Pour sa tournée 2026, l'ovni Thylacine fait voyager les sens

le 27 mars 2026 - 15h17

Nous étions au concert de Thylacine ce 26 mars 2026 (la musique de la série Ovni(s), c'est lui). Les frissons, mais aussi les mouvements incontrôlés de tous nos membres, étaient au rendez-vous.

Après une période ambitieuse qui s'est traduite par un orchestre philharmonique sur scène à ses côtés, pour son dernier album et sa nouvelle tournée, l'artiste Thylacine est revenu à quelque chose d'un peu plus modéré. L'Angevin, qui mêle toujours électronique chill et musique du monde dans son Roads Vol.3 enregistré sur les routes de Namibie, était de passage à la Halle Tony Garnier de Lyon pour sa tournée 2026. Nous y étions (encore, quand on aime on ne compte pas).

 


Toujours accompagné sur scène par le pianiste Bravinsan, William Rezé de son vrai nom n'a pourtant pas fait les choses à moitié pour ce retour sur scène. Impossible d'entrée de concert de ne pas être époustouflé par le système en place pour assurer une grande partie de la scénographie : une vingtaine de colonnes pivotantes qui vont du sol au plafond de la scène.

 


Celles-ci permettent tantôt de faire office d'éclairages individuels sobres mais efficaces, tantôt d'écran géant où chaque colonne fait partie d'une grande image fragmentée. Le résultat est saisissant, surtout quand de belles images des voyages de l'artiste sont là pour accompagner sa musique comme dans ses clips. Le reste de la lumière, timide en début de show, se dévoile davantage dans la seconde moitié. Classique mais parfait pour accompagner la musique.

 


Plus loin que la nuit et le jour

D'autant que pour cette tournée, Thylacine a visiblement décidé de faire monter les décibels. Dans sa setlist très équilibrée entre nouveautés et classiques, les beaux morceaux posés sont vite rattrapés par des titres aux versions plus énervées que sur l'album. C'est une très bonne chose, les arrangements apportent une vraie plus-value au spectacle sans pour autant trahir la piste originale.

 


Si les passages au saxophone et autre saz (luths à manche long) sont évidemment là pour donner des frissons et faire partir le spectateur très loin dans les nuages, William passe beaucoup de temps sur sa platine. C'est l'occasion pour lui de s'amuser régulièrement à envoyer quelques passages assez lourds et dynamiques en direction du public. C'est notamment le cas durant les transitions entre les pistes, vrai argument de concert là encore, quitte à bousculer les personnes qui préfèrent ses morceaux les plus chill. L'artiste, toujours visiblement heureux d'être là, interagit également juste ce qu'il faut avec le public en lâchant quelques anecdotes sans trop monopoliser le temps des spectateurs.

 


Après 1h30 de concert -une durée raisonnable qu'on aurait bien allongée de 2/3 pistes, merci de rendre Pleyel-, nous voilà réconciliés avec la Halle Tony Garnier, dont la qualité du son n'est pas toujours au rendez-vous. En tout cas, Thylacine et son équipe ont fait un travail impeccable pour élever leur musique dans une salle aussi belle que complexe à gérer. Si vous n'avez pas le budget pour partir à l'autre bout du monde, offrez-vous un billet pour son concert et vous ne serez pas déçu du voyage.

 

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