À titre de comparaison, un tel niveau placerait ce marché à un ordre de grandeur proche du PIB annuel d’un pays comme la Hongrie, évalué à 222,7 milliards de dollars en 2024 par la Banque mondiale.
Selon des experts britanniques, les 157,1 milliards de dollars enregistrés en 2025 devraient ainsi atteindre 200 milliards de dollars à l’horizon 2030, les hausses de prix et le déploiement des offres financées par la publicité devant largement alimenter cette progression.
Netflix et consorts : X3 depuis 2020
Le streaming a connu une croissance spectaculaire au cours des six dernières années, avec des revenus qui ont plus que triplé depuis les 50 milliards de dollars de 2020. Les offres financées par la publicité, qui ne représentaient que 5% du marché en 2020, en constituent désormais 28% en 2025.
Si l’on inclut les revenus publicitaires, les services de streaming ont généré 177 milliards de dollars dans le monde l’an dernier. La publicité devrait, à elle seule, représenter 42 milliards de dollars dans cette projection de revenus pour 2030.
Obtenir davantage des abonnés
Lauren Liversedge, analyste senior chez Ampere, explique que le marché ne cherche pas, à ce stade, à accroître le nombre d’abonnés, mais plutôt à tirer « une plus grande valeur des audiences existantes », l’optimisation tarifaire constituant le principal moteur de cette dynamique.
Les États-Unis représentent à eux seuls 50% du total mondial en 2025, tandis que Netflix détient la plus grande part de ce marché, avec des revenus en hausse de 14% l’an dernier. Des chiffres impressionnants, qui laissent penser que ce modèle est encore très loin d’avoir atteint son rythme de croisière, et plus encore de montrer des signes d’essoufflement.