations, l'émetteur pour la 3D intégré au vidéoprojecteur est d'obédience RF (et non plus IR) et le bruit de fonctionnement est toujours annoncé à 21dB en mode Éco. En revanche, les lunettes 3D sont optionnelles, ce qui est plutôt décevant pour un appareil vendu 9 999 euros !
Dernière nouveauté proposée par le Sony VPL‑VW500ES, la fonctionnalité WHDI (Wireless HDMI), mais là aussi, le module Sony IFU‑WH1 (299 €, prix indicatif) est optionnel. Il permet de transférer sans‑fil un signal 1 080p et un son multicanal 5.1 non compressé. À signaler encore, l'utilisation d'une lampe longue durée UHP de 265 W au système de refroidissement amélioré, pour une durée de vie en mode Éco annoncée à 3 000 heures.

Après cette présentation détaillée, il est temps de passer à l'analyse de ce superbe appareil au design très réussi, statutaire et doté d'une construction solide et d'une télécommande rétroéclairée.
Concurrence
Le projecteur Sony VPL‑VW500ES ne souffre, à l'heure actuelle, d'aucune concurrence. Mais ça ne saurait tarder… JVC propose déjà des vidéoprojecteurs avec un semblant d'Upscaling 4K à travers sa technologie Wodulation, au rendu très intéressant. Mais, surtout, les JVC DLA‑X500, JVC DLA‑X700 et JVC DLA‑X900 acceptent cette année la définition 4K en entrée.
Fiche technique
Type : SXRD
Résolution native : 4096 x 2160 pixels
Standard : Ultra HD + 4K et 3D Ready
Luminosité : 1 700 lumens
Contraste : 8 000:1
Iris : dynamique
Lampe : UHP , 260 W, 3000 h
Modèle : fond de salle
Lens Shift : horizontal (piloté) et vertical (piloté)
Zoom : 2,06x (piloté)
Mise au point : pilotée
Connectique : 2 entrées HDMI (v 2.0), 1 port Ethernet, 1 port RS-232, 1 port USB2 sortie Trigger
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (dessus/dessous, frame packing)
Usage : CEC, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, zoom Letterbox, zoom Letterbox sous-titres, zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan, télécommande rétroéclairée
Réglage : température de couleur (paramétrable en CMJRVB), balance des blancs (RVB), réglage de gamma (préréglable), renforcement des noirs (dynamique), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvements : en SD 480i/576i, en ED 480p/576p, en HD 720p/1 080i, en Full HD 1 080p/24/50/60, 3D, en Ultra HD (2 160p/24
Consommation : 375 W W (0,3 W en veille)
Bruit : 30 dB
Dim. (L x H x P) : 495 x 195 x 463 mm
Poids : 14 kg
ph image
Verdict technique
Autant le dire de suite, dès l'allumage du Sony VPL‑VW500ES la magie opère. Nous avons été assez surpris de retrouver une qualité d'affichage très proche de celle du grand frère Sony VPL‑VW1000ES, vendu presque le double du prix. Par contre, nous avons rencontré de menus soucis, à commencer par un alignement des trois panneaux SXRD qui nous a occasionné bien des tracas. Autant les réglages proposés permettent d'atteindre la perfection avec un ajustement parfait des trois grilles de contrôle Rouge, Verte et Bleu, autant nous avons dû répéter ce processus assez fréquemment pour cause de désalignement aléatoire. En effet, à chaque redémarrage de l'appareil, même après avoir patienté un bon quart d'heure afin de laisser la bête chauffée, nous avons dû repasser par la case alignement des pixels, sous peine d'une perte flagrante de netteté, et d'un effet arc‑en‑ciel prononcé sur les génériques et sous‑titres. Avouez que la manœuvre devient vite fastidieuse. Espérons que Sony corrige ça rapidement via une mise à jour Firmware !

En revanche, au chapitre des bonnes surprises, on note un mode Etalonnage auto très efficace. S'il n'atteint pas les performances d'un calibrage réalisé à l'aide d'une sonde externe, la colorimétrie est tout de même très juste avec un Delta E aux alentours de 3 (au‑dessus de ce chiffre, l'œil humain peut percevoir des dérives colorimétriques, à 3 cela devient rarissime et impossible en deçà). Et si cela ne suffisait pas à votre bonheur, la présence de réglages bien plus complets qu'auparavant permet un calibrage très fin à l'aide d'une sonde et d'un logiciel. Une fois calibrée, la colorimétrie atteint la perfection, le gamma est parfaitement aligné sur 2,2 (malgré l'absence d'éditeur de gamma), la température de couleur est juste et le gamut est totalement aligné sur l'espace colorimétrique Rec.709. En revanche, quid de la possibilité de calibrer le vidéoprojecteur sur l'espace Rec.2020 pressentit pour le Blu‑Ray UHD/4K ? Mystère… Peut‑être que des mises à jour Firmware sont prévues plus tard ? Là encore, sauf à ce que le futur Blu-Ray UHD/4K n'intègre finalement pas le Rec.2020, nous l'espérons !
Les outils proposés pour faciliter l'installation de Sony VPL‑VW500ES sont, eux aussi, parfaits. Lens Shift, mise au point et zoom motorisés, mémoires de zoom, zoom 2.35, 1.85, étirement vertical (V‑Strech), inversion de l'image, modes Lampe Haut et Bas… tout y est ou presque. En effet, la possibilité de « retailler » l'image dans la matrice pour l'afficher sans faire appel au zoom, sans bandes noires, aurait pu être intéressante. De même pour la certification ISF.

À savoir, le mode Lampe Haut fait un peu de bruit en fonctionnement, heureusement, il n'est vraiment utile qu'en présence de contenus 3D. Le mode Lampe Bas, largement suffisant en termes de luminosité, est par contre très silencieux. Peut‑être un peu moins que celui du modèle HD Ready 1 080p Sony VPL‑HW55ES (bientôt en test dans nos colonnes), clairement inaudible, mais le Sony VPL‑VW500ES fait tout de même partie des modèles les plus silencieux que nous ayons pu tester. Avec une petite réserve tout de même, dans cette configuration la luminosité n'est pas « énormissime », et en présence d'une toile de 4 m de base il se peut que l'appareil affiche ses limites, nécessitant alors l'utilisation du mode Lampe Haut.
Dans ces conditions toujours, mode Lampe Bas, la luminosité sera peut‑être un peu juste en affichage stéréoscopique, car les lunettes actives de Sony assombrissent sensiblement l'image. Par contre, au niveau de la densité des noirs, difficile de faire mieux (proche de 0,02 cd/m², tout comme le grand frère, aux mesures). Pour être plus concret, sur une base de 2 m, nous avons relevé un contraste natif voisin de 5 000:1 et un contraste dynamique d'environ 8 000:1.

Mais, une chose est certaine, malgré une légère perte de précision due à une optique légèrement moins définie, nous avons réellement retrouvé la beauté des images délivrées par le VPL‑VW1000ES. Évoquer ici la surprise serait un vain mot, nous connaissons les incroyables facultés du traitement vidéo X‑Reality Pro 4K signé Sony mais, encore une fois, nous avons été bluffés par les aptitudes de l'Upscaling 4K et le procédé Reality Creation ‑en général‑ sur un signal 1 080p. Il offre un réel gain de qualité, plus de relief, plus de précision et surtout il parvient à conserver une image naturelle, sans artefact, et c'est bien là le plus important. Certes, certains passages s'avèrent plus délicats à traiter que d'autres, surtout dans les arrière‑plans avec un peu de bruit sur les Blu‑Ray de moindre technicité, mais ça reste rare. De même, le rendu DVD apparaît moyen si ce dernier n'est pas upscalé dans les règles de l'art, c'est‑à‑dire en amont du vidéoprojecteur par un scaler externe ou un lecteur Blu‑Ray/DVD performant. Et encore… il faut être réaliste, le fossé est tel entre la résolution d'un DVD et celle d'un affichage 4K qu'il ne faut pas s'attendre à des miracles. Notez aussi qu'ici, en présence du Sony VPL‑VW500ES, la qualité du lecteur Blu‑Ray se ressent beaucoup plus à l'écran que sur un vidéoprojecteur HD Ready 1 080p. Surtout si ce dernier propose un bon traitement vidéo comme l'Oppo BDP‑103EU (cliquez pour découvrir le banc d'essai sur AVCesar.com). Il faut donc soigner la qualité de la source pour obtenir un rendu optimal.

On le répète, la qualité générale est excellente : contraste intra‑image élevé, image dynamique, piqué sublime et sensation de réalisme très prononcée. Un peu comme si le spectateur était, dans son fauteuil ou canapé, installé devant une fenêtre, en lieu et place de l'écran de projection, ouverte sur le monde, avec une superbe profondeur de champ ! Et cette appréciation s'effectue alors que les contenus Ultra HD/4K sont quasiment inexistants… Mais au regard de la qualité offerte par ce matériel à partir d'un Blu‑Ray 1 080p, c'est la promesse d'une totale redécouverte de ses galettes bleues. En plus d'être très encourageant pour l'avenir, une fois les contenus Ultra HD/4K disponibles !
Côté compensation de mouvement, là encore, excepté son indisponibilité en présence d'un signal Ultra HD/4K, c'est tout simplement grandiose. Celle‑ci offre une fluidité naturelle, sans aucun artefact de mouvement. Certes, ce n'est pas encore la perfection absolue, avec dans certains cas une toute légère sensation d'effet « caméscope », mais on s'en rapproche ! D'autant plus regrettable que le Motionflow soit déficient sur les contenus Ultra HD/4K natifs…

À propos de la technologie TriLuminos, basée sur l'espace de couleurs étendu DCI utilisé au cinéma, il s'agit d'être clair avant d'aller plus avant : pour en profiter réellement, il faut disposer d'une chaîne vidéo entièrement compatible. Soit, un disque Blu‑Ray doté d'un gamut étendu bien sûr (cf. nos actualités Blu‑Ray issus de masters 4K et Offre Sony 5 Blu‑Ray master 4K pour en savoir plus), mais aussi un diffuseur et un lecteur dotés de la gestion xvYCC. Ce standard DCI sera en effet, on le répète, de mise sur les futurs (espérons‑le) disques Blu‑Ray UHD/4K. En attendant, il est déjà d'actualité sur les Blu‑Ray 1 080p arborant le label Redécouvrez la Couleur proposés depuis quelques mois par l'éditeur vidéo Sony Pictures Home Entertainment (SPHE). Vous l'aurez compris, le mode TriLuminos offre un espace colorimétrique bien plus large que le standard actuel utilisé par les écrans HDTV 1 080p (le gamut Rec.709). Cela permet de reproduire des couleurs plus riches et plus nuancées, sans les dénaturer. Comme au cinéma !
Restait donc à tester quelques extraits TriLuminos en résolution Ultra HD native et 1 080p (ici le Blu‑Ray Total Recall 2012 labellisé Redécouvrez la couleur), ce que nous avons été en mesure d'effectuer. Et ce que nous pouvons en dire, c'est qu'au niveau des couleurs tout dépend de la nature de l'image. Les extraits UHD fournis, très colorés, démontrent un gain certain au niveau de la richesse des couleurs. En revanche, on constate peu de changements sur la majorité des scènes du film Total Recall. Sans doute avec un film plus coloré ou un long‑métrage d'animation, la donne aurait été différente. Cela dit, nos essais sont plutôt rassurants dans le sens où les couleurs restent parfaitement naturelles. Et il faut le préciser, le procédé TriLuminos est réellement capable de reproduire des couleurs impossibles à obtenir jusqu'à présent avec le standard Rec‑709. Notamment dans les rouges ou les verts vifs et le bleu turquoise, phénomène surtout visible avec les démos TriLuminos fournies : scènes de la vie réelle, de sport ou documentaires.

Abordons maintenant le nouveau réglage Mastered in 4K (disponible uniquement avec un signal 1 080p/24) proposé par le traitement Reality Creation. Alors que ce mode offrait de bons résultats sur le téléviseur UHD Sony KD‑65X9005A, force est de constater qu'il ne fonctionne pas aussi bien sur le Sony VPL‑VW500ES.
À savoir, dans cette configuration (TV et platines Blu‑Ray compatibles TriLuminos et xvYCC + disque Blu‑Ray Mastered in 4K), le vidéoprojecteur bascule automatiquement en mode Triluminos, mais il reste cependant à activer le mode Mastered in 4K. Cela nous a donc permis de constater la différence avec, ou sans, ce procédé. Si, sur le Sony KD‑65X9005A, les contours étaient légèrement plus nets, idem pour les images en arrière‑plan, pour un relief légèrement plus prononcé, ce fut l'inverse lors de nos essais avec le vidéoprojecteur. Déception…
Mais rien n'est pourtant perdu sur ce point. En effet, au moment de publier ce test, le géant japonais annonce une mise à jour grandement dédiée à la gestion du paramètre Mastered in 4K. Malheureusement, le jour de la mise à disposition de ce correctif, le vidéoprojecteur n'était plus dans nos locaux. Espérons donc que les résultats seront plus probants… Impossible de vous en dire plus à ce sujet pour le moment, en espérant pouvoir de nouveau l'essayer avec la mise à jour.

Pour finir, un mot sur l'affichage stéréoscopique du Sony VPL‑VW500ES, pratiquement identique à celui proposé par son grand frère, le VPL‑VW1000ES. Il s'agit sans aucun doute d'un des spectacles les plus impressionnants qu'il nous ait été donné de voir. Sur L'Odyssée de Pi, ou l'inévitable Avatar par exemple, la 3D ne souffre d'aucun effet fantôme réellement visible. Cependant, il n'est pas totalement absent, nous avons pu le déceler avec des Blu‑Ray au relief prononcé, comme Epic. Et cerise sur le gâteau, le MotionFlow est également fonctionnel pour une 3D fluide. Et surtout, avec l'Upscaling 4K, l'image gagne en relief et en réalisme. Bref, en un mot comme en cent, tous ces facteurs conjugués permettent de proposer tout simplement la plus belle expérience stéréoscopique que nous ayons pu voir à domicile.
Néanmoins, là encore, tout n'est pas parfait au niveau des fonctionnalités. En effet, il n'y a pas de gestion de la 3D côte à côte (le format dessus‑dessous est géré). Il n'y a pas non plus de choix sur le sens de lecture (image au‑dessus ou en dessous lue en premier), ni de réglages de parallaxe ou de champ pour renseigner la taille de l'image projetée. De plus, en l'absence de source dotée de connecteur HDMI 2.0, il nous a été impossible de savoir si le connecter HDMI 2.0 Level B permettait de pouvoir profiter de la 3D 1 080p à 60 im/s, surtout utile pour le jeu. Comme avec un TV équipé d'entrées HDMI 1.4, il faut donc, pour le moment, privilégier le jeu 3D en 720p/60 pour profiter pleinement d'un relief magnifique et éviter l'effet stroboscopique affiché par la 3D 1 080p à 30 im/s sans Motionflow.

Au final, si ce n'est ce souci d'alignement des pixels à corriger à chaque démarrage de l'appareil (un problème lourd à l'usage), le Sony VPL‑VW500ES est un vidéoprojecteur absolument fantastique. Une franche réussite qui nous rend très enthousiastes quant à l'avenir de la projection à domicile. Dernier point, malgré une baisse de prix notable, il reste encore trop onéreux pour espérer une démocratisation de la technologie Ultra HD/4K dans un avenir proche. C'est le lot d'un produit élitiste en avance sur son temps, et il faudra attendre encore au moins deux ans et l'arrivée de la concurrence pour descendre sous la barre des 5 000 euros.
+ Les points forts
»  
Qualité de construction et de l'optique
»  
Belle image, précise avec un beau relief
»  
Upscaling 4K (2D et 3D) exceptionnel
»  
Affichage stéréoscopique sans effet fantôme (ou presque)
»  
Bonne colorimétrie en sortie de carton
»  
Des outils de calibrage complets
»  
Luminosité et contraste puissants
»  
Compensation de mouvement très efficace
»  
Grandes facilités d'installation
- Les points faibles
»  
Alignement des panneaux instable
»  
Pas de certification ISF
»  
Pas de Motionflow en Ultra HD/4K natif
»  
Lunettes 3D et module WHDI en option
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